Famille de Bourbon (Naundorff)

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de Bourbon (Naundorff)
Armes de la famille.
Armes de la famille : de Bourbon (Naundorff)
Blasonnement D'azur à un sacré-cœur de gueules accompagné de trois fleurs de lys d'or[1]
Branches Branche française, dite de Charles-Edmond.
Branche canadienne, dite d'Adelberth
Période XIXe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Prusse
Récompense(s) militaire(s) Médaille militaire
Croix de Guerre 1914-1918
Croix de guerre des T.O.E.

La famille Naundorff, puis de Bourbon est une famille descendant de Karl-Wilhelm Naundorff, le plus célèbre des faux dauphins. Elle se divise en deux branches, la branche ainée, française, dite de Charles-Edmond et la branche cadette, canadienne, dite d'Adelberth. Ces deux branches se disputent l'aînesse de leur famille, la branche ainée ayant été déboutée de ses droits par le grand-père de l'actuel prétendant au profit de la branche cadette.

Usage du patronyme de Bourbon[modifier | modifier le code]

Le 12 mars 1888, à la demande de la veuve de Charles-Edmond de Bourbon, née Christina Schoenlau, le procureur général du tribunal de Bois-le-Duc (port des Pays-Bas), et le 20 mai 1891, celui du tribunal de Maëstricht, proposent à ces juridictions de rectifier tous les actes d'état-civil hollandais comportant le nom de « Naundorff » : ces hauts magistrats fondent leurs réquisitions sur le motif suivant :

« Considérant que toutes ces prétentions sont fondées au nom des membres de la famille de Bourbon, de descendre du fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, roi de France, établi en cette contrée, peuvent être considérées comme un fait historique prouvé. »
« À la suite de ces réquisitions, les deux tribunaux, aux dates susvisées, rendent les jugements conformes, en vertu desquels le nom de « Naundorff » est partout rectifié en « de Bourbon » ».

À la suite de ces décisions, la justice française, qui a cependant en 1851 et 1874 refusé d'annuler l'acte de décès de 1795, déduit de leur conséquence nécessaire par un jugement du tribunal de la Seine du 26 novembre 1914 :

« Le nom de « de Bourbon » nom acquis aux demandeurs par décisions et jugements des États-Généraux et des tribunaux de Hollande, lesquels décisions et jugements ont leur entière force sur le sol français ».

Après une plainte du prince Xavier de Bourbon-Parme et du duc de La Rochefoucauld, Charles de Bourbon a été condamné par la Cour d'Appel de Paris en 1954 à l'interdiction de prétendre appartenir à la Maison de Bourbon.

Succession naundorffiste[modifier | modifier le code]

Enfants de Karl-Wilhelm Naundorff[modifier | modifier le code]

Naundorff a eu 9 enfants (5 garçons et 4 filles) :

  • Amélie (31 août 1819 - 28 décembre 1891[2]), épouse en 1876 Abel Martin-Laprade (1818-1897), veuf d'Aline Merlin-Chabant.
  • Charles-Édouard, (23 juillet 1821 - 31 janvier 1866), dit Charles X, décédé sans postérité. Directeur de l'atelier de pyrotechnie militaire de Delft.
  • Berthe, (3 novembre 1823 - 3 avril 1825).
  • Marie-Antoinette, (13 mars 1829 - 7 mars 1893), épouse en premières noces en 1855, Guillaume Van der Horst, puis en 1890 Benjamin Daymonaz.
  • Louis-Charles, (11 mars 1831 - 26 novembre 1899), dit duc de Normandie puis Charles XI, épouse en 1880 Hermine van der Kruyff, veuve de Petrus-Gasparus Snoers, décédé sans postérité.
  • Charles-Edmond, (3 avril 1833-29 octobre 1883), dit duc d'Anjou, épouse Christina Schoenlau.
  • Marie-Thérèse, (16 mai 1835 - 26 novembre 1908), épouse en 1875 Charles-Eugène Le Clercq.
  • Adelberth, 26 avril 1840 - 18 octobre 1887, dit comte de Provence, épouse en 1865 Marie-Catherine-Jeanne-Adrienne du Quesne van Bruchem, dont il divorce en 1886. Capitaine-commandant d'infanterie dans l'armée des Pays-Bas.
  • Emmanuel, (14 mars 1843 - 13 février 1878), dit comte de Poitiers, décédé sans postérité. Officier ingénieur dans la marine des Pays-Bas.

Descendance de Karl-Wilhelm Naundorff[modifier | modifier le code]

La succession naundorffiste est soumise à une véritable querelle entre les deux branches des descendants de Karl-Wilhelm Naundorff, chaque branche se réclamant héritière du trône[1].

Karl-Wilhelm Naundorff, († 1845)
|
|→ Charles X, (1821-1866)
|→ Charles XI, (1831-1899)
|→ Charles Edmond, duc d'Anjou, (1833-1883), épouse Christina Schœnlau (1842-1928).
   |
   |→ Cornélie de Bourbon, (1867-1953), épouse Pierre Tourtelot (1851-1917)
   |→ Jean III, (1872-1914), épouse Magdeleine Cuillé (1876-1917)
      |
      |→ Henri V, (1899-1960)
   |
   |→ Thérèse, (1873-1875)
   |→ Charles, duc de Berry, (1875-1944), épouse Marie Babron.
      |
      |→ Charles XII, (1929-2008)
         |
         |→ Charles XIII, (1974- ), prétendant actuel (roi de jure) depuis 2008
   |→ Louis, (1876-1876)
   |→ Abel, (1877-1877)
   |→ Louis-Edmond, (1878-1940)
   |→ Henriette, (1881-1882)
   |→ Christine, (1882-1882)
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|→ Adelberth, comte de Provence, (1840-1887)
   |
   |→ Henri VI, duc de Normandie, (1867-1937) 
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      |→ Louis-Adelberth Ier, (1908-1975)
         |
         |→ Charles XII, (1933- ), prétendant actuel (roi de jure) depuis 1975

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alexandre de Grandmaison Karl-Wilhelm Naundorff, ou de l'incapacité des prétendants naundorffistes, Ed. Lesparre, 2012, ISBN 978-2-7466-3659-0
  2. courte mention nécrologique, parue dans La Petite Revue (5e année, 1er semestre, n° 2, 1892, p. 30) libellée ainsi : « Nécrologie. On annonce la mort de...., Madame Amélie Laprade, fille aînée du fameux Naundorff, le prétendu Louis XVII. »