Ancienne université de Louvain

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Université de Louvain
Image illustrative de l'article Ancienne université de Louvain
Nom original Studium Generale Lovaniense, Universitas Studii Lovaniensis, Academia Lovaniensis, Universitas Lovaniensis, Universiteyt Loven, Hooge School van Loven
Informations
Fondation 1425
Fondateur Jean IV de Brabant
Dissolution 1797
Type Université corporative
Régime linguistique latin
Localisation
Ville Louvain, transférée de 1788 à 1790 à Bruxelles
Pays Duché de Brabant
Michel de Bay (Michaël Baius), professeur à l'université de Louvain, fondateur de la doctrine du "baïanisme", précurseur du jansénisme.
Un célèbre recteur de l'ancienne université de Louvain : Jansénius, le défenseur de la doctrine augustinienne de la grâce.
Albertus Risaeus, participa au mouvement en faveur de la Réforme au sein de l'université de Louvain. Il s'enfuit dans les Provinces-Unies.
Juste Lipse, après avoir adhéré au calvinisme et quitté les Pays-Bas, il revint dans sa patrie et devint professeur à l'université de Louvain.
Gérard Mercator, actif dans les mouvements protestants de Louvain il fut arrêté par l'Inquisition en même temps qu'un groupe de louvanistes. Il s'enfuit en Allemagne à Duisbourg où il se rendit célèbre par sa production de cartes géographiques.
Pierre Stockmans, juriste et helléniste, professeur à l'ancienne université de Louvain, et personnalité importante du jansénisme, gravure par Jacques Harrewyn.
Jean van Neercassel, ancien étudiant, évêque d'Utrecht, grande figure du jansénisme.
Febronius (Johann Nikolaus von Hontheim), célèbre étudiant de l'ancienne université de Louvain, fondateur du fébronianisme.

L'université de Louvain, en latin médiéval Studium generale Lovaniense[1] ou Universitas Studii Lovaniensis[2], en latin humanistique Academia Lovaniensis[3], et très couramment appelée, même officiellement[4], Universitas Lovaniensis[5] et parfois Schola Lovaniensis[6], en néerlandais Universiteyt Loven[7], voire Hooge School van Loven[8], fut le grand centre culturel et de transmission du savoir dans les Pays-Bas du Sud, de sa fondation en 1425 à sa suppression en 1797.

Son fondateur[9] fut le duc Jean IV de Brabant.

Toutefois, à part le livre de Nicolas Vernulaeus (1627) et celui de Valère André (1635), peu d'ouvrages lui ont été uniquement consacrés, ce qui fait que son histoire réelle est mal connue[10] ou d'accès difficile à travers des articles épars dans diverses revues.

Rôle culturel et influence[modifier | modifier le code]

L'université de Louvain fut, avec Baïus et Jansénius, le berceau du jansénisme et resta, durant les XVIIe et XVIIIe siècles jusqu'à sa fermeture, le grand centre de la théologie augustinienne dite janséniste, en Europe, avec des professeurs comme Jansenius, Pierre Stockmans, Néercassel, Josse Le Plat et surtout le fameux Van Espen et son disciple Febronius, et comme le dit H. Francotte[11]: « le jansénisme régnait en maître à l'université de Louvain ».

L'université de Louvain a également joué un grand rôle dans la propagation et le maintien en usage de la langue et d'une littérature latine nationale. Comme l'écrit Joseph Ijsewijn[12], professeur à la Katholieke Universiteit Leuven, « le latin a survécu comme langue de l'université de Louvain jusqu'à la Révolution française, mais la suppression de cette institution en 1797 fut une catastrophe pour le latin dans les Pays-Bas du Sud ».

L'organisation de l'université et des facultés[modifier | modifier le code]

L'université de Louvain était un corps officiel reconnu par les États de Brabant, jouissant de la liberté académique et de gestion ainsi que de judicature et indépendante des évêques et des clergés locaux. « Elle formait », comme l'écrit Van Even, « dans le duché de Brabant, une petite république libre et indépendante »[13].

L'université est dirigée par un recteur, élu par l'université, qui en est l'unique et suprême chef, il a préséance sur tous les magistrats de la ville de Louvain, et son pouvoir souverain au sein de l'université équivaut à celui du duc de Brabant qui le lui a concédé. Seuls les cardinaux et le nonce apostolique ont toutefois préséance sur lui[14]. Il dirige l'université avec l'aide du "Sénat Académique" formé des docteurs des quatre premières facultés, et quelques autres. Son pouvoir souverain était symbolisé par le port du "caputium", couvre-chef formé de peau de vair[15]. Ce pouvoir absolu toutefois était mitigé du fait qu'il n'était élu que pour une durée d'un an, renouvelable.

Le second dignitaire de l'université était le chancellier. Il était le chef de la chancellerie et c'est lui qui avait le pouvoir d'entériner et de délivrer les grades académiques au nom du Siège Apostolique : baccalauréats, licences, doctorats.

Dès le début de l'université, c'était le pouvoir civil qui gérait la collation des chaires universitaires. La plupart d'entre elles étaient attribuées par le magistrat de Louvain qui, après avoir consulté la Faculté compétente, procédait non seulement à la nomination des titulaires mais payait aussi leurs traitements. À partir de Charles Quint, apparaissent les « professeurs royaux » qui étaient désignés par le Souverain ou par le Conseil d'État et qui occupaient une chaire rétribuée par le souverain[16]. Ces chaires royales étaient au nombre de quatorze : quatre chaires de théologie, une chaire de droit canon, deux de droit civil, une de droit public, quatre de médecine, une de mathématique et enfin une de langue française[17].

Aperçu historique[modifier | modifier le code]

XVe siècle[modifier | modifier le code]

  • Le 9 décembre 1425, un prince français[18] de la Maison de Valois, Jean de Bourgogne (1403-1427) (Jean IV de Brabant), duc de Brabant[19], assisté de ses ministres Englebert de Nassau et Émond de Dynter, fonda[20], à Louvain, du consentement du pape Martin V, une université qui comprendra les facultés des arts, des deux droits et de médecine, sans toutefois recevoir la permission d'enseigner la théologie. Précisément, Guillaume Neeffs (Guillielmus Naevius) fut député par Jean IV de Brabant vers le pape Martin V, à l'effet de faire confirmer par ce dernier la fondation de l'université de Louvain. Il rapporta alors la bulle d'approbation pontificale[21]. Les premiers professeurs y furent envoyés des universités de Paris et de Cologne.
  • Malgré l'opposition[22] du chapitre Saint-Pierre, le premier recteur magnifique fut Guillaume Neeffs (Guillielmus Naevius), doyen du chapitre.
  • 1426 : L'université fut ouverte solennellement en septembre 1426. Selon Nicolas Vernulaeus[23], le professeur Nicolaus Prumius donna une leçon inaugurale sept jours avant les Ides de septembre, c'est-à-dire le 7 septembre 1426, dans laquelle il disserta sur la fondation de l'université et fit l'éloge de tous les Arts Libéraux (Artes). Les premiers cours commencèrent effectivement le 2 octobre 1426[24].
  • 1431 : Philippe le Bon, duc de Brabant, comte de Flandre, comte de Hainaut et duc de Bourgogne, demanda au pape Eugène IV la création d'une faculté de théologie pour l'université de Louvain. Ce dernier donna son accord en 1432 quand cela n'avait pas été accordé lors de la première institution[25].

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

L'opposition à Luther[modifier | modifier le code]

Durant la naissance du protestantisme, les théologiens de Louvain comme Masson ou Briard d'Ath défendirent fermement la doctrine romaine.

L'adhésion à la Réforme[modifier | modifier le code]

Après avoir défendu solidement l'orthodoxie romaine avec des théologiens comme Jean Briard et Jacques Latomus, et s'être opposée à Luther, Louvain n'échappa pas à l'influence du calvinisme qui y fut rapidement étouffé dans l'œuf. En 1540, cinquante personnes sont soumises à l'Inquisition et beaucoup s'enfuirent dont le géographe Mercator.

La réaction anti-protestante[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1617 : la « Visite », première loi organique sur l’enseignement supérieur en Belgique, promulguée par les archiducs Albert et Isabelle, consolide l’autorité et l'indépendance de l'université et lui donne un statut légal.
  • 1636 : inauguration de la bibliothèque centrale.
  • 1676 : l’université achète le bâtiment de la halle aux draps aux autorités de la ville de Louvain.
  • 1687 : création d’une chaire de chimie.
  • 1691 : le professeur Martin van Velden défend ardemment le système copernicien, défend la pensée de René Descartes, critique l’enseignement universitaire. Il finit néanmoins par se soumettre.

XVIIIe siècle et suppression de l'université de Louvain en 1797[modifier | modifier le code]

  • 1723 : création d’une chaire de droit public.
  • 1730 : l’université exige des professeurs qu’ils adhèrent à la bulle Unigenitus contre le jansénisme.
  • 1750 : l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche entame une politique qui va à l'encontre des privilèges universitaires. Le gouvernement autrichien voudrait incorporer l'université de Louvain en pleine décadence dans un système étatique solide.
  • 1764 : disparition des traités aristotéliciens. Ouverture du programme aux sciences naturelles et à la pensée cartésienne. La place importante accordée aux théories d'Isaac Newton ne fait pas l’unanimité parmi les professeurs.
  • 1773 : Fondation de la loge maçonnique de l'Université de Louvain, sous l'impulsion du marquis de Gages[26].
  • 1775 : apparition des premiers manuels imprimés à l'université.
  • 1781 : par décision du gouvernement il est décidé que les protestants pourront être admis aux grades académiques dans les facultés des arts, de droit et de médecine.
  • 1786 : la faculté de théologie est remplacée par un séminaire général.
  • 1788 : un règlement de Joseph II impose l’usage du banc. Auparavant, les étudiants prenaient note sur leurs genoux. Par ailleurs, le recteur doit désormais être nommé par l'empereur.
  • 1788 : les facultés de droit, de médecine et des arts sont transférées à Bruxelles. Le recteur magnifique en était alors le docteur Jean-Guillaume van Leempoel, né le 28 décembre 1751, mort à Wiesbaden le 27 février 1796, docteur en médecine, recteur magnifique de l'université de Louvain en 1788, agent des États Belgiques unis à La Haye[27]. Il était également membre de la loge bruxelloise de la Constance de l'Union[28]. Le séjour de l'université de Louvain à Bruxelles ne fut pas long puisqu'en 1790 la révolution brabançonne rendit à Louvain son université.
  • 25 octobre 1797 : Depuis le traité de Campoformio, les anciennes provinces belgiques de l'empire font désormais partie de la République française[29]. L'université est officiellement supprimée sous le Directoire suite au projet de modernisation de l'enseignement en France. Faisant suite à une dépêche du 19 octobre 1797, l'administration centrale du département de la Dyle prit le décret du 4 brumaire an VI (25 octobre 1797) supprimant l'université de Louvain, en application du décret de la Convention du 15 septembre 1793 qui supprimait tous les collèges et universités de la République. Or cette loi fut suspendue le lendemain, et les universités subsistèrent en fait jusqu'à la loi du 7 ventôse an III (25 février 1795), créant les écoles centrales. C'est ainsi que l'université et tous ses collèges furent fermés le 9 novembre 1797, tout son matériel ainsi que la riche bibliothèque étant transférés à la nouvelle École centrale de Bruxelles[30]. Wauthier, chef de bureau du département de la Dyle et l'ex-jésuite De la Serna Santander, bibliothécaire de l'École centrale de Bruxelles, furent chargés de l'application de cette mesure. Le 26 octobre 1797, ils se rendirent avec Michel-Marcel Robyns, receveur des domaines nationaux, auprès de l'administration communale de Louvain, pour la notifier.

Les chaires[modifier | modifier le code]

L'université disposait de cinquante huit chaires desservies par cinquante huit professeurs titulaires[31] :

  • théologie : huit chaires.
  • éloquence chrétienne : une chaire.
  • droit canon : six chaires.
  • droit civil : sept chaires.
  • droit public : une chaire.
  • médecine : huit chaires.
  • philosophie et sciences : seize chaires.
  • mathématiques : une chaire.
  • philosophie morale : une chaire.
  • histoire latine : une chaire.
  • langue hébraïque : une chaire.
  • langue grecque : une chaire.
  • langue française : une chaire.
  • humanités : cinq chaires.

Les pédagogies et les collèges[modifier | modifier le code]

L'université de Louvain comme les autres universités médiévales, était en fait une réunion et un conglomérat de nombreux collèges, pédagogies et fondations gardant leur autonomie, et qui formaient cette nébuleuse qu'était l'université des Études de Louvain (Universitas studiorum) ou université de Louvain qui les chapeautait. Le mot Universitas, rappelons-le, avait à l'époque toujours son sens de « corporation ».

Ce système, qui diffère totalement de l'organisation napoléonienne ou hégelienne des universités continentales de nos jours, était commun aux nombreuses universités médiévales et, pour en comprendre le fonctionnement l'on peut le comparer à l'organisation actuelle des universités d'Oxford ou de Cambridge où ce système inchangé est toujours en vigueur.

Les pédagogies et les collèges, qui avaient chacun leur organisation, leur vie propre et leur histoire, étaient les lieux concrets où se déroulait l'étude et la formation universitaire. Les étudiants, tout comme de nos jours à Oxford, y étaient logés, et y profitaient d'un « tutorat » et d'un suivi pédagogique.

Rappelons aussi que l'université de Louvain, comme les autres anciennes universités, englobait ce qu'on appelle de nos jours les « humanités supérieures » au sein de la Faculté des Arts, qui servait de propédeutique obligatoire avant le choix d'une des quatre autres Facultés. Ce qui explique que l'on entrait[32] à l'université vers 14 ou 15 ans! Cela explique aussi pourquoi l'École centrale de Bruxelles qui à succédé à la Faculté des Arts est considérée par certains comme une école d'enseignement secondaire qui devint ensuite le lycée de Bruxelles.

L'université était ainsi constituée de plus de quarante collèges, parmi lesquels quatre portaient le nom de Pédagogie[33] (Paedagogium) où s'enseignait la philosophie et qui dépendaient de la Faculté des Arts. Il s'agissait des Pédagogies du Lys, du Château, du Faucon et du Porc. Chaque pédagogie était dirigée par un régent auquel était adjoint un sous-régent.

Les cours des quatre autres Facultés se donnaient aux Halles, où s'enseignait la théologie, l'un et l'autre droit, la médecine et les mathématiques. Les cours de langues hébraïque et grecque, l'histoire et la langue française se donnaient au Collège des trois langues.

Liste des Collèges et des Pédagogies constituant l'université de Louvain[modifier | modifier le code]

Pédagogies[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

XVe siècle
XVIe siècle
XVIIe siècle

Liste des recteurs[modifier | modifier le code]

Voir : Index des recteurs de l'ancienne université de Louvain.

Liste des chanceliers[modifier | modifier le code]

Professeurs célèbres[modifier | modifier le code]

Étudiants célèbres[modifier | modifier le code]

Les archives de l'ancienne université de Louvain[modifier | modifier le code]

Les archives de l'Université de Louvain qui ont traversé quasi intactes les troubles révolutionnaires et deux guerres mondiales, après avoir reposé longtemps aux Archives générales du royaume à Bruxelles, ont été déposées dans les Archives de l'État à Louvain. Elles constituent une véritable mine d'or concernant la vie intellectuelle et privée des anciens Pays-Bas du XVème au XVIIIe siècle.

Elles permettront également d'écrire une histoire complète de l'ancienne université de Louvain en tant que telle complétant les livres de Nicolaus Vernulaeus et de Valerius Andreas.

Cet ensemble exceptionnel d'archives largement inexploitées, ont été inscrites en juin 2013 au Registre international Mémoire du monde de l'Unesco[39].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1627 : Nicolaus Vernulaeus, Academia Lovaniensis. Ejus origo, incrementum, viri illustres, res gestae, Louvain, 1627.
  • 1635 : Valerius Andreas, Fasti academici Lovanienses, Louvain, chez Jean Olivier et Corneille Coenesteyn, 1635.
  • 1650 : Valerius Andreas, Fasti Academici Studii Generalis Lovaniensis, Louvain, apud Hieronymum Nempaeum, 1650.
  • 1728 : Privilegia Academiae Lovaniensis per Summos pontifices et Supremos Belgii Principes concessa, Lovanii, apud Aegidium Denique, 1728[40].
  • 1737 : Georgius Hagelgans, Orbis literatus academicus Germanico-Europaeus, Francfort, 1737, in-fol., p. 30.
  • 1829 : Baron Frédéric de Reiffenberg, Mémoires sur les deux premiers siècles de l'université de Louvain, Bruxelles, 1829-35.
  • 1838 : P. De Ram, Laforêt et Namêche, Analectes pour servir à l'histoire de l'université de Louvain, dans, Annuaire de l'université de Louvain, 1838-65.
  • 1856 : F. Nève. Mémoire historique et littéraire sur le collège des Trois-langues à l'université de Louvain, Bruxelles, 1856.
  • 1881 : E. Reusens, Documents relatifs à l'histoire de l'université de Louvain (1425-1797), dans Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique, t. XVII et suivants, 1881-92.
  • 1881 : P. De Ram, Codex veterum statutorum Academiae Lovaniensis, Bruxelles, 1881.
  • 1884 : Arthur Verhaeghen, Les cinquante dernières années de l'ancienne université de Louvain, Liège, 1884.
  • 1945 : Léon van der Essen, L'Université de Louvain, Bruxelles, 1945.
  • 1956 : F. Claeys Boúúaert, L'Ancienne Université de Louvain, Études et Documents, Louvain 1956.
  • 1959 : F. Claeys Boúúaert, Contribution à l'histoire économique de l'ancienne université de Louvain, 1959.
  • 1977 : Claude Bruneel, Répertoire des thèses de l'Ancienne Université, Louvain, 1977.
  • 1990 : Emiel Lamberts et Jan Roegiers, Leuven University, 1425-1985, Louvain, University Press, 1990.
  • 1990 : Jan Roegiers, Was de oude Universiteit Leuven een Rijksuniversiteit ?, in Archief-en bibliotheekwezen in België, 1990, p. 545.
  • 2006 : Abbé André Tihon, article Löwen, in: Lexikon für Theologie und Kirche, vol. 6. Herder, Freiburg Basel Wien 3e éd., 2006, p. 1070-1073.
  • 2007 : Toon Quaghebeur, Quelques caractéristiques de la querelle entre l’université de Louvain et le Saint-Office sur le jansénisme louvaniste du XVIIe siècle, dans : Controverse et polémiques religieuses. Antiquité-Temps modernes, Paris, l’Harmattan, 2007, p. 87-96.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir infra note 9, texte latin de la charte d'approbation du pape Martin V : Generale literarum Studium in eodem Oppido ordinari desiderant et in dictis Studiis generalibus.
  2. Voir note 9 : Rector Universitatis Studii.
  3. Lire par exemple : Nicolaus Vernulaeus, Academia Lovaniensis. Ejus origo, incrementum, viri illustres, res gestae, Louvain, 1627 ou Privilegia Academiae Lovaniensis per Summos pontifices et Supremos Belgii Principes concessa, Lovanii, apud Aegidium Denique, 1728.
  4. Rector et Universitas Lovaniensis.
  5. Par exemple : Œuvres complètes de Bossuet, : publiées par F. Lachat, Louis Vivès, Paris, 1864 : p. 247 : "Epistola LXV RECTOR ET UNIVERSITAS LOVANIENSIS AD BOSSUETUM", ou : Jean-François Van de Velde, Nova et absoluta collectio synodorum, 1829, p. 171 : seu in Universitatibus, praecipuè Lovaniensi, alios non habuisse Magistros, quam errorum similium osores, de quo omnibus Dioecesanis praecipua, et communis debet esse vigilantia : sanè famosa Universitas Lovaniensis".
  6. Valerius Andreas, Fasti academici studii generalis Lovaniensis, Louvain, 1650, p. 29 : "Schola, inquit, Lovaniensis unum habet caput seu principem, cui omnes pareant necesse est. Rectorem eum vocant", ou : Barlandus, Chronica Ducum Brabantiae : Plus in hoc uno viro (= Thomas More) amisit schola Lovaniensis quàm aut dici aut aestimari potest.
  7. Tant dans les textes officiels que privés, par exemple : Privilegia Academiae Lovaniensi per summos pontifices ..., Louvain, 1728, p. 95 : " Gesien het voorschreven Advies, wiert versoght Advies vanden Conservateur vande Privilegien der Universiteyt Loven", ou, J.B. Lameere, Beschryf van oud en nieuw Loven, gevolgd van de lyst der primussen van de oude Universiteyt Loven, 1829.
  8. Par exemple : Beschryving der stadt Schoonhoven, 1762, p. 458 : "De bovengenoemde Heer (....) stigte in het jaar 1557 twee Beursen in de Hooge School van Loven".
  9. Nicolaus Vernulaeus, Academia Lovaniensis, Louvain, chez Petrus Sassenus, édition de 1667, p. 1: « Primus Academiae Conditor fuit Ioannes Quartus, Lotharingiae, Brabantiae, et Limburgiae Dux, Marchio Sacri Imperii, Hannoniae, Hollandiae, Zelandiae Comes, et Dominus Frisiae, Religionis et optimarum Artium Princeps amantissimus. Movit illum miseratio imprimis primariae in Brabantia Urbis Lovanii, quae intestinis afflicta seditionibus, dilapsisque in Angliam et aliò mercimoniis, ac diminuto Civium artificumque numero vacua pene facta erat, ut iterum instauraretur frequentareturque. », ainsi que : Georgius Hagelgans, Orbis literatus academicus Germanico-Europaeus, Francfort, 1737, in-fol., p. 30 : "Academiae per universam Europam florentes.", VI. In Belgio Hispanico: "LOVANIENSIS. Filia Coloniensis ad Rhenum dicta, matrem splendore superans et Parisinae aemula, à Johanne IV. Brabantiae Duce An. 1425. fundata et à Martino V. P. M. An, seq. 5. Id. dec. Confirmata".
  10. Léon van der Essen, L'Université de Louvain, Liège, La Pensée catholique, 1927, p. 30: « Nous ne pouvons songer à donner une idée relativement complète des mérites et des gloires de l'ancien Studium Generale brabançon : cette histoire n'a jamais été écrite et nous ne pouvons la résumer ici ».
  11. H. Francotte, La Propagande des encyclopédistes français au pays de Liège, p. 28.
  12. Joseph IJsewijn, Companion to Neo-Latin Studies, Amsterdam-New-York-Oxford, 1977, p. 102: « Latin survived as the language of the University of Louvain until the French Revolution but the abolition of this institution (1797) was a catastrophe for Latin in the Southern Netherlands. »
  13. Van Even, op. cit., p. 557.
  14. Nicolaus Vernulaeus Academia Lovaniensis: eius origo, incrementum, Louvain, 1667 : "Summum et unum est Academiae caput, seu Princeps unus: hunc Rectorem appellant. Eius dignitas omnino magna est. Quippe omnes Urbis Magistratus, clarissimi omnes viri, et quicumque dignitatum gradus illi assurgunt et de via decedunt. Quivis alius honor submittere huic fasces debet, atque idcirco, quod suprema sic Rectoris in Academia potestas, ac tanta, quanta olim Brabantiae Ducis, qui eam illi cessit, et Magistratus, qui resignavit. Cardinalibus tantum, et Apostolicis Nuntiis, qui Legati de latere simul existant, in Academia cedit, qui Rector".
  15. Vernulaeus, op. cit., p. 14 : "Et in signum Principatus traditum impositumque capiti eius est Caputium variegatis intertextum pellibus. Lego tamen in antiquis Annalibus, Caputium cum pennis ( vel pannis ) de vario fouderatum"
  16. Léon van der Essen, L'Université de Louvain, Liège, La pensée catholique, 1927, p. 16.
  17. Van Even, op. cit, p. 559.
  18. Il est intéressant de constater que l'université de Louvain fut fondée par un prince français dans la mouvance des universités françaises qui avaient à l'époque un grand rayonnement et étaient en plein essor.
  19. Christyn, Les délices des Pays-Bas, vol. I, Liège, chez J. F. Bassompière, 1769, p. 237. Tous les auteurs d'Ancien Régime comme Christyn nomment le duc de Brabant Jean IV comme fondateur de l'université. Par contre les ouvrages du XXe siècle désignent le pape Martin V, comme fondateur de même que la fresque historique par le peintre Rahir, cela pour insister sur la soumission de l'université au pouvoir ecclésiastique.
  20. Édouard Van Even, Louvain dans le passé et le présent, pp. 551-552: « C'est à Jean IV que les historiens ont attribué la gloire de cette fondation. ....Or, dans les comptes, nous avons constaté que l'université fut érigée par l'édilité louvaniste et que Jean IV n'a pas fait beaucoup plus que de permettre à son secrétaire d'adresser une supplique à la cour de Rome et de placeter les bulles d'érection. Parmi les autres conseillers du duc qui appuyèrent le projet, un auteur contemporain, Pierre Impens, mentionne Henri vander Leck, seigneur de Heeswyk; Jean de Glymes, seigneur de Berg-op-Zoom; Jean van Alphen, abbé d'Afflighem; Jean Geeraerts, abbé de Tongerloo; Jean Bont, membre du conseil de Brabant, et Pierre de Becker, maître des comptes du duché. »
  21. Voici le texte complet de cette bulle d'approbation :
    MARTINUS EPISCOPUS, Servus servorum Dei, ad perpetuam rei memoriam. Sapientiæ immarcessibilis, cujus inextinguibile irradiat lumen, cujusque infinitus est thesaurus, omnem habens vigorem, et virtutis Altissimi dispensator, omniumque crismatum elargitor, ipse Dominus ad hoc, suæ miserationis dignatu, nobis licet immeritis sponsæ suae, universalis Ecclesiae, regimen pia dispensatione commisit, et nostrae debilitatis oculo jugum imposuit Apostolicae servitutis, ut in Petri specula positi, tamquam de supremo vertice ad infima mundi, protoplastique posteris, qui non nativitatis deposcunt fructus, sed intelligentiae spiritu, eamdem, cujus initium verissima est disciplinae concupiscentia, perstringendi sapientiam, Divinis educantur eloquiis, reflectentes intuitum, quid pro indisciplinatis errantium curandum mentibu spro hujusmodi illustranda Ecclesia ad Fidei propagationem conferat orthodoxae, quid statui conveniat fidelium quorumlibet, prospiciamus attentius, et qualiter a fidelibus ipsis profugatis ignorantiae tenebris, illi post supereminentissimam summi opificis notionem, per ejusdem sapientiae donum in via mandatorum directi, veri luminis pertingant claritatem, solertius intendentes eo ad quaerendum ipsius sapientiae alimenta literarum studia, per quæ Divini Nominis et ejusdem fidei cultus protenditur, militantis Ecclefiae respublica, in spiritualibus et temporalibus, cum animarum salute geritur,pax et tranquillitas ubilibet solidantur, omnisque conditionis humanæ dilatatur prosperitas, nostrae provisionis, sollicitudinis ope, Apostolicisque favoribus propensius excitemus. Sane pro parte dilectorum filiorum, Nobilis Viri Joannis Ducis Brabantiae, ac Præpositi, Decani, Scholastici et Capituli Ecclesiæ Sancti Petri, nec non Burgi-magistrorum, Scabinorum, et Communitatis Oppidi Lovaniensis, Leodiensis Dioecesis, nobis nuper exhibita petitio continebat: Quod licet in Ducatu Brabantiae, et in aliis Dominiis ipfius Ducis, nec non etiam in Leodiensi, Cameracensi, Trajectensi, Morinensi, et Tornacensi Dioecesibus, caeterisque ibidem circum-vicinis partibus, et Dominiis, multa famosa et insignia loca populo Christiano et rerum copia admodum opulenta existant; nullus tamen in illis locus esse noscitur, in quo saltem Generale vigeat Studium literarum: unde partium illarum plerique, commodo et usu studii carentes, vel hujusmodi literarum imperitiae subjacent, vel in remotis partibus degere habent, scientiae hujusmodi in eis sectantes incrementum. Verum Oppidum præfatum, quod de temporali Dominio ipsius Ducis existit, adeo rerum copia, aeris temperie, multitudinis capacitate, atque domorum, et aliarum rerum necessariarum commoditate per Dei gratiam est refertum, quod ad hujusmodi receptandum, confovendumque Studium aptum plurimum et idoneum existere perhibetur. Quapropter ipsi, Dux, Præpositus, Decanus, Scholasticus, Capitulum, Burgi-magistri, Scabini, et Communitas, considerantes attentius, quod inter cætera virtutum opera, quae tamquam accepta Summo rerum Auctori sacrificia, quae per manus offeruntur humanas, illa Divinæ Majestati grata plurimum nullatenus ambiguntur, per quae ad suscipiendum singulare virtutum diadema illis,qui scientiarum earumdem sitiunt acquirere margaritam, opportunis remediis, et auxiliaribus commodis, subventionis praesidium efficaciter impertitur, Generale literarum Studium in eodem Oppido ordinari desiderant, ut inibi disciplinae atque sapientiae se studiis exercentes, sibi et aliis meliores effici valeant, et partium illarum prosperitatis Auctore Domino facilius incrementum sequatur. Et nihilominus Dux ipse, una cum Burgi-magistris, Scabinis,et Communitate hujusmodi domos aptas, et loca convenientia illic cum scamnis et aliis necessariis officinis pro Magistris, Doctoribus et Scholaribus, ac aliis protempore legentibus, docentibus, disputantibus et audientibus deputare: Nec non eisdem Magistris et Doctoribus legentibus, de salario competenti annis singulis, vel alias de Beneficiis Ecclesiasticis providere: Nec non quod Rector Universitatis Studii hujusmodi pro tempore existens super omnia membra Universitatis ejusdem, et illorum servitores, tam in civilibus quam in criminalibus, et aliis quibuslibet causis, negotiis et excesibus, sine impediments quibusvis jurisdictionem, coercionem, et emendationem dictis Duci, Præposito, Decano, Scholastico, Capitulo, Burgi-magistris, Scabinis et Communitati, communiter vel divisim in eodem Oppido quomodolibet competentes, exercere valeat, concedere, et jurisdictionem, coercionem et correctionem hujusmodi a se penitus abdicare, et in Rectorem ipsum plenarie transferre: Singulis quoque Doctoribus, Magistris et Scholaribus, causa studii ad dictum Oppidum accedentibus, vel de illo recedentibus, pro tempore quaecumque sua, res et bona secum asportandi, et ea pro suae voluntatis libito deportandi, sive ibidem vendendi, libertatem tribuere intendunt pariter et proponunt. Quare pro parte dictorum Ducis, Praepositi, Decani, Scholastici, Capituli, Burgi-magistrorum, Scabinorum et Communitatis, desiderantium etiam, quod Magistri, Doctores, et Scholares supradicti pro potiori dicti Studii incremento condignis Privilegiis se communitos sentiant, quibuslibet privilegiis, libertatibus, immunitatibus et exemptionibus aliorum Generalium Studiorum, quantum in ipsis, Duce, Praeposito, Decano, Scholastico, Capitulo, Burgi-magistris, Scabinis et Communitate, et aliis ipsius Ducis subditis fuerit, gaudeant et utantur, nobis sit humiliter supplicatum, ut in dicto Oppido Generale literarum Studium in qualibet licita Facultate erigere et ordinare, de benignitate Apostolica dignaremur. Nos igitur, qui relatione fida, post informationem diligentem super habilitate loci, et aliis circumstantiis praemissis de mandato nostro receptam, Oppidum ipsum aeris temperie politum, singularumque rerum humano usui necessariarum ubertate refertum, et alias pro hujusmodi Studio locum aptum didicimus, pium, meritoriumque eorumdem Ducis, Præpositi, Decani, Scholastici, Capituli, Burgi-magistrorum, Scabinorum et Communitatis defiderium, per quod scientiarum fons, ex quo ad Dei laudem et gloriam haurire possint singuli viri consilii maturitate perspicui, virtutum et dogmatum ornatibus redimiti succedant, plurimum commendantes, hujusmodi supplicationibus inclinati, Auctoritate Apostolica praesentium serie statuimus, et etiam ordinamus: Quod amodo in dicto Oppido generale in Facultate qualibet, praeterquam in Theologia, sit Studium, illudque perpetuis futuris temporibus ibidem vigeat, et observetur: Quodque omnes et singuli, Doctores,Magistri, et Scholares inibi omnibus et singulis libertatibus, immunitatibus, et indulgentiis quibusvis Doctoribus, Magistris, et Scholaribus, Coloniæ, Wiennæ, ac Lipsensis, Pataviensis et Merseburgensis Dioecesium oppidis studii causa commorantibus per Sedem Apostolicam, vel alias qualitercumque concessis gaudeant pariter et utantur. Singuli vero, qui cursu feliciter consummato in ea Facultate, qua hujusmodi inhaesere studio, bravîum obtinere meruerint, sibique etiam pro aliorum erudimento docendi licentiam, ac Doctoratus sive Magisterii honorem petierint elargiri, per ipsorum inibi Doctores sive Magistros Praeposito (quem Cancellarium Studii in Oppido hujusmodi esse perpetuo volumus) si illic praesens fuerit, alioquin Decano dictae Ecclesiae, pro tempore existentibus, sive aliis ab eis deputandis praesententur, ut ab illis, si servatis consuetudine et modis, super talibus in dictis Studiis generalibus observari solitis, ad hoc extiterint idonei, sufficientesque reperti, Licentiam et honorem sortiantur et reportent antedictos: et qui quidem praesentati quamprimum illos adepti fuerint, absque ulterioribus ab eis habendis examine, et approbatione in ipsa Facultate, qua Licentiam et honorem attigerint, in eisdem legere et docere libere et licite ubique possint & valeant. Rursus quoque omnium et singulorum, causarum, et negotiorum cognitio atque decisio Doctorum, Magistrorum, Scholarium, membrorum atque servitorum eorumdem, sive Clerici sive Laici fuerint, et etiam de quibuscumque criminibus et excessibus, correctio et punitio; ac omnimoda super illis jurisdictio ad Rectorem Studii in eodem oppido (quem dictum Scholasticum per primum quinquennium esse, et ex tunc annis singulis inibi juxta consuetudinem Studiorum hujus modi eligi volumus) et non ad Ducem, seu ejus successores, Duces Brabantiae, Praepositum, Decanum, Scholasticum, Capitulum, Burgi-magistros, Scabinos, & Communitatem præfatos, aut aliquem ex eis, ipsorumve Officiales pertinere omnimode dinoscantur ; præfatisque Duci, Successoribus, Præposito, Decano, Scholastico, Capitulo, Burgi-magistris, Scabinis, Communitati & Officialibus, & aliis quibuscumque, de causis & negotiis hujusmodi cognoscendi, sive illa dirimendi, aut membra & servitores hujusmodi, vel ex eis aliquem, pro criminibus, & excessibus eisdem, aut quomodo libet corrigendi vel puniendi, seu aliquam in eos superioritatem vel jurisdictionem exercendi, facultate & auctoritate penitus interdictis: Non obstantibus constitutionibus & ordinationibus Apostolicis, & aliis contrariis quibuscumque. Volumus autem, quod nisi infra annum, a data præsentium computandum, Dux, & Præpositus, Decanus, Scholasticus, & Capitulum, ac Burgimagistri, Scabini & Communitas supra dicti, prout eos communiter vel divisim contingere censetur,privilegia & libertates concesserint, ac jurisdictionem a se abdicaverint, & eam in Rectorem ac Universitatem prædictos transtulerint, antedicta realiter, & cum effectu, præsentes literæ, & quæcumque inde secuta, nullius existant roboris, vel momenti. Nulli ergo omnino hominum liceat hanc paginam nostrae constitutionis, ordinationis et voluntatis infringere, vel ei ausu temerario contraire. Si quis autem hoc attentare praesumpserit, indignationem Omnipotentis Dei, et Beatorum Petri et Pauli Apostolorum ejus se noverit incursurum. Datum Romae apud Sanctos Apostolos, v. Idus Decembris, Pontificatus nostri Anno nono.
    Sic scriptum supra plicam: Jo. De Nursia.
    Sic in plumbo: M A R T I N U S PP. V.
  22. Édouard Van Even, Louvain dans le passé et le présent, p. 552: « On avait également besoin du concours de l'écolâtre du chapitre de Saint-Pierre, maître Guillaume Neve, alors le chef de l'instruction à Louvain. Dans le principe, ce fonctionnaire se montra hostile au projet. C'était, sans doute, affaire d'intérêt personnel. Quoi qu'il en soit, la ville se vit obligée de recourir à l'intervention d'un prêtre, appelé Rutger Reppen, pour conquérir l'écolátre à sa cause. Cet ecclésiastique dut rencontrer chez le fonctionnaire du chapitre une résistance sérieuse, car nous apprenons dans le compte communal que, pour remplir sa mission, il séjourna longtemps en ville (dat hi hier langhe bleef). Reppen s'occupa également de la rédaction et des documents à soumettre à l'approbation du Souverain-Pontife ».
  23. Nicolai Vernulaei, Academia Lovaniensis, Lovanii, ed. 1667, p. 6 : "Septembri mense jacta sunt praelectionum Lovanii fundamenta. Nicolaus Prumius I. U. Doctor, VII. Idus Septembris (= 7 sept), pridie Natalis Divae Virginis de Academiae institutione et auspiciis, deque Artium omnium laudibus elegantissime peroravit.
  24. Leuven University 1425-1985, Leuven, 1990, p. 21 : "The University was solemnly opened in September 1426, the first classes being held by 2 October.". Toutefois, selon Les Délices des Pays-Bas, la première leçon aurait été donnée le 1er septembre 1426 : Les Délices des Pays-Bas, tome premier, Liège, éd. Bassompierre, 1769, p. 237-238 : « Louvain étant ainsi presque dépeuplé, faute de commerce et d'habitants, Jean IV, duc de Brabant, y fonda, l'an 1426, du consentement du pape Martin V, une université, qui est devenue dans la suite très-célèbre. (...) on y donna la première leçon le premier septembre 1426. »
  25. Foppens, vol. I, ibidem, p. 238.
  26. Paul Duchaine, La Franc-Maçonnerie belge au XVIIIe siècle, avec préface par le comte Goblet d'Alviella, Bruxelles, 1911, p. 111 : "De 1770 à 1780, de nouvelles Loges, se constituent, la plupart sous l'impulsion du marquis de Gages. (....) Loge de l'Université de Louvain (1773)."
  27. Suzanne Tassier, Les Démocrates belges en 1789, passim. Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique conserve un intéressant manuscrit scientifique latin contenant un cours des professeurs Van Leempoel et Verlat, Tractatus de Corporibus Naturalibus et De Electricitate: ms. III 1561 (don privé de 1976).
  28. Adolphe Cordier, Histoire de l'ordre maçonnique en Belgique, Mons, 1854, p. 380, année 1784.
  29. Jules Delhaize, La domination française en Belgique, Bruxelles, 1909, tome III, p. 171 : " Les articles 3 et 4 du traité de Campo-Formio consacrèrent enfin, au point de vue international, la réunion de la Belgique à la France. Voici ces articles. Art. 3 - Sa Majesté l'Empereur, Roi de Hongrie et de Bohême, renonce pour elle et ses successeurs en faveur de la République française, à tous ses droits et titres sur les ci-devant provinces belgiques, connues sous le nom de Pays-Bas autrichiens. La République française possédera ces pays à perpétuité, en toute souveraineté et propriété, et avec tous les biens territoriaux qui en dépendent'".
  30. Leuven University, p. 31: « The university colleges were closed on 9 november 1797, and all items of use, with all the books, were requistionned fot the new École Centrale, in Brussel. »
  31. Van Even, op. cit., p. 559.
  32. Claude Bruneel, L'Université aux XVIIe et XVIIIe siècles, dans L'Université catholique de Louvain. Vie et mémoire d'une institution, Bruxelles, 1993, p. 69: « Les arrivants sont fort jeunes, parfois 14 ans à peine. Beaucoup achèvent leurs études aux Arts à 18-20 ans. »
  33. Les Délices des Pays-Bas, Liège, 1769, tome I, p. 238 : « Parmi plus de quarante Colleges tenus par des Etudiants en diverses Sciences, il y en a quatre où l'on enseigne la Philosophie, nommés Pédagogis, qui sont le Lis, le Château, le Faucon & le Porc; ils ont été fondés tous quatre au commencement de l'université ».
  34. Pierre Rousseau, Journal encyclopédique, Bouillon, juillet 1761, tome V, 1ère partie, p. 128.
  35. Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 : « FÉRY, (Martin-François-Joseph) : député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif de l'an VIII à 1806, né à Bruxelles (Belgique) en 1754, mort à Bruxelles le 24 janvier 1809, était homme de loi dans cette ville, lorsqu'il fut élu, le 23 germinal an V, par 41 voix sur 62 votants, député du département de la Dyle au Conseil des Cinq-Cents. Favorable au coup d'Etat de brumaire, Féry passa, le 4 nivôse au VIII, au Corps législatif, eu vertu d'un vote du Sénat conservateur, pour y représenter le même département. Il quitta cette assemblée en 1806 ».
  36. Cité en 1786. Membre de la loge bruxelloise "les Vrais Amis de l’Union", n°14. (R. P. Bertrand Van der Schelden, ord. min. cap., La Franc-Maçonnerie belge sous le régime autrichien (1721-1794). Étude historique et critique, Louvain : Librairie universitaire, 1923).
  37. « Lambrechts (Charles-Joseph-Mathieu, comte de) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].
  38. Initié en 1778 à la loge La Vraie et Parfaite Harmonie à l'Orient de Mons. Paul Duchaine, La franc-maçonnerie belge au XVIIIe siècle, Bruxelles, 1911, p. 103: " dans la suite plusieurs professeurs (de Louvain) et plusieurs étudiants se firent encore initier aux mystères maçonniques, Fery (N. B. Martin François Joseph Fery, professeur de philosophie à Louvain) et Lambrechts, Verhulst et Van der Stegen notamment" et Adolphe Cordier, Histoire de l'ordre maçonnique en Belgique, Mons, 1854, p. 337: "Tableau des : 117: Lambrechts, professeur de droit à l'université de Louvain, Init., 1778".
  39. Les archives de l'ancienne université de Louvain au registre de la Mémoire du Monde de L'Unesco.
  40. Privilegia academiae Lovaniensi per ... - Google Livres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]