Side-car

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Side-car BMW R 51
Side-car simard/motobécane
Side-car avec une cabine fermée Moto Guzzi


Un side-car (de l'anglais : side « à côté » et car « voiture ») est une motocyclette pourvue d'une troisième roue latérale (à droite ou à gauche), permettant d'ajouter un « panier », généralement destiné à héberger un ou plusieurs passagers.

Le side-car réunirait les avantages de la moto et de la voiture (sensation de liberté, stabilité, etc.), mais également les inconvénients (circulation, stationnement, manque de protection contre les intempéries, etc.).

Un pilote de side-car est souvent appelé « side-cariste », et son passager, le « singe » (surtout en compétition).

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, le side-car est un ajout d'un panier (en osier au début) à une motocyclette ordinaire, qui conserve son architecture. Mais, bien vite, on a construit des side-cars issus de modifications importantes de la motocyclette d'origine (remplacement principalement de la fourche avant et des pneumatiques, plus plats, du fait de l'absence d'inclinaison dans les virages, renforcement du cadre) ou construction à partir de zéro pour la compétition.

Construction[modifier | modifier le code]

Parmi les plus grosses modifications que subit l'architecture de la motocyclette, citons la roue du side motrice (FN, BMW Afrika Korps), ou la roue latérale reculée jusqu'au niveau de la roue arrière normale (engins de compétition du Suisse Biland). Un cadre tubulaire de motocyclette présente une certaine souplesse qui oblige à utiliser des subterfuges pour rendre conduisible un tel équipage.

Trois principes sont à retenir pour assurer une tenue de route et une maniabilité correctes. Ils nécessitent tous trois des réglages délicats qui varient selon la moto, sa puissance, le side car (communément appelé « panier ») et le poids de l'ensemble :

  1. La précession : distance d'avancement de la roue du side par rapport à celle de la roue arrière de la moto.
  2. Le pincement : consiste à faire en sorte que la roue du side ne soit pas parallèle à l'arrêt avec celle de l'axe longitudinal de la moto. On fait un réglage pincé en marche avant et on joue sur le fait d'une géométrie variable à l'accélération qui rattrape le parallélisme.
  3. Le carrossage : autre déformation géométrique, mais cette fois-ci dans le plan vertical. Il s'agit d'ouvrir l'axe vertical du side par rapport à celui de la moto de telle sorte qu'une fois en charge il ait tendance à se corriger par géométrie variable.

Ces réglages s'influencent mutuellement.

Le panier de certains modèles side-cars peut être enlevé, permettant ainsi de rouler avec la motocyclette en "solo". Dans ce cas, le certificat d'immatriculation (carte grise) doit comporter la mention "solo-side-car" ou "solo-side".

Tourisme[modifier | modifier le code]

Certains sides de tourisme sont extrêmement luxueux : fermeture intégrale, stéréo, coffre à bagages, etc. Il existe de nombreux constructeurs européens : Hechard, Dedôme, Produc'side, Merlin, Watsonian, DJ Construction.....

Le Zeus, tricycle de type sidecar de chez Side-Bike représentant pour certains le « nec plus ultra » en matière de confort (siège accueillant deux adultes, ceinture de sécurité, chauffage, désembuage de l'habitacle, lecteur DVD...) sans oublier le comportement routier irréprochable grâce à deux roues motrices, deux roues directrices, et un ensemble moteur/boîte situé à l'arrière des passagers. Il est conçu à partir d'un chassis tubulaire complet et non pas à partir d'une moto et d'un panier. Le moteur de deux litres de cylindrée et seize soupapes, les roues, les freins et le tableau de bord sont issues du catalogue Peugeot.

Compétition[modifier | modifier le code]

Side-cars en course au Tourist Trophy de l'île de Man (2007)

Plusieurs types de side-cars existent : les side-car de piste (lcr, Seymaz, Shelbourne, Windle), les bassets (ce sont toujours des side-cars de piste mais ils sont plus anciens), side-cars de trial ou de moto-cross. Il y a les châssis long (f1) et les châssis court (f2). Les f1 sont généralement attelés à des 1 000 cm³ placés derrière le pilote et les f2 à des 600 cm³ situées sous le ventre du pilote. On peut assister en France au championnat du monde de side-car ainsi qu'au championnat de france. Le championnat de france des side-car récent accueille les f2 et les f1 avec deux podiums différents. Le championnat du monde est réservé qu'aux f1. Les circuits accueillant le championnat de France sont le circuit Bugatti (au mans), le circuit du Vigeant (dans le Val de Vienne), à Magny-Cours, à Ledenon... Le Championnat du monde en France tourne sur le circuit Bugatti.

Route[modifier | modifier le code]

C'est dans les courses sur route qu'on voit le plus de side-cars.

Le pilote est couché à plat-ventre sur le moteur, et le passager se déplace dans le plateau latéral, d'une manière souvent acrobatique. En cas d'architecture à deux roues arrières (véhicules de Biland), le passager reste assis sans bouger.

Cross[modifier | modifier le code]

Le Side-car-cross, également connu sous le nom de sidecar motocross, est similaire au solo motocross mais avec un autre type de châssis et avec une équipe de deux personnes au lieu d'une seule, un pilote et un passager. Bien que n'étant pas confirmés, la plupart des articles semblent montrer que les débuts du side car cross s'effectuèrent dans les années 1930 au Royaume Uni.

Des motos de cross peuvent supporter un panier. Les courses sont très spectaculaires.

Trial[modifier | modifier le code]

Il existe aussi une discipline de trial, compétition consistant à passer des obstacles particulièrement ardus.

Conduite[modifier | modifier le code]

Le permis moto (permis A) est nécessaire et suffisant.

Les commandes d'une moto et d'un side-car sont communes : guidon, frein, accélérateur, coupe-contact, comodo, ...

Mais du fait de son asymétrie et de sa troisième roue, la conduite d'un side-car est radicalement différente de celle d'une moto. Cela nécessite un apprentissage.

La moto vire inclinée, tandis que le side-car tourne à plat. Concrètement, pour un virage à gauche, le motard pousse le guidon à gauche et la moto s'incline à gauche, tandis que le side-cariste tire le guidon à gauche et le side-car reste à plat.

Compte tenu de l'inertie du panier, les virages à droite se prennent plutôt en accélérant, tandis que les virages à gauche se prennent plutôt en ralentissant. Le frein avant aura tendance à faire pivoter le side-car à gauche. Si la roue du panier est munie d'un frein, l'usage du frein arrière laissera le side-car dans l'axe.

Réglementation en France[modifier | modifier le code]

D'après le Code de la Route, l'ajout d'un side-car (panier) à une moto, ne change pas la classification de celle-ci.

Ce qui signifie qu'un side-car attellé reste une moto, avec ses particularités :

  • Port du casque (pilote et passager), circulation de jour avec le feu de croisement, accès à la classe 5 sur l'autoroute,...
  • Pas de triangle de présignalisation, de feux de brouillard avant ou arrière, de feux de détresse obligatoires...

Le side-car a certaines spécificités :

Le panier doit avoir un feu de position à l'avant et à l'arrière, et un feu "Stop". Les clignotants droits de la moto sont bien souvent déplacés sur le panier.

Hormis quelques rares exceptions, le nombre maximum de passagers est de deux. Les deux passagers peuvent être dans le panier, ou bien un dans le panier et un derrière le pilote.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :