Barrettali

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Barrettali
Vue du village et de sa marine
Vue du village et de sa marine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Bastia
Canton Capobianco
Intercommunalité Communauté de communes du Cap Corse
Maire
Mandat
Antony Hottier
2014-2020
Code postal 20228
Code commune 2B030
Démographie
Gentilé Barrettalais
Population
municipale
139 hab. (2011)
Densité 7,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 41″ N 9° 21′ 21″ E / 42.8780555556, 9.35583333333 ()42° 52′ 41″ Nord 9° 21′ 21″ Est / 42.8780555556, 9.35583333333 ()  
Altitude 300 m (min. : 0 m) (max. : 1 160 m)
Superficie 18,07 km2
Localisation

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Barrettali est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Barrettali est une commune de la côte occidentale du Cap Corse, l'une des dix-huit communes regroupées dans la Communauté de communes du Cap Corse. Du temps de l'occupation génoise, elle était la centre de la pieve de Barrettali.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Terrasses de culture à Minerviu
Rose des vents Mer Ligure Pino Luri Rose des vents
Mer Ligure N Luri, Pietracorbara
O    Barrettali    E
S
Mer Ligure Canari Pietracorbara

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Îlot de Mogliarese

La presqu'île du Cap Corse est un bloc de schistes lustrés édifié au tertiaire lors de la surrection des Alpes sur un socle hercynien, de la fin de l'ère primaire.
Barrettali se situe dans la partie occidentale du cap qui est divisée en deux parties inégales par une dorsale, la Serra, chaîne de montagnes aux crêtes effilées qui s'étend tout le long du cap, du Monte di u Castellu (altitude 540 mètres) au nord, jusqu'à la Serra di Pignu (altitude 960 mètres) au sud.

La commune offre des paysages où s'apposent des schistes qui s'altèrent facilement et des ophiolites très résistantes aux reliefs aigus et abrupts. Ces ophiolites sont ici composées de roches magmatiques nommées péridotites le plus souvent transformées en serpentinites lors de la formation des Alpes (teintées en vert par l'olivine) et de roches plutoniques cristallines basiques, des gabbros euphotides métamorphisés renfermant de l'amphibole (bleu-vert) et des pyroxènes (vert jade).

Son territoire est composé essentiellement de deux "alvéoles" aux bords raides, ouverts sur la mer mais fermés vers l'amont car adossés à la chaîne axiale : la vallée du ruisseau de Valonga au nord, et de celle plus importante du ruisseau de Piaggia au sud.

Partant au nord du ravin de Mare Morto à 400 m de Punta di Mare Morto, le territoire est délimité avec Pino par une ligne jalonnée de sommets de plus en plus élevés : Punta di Piestrone (430 m), Punta di Caterraggio (514 m), Monte cupieta (756 m), Monte Grofiglieta (838 m - Luri). De là, une ligne de crête le séparant de Luri, part vers Punta Alticcione (1 130 m - Pietracorbara), passant par Monte Liccola (747 m), Bocca di U Pinze di a Verghine (593 m) où se trouvent cinq menhirs, Monte Zuccarellu (673 m), Punta Gravinacce (856 m), et Punta Tiglietu (1 058 m). De Punta Alticcione à Bocca di a Serra (1 007 m), les crêtes le séparent de Pietracorbara. Enfin ses limites avec Canari au Sud sont définies par le cours du ruisseau de Furcone qui prend sa source sur le versant occidental de Bocca di a Serra.

Les lignes de crête ci-dessus forment l'essentiel du bassin versant du fiume di Giotta.

La commune possède une façade maritime très déchiquetée et inhospitalière allant du ravin de Mare Morto jusqu'à Marine de Giottani, comprenant au nord les pointes Punta di Mare Morto et Punta di Stintinu et au sud un ilôt nommé Rocher de Mogliarese. Cet îlot est dominé par la punta dell'Aculaia ou punta di Marchione (222 m d'altitude) couvert de figuiers de Barbarie et tombant à pic dans la mer.

Le petit port de pêche de Giottani offre le seul abri côtier entre Saint-Florent et Centuri.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau est le fiume di Giotta qui a son embouchure à la Marine di Giotta (Marine de Giottani). Il est nommé ruisseau du Furcone en amont où deux ruisseaux naissant au Piano di Tavola l'alimentent : ruisseau de Piano di Tavola et ruisseau de Valdu Vecchiu. Le ruisseau de Raggia et le ruisseau de Zacaro descendant du village confluent directement avec fiume di Giotta peu avant son embouchure. Au nord, le ruisseau Arnetu prend sa source sous Punta Albuceta (796 m), coule sous le hameau de Minerviu pour se jeter à la mer sous le nom de fiume Guardu dei Fiche.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est pentu, boisé dans les vallons et dénudé ou couvert d'une végétation rase sur la côte. La présence des chênes verts est prépondérante ; le maquis est haut, dense et souvent impénétrable.
Punta di Minerviu, ce mont de 645 m de haut sur le littoral au nord de la commune, est une montagne de gabbros euphotides métamorphisés verdâtres car riches en pyroxène, ou bleu-vert par la présence d'amphibole. Ses falaises composées de roches très dures, sont sculptées, creusées par les vents de Sud-Ouest (libeccio) et Nord-est (mistral) dominant chargés d'embruns ; leurs parois sont couvertes d'oponces et tombent à pic dans la mer. Plus au sud, les falaises de prasinites de la punta dell'Aculaia tombent également à pic dans la mer, offrant aux marins des amers remarquables.

Le littoral offre des paysages quelquefois étonnants. Les pentes sous la route appelée « grande corniche » qui arrivent jusqu'à la mer, présentent de nombreuses et étroites terrasses de cultures aujourd'hui abandonnées. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, Minerviu était entouré de bosquets de cédrats, ces agrumes qui ont fait la richesse du Cap Corse. Le climat est propice pour y obtenir trois récoltes annuelles (mars, été et parfois décembre).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Minerviu

La route route D80 appelée localement « grande corniche », est taillée dans le roc. Elle traverse la commune en longeant la côte à plus de 150 m d'altitude en moyenne, et passe par le hameau de Minerviu à près de 200 m d'altitude.

La route D33 dite « petite corniche » qui double la « grande corniche » depuis Abro (Canari), dessert le village de Barrettali en traversant Torra et Brachelle, passe au-dessus de Minerviu que la route bretelle D533 permet de rejoindre, avant de rejoindre la D80 à Pino. Pour se rendre au village même, il faut emprunter une route communale dont l'intersection avec la D33 se situe à environ 800 m à l'ouest de Brachelle.

La D133 relie la D33 à la Marine de Giotta en passant par Conchiglio et en empruntant une section de la D80. Pour descendre à la Marine de Giottani, emprunter sur un kilomètre la route la D133 (intersection avec la D80 située à la sortie du pont sur fiume di Giotta).

Transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Minerviu

Barrettali est une commune autrefois très peuplée. Elle ne compte plus en 2011 que 139 habitants qui sont répartis dans 11 hameaux : Torra, Brachelle, Mascaracce, Casanova, Stazzona, Poggio, Chiesa, Olmi et Pietricaggiu qui forment le village et sont tous accrochés aux pentes d'un même vallon ouvert sur la mer, Minerviu, Conchiglio, ainsi qu'une marine : Giotta (ou Giottani). Le détail ci-dessous signale aussi les villages et hameaux disparus[1].

Chiesa[modifier | modifier le code]

Chiesa à la fois le centre du village et le centre administratif de la commune. S'y trouve la mairie installée dans l'ancienne chapelle de confrérie Santa Croce et l'église paroissiale San Pantaleone.

Torra[modifier | modifier le code]

Situé au Sud du village, Torra est proche d'une centaine de mètres au sud-est des ruines du village de Castelluccio abandonné au début du XIXe siècle et de sa tour carrée, et de deux cents mètres à l'est des ruines du hameau de Valle abandonné vers 1960. S'y trouve la chapelle San Matteu construite vers 1850. Le village de Vezzulacce à 60 m au nord-est a été abandonné vers 1810.

Brachelle[modifier | modifier le code]

Petit hameau au sud-est du village, Brachelle était autrefois appelé Breghele. Il est composé de quelques rares maisons et est quasiment inhabité l'hiver. Proches à 350 m à l'ouest, enfouies sous un épais maquis, les ruines de village de Fieno (ou Feno) abandonné il y a deux cents ans déjà.

Mascaracce[modifier | modifier le code]

Mascaracce

Autrefois appelé Mascheraghie, le hameau se situe à l'ouest du village. Il possède une chapelle San Guglielmu.

Casanova[modifier | modifier le code]

Le hameau est situé à 200 mètres à l'est de Mascaracce. À proximité se situait le hameau de Muraghju disparu il y a environ quatre siècles.

Stazzona[modifier | modifier le code]

Au sud-est du village, ce hameau est situé à deux cents mètres à l'Ouest des ruines du hameau de Novella inhabité depuis 1930.

Poggio[modifier | modifier le code]

Poggio est un hameau situé juste au nord de Casanova.

Olmi[modifier | modifier le code]

Situé peu au nord de Chiesa, le hameau possède deux édifices religieux : la chapelle San Vincenzu et la chapelle ruinée de San Sebastianu.

Pietricaggiu[modifier | modifier le code]

Ce hameau tout au nord du village à 796 m d'altitude, recèle la chapelle San Giuvanni Battista.

Minerviu[modifier | modifier le code]

Situé tout au nord de la commune, il est le seul hameau traversé par la route D80 appelée localement « grande corniche ». De par sa position, il est un remarquable « balcon » sur la mer ligurienne. Il est parfois appelé Minerbio, du nom donné par les Romains qui l'ont fondé et qui vénéraient Minerve. Minerviu a été plusieurs fois ravagé par les Barbaresques. S'y trouve l'église Santa-Catarina. À l'Ouest du village, la petite crique de Salàghja était autrefois utilisée comme une petite marine pour des escales rapides car ouverte à tous les vents.

Au XIIe siècle les Peverelli alors seigneurs de l'époque, avaient construit le château de Minerviu (appelé Castrum Minerbii) au sommet de la Punta di Minerviu (416 m). Assiégé en vain par Giudice de Cinarca en 1268, il avait été démoli en 1358. Reconstruit peu après, il est en ruine depuis le XVIIe siècle.

Jusqu'au XVe siècle, Minerviu était un village, une communauté distincte. De remarquables tombes familiales surprennent par leur somptuosité et par leur sévérité. À la sortie nord de la localité, se trouve un tombeau monumental, celui de la famille Altieri. Il est certainement le plus imposant du Cap Corse, peut-être même de Corse. Au sud, les ruines du hameau de Ficajola abandonné vers 1820.

Conchiglio[modifier | modifier le code]

Le village de Conciglio avait été fondé par les Romains. Son nom vient du grec konkhylion qui signifie coquillage car son vallon est en forme de petite conque. Il possédait un château ruiné au XIVe siècle. Avec Nunziata un tout petit hameau, Conchiglio formait un fief non temporel. Les évêques du Nebbio en ont été comtes de 1269 à 1789. À Nunziata se trouvait un ancien couvent des Servites ; l'église conventuelle Santa Maria Annunziata servait de paroisse à Conchiglio. À 1,5 km au nord-est, se situe le lieu-dit Balsce. Jadis s'y trouvait le village de Balsce qui a totalement disparu. Au-dessus du site, se trouvent des bergeries accessibles par des sentiers.

Marine de Giotta (ou Giottani)[modifier | modifier le code]

Marine de Giottani

Cette marine au sud de la commune, jadis orthographié Jottani, est un petit port de pêche déserté en période hivernale. S'y trouve la chapelle San Roccu et une tour génoise ronde dont il ne reste que la base, la Torra di Castelluciu ou Torra Calcatoia. Elle avait été construite à la fin du XVIIe siècle en remplacement d'un ancien moulin.

Au XVIIIe siècle, la marine disposait de 12 petits navires et de 11 magazzini (entrepôts) pour les opérations de commerce local.

Des travaux d'aménagement pour la mise en valeur du site se sont achevés en 2006. le petit port présente des installations neuves. De très nombreux tamaris ont été plantés pour apporter à la fois verdure et ombrage à cet endroit brûlé par le soleil estival, devenu un parc aujourd'hui. Un établissement hôtelier et un autre de restauration y sont ouverts en saison.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pieve de Barrettali.

Le site de Barrettali a été habité depuis très longtemps comme l'atteste la présence des 5 menhirs sur les hauteurs de la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Barrettali a dépendu de la fin du IXe siècle à 1197 des Peverelli, puis de 1198 à 1248 des Avogari, enfin de 1248 à 1592 des Da Mare de San Colombano di Rogliano.

Au XVe siècle, Pieretto de Falello de Leca natif de Vezzulacce (village abandonné depuis, situé à proximité de Torra), avec l'aide de la population chassa du Cap Corse un seigneur milanais qui voulait s'approprier le fief des Da Mare à la mort de Simon Da Mare. À cette époque, Barrettali était parfois nommé Berrettali.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Minerviu a été maintes fois razzié par les Barbaresques, notamment en 1563 par l'armée turque de Mammi Pacha de Pino dit Mammi Corsu, de son vrai nom Filippu d'Arbellara, en même temps que Morsiglia et Centuri, puis avant 1586. Pinois d'origine, Mammi Pacha avait épargné Pino à la demande du Supérieur du couvent San Francesco qui lui avait appris à lire et à écrire.

C'est en 1592 que Barrettali sera contrôlé par Gênes avant de basculer dans le camp paoliste en 1757.

Au début du XVIIe siècle Barrettali était l'une des 5 pieves judiciaires que comptait la province civile du Cap Corse. Sur le plan religieux, elle faisait partie du fief de Canari ou pieve de Santa Giulia qui était sous l'autorité de l'évêque de Nebbio près de Saint-Florent, et sur le plan civil, de la pieve civile du CapoCorso.

En 1789, supprimant la province du Cap Corse, la Révolution divisa le Cap Corse en quatre cantons : Capo Bianco (Rogliano), Sagro (Brando), Santa Giulia (Nonza) et Seneca (Luri), incluant dans ce dernier la commune de Barrettali.

De 1797 à 1972, le canton de Seneca portera le nom de canton de Luri.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts

En 1973, les cantons de Luri et de Rogliano fusionnent pour créer le nouveau canton de Capo Bianco (Rogliano).

En 1794, Barrettali intègre le canton de Canari qui vient d'être créé.

Comme toutes les autres communes du Cap Corse, Barrettali a payé un lourd tribut aux deux dernières Guerres mondiales comme en témoignent les nombreux noms gravés sur son monument aux morts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Antony Hottier    
mars 2008 en cours Antony Hottier DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 139 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
528 547 552 627 663 708 759 745 834
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
847 911 943 974 974 949 976 948 967
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
924 709 965 880 923 882 710 620 234
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
232 186 145 138 131 155 159 139 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Randonnées[modifier | modifier le code]

  • Sentier de randonnée balisé partant en piste depuis l'entrée du hameau de Pietricaggio (altitude (400 m), passant par les 5 menhirs de Bocca di U Pinzu a Verghine (593 m), la bergerie du Trand (653 m), la bergerie du Liou (916 m), et la Funtana di So au Piano di Tavola. La piste s'arrête là.

On peut continuer par le sentier menant vers Bocca di Viezza (10 396 m) à l'est, ou vers Bocca di a Serra (1 007 m) au sud.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le seul culte pratiqué est le catholicisme. La paroisse (Église Saint-Pantaléon) relève du diocèse d'Ajaccio. Le 27 juillet de chaque année, est fêtée la San Pataleone, saint patron de la commune. Saint-Pantaléon martyrisé à Nicosie, est le patron des médecins.

Économie[modifier | modifier le code]

Punta dell'Aculaia

Au XVIIIe siècle, la marine de Giottani disposait encore de 12 petits navires et de 11 magazzini qui créaient l'activité principale du village. L'ouverture de routes dans le Cap Corse, suivie en 1908 de la crise du cédrat, précipitèrent la fin des échanges maritimes, entrainant l'abandon des cultures qui faisent la prospérité du Cap Corse, et l'exode d'une bonne partie de la population.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monte Grossu (397 m) à l'ouest du village, sur lequel se trouve un relais de télévision, est un point remarquable pour observer les couchers de soleil.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale San Pantaleone[modifier | modifier le code]
Église paroissiale San Pantaleone

L'église paroissiale Saint-Pantaléon (San Pantaleone) à Chiesa, édifiée à la fin du XVIe siècle est inscrite Monument historique par arrêté du 28 décembre 1984[4] pour ses décors intérieurs des XVIe et XVIIIe siècles. L'édifice appartient à la commune.

Par ailleurs, l'église renferme des œuvres propriétés de la commune, également classées MH :

  • tableau Notre-Dame du Mont Carmel remettant le scapulaire à saint Simon Stock, saint Charles Borromée et à la famille Altieri peinture à l'huile sur toile du XVIIe siècle de l'école corse classé le 21 novembre 2005[5] ;
  • tableau et son cadre Deux franciscains invités à un repas, peinture à l'huile sur toile du XVIe siècle de l'école italienne, classés le 21 novembre 2005[6] ;
  • tableau d'autel La Vierge et saint Pantaléon intercédant auprès de Dieu le Père pour les âmes du Purgatoire, peinture à l'huile sur toile du milieu du XVIIe siècle attribuée au peintre génois Giuseppe Badaracco, classé le 24 juillet 2002[7] ;
  • meuble de sacristie en châtaignier daté limite XVIe siècle XVIIe siècle, classé le 20 février 1978[8].
Église de l'Annonciade[modifier | modifier le code]

L'église de l'Annonciade (A Nunziata) est située au nord-ouest de Conchiglio, au petit hameau de l'Annonciada, érigée en paroisse de Conchigliu en 1848. Elle appartenait à un petit couvent de Servites construit en 1590 et abandonné par les religieux en 1790.
Vers 1870 - 1875 l'ancienne chapelle conventuelle a été agrandie et restaurée. Le couvent resta habité jusque vers 1889.

L'église possède un remarquable orgue du début du XVIIe siècle, restauré en 1976, et un non moins remarquable meuble de sacristie sculpté.

Chapelle San Guglielmu[modifier | modifier le code]
Chapelle San Guglielmu

La chapelle Saint-Guillaume (San Guglielmu) à Mascaracce recèle un triptyque Vierge à l'enfant entre saint Jean-Baptiste et saint Antoine, une peinture sur bois doré, les trois panneaux, à fond or, étant séparés par des colonnes torses. L'œuvre datée du XVe siècle, a été classée MH le 20 février 1978[9].

Chapelle San Roccu[modifier | modifier le code]

La chapelle de Saint Roch (San Roccu) est petit édifice religieux situé à la marine de Giottani.

Chapelle San Ghjuvan Battista[modifier | modifier le code]
Chapelle Saint-Jean-Baptiste

La chapelle Saint-Jean-Baptiste (San Ghjuvan Battista) se situe au hameau de Pietricaggio, tout au nord du village de Chiesa.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Tour de Giottani[modifier | modifier le code]
Tour génoise de Giottani

Cette tour génoise ruinée, est située sur un promontaire rocheux dominant l'actuelle marine de Giottani. Appelée Torra di Castelluciu ou Torra Calcatoia, elle avait été construite à la fin du XVIIe siècle en remplacement d'un ancien moulin. Il ne reste que sa base.

Site de Pinzu a Verghine[modifier | modifier le code]

Le site préhistorique comporte 5 menhirs à Bocca di U Pinzu a Verghine, un col à 593 m d'altitude, à 2 km à l'est du village. Ces menhirs mesurent 2 m, 1,90 m, 1,75 m, 1,60 m et 1 m de haut. Ils auraient été élevés vers 1900 Avant JC.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]
Monument aux morts

Situé en face de la façade principale de l'église paroissiale, le monument aux morts communal est côtoyé par un canon datant de la Deuxième Guerre mondiale.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Barrettali est concernée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Chênaies vertes du Cap Corse

C'est la ZNIEFF 940004078 qui concerne les chênaies vertes s'étendant sur 15 communes du Cap Corse. Sur la commune de Barrettali, ainsi que sur celle de Canari, une chênaie verte, à la forme allongée, occupe un terrain volcanique sur un socle schisteux. Longeant la côte occidentale, de 50 mètres à 800 mètres du rivage, de la Punta di Canelle jusqu'à la marine de Giottani, elle s'étend ensuite à l'intérieur des terres. Elle est longée par les routes D33 et D80. Dominée par la chaîne montagneuse du Monte Alticcione (1 139 mètres), de nombreux ruisseaux occupent le fond de ses vallons. L'altitude varie entre 100 mètres et 800 mètres. Sa végétation est entièrement constituée de chênes verts mais on trouve aussi autour des hameaux de Conchigliu et de Chiesa, de petits peuplements d'oliviers, de chênes lièges et de pins maritimes[10].

Crêtes asylvatiques du Cap Corse

La ZNIEFF 940004076 concerne les crêtes asylvatiques du Cap Corse. Elle englobe la quasi-totalité de la crête centrale du Cap Corse qui touche 20 communes de la presqu'île. La zone comporte de nombreuses espèces de la faune et de la flore classées comme déterminantes[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Santini, écrivain et éditeur autonomiste clandestin (éditions A Fior di Carta)
  • Alexandre Bodak, médecin, compositeur et pianiste virtuose
  • Ange Leccia, plasticien, cinéaste, professeur (né à Minerviu)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]