Gemma Frisius

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Gemma Frisius

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Gemma Frisius peint par Maarten van Heemskerck

Naissance 9 décembre 1508
Dokkum, Frise
Décès 25 mai 1555 (à 46 ans)
Louvain, Pays-Bas espagnols
Nationalité Néerlandais
Pays de résidence Pays-Bas espagnols
Profession Mathématicien, cartographe
Activité principale Cartographe
Gemma Frisius, gravure sur bois

Gemma Frisius, né Jemme Reinerszoon[1], est un cartographe et mathématicien né à Dokkum (Frise) le , mort à Louvain le (à 46 ans).

Biographie[modifier | modifier le code]

Gemma Frisius enfant est un orphelin paralysé des jambes.

Il étudie d'abord à Groningue, puis est envoyé au Collège des Lys à Louvain. Il devient maître ès arts en 1528, puis s'inscrit au Collegium Trilingue.

Il enseigne à partir des environs de l'année 1529 les mathématiques puis la médecine. Il est médecin mais s'intéresse bien davantage à la cosmologie.

Sa première œuvre est une révision du livre de cosmographie de Peter Apian ; elle attire l'attention de Jan Dantyszek.

Son traité De locorum describendorum ratione est important dans l'histoire de la géodésie, car il contient le plus ancien exposé des principes de la triangulation et une méthode de détermination des longitudes. Ses contributions scientifiques ont une grande place dans le domaine de la cartographie pratique.

Infirme, il s'est très probablement associé à Jacob van Deventer, ce dernier faisant les relevés sur le terrain selon ses méthodes[2].

Il ouvre un atelier dédiée à la cartographie et travaille avec les graveurs Van der Heyden et Bollaert ou Graphius d'Anvers. Tycho Brahe et Kepler loueront la précision des instruments fabriqués par lui. Gemma Frisius est également un des premiers vulgarisateurs de la cosmologie.

Son œuvre en a fait le chef de l'école géographique néerlandaise[3], dont son élève Gerardus Mercator a été le plus brillant représentant. Trois autres de ses élèves deviendront célèbres : André Vésale en anatomie, Rembert Dodoens en botanique et Johannes Stadius en astronomie.

Le cratère lunaire Gemma Frisius a été nommé en son honneur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les ouvrages sont en latin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Astrolabe de la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer[modifier | modifier le code]

L' Horloge astrolabe date de 1558, construit par Pierre Enguerrand; horloger de Saint-Omer; par commande du 16 août 1555 du chapitre de la Collégiale. L'astrolabe est encore dans son état originel.Cette horloge est en fait la seconde horloge de cette cathédrale.C'est en 1385 que l'on trouve son existence car il y est fait des travaux de restauration de la lune et du soleil.C'était donc déjà une horloge astrolabe.Vu toutes les indication et le peu de pièces en mouvement cette horloge est unique en Europe.Elle ne dérive que de 30 secondes par semaine !!! Afin de caler correctement cette horloge en 1610 on a exécute un très grand cadran solaire avec le signes du zodiaques. Des calculs complexes ont été nécessaire et sont attribués à Gemma Frisius (1508-1555) et de son neveu et successeur Arsenius Frisius[5]. Trois mécanismes sont en actions synchronisées; le mécanisme de l'Horloge; le mécanisme des sonneries, le mécanisme de l'astrolabe. L'entrainement du mécanisme d'horloge était assuré par un poids; originellement une couleuvrine de 47,2 kg suspendu à un câble enroulé sur un tambour. La régulation est assurée par une roue de rencontre et un axe à palettes. Le mécanisme des sonneries s'effectue par un jacquemart au-dessus de l'Horloge, il sonne les heures et demi-heures sur le même timbre les quarts et trois-quarts par une clochette.L'astrolabe fonctionne avec cinq rouages dont trois solidaires de l'aiguille des heures, de l'araignée, de la lune, les deux derniers sont alloués aux satellites un et deux. Le mouvement de l’horloge est transmis au rouage solidaire des aiguilles des heures avec 168 dents qui effectue sa rotation en 24 heures un septième de 168. Il supporte les axes des satellites de 52 dents et 100 dents. Leurs axes effectuent une rotation en 24 heures

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il est appelé Jemme Reinersz dans l'édition de 1533 de Cosmographia de Peter Apian.
  2. Eliane de Wilde, « Le peintre et l'arpenteur — image de Bruxelles et de l'ancien Duché de Brabant », Renaissance du Livre, Bruxelles, 2000.
  3. Voir nos catégories Cartographe flamand et Cartographe néerlandais
  4. Il y a, en plus de la traduction française, des traductions en néerlandais (Cosmographie, oft Beschrijvinghe der gheheelder werelt van Petrus Apianus, derdewerf gecorrigeert van Gemma Frisio, 1561, sur e-rara) et en espagnol.
  5. De la cathédrale de Saint-Omer.lire en ligne :[1]