Philippe Boiry

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Philippe Ier d’Araucanie
Philippe Boiry
Philippe Boiry
Titre
Prétendant au trône royal d’Araucanie et de Patagonie
12 mai 19515 janvier 2014
(62 ans, 7 mois et 24 jours)
Prédécesseur Antoine III
Successeur Antoine IV contesté par Stanislas I
Biographie
Dynastie Orélide
Nom de naissance Philippe Paul Alexandre Henri Boiry
Date de naissance 19 février 1927
Lieu de naissance Paris,
Drapeau de la France France
Date de décès 5 janvier 2014 (à 86 ans)
Lieu de décès Chourgnac-d’Ans, Dordogne,
Drapeau de la France France
Sépulture Chapelle du domaine royal de La Chèze, à Chourgnac
Père Ferdinand Boiry
Mère Jeannine Reynaud
Conjoint Jacqueline Marquain (1927-1978), Élisabeth de Chavigny († en 2006)

Philippe Boiry

Philippe Boiry, né à Paris 1er le 19 février 1927 et mort à Chourgnac-d’Ans (Dordogne) le 5 janvier 2014[1], est un journaliste et un professeur d’université. Il était prétendant au trône du Royaume d’Araucanie et de Patagonie et chef de la Maison Royale d’Araucanie et de Patagonie de 1951 à sa mort.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Ferdinand Boiry et de Jeanne Reynaud. Son père est l’arrière-petit-fils de Léonard Joussein et d'Aubinée Thounem /de Tounens (cousine du roi Orélie-Antoine Ier[réf. nécessaire]).

Il a épousé le 21 juin 1950 Jacqueline-Dominique Marquain (née en 1927, décédée le 10 juillet 1978) puis, en 1996, Élisabeth de Chavigny (décédée le 21 janvier 2006)[2]. Le Prince Philippe n'a pas eu d'enfants.

Règne[modifier | modifier le code]

Il est devenu, sous le nom de Prince Philippe (ou Prince Felipe), le prétendant au trône royal d’Araucanie et de Patagonie en invoquant une renonciation en sa faveur faite le 12 mai 1951 par le roi titulaire Antoine III (Jacques-Antoine Bernard) qui meurt à Paris le 26 octobre 1952. Les deux hommes n'avaient pas de lien de parenté.

Dès sa désignation comme successeur d'Antoine III, le prince Philippe a soutenu le peuple Mapuche dans la revendication de ses droits (particulièrement ceux à la terre), bafoués par l'Argentine et plus encore le Chili.

Philippe Boiry a créé en 1980 la faculté libre des sciences de la communication de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Après un long « règne » de plus d’un demi-siècle, deux fois veuf, le prince Philippe est mort sans descendance. Il pouvait désigner lui-même son successeur, selon une habitude bien ancrée dans le royaume d’Araucanie et de Patagonie, ou laisser ce soin à un Conseil de Régence.

Dénonciation d'une imposture[modifier | modifier le code]

Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l'Académie française, ancien ministre de la Culture sous Georges Pompidou et arrière-petit-fils du roi Antoine II écrivait :
« André Maurois, académicien et l'un de mes grands amis, me conduit un jour à Tourtoirac et me montra la tombe du "roi" [Antoine II] sur laquelle je vis une inscription mentionnant Boiry Philippe, qui avait construit le tombeau comme "prince d'Araucanie". Comme je n'avais jamais entendu ce nom dans ma famille, je l'invita chez moi et lui présenta mon cousin Jacques Bernard fils. Quelle confusion ! C'était drôle de voir sa nervosité. "D'où tenez vous l'acte d'abdication en votre faveur ?". Boiry répondit "qu'il n'y a pas de tel acte mais que son intention [celle d'Antoine III] et une lettre adressée à lui le laissait entendre."
"Il peut y avoir eu une certaine correspondance, sans contact personnel, mais il n'y a pas eu d'abdication en votre faveur, si elle existe montrez la moi. Boiry me proposa titres de noblesse et décorations qu'évidemment je refusa sans lui reconnaître aucun droits. Pendant des années Boiry est resté silencieux, mais est réapparu. »

Maurice Druon ajoutait : « Orélie-Antoine de Tounens était un roi fantôme ... Dans ma famille, le royaume était une blague, né de la bonne humeur d'Antoine et Charles Cros et d'intellectuels qui fréquentaient le cabaret "Le Chat Noir" de Montmartre ..."
Laure-Thérèse et Etienne Bernard ont eu plusieurs enfants. L'un était Jacques-Antoine, (Antoine III) ... Ni la soi-disant reine Laure-Thérèse ni Jacques utilisèrent jamais le titre. Dans la famille, on en parlait comme une plaisanterie d'Antoine et Charles Cros ... ».
[réf. nécessaire]

Jean Raspail de son coté écrit dans Adios, Tierra del fuego :

« Jacques Bernard, notamment, petit—fils d'Antoine Cros, par sa mère, Laure—Thérèse, ne se voulait ni roi ni prince, et se contentait de diriger les éditions du Mercure de France où ses démêlés avec Léautaud demeurent célèbres et où son engagement sous l'occupation, dans la collaboration avec les Allemands, lui valut a la libération d'être emprisonné à Clairvaux et privé de ses droits civiques. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Philippe d’Araucanie, Histoire du Royaume d’Araucanie (1860-1979) : une dynastie de princes français en Amérique latine, La Rochelle, 1979, 468 pp.
  • Sous son nom Philippe Boiry, de nombreux recueils de poésie[3].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Commentaire de Sylvain Croteau sur le site genealogie.planete.qc
  3. cf. Poésies.