Maurice Boucher

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Maurice « Mom » Boucher (21 juin 1953 à Causapscal, Québec - ) est le chef des Nomads, chapitre québécois des Hells Angels, groupe de motards criminalisés. Après avoir connu une certaine gloire au Québec pendant les années 1990, il est rejeté suite aux révélations de certaines de ses activités criminelles. Il purge une peine de prison à vie depuis 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 21 juin 1953, il a commencé ses activités illégales dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve de Montréal.

En 1973, à 19 ans, il vole 200 $ CAN, mais évite la prison. En 1976, à la suite d'un vol à main armée, il est emprisonné pour 40 mois. En 1984, il se retrouve encore derrière les barreaux, mais cette fois pour assaut sexuel avec arme sur une adolescente de 16 ans.

Faisant partie d'un groupe de motards de Montréal, les SS, il décide de s'engager dans les Hells Angels suite à la dissolution du premier groupe. En 1987, il devient membre à part entière du groupe, quelques jours après le meurtre de Martin Huneault, chef d'un autre groupe de motards criminalisés, les Death Riders.

Trois ans plus tard, il est le chef du chapitre montréalais de ce gang redouté au Canada, car impliqué dans le trafic de la cocaïne et faisant régulièrement appel au meurtre pour faire avancer sa cause.

Cependant, cela ne suffit pas à Boucher. Il est gourmand et veut s'emparer du territoire des Rock Machine, autre groupe de motards criminalisés sévissant à Montréal. C'est le début d'une guerre dans les rues de Montréal. En 2005, le décompte des morts est de 165 personnes en plus de 181 tentatives de meurtre.

Les polices du Québec surveillent les activités de Boucher et l'arrêtent en mars 1995. Pour port d'arme illégal, Boucher est condamné à six mois de prison, mais n'en fait que quatre.

En juin 1995, Boucher et huit lieutenants forment un nouveau chapitre des Hells Angels appelé les Nomads. Le but de celui-ci est de s'emparer du lucratif marché ontarien. Toujours la même année, suite à une conversation téléphonique sur écoute, il est accusé d'avoir ordonné un meurtre. Boucher se rend de lui-même à la police mais, lors du procès, les avocats de la couronne ne parviennent pas à prouver que Boucher est un danger pour la société. Il est libéré, ce qui lui vaut une certaine popularité au Québec.

En 1997, il est de nouveau arrêté, cette fois pour avoir commandé les meurtres de deux gardiens de prison. Un an plus tard, au terme d'un procès largement médiatisé au Canada, il est acquitté, à la stupeur générale, en partie parce que ses comparses ont intimidé le jury. À titre anecdotique, sa présence sera soulignée lors d'un combat de boxe, et la foule l'applaudira.

En octobre 2000, la Cour d'appel du Québec rejette les conclusions du tribunal qui avait jugé Boucher en 1998. En conséquence, un nouveau procès est mené sur de nouvelles bases. Après l'Opération: Printemps 2001 mené par l'escouade Carcajou, Boucher est accusé de 13 nouveaux meurtres, tout comme de trafic de drogue et de gangstérisme.

Le 5 mai 2002, après 11 jours de délibérations, le jury trouve Boucher coupable de différents chefs d'accusation, dont les meurtres des deux gardiens de prison. Il est emprisonné à vie, avec une période de sécurité de 25 ans.

En septembre 2005, Normand Lester et Guy Ouellette ont publié une biographie intitulée Mom qui décrit son ascension[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Ouellette et Normand Lester, Mom, Les Intouchables, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]