Louis Joseph Lahure

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Louis Joseph Lahure
Image illustrative de l'article Louis Joseph Lahure

Naissance
Mons (Pays-Bas autrichiens)
Décès (à 85 ans)
Wavrechain-sous-Faulx (Nord)
Origine Drapeau des Pays-Bas autrichiens Pays-Bas autrichiens
Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade Général de division
Années de service 17871834
Faits d'armes capture de la flotte hollandaise au Helder
Distinctions baron d'Empire
grand officier de la Légion d'honneur
grand officier de l'Ordre de Léopold
Hommages nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 30e colonne

Louis Joseph Lahure, né le 29 décembre 1767 à Mons (Belgique, alors dans les Pays-Bas autrichiens) et mort le 24 octobre 1853 au château de Wavrechain-sous-Faulx (près de Valenciennes, dans le département du Nord), est un général d'Empire. Son nom est inscrit sur le plier sud de l'arc de triomphe de l'Étoile à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont Nicolas Lahure et Marie-Thérèse du Buisson.

Il a un frère aîné, Germain Lahure, capitaine d'artillerie (1792), né à Mons le  ; marié à Joséphine Lannec, dont la postérité fixée en Belgique a reçu le titre héréditaire de baron par décret du roi des Belges du .

Dans l'église de Wavrechain-sous-Faulx, une plaque rappelle le souvenir du général Lahure, qui en 1795, a réussi le célèbre exploit de capturer, avec un corps de cavalerie, la flotte hollandaise emprisonnée au Texel par les glaces.

La Révolution brabançonne[modifier | modifier le code]

En 1787, il fait ses études à l'Université de Louvain, lorsque éclate la révolution brabançonne et il s'engage alors dans les troupes insurrectionnelles belges le 22 septembre 1787. En 1788, il est vice quartier-maître dans le régiment du Hainaut, puis fourrier au régiment d'infanterie du Hainaut, et enfin sous-lieutenant. La révolution étant matée par les forces autrichiennes (l'actuelle Belgique constituait alors les Pays-Bas autrichiens) en 1790, il se réfugie en France à Lille.

Soldat de la Révolution française[modifier | modifier le code]

Le comité belge établi à Lille, sous la protection de la France, y organise des compagnies, composées surtout de patriotes belges. La guerre ayant été déclarée à l'Autriche en 1792, Lahure vola aux avant-postes à la tête d'un régiment organisé par lui. Le 15 avril 1792, il est lieutenant dans une légion belge (une des nombreuses unités de volontaires étrangers au service de la France créées à la Révolution), puis passe capitaine le 1er juin 1792.

Le 18 juin 1792, il sert dans les armées du Nord et du Centre sous les ordres du maréchal de France Nicolas de Luckner, et du général Dumouriez à l'attaque de Courtrai, et s'empare d'une pièce de canon.

Du 23 septembre au 8 octobre 1792, dans la même armée, il défend Lille. Il se renferme dans Lille pendant le terrible bombardement de cette ville et rend d'éminents services avec ses tirailleurs belges. Plus tard, fin novembre 1792, il sert le comte de La Bourdonnaye à la prise de la citadelle d'Anvers, puis est nommé chef de l'un des bataillons belges, le 9 janvier 1793, après leur réorganisation à Bruxelles.

Le 18 mars 1793, il sert sous les ordres du général français Auguste Picot, marquis de Dampierre, à Neerwinden, victoire autrichienne du maréchal-prince de Saxe-Cobourg. Les 1er et 8 mai 1793, sous les mêmes ordres, il défend Valenciennes des attaques autrichiennes. Le 23 mai 1793, il est à la retraite du camp de Famars au sud de Valenciennes, puis le 8 août 1793, à la retraite du camp de César.

Du 6 au 8 septembre 1793, il sert sous Leclaire et le général Houchard, à la reprise de Dunkerque, à la bataille d'Hondschoote, où il se distingue en s'emparant d'une batterie ennemie ; victoire sur les troupes alliées de Frederick, duc d'York et Albany. Le 16 octobre 1793, il sert sous les ordres de Jean-Baptiste Jourdan, à la victoire contre les Autrichiens, à Wattignies.

Il se bat bravement en Belgique et en Hollande durant la campagne de 1794-1795, a un cheval tué sous lui à l'attaque de Rousselaer et sauve de l'échafaud un jeune émigré français fait prisonnier, en le faisant évader pendant la nuit.

Le 24 janvier 1794, passé chef du 3e bataillon de chasseurs-tirailleurs belges à l'armée du Nord, il commande l'avant-garde de la division Souham aux combats de Mouscron le 14 avril suivant. Il occupe la même fonction, aux combats de Courtrai le 11 mai 1794, de Tourcoing le 18 mai et de Roulers le 10 juin de la même année.

Il fait 300 prisonniers à Deinze, et le 13 juillet 1794, il s'empare de Malines, puis le 16 septembre suivant, il sert à Boxtel. Il participe au siège de Grave du 28 octobre au 28 décembre 1794.

Puis, toujours à la tête de son bataillon, il entre le premier à Utrecht, à Amsterdam, à Haarlem, passe le Wahal, vis-à-vis le village de Rossune et enlève au pas de charge une redoute renfermant deux mortiers, cinq pièces de gros calibre et une grande quantité de munitions.

Prise de la flotte anglo-batave, arrêtée par les glaces dans les eaux du Texel pendant l'hiver de 1795. Par Charles Louis Mozin

Le 4 janvier 1795, il franchit le Wahal sur la glace, s'empare d'une redoute à Goilberdingen et enlève Buuren aux Britanniques. Il entre à Utrecht le 17 janvier 1795, il entre à Amsterdam le 20 janvier, et il s'empare de Haarlem le 21 janvier suivant.

Arrivé le 22 janvier 1795 à Alkmaar devant la flotte hollandaise du Helder, quelques bâtiments britanniques qu'y retenaient les glaces du Zuiderzee, il exécute le projet hardi de s'emparer de cette flotte, composée de 14 vaisseaux de guerre et de plusieurs bâtiments marchands ; pendant la nuit, à la tête d'un escadron de hussards du 9e régiments de hussards, il partit après avoir fait monter des tirailleurs en croupe des cavaliers.

Au point du jour, l'escadron chargea avec intrépidité sur la glace, et les tirailleurs s'élancèrent à l'abordage. Les équipages surpris par cet assaut bizarre et inattendu n'essaient pas de résister, et la flotte entière se rend à des hussards. On trouva au Helder une grande quantité de marchandises et plusieurs ballots d'assignats, sans doute faux, que les Britanniques y avaient jetés.

Le 18 nivôse an III, il passe chef de la 15e demi-brigade d'infanterie légère, et le 18 juin 1795, il passe à l'armée de Sambre-et-Meuse. Il est nommé chef de brigade le 5 juillet 1795 de la 1re demi-brigade provisoire de tirailleurs, dans la division Grenier.

Prusse[modifier | modifier le code]

Le 6 septembre 1795, il participe à la prise de Dusseldorf, le 30 mars 1796, et il passe chef de brigade de la 15e brigade légère employée à la division Bernadotte. En juillet 1796, il sert au blocus de Mayence, puis il est au combat d'Altenkirchen le 19 septembre 1796.

Campagne d'Italie[modifier | modifier le code]

Général[modifier | modifier le code]

L'Empire[modifier | modifier le code]

La Restauration[modifier | modifier le code]

À la seconde rentrée de Louis XVIII, il brisa son épée en jurant de ne jamais la reprendre. Le général Bourmont lui offrit un commandement qu'il refusa.

  • Le , ne rend Douai que sur ordre exprès de Louis XVIII.
  • Le , est mis en non activité.
  • Se retire au château de Wavrechin-sous-Faulx où il étudie la culture de la betterave.
  • Le , est fait lieutenant-général.
  • Le 1er octobre 1818, est admis à la retraite
  • Le , est remis en activité comme commandant de la 1re subdivision (Nord) de la 16e division militaire.
  • Le , est mis en état de disponibilité.
  • Le , passe lieutenant-général titulaire en Belgique.
  • Le , passe au cadre de réserve.
  • Le , promu grand officier de la Légion d'honneur.
  • Le , est réadmis à la retraite.
  • Le , reçu grand officier de l'Ordre de Léopold.
  • Le 1er janvier 1853, est relevé de la retraite et admis dans la 2e section de réserve de l'état-major général.
  • Le , il décède en son château de Wavrechin-sous-Faulx.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Biret chevalier.png
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Armes du chevalier Lahure et de l'Empire (lettres patentes du ).

Parti : Au I, d'azur au sabre au pal d'or surmonté d'une hure de sanglier du même, allumée, lampassée et défendue de gueules ; au II, d'or à la tour crénelée de sable ; le tout soutenu d'une champagne de gueules au signe des chevaliers légionnaires.[1]

Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Escutcheon to draw-fr.svg
Armes du baron Lahure et de l'Empire (lettres patentes du ).

Parti : Au I, d'azur au sabre au pal d'or surmonté d'une hure de sanglier du même, allumée, lampassée et défendue de gueules ; au II, d'or à la tour crénelée de trois pièces de sable ; au franc-quartier brochant des barons militaires.[1]

Descendance[modifier | modifier le code]

De Louis-Joseph, baron Lahure, marié le 20 décembre 1800 à Anne de Warenghien de Flory :

I- Oscar, baron Lahure ; né en 1801, décédé en 1862 ; marié à Émilie Vacher de Tournemire dont :

Emile, baron Lahure, né en 1839, décédé en 1873 ; sans alliance.

II- Gustave-Napoléon, baron Lahure, colonel d'État Major en France ; Officier de la Légion d'honneur ; né en 1805, décédé à Wavrechin-sous-Faulx, le 28 juillet 1892 ; marié à Juliette Dhaisne, dont :

1° Paul, baron Lahure, maire de Wavrechin, ingénieur civil ; marié en 1869 à Louise Barthélémy, dont :

a) René, baron Lahure ; b) Jeanne ; mariée, septembre 1892, à Jean Barthélémy Pierre André d'Exea-Doumerc, capitaine d'infanterie ; c) Mina

2° N….. Lahure, mariée à Georges Charles Adrien Dupré, colonel de cavalerie, Officier de la Légion d'honneur.

III- Octave, baron Lahure, colonel d'État Major en France, né en 1809, décédé en 1879 ; sans alliance.

IV- Achille, baron Lahure, lieutenant d'infanterie ; né en 1811, décédé en Afrique en 1839.

V- Laure Victorine Lahure, née en 1803, décédée en 1889.

VI- Félicie Rosamonde Lahure, née en 1807, mariée à Prosper Chartier, industriel de la verrerie[2].

VII- Valérie Marie Delphine Cornélie Lahure, née en 1819, mariée en 1835, à François-Joseph Benoist de Laumont.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b passepoil.fr Héraldique napoléonienne, Département du Nord
  2. Bulletin / Union Faulconnier, société historique de Dunkerque,‎ (lire en ligne), p. 461. Extrait : « Famille Chartier. — Cette famille est originaire de l'Artois. Vers la fin du XVIIIe siècle, elle vint se fixer à Douai où le père de Prosper Chartier acquit une grande verrerie, fondée en 1786 [...]. Prosper (1804-1864) fut reçu avec le numéro un à l'école polytechnique en octobre 1823. [...] Maire de la ville de Douai en août 1847, il se démit de cette fonction en 1848. Il avait épousé Félicie Lahure, fille du lieutenant-général baron Lahure. De cette union naquit Lydie, aujourd'hui Mme Mancel. Famille Lahure. — Armoiries [...] Le 16 septembre 1800, Louis Joseph épousa Anne-Françoise de Warenghien. Sept enfants naquirent de cette union, dont Félicie-Rosamonde, devenue plus tard Mme Prosper Chartier. » Site consulté le 31 mars 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]