Estadens

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Estadens
Vue générale.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Aspet
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Vallées (Haute-Garonne)
Maire
Mandat
Robert Martin
2014-2020
Code postal 31160
Code commune 31174
Démographie
Gentilé Estadinois, Estadinoises
Population
municipale
513 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 10″ N 0° 50′ 50″ E / 43.0361, 0.84722222222222 ()43° 02′ 10″ Nord 0° 50′ 50″ Est / 43.0361, 0.84722222222222 ()  
Altitude Min. 396 m – Max. 805 m
Superficie 17,47 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.estadens.fr

Estadens est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Estadinois et les Estadinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

mairie

Commune située dans le Comminges, à 18 km au sud-est de Saint-Gaudens.

Histoire[modifier | modifier le code]

La communauté d'Estadens a toujours fait partie de la seigneurie d'Aspet.

Sur son territoire s'élevait le château des seigneurs d'Aspet, ceux-ci n'ayant à l'intérieur de la ville d'Aspet (conformément aux Coutumes octroyées par Dame Barrave) qu'une "vaste demeure". Dans les Coutumes de 1382, les seigneurs d'Aspet s'engageaient à maintenir dans le château un "chatelain" et une petite garnison.

C'est au château d'Estadens que les seigneurs recevaient le serment de fidélité de leurs vassaux.

En 1935, encore, on pouvait voir l'entrée principale et le donjon attenant. Depuis 2002, il ne reste plus qu'une partie du donjon.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean Campet    
mars 2008 en cours Robert Martin    

Commune faisant partie de la Huitième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 513 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 059 1 072 1 242 1 259 1 402 1 349 1 483 1 486 1 507
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 419 1 392 1 428 1 405 1 380 1 400 1 398 1 369 1 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 304 1 318 1 317 1 103 1 116 784 692 576 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
478 426 390 303 425 425 468 478 507
2011 - - - - - - - -
513 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Estadens possédait deux châteaux.

    • Le Castérot, dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges au sol, était bâti sur une colline. C'était essentiellement un poste avancé qui servait de tour à signaux.
    • Par contre le château de la Comère, dans le même quartier que l'église (dont le clocher massif constituait un élément de défense) a conservé une partie de son donjon, malheureusement amputé pendant l'hiver 2003. En 1930, il conservait encore la totalité du donjon ainsi que la porte principale.
    • Le tracé des deux enceintes est encore visible.
    • Le texte des "Coutumes" octroyées par Dame Barrave a été conservé. Celles-ci prévoyaient que le seigneur d'Aspet devait y maintenir un "châtelain" (= gouverneur), tenu d'y résider en permanence et qui pouvait tenir garnison. C'est le seigneur qui pourvoyait à l'entretien des bâtiments, les consuls n'étant obligés que de maintenir en état l'enceinte extérieure.
  • La chapelle de Saint-Paul au fond d'un petit vallon, témoigne d'une longue tradition de dévotion à l'apôtre saint Paul dont la légende veut qu'il soit passé dans ce lieu (ce qui est totalement invraisemblable). Mais les témoignages sur l'ancienneté de la dévotion sont incontestables. On y venait, en particulier du Val d'Aran et les pèlerinages se doublaient d'une sorte de foires, qui donnaient lieu à des débordements mal vus des autorités aussi bien civiles que religieuses, qui finirent par les interdire.
  • Église Saint-Nicolas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

ont eu leur résidence secondaire à Estadens au XXe siècle :

  • Benjamin Faucher, archiviste de la Haute-Garonne, qui a notamment retrouvé les registres du cartulaire des Templiers de Montsaunès, habitant le quartier de Cériros, au lieudit "Le château", père de deux enfants, Bernard et Marie-Odile.
  • Joseph Buffelan, conseiller honoraire à la cour d'appel de Toulouse, président de cours d'assise, commandant de réserve, président de l'Association des officiers de réserve de la V° région militaire, propriétaire d'une maison avec jardin et d'une petite exploitation agricole, habitant le quartier La Serre dont l'ancienne place de la fontaine porte son nom, père de trois enfants, Jean-Paul, Marie-José et Françoise (biographie détaillée dans "Célébrités, personnalités marquantes et personnes pittoresques du canton d'Aspet (disparues)", de Jules Dupin, Sté des Études du Comminges, Tarbes, 1973).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011