Mazerolles (Charente)

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Mazerolles
Mairie de Mazerolles
Mairie de Mazerolles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Montembœuf
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Michel Coq
2014-2020
Code postal 16310
Code commune 16213
Démographie
Gentilé Mazerollois
Population
municipale
357 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 54″ N 0° 32′ 05″ E / 45.7483, 0.5347 ()45° 44′ 54″ Nord 0° 32′ 05″ Est / 45.7483, 0.5347 ()  
Altitude Min. 207 m – Max. 353 m
Superficie 17,45 km2
Localisation

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Mazerolles (Maseròlas en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Mazerolles est une commune de Charente limousine située à 4 km au sud-ouest de Montembœuf, son chef-lieu de canton, et 31 km à l'est d'Angoulême.

Elle est aussi à 9 km au nord de Montbron, 11 km à l'est de La Rochefoucauld et 32 km au sud de Confolens[1].

Les routes principales traversant la communes sont la D 13, axe est-ouest de La Rochefoucauld (puis Angoulême) à Rochechouart, et la D 16, route de Confolens à Montmoreau qui va de l'Arbre (D 13) à Montbron.

D'autres routes départementales moins importantes passent dans la commune, en particulier la D 173 qui va de l'Arbre, passe au bourg et continue vers Chasseneuil, la D 110, à l'ouest de la commune, qui va vers Saint-Sornin et continue vers Angoulême (les Favrauds). Cette dernière route suit la ligne de crête du massif de l'Arbre et d'Orgedeuil[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux, et le bourg n'est pas plus important qu'un de ceux-ci.

Les plus importants sont :

  • l'Arbre, point culminant de la commune, mais aussi de tout le canton et de la Charente si on fait abstraction de Montrollet; l'Arbre situé au carrefour de la D 13, D 16 (route de Montbron), D 173 et D 397, et une petite partie est dans la commune de Rouzède
  • le Mas (et la Croix de Paille), situé non loin du carrefour de la D 13 et de la D 110 (route de Saint-Sornin). C'est là qu'est située la salle des fêtes.
  • Condadeuil situé au nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mazerolles
Saint-Adjutory Montembœuf
Yvrac-et-Malleyrand Mazerolles Le Lindois
Orgedeuil Montbron Rouzède

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Large panorama depuis la route du Mas

La commune de Mazerolles se trouve sur les premiers monts du Massif central en venant de l'océan. L'altitude y est relativement élevée car on dépasse couramment les 300 m d'altitude. De plus, la commune est sur un promontoire de ce massif dirigé vers l'ouest, appelé Massif de l'Arbre, d'où on a un immense point de vue aussi bien vers le sud, le nord et l'ouest. Cette chaîne forme une crête qui ne descend doucement vers l'ouest que vers Saint-Sornin, et vers l'est se soude au reste du massif de la Charente limousine.

La sous-sol de la commune est principalement composé de micaschiste, qui est la formation la plus occidentale du Massif central. Le quart occidental et la bordure sud sont composés d'altérite et argile rouge à silex, roche détritique de l'époque tertiaire et coulées de ce massif[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Longtemps Mazerolles a été connue comme abritant le point culminant de la Charente, appelé Signal de Mazerolles[6] au lieu-dit l'Arbre (353 m), situé près de la D 13. En fait le point culminant de la Charente est en limite de Haute-Vienne, dans la commune de Montrollet (368 m).

Le bourg est sur une hauteur de 330 m d'altitude. Le point le plus bas de la commune est à 207 m, situé sur la Bellonne en limite nord-ouest[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est principalement située sur la crête de l'Arbre, et des nombreux ruisseaux en descendent aussi bien vers le nord vers la Bonnieure que vers le sud vers la Tardoire.

La Bellonne, petit affluent de la Tardoire, prend sa source non loin de l'Arbre en bas de Fontbellonne et se dirige vers le nord-ouest en passant à l'ouest du bourg.

Le ruisseau de la Fontaine des Fayards appelé plus en aval ruisseau de Maschevraux prend sa source à l'est du bourg et se dirige vers le nord. Plus en aval, il formera le Rivaillon qui passe à Vitrac-Saint-Vincent puis se jettera dans la Bonnieure. Tous ces ruisseaux sont dans le bassin de la Charente.

Le relief et la nature imperméable du sol permettent aussi de faire de nombreuses petites retenues d'eau[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique aquitain dégradé. De par sa géologie et son altitude, Mazerolles appartient à la Charente limousine et aux Terres froides, les hivers y sont plus rigoureux et les étés plus frais. Exposé aux vents d'ouest, les précipitations y sont aussi plus nombreuses.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez boisée, principalement par des bois de châtaigniers. Le reste de la commune sont des prés où l'on fait de l'élevage, principalement des vaches limousines, et aussi de nombreuses pépinières.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une voie ancienne, gauloise et romaine, d'Angoulême à Limoges, dite le chemin des Anglais, montait de Vilhonneur et rejoignait la voie d'Agrippa Saintes-Lyon près de Mouzon. Elle passait sur la crête. Non loin du Mas sur la voie se trouvait un exploratorium romain, dont on pouvait encore voir des vestiges au XIXe siècle[7].

Au bourg de Mazerolles, on trouve un tumulus qui est sans doute une motte féodale qui aurait servi à protéger le château disparu à côté duquel elle se trouvait placée[8]. Elle était citée en 1273 dans le Livre des fiefs de l'évêque Guillaume de Blaye[9],[10].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Roger Trichard    
2008 en cours Michel Coq Écolo-humaniste Traducteur technique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 357 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
762 925 757 785 999 971 1 004 967 945
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
915 945 858 864 822 901 881 809 809
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
784 721 622 635 602 554 496 452 442
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
404 331 309 309 311 324 328 357 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Mazerolles en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,8 
9,8 
75 à 89 ans
15,2 
19,0 
60 à 74 ans
16,4 
28,8 
45 à 59 ans
26,7 
16,0 
30 à 44 ans
14,5 
14,7 
15 à 29 ans
15,2 
11,0 
0 à 14 ans
10,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture se partage entre l'exploitation forestière (châtaigniers en taillis), l'élevage, principalement des vaches limousines, et aussi quelques importantes pépinières.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes au Mas

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Le Lindois, Mazerolles et Roussines. Roussines accueille l'école maternelle, et Le Lindois et Mazerolles les écoles élémentaires. L'école de Mazerolles comporte une seule classe. Le secteur du collège est Montembœuf[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Motte féodale derrière l'église
  • La motte féodale du Moyen Âge siècle est située derrière l'église. Elle fait 20 m de hauteur et 25 m de diamètre à la base. Elle est entourée d'un fossé et d'un talus, rogné par la route. Elle protégeait l'ancien château, en ruines, du même côté de la route et avant l'église. Michon l'appelle logis de Mazerolles; il daterait du XVe siècle, était fortifié et entouré de douves[16]. Il tombe en ruines après la Révolution[9].
L'intérieur de l'église avec sa nef latérale
  • L'église paroissiale Notre-Dame date du XIIe siècle. Toute en granit, elle a été restaurée en 1855 et la nef a été élargie au sud.
  • Font Saint-Aubin. Sur la D 13, à Fontbellonne. Il semblerait que c’était autrefois une fontaine de dévotion.
  • Point de vue : voir le planimètre situé en face de l'église de Mazerolles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre,‎ 1983 (consulté le 6 novembre 2011)
  6. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 236
  7. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 165
  8. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 138
  9. a et b Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ 1993 (réimpr. 2005), 893 p., p. 459
  10. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 186
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  13. « Evolution et structure de la population à Mazerolles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  15. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 8 juillet 2012)
  16. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 228

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]