Mont Kemmel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour la localité, voir Kemmel.
Mont Kemmel
Vue sur le mont Kemmel, point culminant de la province de Flandre occidentale.
Vue sur le mont Kemmel, point culminant de la province de Flandre occidentale.
Géographie
Altitude 156 m
Massif Monts des Flandres
Coordonnées 50° 46′ 45″ N 2° 48′ 52″ E / 50.77917, 2.8144450° 46′ 45″ Nord 2° 48′ 52″ Est / 50.77917, 2.81444  
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Flandre
Province Flandre-Occidentale
Ascension
Voie la plus facile route pavée

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Mont Kemmel

Le mont Kemmel (Kemmelberg) est le point culminant de la province de Flandre-Occidentale, en Belgique. Son altitude est de 156 m. Le sommet est matérialisé par une borne géodésique de l'Institut géographique militaire, mise en place en octobre 1951, à proximité du domaine militaire. Il se situe sur la commune de Heuvelland, à 1,5 km du village de Kemmel.

Géologie[modifier | modifier le code]

Comme les autres monts des Flandres, le mont Kemmel est apparu à la fin du Miocène. La mer recouvrait à l'époque la Flandre. Lorsque la mer se retira vers le nord, les sables déposés furent exposés à l'érosion. Leur oxydation forma du grès, et les anciennes dunes formèrent les monts.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Il y a environ 2 500 ans, une communauté celte s'établit sur le mont Kemmel. Elle y construisit un fort, et entretint des relations commerciales avec les Romains.

Une hypothèse est que la richesse antique du mont Kemmel durant le temps protohistoriques et gallo-romains venait du fait que les commerçants avaient en abondance du sel qui leur était fourni par les sauniers qui opéraient dans la région de l'actuelle Flandre maritime belge (De Panne). Ces derniers produisaient des « pains de sels » ignigènes[1] (c'est-à-dire résultant de l'évaporation de grands volumes d'eau de mer dans des fours alimentés par du bois), utilisés pour saler la viande ou le poisson. Ces sauniers étaient par exemple présent à De Panne au moins depuis 800 ans av. J.-C.[1] Le « jambon ménapien » était par exemple, produit en Gaule Belgique et réputé jusqu'à Rome où les familles riches l'importaient, via les voies romaines.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deux mille ans plus tard environ, lors de la Première Guerre mondiale, le mont Kemmel était — outre un point géodésique de repère pour les artilleurs — un point stratégique convoité par les belligérants. Suite à leur offensive au printemps 1918, les Allemands s'emparent du mont le 25 avril. L'armée française contre-attaque le lendemain mais les Allemands progressent jusqu'à l'étang de Dikkebus. Le 29 avril, cette progression est arrêtée. Les combats se poursuivent jusqu'à la fin du mois de juillet. Le mont Kemmel est repris aux troupes allemandes le 5 septembre 1918 par les troupes franco-britanniques. À la fin des combats, le mont est « chauve ». Après plusieurs mois de désobusage et déminage, des arbres (feuillus) y sont replantés, dans le cadre de la reconstruction.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le mont est à nouveau un enjeu stratégique pour les Allemands, comme pour les alliés. Sous le mont se trouve encore le bunker de commandement de Kemmel qui abrita de 1953 à 1995 le commandement de l'armée belge. Ce bunker sera transformé à partir de 2007 en musée de la guerre. Une statue et un ossuaire, où sont enterrés plus de 5 000 soldats inconnus, rendent hommage aux soldats français qui ont combattu durant la grande guerre ; certains d'entre eux et dont la majeure partie des corps n'ont pu être identifiés sont enterrés dans cet ossuaire. Haute de 16 mètres, la colonne intègre une statue représentant la déesse romaine de la victoire, Victoria. Elle mesurait à l'origine 18 mètres et était surmontée d'une statue représentant un soldat français. Celle-ci fut frappée par la foudre durant les années 1970 et ne fut pas remplacée. Le nom officiel du monument est « Monument Aux Soldats Français », mais il est communément appelé Den Engel (« l'Ange »).

Sport[modifier | modifier le code]

Mont Kemmel
Image illustrative de l'article Mont Kemmel
Versant occidental du mont Kemmel.
Altitude 156 m
Massif Monts des Flandres
Coordonnées 50° 47′ 00″ Nord 2° 49′ 00″ Est / 50.783327777778, 2.8166444444444
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Vallée Ardennes flamandes
(ouest)
Ardennes flamandes
(est)
Ascension depuis Kemmel Kemmel
Déclivité moy. 4,4 % 4 %
Déclivité max. 23 % 22 %
Kilométrage 2,5 km 3 km
Accès route pavée route pavée

Dans le monde du sport, le mont Kemmel est connu en tant que juge de paix de la course cycliste Gand-Wevelgem, courue en avril. Il se situe également sur le parcours d'autres courses professionnelles comme les Quatre jours de Dunkerque, les Trois jours de La Panne, le Circuit franco-belge ou les Trois jours de Flandre-Occidentale. Il fut emprunté durant les Championnats du monde de cyclisme sur route de 1950, qui couronnèrent le Belge Briek Schotte. Les pavés et la forte pente de la route (avec un maximum à 23 %) font l'intérêt du lieu, mais suscitent également des critiques du fait de la dangerosité du passage. Ainsi en 2003, le peloton des Trois jours de La Panne refusa de passer par le mont Kemmel[2].

C'est aussi un haut-lieu du rallye automobile d'Ypres comptant pour le championnat d'Europe des rallyes disputé fin juin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :