Bandidos

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Bandidos MC
Image illustrative de l'article Bandidos

Date de fondation 1966
Fondé par Donald Eugene Chambers
Lieu San Leon, Texas
Drapeau des États-Unis États-Unis
Territoire Chapitres en Australie,Canada, France, Danemark, Belgique, Costa Rica, Royaume-Uni, Finlande, Norvège, Suède, Allemagne, Italie, Ukraine, Russie, Serbie, Estonie, Roumanie, Bosnie, Espagne, Malaisie, Singapour, Thaïlande, New Zeland,Kosovo et États-Unis
Année active 1966
Ethnies présentes Blancs (essentiellement) et Latinos
Nombre de membres 2 000 à 2 500
Activités criminelles Trafic de stupéfiant,
Trafic d'armes,
vols,
extorsion d'argent.
Alliés Mongols, Outlaws
Rivaux Comancheros, Hells Angels, Sons of Silence et les Original Gangsters
Site web www.bandidosmc.com

Bandidos est un gang de motards présent partout à travers le monde. Le club a été créé en 1966 par Don Chambers au Texas (États-Unis). Son slogan est « We are the people our parents warned us about » (« Nous sommes les gens que nos parents nous disaient d'éviter »). Ses effectifs sont estimés à 2 800 membres répartis en plus de 200 sous-organisations ou chapitres (chapters en anglais), localisés dans 23 pays[1]. Il est cité comme un club illégal dans les dossiers du FBI.

Particularités[modifier | modifier le code]

Sont appelées « couleurs » ou « patchs », les emblèmes et noms des pays, visibles au dos des blousons de cuir qu'ils portent.

Ce club est régi par des règles strictes observées par tous les membres. Les postulants passent par différentes étapes destinées à former, pour une part, le novice, qui passera par les stades de hangaround (littéralement qui tourne autour) puis de prospect (pour une durée indéterminée), et d'autre part, à faire connaissance au plus intime, avec le nouveau venu afin de déterminer s'il pourra faire l'unanimité des membres du club qui vont l'accueillir. Le nouveau venu sera le « suiveur » d'un membre du groupe auquel il devra allégeance et devra effectuer sur ordre les tâches des plus ingrates aux plus illégales.

Pour leurs recrutements, ils utilisent aussi leurs présences médiatisées aux différents runs et parfois choisissent de « coopter » une association déjà existante. L'ancienne association se voit conférer, dans son entier, le grade de Prospect.

L'une des particularités de la conduite des membres de la « famille » est la prise de position aux côtés de leurs frères (c'est comme cela qu'ils s'appellent entre eux) en toutes circonstances, qu'ils aient tort ou raison.

De même, toute atteinte à l'intégrité du club est réprimée de manière violente s'il le faut. C'est en partie cette attitude de défense agressive qui explique la mauvaise réputation du club. Comme pour tous les groupes de personnes, la proportion de marginaux est représentative d'une micro-société. Ils se dénomment eux-mêmes MC 1 %, le 1 % représentant le pourcentage de motards « hors la loi » se livrant à des activités illégales.(rackets, vente et usage de produits illicites…).

Le surnom de 1 % provient d'une citation controversée de l'American Motorcycle Association indiquant que 99 % de tous les motards sont des citoyens respectueux des lois, ce qui implique que 1 % ne l'étaient pas. Aujourd'hui, les clubs de moto de 1 % sont considérés comme hors la loi par la police et le gouvernement. Malgré cette réputation et le risque, les membres des BANDIDOS consacrent leur loyauté envers le club, mettant fraternité au-dessus de tout le reste, aucun risque n’ est trop grand. Mais cette fidélité est la cause de leur plus grand conflit - tenter d'équilibrer la vie familiale avec la sous-culture violente des Bandidos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le gang fut formé en 1966 à San Leon, Texas par Donald Eugene Chambers. Chambers créa le logo après avoir servi au Vietnam comme marine, utilisant le logo or et écarlate du drapeau de son corps d'appartenance. Chambers dut laisser sa place de président du club après avoir été condamné pour meurtre à El Paso au Texas. Ronnie Hodge fut élevé au poste de président, et depuis, le club s'agrandit mondialement jusqu'à devenir le club de motards 1 % le plus grand et le plus important du monde[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

Les Bandidos aussi appelés Bandidos Nation, est le club de motard ayant évolué le plus vite dans le monde avec près de 90 chapitres aux États-Unis, 90 chapitres en Europe, en Australie et en Asie . Aux États-Unis, le club se concentre au Texas, mais s'est étendu à la Louisiane, au Mississippi, à l'Alabama, l'Arkansas, le Nouveau-Mexique, le Colorado, le Montana, le Wyoming, le Dakota du Sud, l'Utah, l'Idaho, le Nevada, l'État de Washington, l'Oklahoma, et le Nebraska. En 2000, le club canadien des Rock Machine fusionne avec les Bandidos.

Les Bandidos se sont aussi implantés en Australie, malgré la forte présence du club des Nomads (apparenté aux Hells Angels), le club s'est installé un peu partout dans le pays. Dans les dernières années, le club s'est fortement implanté en Europe.

Chaque Continent compte un président National (patch Presidente en rocker bas) et des vices présidents par pays ainsi que des sergents d'armes nationaux et secrétaires, appellés « sergentos de armas » et « secrétario », ils constituent le chapitre National Europe pour l'europe par exemple, il existe le même organigramme pour l'asie, l'australie et les USA;

Le BANDIDOS MC est aussi appelé parfois BANDIDOS ARMY car c'est le club 1 % le plus organisé et qui peut en quelques heures mobiliser une véritable armée.

Le fer de lance de cette armée sont les NOMADS, géré par un président NOMADS National par continent ils consacrent leur vie entière au club et peuvent à chaque instant traverser tout un continent pour régler les affaires du club;

Affaires criminelles du Club[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Les Bandidos Français sont devenus Full Patch en 1989 après plus de 3 ans de prospection au sein des Bandidos Texan du chapitre de Corpus Christi, les Français du chapitre de Marseille ont ainsi été les tout premiers Bandidos Européens.

En aout 1991 un club support Hells Angels de Grenoble mena une attaque contre le local des Bandidos Français faisant un mort (Michel Burel) et trois blessés, en réponse les Bandidos plastiquent le local des « Hells » de Grenoble en décembre 1991 faisant un blessé grave (paraplégique), le chapitre hell’s de Grenoble a été dissous à la suite de cette affaire.

En février 1994  : meurtre du chef des Barbarians, club prospect Hell's… Implanté à Toulouse, par le propriétaire d'un magasin moto proche des Bandidos .

En mai 1995, des Bandidos de Marseille, Montpellier et Metz organisent une fusillade contre le club pro-Hells des« Apocalypse Riders » à Créancey (Côte d’Or), cette fusillade fait deux blessés graves (une des victimes reste paraplégique) et le tireur principal (le vice-Président du chapitre de Metz) sera condamné en 1999 à 18 ans de prison.

Mai 1997, Fusillade entre Hells et Bandidos, quand les Wakan Tanka pro Hells organisent un rassemblement à Cavaillon en territoire Bandidos.

En 2003 à Saint-Malo, 200 kilos de cannabis furent saisis sur un bateau partant pour les îles anglo-normandes (Jersey et Guernesey), à destination de la Grande-Bretagne. Un Bandidos fut arrêté et écroué à Rennes.

En 2003 Le chapitre d’Annecy est fermé à la suite de plusieurs interpellations dans des affaires de séquestration et d’assassinat, le chapitré sera recréé à Annemasse, Une riche Genevoise de 45 ans est attaquée par des "Bandidos", dans son parking souterrain en Suisse le 6  janvier 2003. Ils la conduisent de force chez elle, où elle est frappée et volée pour un butin de 500 000 francs suisses. Puis ligotée et abandonnée dans une grange, une remise, à Sallanches. D'où elle se libère et appelle les secours. Cinq prévenus comparaissent devant le TGI de Bonneville le 13  novembre 2003, où le tribunal se déclare incompétent. Devant des faits de "bande organisée", le dossier est transféré aux Assises, qui se tiennent en décembre 2006. Les accusés écopent de 8, 7 et 4 ans, dont 2 avec sursis.

En 2011 Les Chapitres de Grasse et Cannes sont dissous à la suite d'une saisie de cocaïne importante qui conduit plusieurs membres en prison.

2008 sous l'impulsion des nouveaux chapitres Bandidos de la côte d'Azur et des présidents nationaux un accord de paix durable a été signé avec les Hells Angels.

L'accord stipule qu'aucun des deux clubs en France ne doit chercher à implanter un nouveau chapitre dans un département où l'autre club est déjà présent, et qu'aucun affrontement direct ne doit avoir lieu entre les deux clubs, néanmoins même si un et l'autre respectent dans le fond cet accord, la conquête de territoire reste d'actualité mais par le biais de clubs « support », des agressions violentes continuent à avoir lieu entre clubs support, à Nantes, dans le Sud Ouest, Montpellier, etc... Les Hells Angels et les Bandidos restent à la manœuvre derrière ces évènements mais sans impliquer directement leur club, ainsi les clubs supports les plus aguerris peuvent espérer devenir Bandidos ou Hells Angels.

Aout 2013, 2 membres du Chapitre de Dijon sont incarcérés à la suite d'une perquisition au domicile de l'un d'eux dans lequel a été découvert une quinzaine de carabines, d'armes de poing et de pistolets-mitrailleurs, cette perquisition faisant suite à des incidents ­violents avec usage d'armes à feu qui ont éclaté dans les couloirs d'un immeuble à Dijon, opposant les Bandidos à des trafiquants de drogue.

Aujourd'hui en France les Bandidos compte 8 chapitres : Marseille, Annemasse, Nice, Antibes, Dijon, Strasbourg, Marseillan, Narbonne,

Parmi les club supports Bandidos en France on compte les Broke Brothers (Vaucluse),Troops (Var), Guadians (Nice), Monster ass (Antibes), MC Corrèze, Black Block (Montpellier et Avignon), Fated To Die (Dole),Dark Skul (Saint Etienne)

Les BANDIDOS ont une stratégie différentes pour ses clubs supports que les Hells Angels qui eux imposent systématiquement à chaque club sur leur territoire d'être support, les BANDIDOS sont connus pour ne pas imposer aux autres "petits" clubs à devenir support, ils ne vendent d'ailleurs aucun patch support, les clubs choisissent d'eux même de devenir support BANDIDOS et entretiennent des relations proches avec le chapitre dont ils dépendent.

Préférant la qualité à la quantité en matière de club support fait que les BANDIDOS sont connus pour leur discrétion et de ce fait très peu d'affaires criminelles éclatent au grand jour malgrès un nombre plus important de BANDIDOS que de Hells Angels en France.

États-Unis[modifier | modifier le code]

En novembre 2006, Glenn Merritt, du chapitre de Bellingham (Washington), fut arrêté et condamné pour possession de stupéfiants et trafic de drogue. Durant l'enquête, près de 32 membres du chapitre furent impliqués dans l'affaire; durant l'investigation, les différentes charges pesant sur les membres furent conspiration, violation des lois sur la drogue ainsi que port d'armes illégal. Douze des membres plaidèrent coupables[3]. En octobre 2006, le président international d'alors plaida coupable lui aussi et se vit condamné à une peine de deux ans de prison pour conspiration et racket.

En mars 2006, la police d'Austin, au Texas, annonça que les Bandidos étaient les principaux suspects à la suite de la mort d'un motard de 44 ans nommée Anthony Benesh. Ce dernier allait ouvrir dans la ville un chapitre du club rival, les Hells Angels; il fut assassiné d'une balle dans la tête après avoir quitté un restaurant du nord d'Austin en compagnie de sa compagne et de ses deux enfants. Selon la police, Benesh avait auparavant reçu plusieurs appels de membres des Bandidos lui ordonnant d'abandonner l'idée d'ouvrir un chapitre ennemi à Austin et de porter sa veste des Hells Angels en ville[4].

Canada[modifier | modifier le code]

L’implantation des Bandidos au Canada s’inscrit dans la guerre des gangs qui a sévi au Québec du milieu des années 1990 jusqu’au début des années 2000. Dès 1997, Fred Faucher qui est à la veille de devenir le chef du chapitre de Québec des Rock Machine commence à approcher les Bandidos espérant que l’assimilation de son club par l’organisation assure sa survie contre les Hells Angels. Alors que les Européens et les Australiens, ayant connu eux-mêmes des tensions récentes contre cet autre club, offrent leur soutien dès le début, les dirigeants américains et donc mondiaux sont très récalcitrants. L’arrivée des Bandidos au Canada se fait finalement en novembre 2000 par l’assimilation des Rock Machine au Québec et la fondation de chapitres ontariens. Faucher est alors déjà derrière les barreaux. En tant qu’ancien Rock Machine, les Bandidos québécois sont déjà dans le collimateur de la police, qui bénéficie maintenant de la loi antigang canadienne. Alors qu’ils sont presque tous incarcérés, ils concluent un marché avec les Hells Angels où ils s’engagent à quitter le club des Bandidos et à ne jamais y retourner. La défection vers le club rival est une situation fréquente depuis l’arrivée des Bandidos au pays et beaucoup d’anciens Rock Machine font le saut, dont Salvatore Cazzetta, qui avait fondé l’organisation par son refus de rejoindre les Hells dans les années 1980[5]. L’adhésion aux Bandidos a donc été un simple passage pour beaucoup d’individus qui ont pu continuer leurs activités criminelles par la suite. En 2009, le nom d’Alain Brunette, l’ancien chef canadien de l'organisation, ressort dans les médias. Il est alors soupçonné d’être un complice de Cazzetta dans la contrebande de cigarettes[6].

Le 8 avril 2006, quatre véhicules furent trouvés en Ontario contenant huit cadavres d'hommes assassinées. Six des hommes morts étaient membres des Bandidos, l'un des hommes étant un prospect (stade « intermédiaire » parmi la hiérarchie des membres de clubs de bikers, comparable à un « aspirant membre »). La police interpréta l'incident comme un règlement de compte interne entre membres des Bandidos.

Australie[modifier | modifier le code]

En Australie les Bandidos sont connus pour leur implication dans le Milperra Bikie Massacre, un face-à-face avec le Comanchero Motorcycle Club, un club rival. Sept personnes trouvèrent la mort à cette occasion.

Le 22 octobre 2008, Ross Brand, membre des Bandidos, fut assassiné devant le local du club et la police soupçonna un club rival d'être à l'origine du meurtre.

Allemagne[modifier | modifier le code]

Le 10 juin 2008, deux membres des Bandidos furent enfermés à vie pour le meurtre d'un membre des Hells Angels à Ibbenbüren. L'enquête de police démontra que les deux membres du club avaient assassiné le Hells Angels dans son magasin d'Harley Davidson. À la suite du jugement, des affrontements éclatèrent entre les deux clubs.

Scandinavie[modifier | modifier le code]

Entre 1994 et 1997, une guerre entre Bandidos et Hells Angels éclata à la suite d'histoires de drogues : cette guerre fut connue sous le nom de « la Grande Guerre des Bikers nordiques ». Il en résulta 11 meurtres, 74 intentions de meurtres et 94 bikers blessés durant les affrontements. Le Danemark alla jusqu'à faire passer une loi interdisant aux clubs de motards de louer des propriétés ou locaux pour leurs clubs.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]