Kick-starter

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La Kawasaki 500 H1 et son kick

Le kick-starter, ou kick, de l'anglais « coup de pied » et « démarrage », est un accessoire qui permet de démarrer certaines motocyclettes.

Il s'agit d'un levier situé sur un côté du moteur, ramené vers le haut par un ressort, destiné à lancer le moteur grâce à un mouvement rapide vers le bas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières motos n'étaient dotées d'aucun système de démarrage : seule la poussette ou le pédalage étaient utilisés. On trouve aussi, parfois, le démarrage par lanceur à ficelle ou par levier à main (BSA).

Mécanisme de kick Peugeot en 1920

Ensuite, un peu avant 1920 et jusqu'à la fin des années 1960, le kick a été le mode privilégié de démarrage des motos.

À la fin des années 1960, ont commencé à se généraliser les démarreurs électriques, qui ont d'abord cohabité avec les kicks sur un même véhicule, puis les ont totalement remplacés. De nos jours, on le trouve essentiellement sur des véhicules économiques ou de tout-terrain.

En France, la loi qui obligeait à la présence de pédales sur les cyclomoteurs a fait que ce type de véhicules n'avait généralement pas de kick (démarrage par pédalage).

Mode d'emploi[modifier | modifier le code]

Le démarrage au kick est assez simple.

Le pilote se place convenablement, soit sur la moto, soit à côté, prend appui solidement sur un pied, et enfonce légèrement le levier de l'autre pied, jusqu'à sentir la compression. À ce moment, il enfonce vigoureusement le pied vers le bas, en actionnant simultanément la poignée de gaz comme il convient.

Si tout va bien, le moteur démarre. Il suffit alors de laisser le levier remonter.

Attention 
Cette méthode ne fonctionne que pour un moteur deux temps, si on procède de la même manière sur un moteur quatre temps, en plus de ne pas démarrer le moteur, la bougie se retrouvera vite noyée, en à peine cinq essais manqués. D'ailleurs actionner la manette des gaz permet de noyer la bougie sans même utiliser le kick ...[réf. nécessaire]

Variantes[modifier | modifier le code]

Selon que le moteur est placé en long ou en travers, l'axe du kick est parallèle à l'axe de la moto (BMW) ou perpendiculaire (cas général).

Le mécanisme peut être lié à la boîte de vitesses, ce qui empêche de démarrer si une vitesse est engagée, ou côté moteur — on parle alors de « kick primaire » — ce qui permet le démarrage vitesse enclenchée, simplement en débrayant.

Perfectionnements[modifier | modifier le code]

Les moteurs monocylindres à 4 temps à fort taux de compression nécessitent un effort particulier pour enfoncer le kick. Certains sont dotés d'un décompresseur, manuel ou automatique, pour faciliter le lancement du moteur.

Avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

En dehors d'un aspect peu pratique, le kick a aussi le défaut, lorsque la compression ne passe pas ou que le moteur cale immédiatement après avoir démarré, d'exposer au retour de kick, où le kick risque de heurter violemment le mollet, suite à une rotation inverse du moteur (ce phénomène, équivalent du retour de manivelle, est principalement sensible sur les moteurs à un seul cylindre, de grosse cylindrée et à forte compression).

Pour éviter cette source d'accidents, certains kicks sont munis d'un dispositif de débrayage : en position basse, le kick n'est plus accouplé au moteur, ce qui évite sa remontée brutale à l'occasion d'un éventuel calage.

Le kick permet de toujours démarrer sa moto, quel que soit l'état de la batterie, sauf si le générateur électrique nécessite du courant électrique pour en produire (alternateur à aimants induits).

Il revient moins cher et est plus léger qu'un démarreur électrique.