Germaine Tailleferre

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Germaine Tailleferre

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Germaine Tailleferre et le chanteur Mario Hacquard.

Nom de naissance Marcelle Germaine Taillefesse
Naissance 19 avril 1892
Saint-Maur-des-Fossés, Drapeau de la France France
Décès 7 novembre 1983 (à 91 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Compositrice
Collaborations Groupe des Six
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Henri Dallier
Georges Caussade
Abel Estyle
Conjoint Ralph Barton (en)
Jean Lageat

Germaine Tailleferre est une compositrice française née à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) le 19 avril 1892 et morte à Paris le 7 novembre 1983.

Préambule[modifier | modifier le code]

« Une Marie Laurencin pour l'oreille » : c'est ainsi que Jean Cocteau parlait de Germaine Tailleferre, l'unique femme du célèbre groupe des Six, aux côtés de Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud et Francis Poulenc. On a longtemps considéré que l'œuvre de Tailleferre se réduisait à une série d'œuvres charmantes pour le piano composées dans l'entre-deux-guerres et que sa carrière de compositrice s'achevait à la Seconde Guerre mondiale. C'était oublier qu'en dehors de ces piécettes, elle composa surtout des œuvres de musique de chambre, des mélodies, deux concertos pour piano, trois études pour piano et orchestre, un concerto pour violon, son imposant Concerto grosso pour deux pianos, huit voix solistes, quatuor de saxophones et orchestre, quatre ballets, quatre opéras, deux opérettes, sans compter de nombreuses autres œuvres pour petits ensembles ou grand orchestre, la plupart écrites entre 1945 et sa mort en 1983. Jusqu'à un passé récent toutefois, une énorme partie de son œuvre restait inédite, tel le Concerto pour deux guitares et orchestre, retrouvé et enregistré en 2004 par Chris Bilobram et Christina Altmann en Allemagne. Ce n'est que récemment que l'on a pu mesurer l'ampleur de son œuvre et la place qu'elle détient dans la musique française du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Germaine Tailleferre est née le 19 avril 1892 à Saint-Maur-des-Fossés sous le nom de Marcelle Taillefesse[1]. Sa mère, Marie-Désirée, fut contrainte de rompre ses fiançailles pour épouser le jeune Arthur Taillefesse que son père lui avait choisi pour la simple raison qu'ils avaient le même patronyme. Ce mariage arrangé fut des plus malheureux, la seule joie de Marie-Désirée étant ses enfants.

La jeune Germaine débute le piano avec sa mère et commence très jeune à composer de courtes œuvres. Malgré l'opposition de son père et à l'insu de celui-ci, elle entre au Conservatoire de Paris en classe de piano et de solfège et remporte son premier prix de solfège. Ce succès met un terme à l'opposition de son père qui l'autorise à continuer ses études, tout en refusant d'en assurer le financement... Un certaine prise de conscience, doublée d'un léger désir de vengeance, lui fait changer le patronyme - sujet à railleries - de Taillefesse en Tailleferre.

Elle rencontre Darius Milhaud, Georges Auric et Arthur Honegger au Conservatoire de Paris en 1912 et commence à fréquenter dans les milieux artistiques de Montmartre et de Montparnasse, Guillaume Apollinaire, Marie Laurencin, Paul Fort, Fernand Léger et le sculpteur Emmanuel Centore, qui épousera Jeanne, la sœur de Germaine. En 1913, elle remporte le premier prix de contrepoint et d'harmonie au Conservatoire et, en 1915, le premier prix de fugue.

Également au Conservatoire, elle fait la connaissance et devient l'amie de la harpiste Caroline Luigini-Tardieu, fille du compositeur et chef d'orchestre Alexandre Luigini, qui était alors l'assistante d'Alphonse Hasselmans, professeur de harpe, et pour laquelle elle écrivit Le Petit Livre de harpe de Mme Tardieu (1913-1917), un recueil de dix-huit pièces brèves pour harpe.

Son cercle d'amis s'agrandit en 1917 de Picasso et de Modigliani, et c'est dans l'atelier de l'un de ces peintres amis qu'a lieu le 15 janvier 1918 le premier concert des « Nouveaux Jeunes » dont font partie Francis Poulenc et Louis Durey. Au programme, Jeux de plein air et sa Sonatine pour quatuor à cordes, qui allait devenir plus tard par l'addition d'un troisième mouvement, le Quatuor à cordes.

C'est au critique musical Henri Collet que l'on doit l'invention du concept des « Six », en souvenir du groupe des Cinq. Deux articles publiés en 1920, dans le journal Comœdia, sont les écrits fondateurs du désormais célèbre groupe des Six. Même si leurs activités de groupe furent très peu nombreuses, ils devaient rester amis jusqu'à la fin de leur jours. La rumeur qui veut que Durey provoqua la fin du groupe en refusant de participer aux Mariés de la tour Eiffel n'est pas exacte. L'œuvre devait à l'origine être écrite par le seul Auric qui se trouvant pris par le temps ne pouvait achever cette commande. Il fit alors appel à ses amis qui devaient se partager le travail. Durey, pour la seule raison qu'il n'était pas à Paris à ce moment, ne participa pas au projet. L'esprit du groupe des Six a si bien survécu à ses membres que vingt ans après la mort du dernier d'entre eux, enfants et amis continuent de se fréquenter.

La Première Sonate pour violon et piano de Tailleferre a été écrite pour Jacques Thibaud, le célèbre violoniste dont elle était l'amie. Elle fut créée à Paris en 1922 par Thibaud lui-même et Alfred Cortot. L'année 1923 voit son ballet néo-classique Le Marchand d'oiseaux connaître le succès avec les Ballets suédois. La princesse de Polignac lui passa commande d'un Concerto pour piano dans le même style ; il est créé avec succès par Alfred Cortot en 1925 à Philadelphie.

C'est à cette époque que Tailleferre commence à passer beaucoup de temps avec Maurice Ravel à Montfort-l'Amaury. Elle l'avait rencontré à Saint-Jean-de-Luz près de Biarritz en 1919-1920. Ravel, qui s'intéresse aux jeunes compositeurs, lui donne avis et conseils tant en matière d'écriture que d'orchestration et l'encourage à préparer le prix de Rome. Ces visites régulières, ponctuées de longues promenades autour de Montfort, se terminent toujours par de longues et épuisantes heures au piano ; elles prennent fin mystérieusement en 1930. Tailleferre ne reverra plus jamais Ravel et refusera toujours d'en donner les raisons.

En 1925, Tailleferre épouse le caricaturiste américain Ralph Barton (en) et s'installe à Manhattan. Elle se lie avec les amis de son mari et en particulier Charlie Chaplin. C'est pendant cette période qu'elle compose son Concertino pour harpe, œuvre dédiée à son mari. Mais Barton prend quelque peu ombrage du succès de son épouse et ce n'est pas sans difficulté qu'elle compose pendant cette période. En 1927, à la demande de Barton, le couple s'installe en France, et Tailleferre reçoit commande de Paul Claudel d'une musique pour son ode en l'honneur du scientifique Marcellin Berthelot, intitulée Sous le rempart d'Athènes[2]. Tailleferre complète aussi le ballet La Nouvelle Cythère, programmé pour la saison 1929 des Ballets russes mais dont la représentation fut annulée du fait de la mort soudaine de Diaghilev[3].

L'année 1929 voit la fin de son mariage avec Ralph Barton, qui se suicide quelques mois après son retour en Amérique. Ses Six chansons françaises composées à cette époque utilisent des textes du XVe siècle au XVIIIe siècle qui parlent de la condition féminine. Chaque œuvre est dédiée à une amie femme. Ces mélodies sont l'un des rares exemples de féminisme dans l'œuvre de Tailleferre.

Durant l'année 1931, le principal projet de Tailleferre est son opéra-comique Zoulaina qui n'a jamais été monté et dont il n'existe qu'un manuscrit à l'exception de la fameuse Ouverture qui est l'une de ses œuvres les plus jouées. Le 4 juin 1931, elle donne naissance à son unique enfant, Françoise, née de sa liaison avec le juriste français Jean Lageat, qu'elle épouse l'année suivante. Une fois encore, le mariage devient un obstacle à sa carrière de compositrice, son nouveau mari ne manifestant pas plus de soutien que le précédent à ses activités musicales. Tailleferre reste malgré tout très productive, composant la Suite pour orchestre de chambre, le Divertissement dans le style de Louis XV, son Concerto pour violon qui avait été perdu dans sa forme originale (la Deuxième Sonate pour violon et piano est une réduction du concerto, sans la cadence) ainsi que le Concerto grosso pour deux pianos, quatuor de saxophones, huit voix solistes et orchestre (1934). Elle inaugure aussi une longue série de musiques de films. En 1937, elle collabore avec Paul Valéry pour sa Cantate du Narcisse, pour soprano, baryton, chœur de femmes et cordes. En 1938, c'est Georges Enesco qui dirige la création de son Concerto pour violon aux États-Unis.

Au début de 1942, Tailleferre complète ses Trois Études pour piano et orchestre dédiées à Marguerite Long. L'Occupation allemande l'incite avec sa sœur à quitter la France. Elles gagnent l'Espagne puis le Portugal d'où elles embarquent pour les États-Unis. Elles passeront les années de guerre à Philadelphie. Elle compose peu pendant cette période, s'occupant surtout de sa fille. Elle écrit néanmoins un Ave Maria pour voix de femmes a cappella créé au Swarthmore College (perdu).

Tailleferre revient en France en 1946 et se réinstalle à Grasse, près de Nice. Sa relation avec Lageat s'est détériorée mais le couple reste marié. Sa première œuvre importante à son retour en France est le ballet Paris-Magie créé à l'Opéra-Comique en 1949, suivi de Il était un petit navire, opéra-comique sur un livret de Henri Jeanson. L'œuvre, très mal reçue par les critiques, reste peu de temps à l'affiche et ne sera pas éditée. C'est à cette époque qu'elle écrit son Concerto no 2 pour piano (perdu), sa fameuse Sonate pour harpe, le Concertino pour flûte, piano et orchestre, la comédie musicale Parfums écrite pour Monte-Carlo en 1951 (également perdue) et le ballet Parisiana créé à Copenhague en 1953.

En 1955, Lageat et Tailleferre divorcent, tandis que la fille de Germaine, Françoise, donne naissance à sa fille, Elvire. Cette même année, Tailleferre rédige sa série de quatre petits opéras-comiques Du style galant au style méchant pour Radio France. Les années suivantes, elle écrit le Concerto des vaines paroles sur un texte de Jean Tardieu, dont in retsre que le premier mouvement, Allegro concertant. En 1957, au cours d'une brève période d'expérimentation dodécaphonique, elle compose son opéra La Petite Sirène ainsi que sa Sonate pour clarinette solo et la Toccata pour deux pianos, dédiée au duo Gold et Fitzdale. Cette période s'achève avec son opéra Le Maître d'après une pièce d'Eugène Ionesco.

Pendant les années 1960, elle compose de nombreuses musiques de film ainsi qu'un Concerto pour deux guitares et un Hommage à Rameau pour deux pianos et deux percussionnistes. Avec le baryton Bernard Lefort (qui allait devenir directeur de l'Opéra de Paris), elle forme un duo qui se produit en tournée dans l'Europe entière. En 1970, elle devient professeur à la Schola Cantorum, mais doit renoncer en raison du manque d'élèves. Elle rencontre alors le chef de l'orchestre des gardiens de la paix Désiré Dondeyne, qui l'encourage à écrire pour orchestre d'harmonie et l'aide à concrétiser certains projets.

Plaque commémorative à Paris au 87, rue d'Assas

Elle accepte, à 84 ans, de devenir « en voisine » accompagnatrice pour les enfants à l'École alsacienne, l'une des plus célèbres écoles privées de Paris. Ce poste qui lui apporte un petit complément de retraite, lui permet surtout de garder une activité extérieure et d'achever une dernière série d'œuvres parmi lesquelles la Sonate pour deux pianos, la Sérénade en la mineur pour quatre vents et piano ou clavecin, l'allegro concertant Les Vaines paroles et la Sonate champêtre pour trois vents et piano. Sa dernière œuvre importante est écrite à 89 ans à l'occasion d'une commande du ministère de la Culture : le Concerto de la fidélité pour voix aiguës et orchestre (orchestration de Désiré Dondeyne), reprise d'une partie d'une œuvre antérieure.

Elle meurt le 7 novembre 1983 à Paris et est enterrée au cimetière communal de Quincy-Voisins près de Meaux.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les six catalogues des œuvres de Tailleferre édités actuellement ne concordent ni sur leur nombre, ni sur leur titre. Le catalogue inclus dans le livre Germaine Tailleferre : La Dame des Six de Georges Hacquard (L'Harmattan, 1997) recense même des œuvres dont le titre n'a pas été donné par la compositrice. La liste suivante utilise trois sources principales :

  1. le catalogue des œuvres déposées à la Sacem par la compositrice elle-même, avec le catalogue informatisé et l'ancien catalogue, sur papier ;
  2. des œuvres dont l'identification est facile : par exemple des œuvres éditées, musiques de film, de télévision et de radiodiffusion, qui sont notamment vérifiables dans les archives de l'INA ou à la BNF ;
  3. le catalogue A Centenary Appraisal du musicologue Robert Orledge (Muziek & Wetenshap, 1992), avec une description complète et rigoureuse de tous les manuscrits qu'il a examinés : localisation, nombre de pages, format, etc.

Ce dernier catalogue a été privilégié pour l'établissement de la liste qui suit (par date de composition)[4].

  • 1909 : Impromptu pour piano ;
  • 1910 : Premières Prouesses, pour piano à quatre mains ;
  • 1910 : Morceau de lecture pour harpe ;
  • 1912 : Fantaisie sur un thème de G. Cassade, pour quintette avec piano ;
  • 1913 : Berceuse pour violon et piano ;
    Œuvre dédiée à Henri Dallier, alors son professeur au Conservatoire de Paris, publiée en 1914 par la revue Le Monde musical, qui estime la musique de Germaine Tailleferre « heureusement influencée de Schumann et Fauré ».
  • 1913 : Romance pour piano ;
  • 1913-1917 : Le Petit Livre de harpe de Mme Tardieu, écrit pour la harpiste Caroline Luigini-Tardieu ;
  • 1916-1917 : Trio pour piano, violon et violoncelle
    Œuvre comportant trois mouvements – Assez animé, Calme sans lenteur, Très animé – qui ne fut pas créée pour cause de guerre. La compositrice ne s'en préoccupe à nouveau qu'en 1978 (cf. Trio de 1978).
  • 1917 : Jeux de plein air, pour deux pianos ou orchestre ;
  • 1917-1919 : Quatuor à cordes ;
  • 1917 : Calme et sans lenteur, pour violon, violoncelle et piano[5];
  • 1918 : Image, pour flûte, clavier, piano et cordes ;
  • 1918 : Image, pour piano à quatre mains ;
  • 1919 : Pastorale pour piano ;
  • 1920 : Morceau symphonique, pour piano et orchestre ;
  • 1920 : Très Vite, pour piano ;
  • 1920 : Hommage à Debussy, pour piano ;
  • 1920 : Ballade, pour piano et orchestre ;
  • 1920 : Fandango, pour deux pianos ;
  • 1921 : Les Mariés de la tour Eiffel : Quadrille / Valse des dépêches, pour orchestre ;
  • 1921 : Première sonate pour violon et piano ;
    Œuvre écrite pour Jacques Thibaud et créée par lui-même avec Alfred Cortot le 17 juin 1922 au théâtre du Vieux-Colombier.
  • 1923 : Le Marchand d'oiseaux, ballet pour orchestre ;
  • 1923 : Concerto no 1 pour piano et orchestre ;
  • 1924 : Adagio, pour violon et piano ;
    Transcription de l'Adagio du Concerto pour piano et orchestre, créée par Germaine Tailleferre et le violoniste Claude Lévy le 6 novembre 1924.
  • 1925 : Berceuse du petit éléphant, pour voix solo, chœur et cors ;
  • 1925 : Mon cousin de Cayenne, pour ensemble ;
  • 1925 : Ban'da, pour chœur et orchestre ;
  • 1927 : Concertino pour harpe et orchestre ;
  • 1927 : Sous le rempart d'Athènes, pour orchestre ;
  • 1928 : Deux valses pour deux pianos ;
  • 1928 : Pastorale en la bémol, pour piano ;
  • 1928 : Sicilienne, pour piano ;
  • 1928 : Nocturne pour deux barytons et ensemble ;
  • 1929 : La Nouvelle Cythère, pour deux pianos ou orchestre ;
  • 1929 : Six chansons françaises, pour voix et piano ;
  • 1929 : Pastorale en ut, pour piano ;
  • 1929 : Pastorale inca, pour piano ;
  • 1929 : Vocalise-étude, pour soprano et piano ;
  • 1930 : Fleurs de France, pour piano ou orchestre à cordes ;
  • 1931 : Zoulaïna, opéra-comique (d'après un texte de Charles Hirsch) ;
  • 1932 : Ouverture, pour orchestre ;
  • 1934 : Largo, pour violon et piano ;
  • 1934 : La Chasse à l'enfant, pour voix et piano (d'après un texte de Jacques Prévert) ;
  • 1934 : La Chanson de l'éléphant, pour voix et piano ;
  • 1934 : Deux sonnets de Lord Byron, pour soprano et piano (d'après un texte de Lord Byron) ;
  • 1934 : Concerto pour deux pianos, chœur, saxophones et orchestre ;
  • 1935 : Divertissement dans le style Louis XV, pour orchestre ;
  • 1935 : Les Souliers, musique de film ;
  • 1935 : Chanson de Firmin, pour voix et piano (d'après un texte d'Henri Jeanson) ;
  • 1936 : Cadences pour le Concerto pour piano no 22 de Mozart ;
  • 1936 : Cadences pour le Concerto pour piano no 15 de Haydn ;
  • 1936 : Concerto pour violon et orchestre  ;
    Œuvre créée le 22 novembre 1936 à Paris par la violoniste Yvonne Astruc sous la direction de Pierre Monteux.
  • 1937 : Au pavillion d'Alsace, pour piano ;
  • 1937 : Provincia, musique de Ffilm ;
  • 1937 : Symphonie graphique, musique de film ;
  • 1937 : Sur les routes d'acier, musique de film ;
  • 1937 : Terre d'effort et de liberté, musique de film ;
  • 1937 : Ces dames aux chapeaux verts, musique de film ;
  • 1938 : Cantate du Narcisse, pour baryton martin, soprano, chœur, cordes et timbales ;
  • 1938 : Le Petit Chose, musique de film ;
  • 1939 : Prélude et Fugue, pour orgue, avec trompette et trombone, ad lib. ;
  • 1940 : Bretagne, musique de film ;
  • 1941 : Les Deux Timides, musique de film ;
  • 1942 : Trois études pour piano et orchestre ;
  • 1942 : Pastorale pour violon et piano [6] ;
  • 1943 : Deux danses du marin de Bolivar, pour piano ;
  • 1946 : Les Confidences d'un microphone pour piano, musique radiophonique ;
  • 1946 : Intermezzo pour deux pianos ;
  • 1946 : Intermezzo pour flûte et piano ;
  • 1946 : Coïncidences, musique de film ;
  • 1948 : Paris-Magie, ballet pour orchestre ou deux pianos ;
  • 1949 : Quadrille, ballet pour orchestre ;
  • 1949 : Paysages de France, suite pour orchestre ;
  • 1949 : Paris sentimental, pour voix et piano (d'après un texte de Marthe Lacloche) ;
  • 1950 : Les Marchés du Sud, musique de film ;
  • 1951 : Deuxième sonate pour violon et piano ;
    Transcription du Concerto de 1936, dédiée à Yvonne Astruc, sa créatrice. La Sonate est enregistrée en 1951 à la Maison de la radio par la compositrice et la violoniste Jane Gautier.
  • 1951 : Parfums, comédie musicale ;
  • 1951 : Il était un petit navire, opéra-comique (d'après un texte de Henri Jeanson) ;
  • 1951 : Il était un petit navire, suite pour deux pianos ;
  • 1951-1954 : La Bohème éternelle, musique de théâtre ;
  • 1951 (?) : Chant chinois, pour piano ;
  • 1951 : Concerto no 2 pour piano et orchestre ;
  • 1952 : Sarabande de la Guirlande de Campra, pour orchestre ;
  • 1952 : Seule dans la forêt, pour piano ;
  • 1952 : Dans la clairière, pour piano ;
  • 1952 : Concertino pour flûte, piano et orchestre à cordes ;
  • 1952 : Sicilienne pour flûte et deux pianos ;
  • 1952 : Le Roi de la création, musique de film ;
  • 1952 : Valse pour le funambule, pour piano ;
  • 1952 : Caroline au pays natal, musique de film ;
  • 1952 : Caroline au palais, musique de film ;
  • 1952 : Conférence des animaux, musique radiodiffusée ;
  • 1953 : Caroline fait du cinéma, musique de film ;
  • 1953 : Cher vieux Paris, musique de film ;
  • 1953 : Caroline du Sud, musique de film ;
  • 1953 : Gavarni et son temps, musique d'émission télédiffusée ;
  • 1953 : Parisiana, ballet pour orchestre ;
  • 1953 : Sonate pour harpe ;
  • 1953 ? : Entre deux guerres, musique de film ;
  • 1954 : L'Aigle des rues, suite pour piano ;
  • 1954 : Fugue pour orchestre ;
  • 1954 : Charlie, valse pour piano ;
  • 1954 : Deux pièces pour piano ;
  • 1955 : Une rouille à l'arsenic, pour voix et piano (d'après un texte de Denise Centore) ;
  • 1955 : La Rue Chagrin, pour voix et piano ;
  • 1955 : Du style galant au style méchant, quatre opéras « de poche » (Le Bel Ambitieux, La Fille d'opéra, Monsieur Petitpois achète un château, La Pauvre Eugénie) ;
  • 1955 : Ici la voix, musique radiodiffusée pour orchestre ;
  • 1955 : C'est facile à dire, pour voix et piano ;
  • 1955 : Déjeuner sur l'herbe, pour voix et piano (d'après un texte de Claude Marcy) ;
  • 1955 : L'Enfant, pour voix et piano (d'après un texte de Claude Marcy) ;
  • 1955 : Il avait une barbe noire, pour voix et piano (d'après un texte de Claude Marcy) ;
  • 1956 : Concerto des vaines paroles, pour baryton, piano et orchestre (d'après un texte de Jean Tardieu) ;
  • 1956 : L'Homme, notre ami, musique de film ;
  • 1956 : Le travail fait le patron, musique de film ;
  • 1957 : Les Plus Beaux Jours, musique de film ;
  • 1957 : Histoires secrètes, musique d'émission radiodiffusée ;
  • 1957 : Petite suite pour orchestre ;
  • 1957 : La Petite Sirène, opéra (d'après un texte de Philippe Soupault) ;
  • 1957 : Sonate pour clarinette solo ;
  • 1957 : Adalbert, musique d'émission radiodiffusée ;
  • 1957 : Toccata pour deux pianos ;
  • 1957 : Partita pour piano ;
  • 1957 : Tante Chinoise et les autres, musique de film pour flûte solo ;
  • 1959 : Mémoires d'une bergère, musique d'émission radiodiffusée ;
  • 1959 : Le Maître, opéra de chambre (d'après un texte d'Eugène Ionesco) ;
  • 1960 : Temps de pose, musique d'émission télédiffusée ;
  • 1960 : La Rentrée des foins, ;
  • 1960 : Les Requins sur nos côtes, musique de film ;
  • 1961 : Les Grandes Personnes, musique de film ;
  • 1962 : Au paradis avec les ânes, musique d'émission télédiffusée (d'après un texte de Francis Jammes) ;
  • 1962 : Pancarte pour une porte d'entrée, pour voix et piano (d'après un texte de Robert Pinget) ;
  • 1962 : Partita pour hautbois, clarinette, basson et cordes ;
  • 1963 : L'Adieu du cavalier, in memoriam Francis Poulenc, pour voix et piano (d'après un texte de Guillaume Apollinaire) ;
  • 1964 : Évariste Galois ou l'Éloge des mathématiques, musique d'émission télédiffusée ;
  • 1964 : Hommage à Rameau, pour deux pianos et quatre percussions ;
  • 1964 : Sans merveille, musique d'émission télédiffusée ;
  • 1964 : Sonata alla Scarlatti, pour harpe ;
  • 1964 ? : Concerto pour deux guitares et orchestre ;
  • 1966 : Anatole, musique d'émission télédiffusée ;
  • 1969 : Amertume, pour flûte, hautbois, clarinette, cor, harpe et cordes ;
  • 1969 : Angoisse, pour orchestre de chambre ;
  • 1969 : Entonnement, pour hautbois, harpe, pianoforte et cordes ;
  • 1969 : Jacasseries, pour flûte, hautbois, clarinette, violoncelle, harpe et cordes ;
  • 1970 : Impressionnisme, pour flûte, deux pianos et contrebasse, musique de film ;
  • 1972 : Barbizon, pour piano ;
  • 1972 : Forlane, pour flûte et piano ;
  • 1972 : Sonate champêtre, pour hautbois, clarinette, basson et piano ;
  • 1973 : Arabesque, pour clarinette et piano ;
  • 1973 : Choral pour trompette et piano ;
  • 1973 : Gaillarde pour trompette et piano ;
  • 1973 : Rondo pour hautbois et piano ;
  • 1973 : Sonatine pour violon et piano ;
    Commande du festival d'Aix-en-Provence, créée par Devy Erlih (violon) et Léa Roussel (piano). C'est de fait la 3e sonate pour violon et piano de la compositrice.
  • 1974 : Sonate pour deux pianos ;
  • 1974-1975 : Sonate pour piano à quatre mains ;
  • 1974-1975 : Symphonietta pour trompette, tympani et cordes ;
  • 1975 : Allegretto pour trois clarinettes (ou trompettes ou saxophones) et piano ;
  • 1975 : Escarpolette, pour piano ;
  • 1975 : Menuet pour hautbois (clarinette ou saxophone) et piano ;
  • 1975 : Piémont des Pyrenées françaises, musique de film ;
  • 1975 : Singeries, pour piano ;
  • 1975-1978 Trois sonatines pour piano ;
  • 1975-1981 : Enfantines, pour piano ;
  • 1976 : Choral et fugue pour orchestre d'harmonie (orchestration Paul Wehage) ;
  • 1976 : Marche pour orchestre d'harmonie (orchestration Désiré Dondeyne) ;
  • 1976-1977 : Sérénade en la mineur, pour quatre vents et piano ou clavecin ;
  • 1977 : Aube, pour soprano solo et chœur a cappella ;
  • 1977 : Nocturne pour orgue ;
  • 1977 : Suite divertimento, pour piano ou orchestre d'harmonie ;
  • 1977 : Trois chansons de Jean Tardieu, pour voix et piano (d'après un texte de Jean Tardieu) ;
  • 1977 : Un bateau en chocolat, pour voix et piano (d'après un texte de Jean Tardieu) ;
  • 1978 : Trio pour violon, violoncelle et piano ;
    Après une commande du ministère de la Culture, Germaine Tailleferre reprend les 1er et 3e mouvements du Trio de 1917 et insère au milieu deux nouveaux mouvements Allegro vivace et Moderato.
  • 1979 : Choral et deux variations pour vents ou quintette de cuivres ;
  • 1979 : Choral et variations pour deux pianos ou orchestre ;
  • 1979 : Menuet en fa pour hautbois, clarinette, basson et piano ;
  • 1979 : Sarabande pour deux instruments ou piano ;
  • 1980 : Suite burlesque, pour piano à quatre mains ;
  • 1981 : Concerto de la fidélité, pour soprano et orchestre ;
  • 1982 : Vingt leçons de solfège, pour voix et piano.

Source : Georges Hacquart, La Dame et l'Archet, texte de présentation du CD, Timpani, 2002.

Hommages[modifier | modifier le code]

Une rue d'Arcueil porte son nom depuis 1987, ainsi qu'une autre à Quincy-Voisins depuis novembre 2003. On trouve aussi des rues « Germaine-Tailleferre » à Vitry-sur-Seine, Bobigny, Tours et Paris (à proximité de la Cité de la Musique, XIXe arrondissement).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cercle généalogique de Maisons-Alfort
  2. La partition originale de cette œuvre a disparu, mais une reconstitution en a été faite par le compositeur Paul Wehage.
  3. Pendant de nombreuses années, on crut l'œuvre perdue, mais la version pour deux pianos est maintenant publiée. Une orchestration pour orchestre symphonique et une autre pour orchestre d'harmonie a été réalisée par Paul Wehage.
  4. Il est fort probable que d'autres œuvres existent, mais il est nécessaire d'apporter la preuve de leur existence réelle avant de les mentionner.
  5. Mouvement central du Trio de 1917.
  6. La version originale de cette pièce est pour flûte et piano ; elle est publiée simultanément dans les deux versions par un éditeur de Philadelphie.