Biker

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Harley-Davidson moto favorite des bikers

Un biker est un motard, aux États-Unis ils sont fréquemment associés aux outlaw bikers, appartenant à un club, parfois hors-la-loi. En général, un biker va chevaucher une moto de type cruiser ou Harley-Davidson, imposante et de grosse cylindrée. Un cruiser permet d'avoir une position de conduite droite ou plus en arrière afin de pouvoir voyager de manière décontractée. En général, un biker tend à conduire en dessous des limitations de vitesse (ce qui n'est pas le cas des bikers membres des clubs outlaws), chose très inhabituelle sur les autoroutes américaines ; on retrouve le même type de comportement chez les bikers européens. Certains bikers conduisent des choppers, des motos qui ont été dépouillées de tous leurs accessoires.

Style de vie[modifier | modifier le code]

Le style de vie et de comportement du biker est d'une manière générale le rejet d'une grande partie des notions conventionnelles de société. L'artiste David Mann caricature de façon très exacte, étant lui-même un biker, la façon de vivre et ce qu'est vraiment un biker. Il se dégage une tendance vestimentaire et une allure qui, sans tourner à l'uniforme, permet d'identifier au premier coup d'œil l'appartenance au milieu. Les cheveux sont longs, la barbe sous toutes ses formes est présente de façon quasi permanente, les tatouages sont omniprésents. La tenue quant à elle, se compose de pantalon type jean ou cuir, de tee-shirts et de blousons de cuir, complété d'un inévitable gilet, lui aussi en cuir ou en jean. Les chaussures sont soit des bottes de motos, soit des santiags, plus rarement des baskets. Cultivant ce côté « hors-la-loi » le sexe et les femmes sont souvent indissociables du monde biker. Ainsi nombre de bikers roulent sur leur moto avec leur femme ou amie féminine derrière eux, aussi lors de concentrations de bikers, on peut assister à différents spectacles de strip-tease et de femmes nues ou de concours de t-shirts mouillés. Mais tout propos relatif, ce n'est qu'une partie des bikers qui sont représentés ainsi.

Bike Week Sturgis

Pour revenir sur le côté « hors-la-loi », il faut savoir que ces groupes de populations revendiquent haut et fort l'usage de l'alcool (le whisky Jack Daniels et la bière en particulier). Quand on ajoute l'habitude de bricoler sur les motos, les pots d'échappements, les clignotants, les compteurs de vitesse, voire pour certains, carrément la géométrie de la machine, on comprend aisément pourquoi les bikers sont mal vus par la police. Pour terminer le tableau, il faut mentionner également l'intérêt des bikers pour les musiques comme le rock, le blues ou la country. Le mouvement biker se rapproche aussi de la culture amérindienne, surtout pour les bikers vivant aux États-Unis et au Canada, défendant souvent la cause des Indiens. On leur associe aussi souvent les valeurs de la chasse, de la pêche. Généralement on associe aux bikers des groupes comme AC/DC, Judas Priest, Motörhead, ZZ Top, Metallica, Lynyrd Skynyrd, George Thorogood, Allman Brothers Band, Black Label Society, et des chanteurs country comme Willie Nelson, David Allan Coe, Johnny Paycheck, Hank Williams Jr., Charlie Daniel's Band, etc. Dans les années 1960 les Hells Angels étaient également très proche des groupes psychédéliques de San Francisco tels que Grateful Dead, Blue Cheer (groupe de bikers managé par un Hells Angels du chapitre de San Francisco) ou encore Janis Joplin et son groupe Big Brother & The Holding Company dont le premier album porte la mention « approved by Hell's Angels Frisco ». Il est bien sûr difficile de dégager un type de musique spécifique aux bikers, étant donné que chacun a ses propres goûts, et qu'il n'y a pas vraiment de musique attitrée au mouvement biker. Ce qui caractérise aussi le style de vie biker est une incroyable fraternité entre bikers, le fameux brotherhood, tous les motards sont solidaires entre eux. Dépassant l'image de « macho », les bikers considèrent les autres bikers comme des frères.

Les bikers se rendent annuellement à de très grosses concentrations comme à Sturgis en août ou à Daytona Beach en mars. Dans les évènements organisés autour du monde biker, on trouve toujours des concerts, des expositions de motos, des jeux bikers comme la course de lenteur ou le lancer de moteur, du strip-tease, des boutiques de tatouages et des boutiques où tout ce qui peut s'acheter en rapport avec ce milieu est disponible.

Gangs de bikers[modifier | modifier le code]

Ce mot a une signification controversée. Pour la presse et la police, il signifie un gang au sens habituel du terme (groupe de malfaiteurs) et il peut aussi signifier un club de motards au sens français du terme. Un membre d'un gang de bikers peut faire partie d'un gang, comme cité plus haut, bien que ce soit relativement rare. En général ils se déplacent, comme les bikers, sur des motos de marque Harley-Davidson ou plus rarement sur une Triumph. L'expression utilisée au Québec est « groupe de motard criminalisé ».

Aux yeux de la presse et du grand public, les clubs de moto internationaux sont assimilés à des gangs criminels, bien que ce soit rarement le cas. Il existe plusieurs exceptions.


Les clubs internationaux principaux sont les suivants :

D'autres gangs à noter sont :

Il a aussi existé dans les années 1960 des gangs de scooters, et ce principalement en Grande-Bretagne (les Mods).

Club de bikers hors la loi (Outlaw Motorcycle Club)[modifier | modifier le code]

La notion d’outlaw motorcycle club a pour origine l'existence de clubs de bikers qui ne se conformaient pas aux standards de l'AMA (American Motorcycle Association). Plus tard, lors d'une concentration à Hollister lors du week-end du 4 juillet 1947, ce terme fut utilisé par un journaliste en vue d'exagérer des troubles qui se sont produits.

Ces évènements ont eu une couverture médiatique nationale aux États-Unis. En réponse, le président de l'AMA a déclaré que seul 1 % des bikers sont des fauteurs de troubles.

D'où l'origine du terme du groupe des 1 %, dont certains bikers prétendent faire partie. Plus tard, quatre clubs principaux de bikers ont émergé. Ce sont les Hells Angels, les Pagans, les Bandidos, et les Outlaws. Les membres de ces clubs arborent des écussons et des insignes aux couleurs de leurs gangs respectifs. Par exemple, les couleurs des Hells Angels sont le rouge et le blanc, tandis que celles de leurs ennemis jurés, les Bandidos sont le rouge et le jaune.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

La série Sons of Anarchy parle d'un gang de bikers dans la ville de Charming en Californie, avec notamment Ron Perlman et Charlie Hunnam dans les rôles principaux. La série québécoise Le Dernier Chapitre met en scène un gang de motards canadiens les "Triple Sixers" et s'inspire des guerre de gangs qui opposent les "Rock Machine" et les "Bandidos" aux "Hells Angels" pour le contrôle du trafic de drogue au Québec, et ce depuis des dizaines d'années. Le premier film de bikers est L'Équipée sauvage de Laslo Benedek, avec Marlon Brando dans le rôle principal. Le scénario du film s'inspire des événement de Hollister de 1947. La fin des années 1960 voit arriver les films de bikesploitation mettant en scène des gangs de bikers en s'inspirant le plus souvent des méfaits des Hells Angels de l'époque. Le mouvement est véritablement lancé en 1966 avec le film Les Anges sauvages de Roger Corman*. On retrouve dans quelques-uns de ses films les Hell's Angels de Californie. Sonny Barger et les Hell's Angels du chapitre d'Oakland joueront même leurs propres rôles dans le film Hell's Angels 69 de Lee Madden. On peut aussi noter le film Easy Rider dans les années 1970 de Dennis Hopper, où l'on suit les péripéties de deux motard à travers les années hippies des États-Unis. Le film Hell Ride de Larry Bishop (ancien acteur dans des films de bikesploitation des années 1970) et produit par Quentin Tarantino parle d'un gang de bikers les "Victors" qui partent en guerre contre les "666" pour venger l'amante de leur président. Le film contient son lot de scènes avec des femmes dénudées et de l'alcool à outrance. Le film Bande de sauvages parle de quatre quadragénaires avides de sensations fortes qui décident de partir en virée dans l'Ouest des États-Unis, Il s'ensuit de nombreuses situations rocambolesques avec notamment la rencontre d'un vrai club de motards mal intentionnés.

Au niveau de la musique, le mouvement biker fut une grande inspiration pour nombre de groupes, ainsi, le groupe de heavy metal Judas Priest adoptèrent le « pseudo » look de biker, avec vêtements en cuir, chaînes et grosses motos sur scène. Le groupe Black Label Society adopte le système de chapter présent partout dans le monde, portant les couleurs du groupe sur la veste en cuir aussi souvent que possible et en chevauchant de gros chopper dans le clip Suicide Messiah. Actuellement le groupe garage-punk Lords of Altamont, dont le nom fait référence au concert des Rolling Stones à Altamont en décembre 1969, s'inspirent des films de bikesploitation pour leur textes et leurs pochettes d'albums. Ils sont également motards et s'habillent comme tels. George Thorogood adopte aussi ce style biker outlaw principalement dans ces paroles décrivant la vie de biker sur les routes.

Le groupe Steppenwolf fut souvent considéré comme groupe préférée des bikers, notamment avec leur chanson Born to be wild rendue célèbre par le film Easy Rider. Le guitariste Davie Allan et son groupe de surf-rock The Arrows sont devenus culte après avoir enregistré le plus grand nombre de bandes originales de films de bikers dans les années 1960 et 70.

Le jeu vidéo Ride to hell, sorti en 2013, plonge le joueur dans l'Ouest des États-Unis en plein milieu des années 1960, une épopée à travers hippies, femmes, alcool dont le gameplay est comparable au jeu vidéo Grand Theft Auto, qui a eu un spin-off intitulé The Lost and Damned, qui plonge le joueur dans la peau de bikers d'un New Jersey fictif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]