Mobylette

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Motobécane AV 42, surnommée la « grise » (1961-1970).

La Mobylette (contraction de mobile et de bicyclette) est à l'origine un modèle et une marque déposée de cyclomoteur de chez Motobécane (devenu MBK, suite à sa faillite en 1983).

Historique[modifier | modifier le code]

L'invention, en 1949, de la Mobylette revient à Eric Jaulmes, directeur technique depuis 1941, et Charles Bodin, fondateur et dirigeant de Motobécane. Déjà quelques années avant, l'ingénieur Marcel Morel de chez Monet-Goyon avait fait une étude sur un cyclomoteur de 49 cm3 qui ne sera pas retenu par sa direction. Le premier modèle sera vendu sous l'appellation « Mobylette AV 3 »[1], il est devenu, avec le VéloSoleX, un deux-roues populaire en France des années 1960 aux années 1990.

Dans les années 1970, le modèle le plus courant était l'AV 88, appelé couramment la « bleue », que les jeunes aimaient modifier pour avoir de meilleures performances (cylindre C52, culasse double bosse, carburateur Gurtner 15 mm, pot de détente, petit guidon, garde-boue en aluminium...).

Pendant un temps, Motobécane fut le plus gros producteur de deux-roues motorisés au monde grâce à ce modèle. Ses surnoms sont multiples, tels que « brêle », « meule », etc[2] et surtout « mob ». Le nom « Mobylette » est apparu dès le premier modèle, dit « AV 3 » qui désigne aussi le type de son moteur. Elle a ensuite évolué avec le moteur AV 7 qui abandonne le piston à déflecteur pour un balayage Schnürle à deux transferts et adopte un cylindre en alliage léger revêtu de chromé dur, conçu sous la direction d'Eric Jaulmes. Puis à la fin des années 1970 apparaît le moteur beaucoup plus moderne du 51v l'AV10 à admission par clapets, conçu par l'ingénieur Jean Bidalot.

Motorisation[modifier | modifier le code]

Il s'agit toujours d'un moteur deux-temps de 49,9 cm3. Le premier, l'AV 3, était directement dérivé de celui du Poney AG2 (cyclomoteur à deux vitesses créé par réduction de la cylindrée, de 63 à 49,9 cm3 de la BMA Poney AG1 créée en 1938).

Au départ, le moteur était en prise directe sur la courroie de transmission. En 1951, apparut un embrayage centrifuge permettant de conserver le moteur en marche à l'arrêt (et donc aussi un éclairage la nuit à l'arrêt). Puis, vers le milieu des années 1950, apparut l'embrayage double-effet « dimoby » permettant de redémarrer sans pédaler après un arrêt moteur en marche. Absent des premiers modèles, le variateur de vitesse Mobymatic, qui fonctionne grâce à des masselottes qui appuient sur la joue du variateur qui fait monter la courroie et tire le moteur vers l'arrière, est rapidement devenu la transmission standard. De même les derniers modèles disposent d'un allumage électronique plus performant et nécessitant moins d'entretien que l'allumage à rupteurs des modèles moins récents.

Le démarrage se fait grâce à des pédales ou par kick sur certain modèles plus récents car la réglementation obligeait le fonctionnement en mode « vélo » du cyclomoteur jusqu'en 1982. Par contre les derniers modèles, comme la 51 Hard Rock, la Magnum Racing ou chez Peugeot les 103 RCX/SPX disposaient d'un démarrage par kick grâce à un système d'écrou cranté sur le vilebrequin au niveau de l'allumage sur MBK 51 ou par des pignons sur la poulie sur les Peugeot RCX/SPX.

Deux modèles (les Motobécane 99 Z et 95 TT) furent équipés d'un dispositif de compresseur, utilisant une technologie de contre-piston à faible course. Ce même moteur, bénéficiant d'un couple très élevé pour la cylindrée sera fourni à des fabricants de voiturettes sans permis.

Modèles[modifier | modifier le code]

Cadre tubulaire 
Cadre coque 
Autres modèles 
  • AV 42A (1968)
  • 95 TT
  • D 55
  • D 55 TT
  • Mobyx

La "Mobylette" dans le langage courant[modifier | modifier le code]

Une véritable mobylette

Dans le langage courant le terme « mobylette » est devenu, par antonomase, le nom générique donné aux cyclomoteurs ayant l'apparence de la mobylette Motobécane (sans distinction de marque ni de modèle, couramment appelé "mob"), notamment par son "cadre en V", avec une transmission primaire par courroie (avec ou sans variateur) et une transmission secondaire à chaine, et souvent équipés de pédales. Certaines peuvent toutefois être équipés d'un kick (et par conséquent, démunies de pédales) comme les célèbres 103 SPX/RCX ou certaines MBK 51. Il existe aussi des "mobs" à transmission secondaire par courroie, comme sur un scooter comme par exemple le piaggio ciao ou le peugeot 103 Fox. Généralement équipés d'un moteur 2 temps, certaines "mobs" ont reçu un moteur 4 temps comme la Honda Amigo au début des années 1970.

Ce type de cyclomoteur se rencontre encore parfois dans certaines zones rurales. En milieu urbain, les scooters (plus pratiques, plus propres avec leur graissage séparé et leurs caches esthétiques, et dont les capacités d'accélération supérieures les rendent plus adaptés à une utilisation « d'un feu à l'autre ») ont remplacé les mobs, devenues aussi peu fréquentes qu'obsolètes. Certains cependant demeurent, même en ville, adeptes de la mob, moins chère que les scooters (800€ neuve contre au moins 1000€) et surtout que les mécaboites (2500 € au bas mot), plus maniable pour se faufiler entre les voitures, moins lourde, plus facile à réparer, et échappant aux modes.

Des courses de mobylettes sont encore organisées, préférées aux scooters en raison de leur poids bien moins élevé et de leurs grandes roues ainsi que de leur centre de gravité plus bas, assurant une meilleure tenue de route et une plus grande efficacité en virage.

La "mob" est toujours aussi appréciée par ses propriétaires car, contrairement aux scooters, les réparations sont simples, le moteur est facile d'accès et les pièces moins onéreuses que celles des autres 50cc.

Depuis la quasi-disparition des 103 et 51 dans les magasins, collectionneurs et nostalgiques commencent à s'intéresser à ces cyclos. Les utilisateurs historiques de ces machines ont entre 30 et 50 ans, et la mode du rétro-nostalgique se répand. D'un prix faible en occasion (150 à 300 € pour un modèle ordinaire en état de rouler), ne nécessitant pas de compétences très poussées et ne demandant que peu de place, les mobs deviennent une façon d'entrer à moindre investissement dans le monde de la collection de véhicules à moteur. Les modèles spéciaux qui sont les plus rares ou les modèles anciens en très bon état sont les plus recherchés. Leur cote entre passionnés peut dépasser en 2013 les 500€. Un modèle de type AV88 ou AV89 en état neuf entièrement d'origine peut monter jusqu'à 1000 €. Mais les modèles ordinaires à restaurer peuvent être donnés gratuitement ou acquis à prix modique!

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice pièces détachées AV 3 Mobylette - Bibliotobec.org
  2. « bilette », « pétrolette », « tasse à café », « chiotte »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Chez Peugeot :

Autres modèles « de luxe » à vitesses :

Lien externe[modifier | modifier le code]

Capitaine-mob-custom: guide de restauration de mobylettes type Motoconfort, MBK, Motobecane