Messac (Ille-et-Vilaine)

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Messac
La mairie
La mairie
Blason de Messac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Canton Bain-de-Bretagne
Intercommunalité Vallons de Haute-Bretagne communauté
Maire
Mandat
Thierry Beaujouan
2014-2020
Code postal 35480
Code commune 35176
Démographie
Gentilé Messacois
Population
municipale
2 821 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 32″ N 1° 48′ 26″ O / 47.82556, -1.8072247° 49′ 32″ Nord 1° 48′ 26″ Ouest / 47.82556, -1.80722  
Altitude 11 m (min. : 3 m) (max. : 89 m)
Superficie 41,64 km2
Localisation

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Liens
Site web www.messac35.fr

Messac est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive gauche de la Vilaine. Elle fait face à celle de Guipry située sur la rive droite. Les deux bourgs sont reliés via un pont par les ports de Messac et de Guipry.

Communes limitrophes de Messac
Saint-Malo-de-Phily Pléchâtel
Guipry Messac Bain-de-Bretagne, La Noë-Blanche
Langon Sainte-Anne-sur-Vilaine

Messac et Grand-Fougeray ne sont pas limitrophes bien que leurs frontières ne soient séparées que d’une cinquantaine de mètres.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Metiacus en 843 sur une carte de Redon[1].

Nom de domaine d'origine gallo-romaine "metiacum" formé sur le nom d'homme gaulois Metius.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs vestiges de la Préhistoire sont visibles sur le territoire de la commune de Messac, notamment les menhirs des Grées et des cupules du Néolithique - Âge du Bronze aménagées sur des rochers de la Vilaine près du village de Clédy (visibles en toutes saisons) et celles du Port de Messac, plusieurs dizaines (visibles lors des basses eaux). Ce site est probablement le plus important du département.

Vestiges très entamés d'une motte médiévale à Raulin sur la rive gauche de la Vilaine face à celle située sur l'autre rive à Baron (commune d Guipry). Un gué dallé existait à cet endroit dans le lit de la Vilaine.

En 843, la bataille de Messac voit la victoire de Renaud de Nantes sur le chef viking Hasting, allié au comte de Nantes Lambert et au Breton Nominoë[2].

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[3]. La fondation de la Ire République est aussi fêtée tous les ans[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier d'azur aux trois croissants d'argent au corbeau de sable becqué d'azur, au troisième d'argent aux trois arbres arrachés de sinople, au quatrième de gueules au lion d'argent, couronné, lampassé et armé d'or ; sur le tout d'argent à la moucheture d'hermine de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Ange Geffrault DVD Exploitant agricole
2008 en cours Thierry Beaujouan SE Comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Messac appartient à Vallons de Haute-Bretagne communauté depuis le 1er janvier 2014 ; auparavant, elle se situait dans la communauté de communes de Moyenne Vilaine et Semnon.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 821 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 700 2 739 2 207 2 609 2 375 2 536 2 474 2 674 2 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 965 2 104 2 312 2 386 2 508 2 639 2 616 2 726 2 729
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 641 2 631 2 700 2 498 2 518 2 382 2 308 2 424 2 303
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 175 2 169 2 212 2 232 2 276 2 243 2 477 2 544 2 726
2011 - - - - - - - -
2 821 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un seul monument historique : le temple de la Coëfferie, ancienne chapelle d’une commanderie de Templiers édifiée en 1217. Elle a été inscrite par arrêté du 2 mars 1981[7].

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  • Le Port, signalé au XIe siècle, est l'ancien port de la ville de Rennes[réf. nécessaire].
  • Château de Bœuvres construit probablement pour François Huart au début du XVIIe siècle, incendié pendant la Révolution. Restauration et remaniement vers 1900.
  • Château du Hardaz, motte féodale avec fossés mentionnés en 1685. vestiges d'un château construit au XVIIe siècle.
  • Château de La Pommeraie, autrefois nommé Coascon-Bardoul, construit dans la première moitié du XVIIe siècle. Il subsise un logis, un colombier et une chapelle.
  • Château de Vautenet, du XVIe siècle. avec une chapelle du XVIIe siècle. Ancien siège d'une haute justice.
  • Menhir des Grées.
  • Moulin à eau de Raulin.
  • Moulin à vent de Corméré.
  • Moulin à vent de Bodel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thomas Le Roy né à Tréhel, en Messac, de Raoul Le Roy et de Marie de Cazillon ; décédé à Rome, évêque élu de Dol, le 21 octobre 1524.
  • Denis Denis, sieur des Noës, natif de Messac, mais habitant l'île de Saint-Domingue, légua par testament du 10 mars 1739, 10 000 livres aux pauvres de sa paroisse natale, ordonnant que chaque année les marguilliers de Messac en distribueraient la rente aux cinquante pauvres les plus nécessiteux, après avoir pris l'avis du recteur.
  • Jean-Marie Nicolas Freteau, XVIIIe, médecin, (spécialiste des émissions sanguines). Jean Marie Nicolas Freteau a eu une fille qui a épousé Eugène de Beauharnais, le fils de Joséphine de Beauharnais. Né en 1765, à Messac, il acheva ses études à Paris, et s'établit d'abord à Nantes, puis plus tard à Paris. Il fut membre de la Société académique de Nantes, pour laquelle il rédigea, en 1819, un mémoire sur l'état de l'agriculture dans les départements de l'ancienne Bretagne. Il mourut le 9 avril 1825. Il pratiquait avec un égal succès la chirurgie et la médecine.
  • Le cultivateur Blanchet du Port de Messac introducteur de la pomme de terre en France selon Antoine Parmentier
  • Amélie Laprade, fille de Karl-Wilhelm Naundorff qui prétendait être Louis XVII, née à Spandau en Prusse le 31 août 1811, décédée au « Bois Jacquelin » à Messac le 28 décembre 1891 et enterrée au cimetière de Messac (carré 2, à gauche, 2e rang, 3e tombe).
  • Le général Marcel Allard, chef de l’Armée secrète pour la zone M2 en 1944. Son épouse Marguerite et sa belle-fille Madeleine ont été arrêtées le 1er décembre 1943 après avoir protégé sa fuite, et déportées à Ravensbrück. Marguerite y a été assassinée par les nazis en février 1945, Madeleine est rentrée en mai 1945, très malade.
  • Louis Bourgeais, chef du groupe de résistance, 1942-1944
  • Gaël Taburet, né le 12 novembre 1919 à Messac, engagé dans l'armée de l'air à 18 ans, aviateur et héros de l'escadrille Normandie-Niemen[8]
  • Georges Le Sant né à Messac le 5 décembre 1914, son père était chef de chantier dans le bâtiment. Fusilier marin, engagé dans la France libre, en juillet 1940 il est affecté à sa demande au 1er Bataillon de Fusiliers Marins ; il terminera la guerre au grade de maître-principal et compagnon de la Libération. Il quitte la Marine nationale en 1959 Officier des Équipages de 1ère classe. Décédé le 13 septembre 2000.
  • L'Abbé Vincent Cawiezel (prêtre irlandais) a planté à Messac en 1771, des pommes de terre pour la premières fois en France[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin et mémoires, Volume 47, Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, 1920, page XIV.
  2. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 55.
  3. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  4. Dubreuil, Fêtes, p. 401
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « Notice no PA00090629 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Carrière militaire de Gaël Taburet
  9. De Gonneville J. - La pomme de terre - 1998, p. 10 à 12 - pomme, terre, solanum, légume, Parmentier, Cawiezel, Blanchet

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]