Alexandre Dumas fils

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Alexandre Dumas fils

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Alexandre Dumas

Activités romancier, auteur dramatique
Naissance 27 juillet 1824
Paris
Décès 27 novembre 1895 (à 71 ans)
Marly-le-Roi

Œuvres principales

Alexandre Dumas fils, né le 27 juillet 1824 à Paris et mort le 27 novembre 1895 à Marly-le-Roi, est un romancier et auteur dramatique français. Il fut comme son père un auteur à grand succès. Il est connu principalement pour son roman La Dame aux camélias, ainsi que pour ses deux pièces Le Fils naturel et Un père prodigue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Alexandre Dumas et de sa voisine de palier, Catherine Laure Labay (1793-1868), il fut placé très tôt en pension. Il fut déclaré enfant naturel, de père et de mère inconnus. Son père le reconnut en mars 1831, alors qu'il est âgé de sept ans. Il garda toute sa vie un profond ressentiment envers lui, lequel se manifesta dans ses œuvres, marquées par le thème de la désagrégation de la famille et inspirées par un certain moralisme et une certaine ténacité. Il parvint tout de même à surmonter sa détresse.

Admirateur de George Sand, qu'il appelait sa « chère maman », il fit de nombreux séjours dans sa propriété de Nohant et adapta pour la scène son roman Le Marquis de Villemer. Il vécut avec la princesse Narychkine, née Nadejda von Knorring (1826-1895) (dite Nadine) dont il eut une fille née hors mariage : Marie-Alexandrine-Henriette (1860-1934) reconnue en 1864 ; et une fille après son mariage : Olga-Marie-Jeanne, dite Jeannine (1867-1943), future épouse du polytechnicien Ernest Lecourt d'Hauterive (1864-1957). Alexandre Dumas et Nadine ne purent se marier que le 31 décembre 1864, après la mort du prince Narychkine. Cette liaison était désapprouvée par la société bien pensante. Deux mois après la mort de Nadine Dumas, il épouse Henriette Escalier, née Régnier, et meurt peu après. Il se lie d'amitié avec Jules Verne qui lui dédicace en 1885 son roman Mathias Sandorf, transposition balkanique du Comte de Monte-Cristo. À cette occasion, Dumas fils lui répond qu'il l'a toujours considéré comme le véritable fils de son père, Alexandre Dumas. Les deux lettres figurent en introduction du roman de Jules Verne.

Il fut élu à l'Académie française en 1874. Sa mort survint le 27 novembre 1895 dans sa propriété des Yvelines, à Marly-le-Roi, et il fut inhumé au cimetière de Montmartre à Paris.

Porte-parole des causes singulières[modifier | modifier le code]

Buste d'Alexandre Dumas Fils par le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux au Musée d'Orsay

Très marqué par son enfance douloureuse et son illégitimité, il se fera le porte-parole des causes singulières et dénoncera les faits de société choquants. Dans Le Fils naturel[1] ou Un Père prodigue[2], il critique vivement le sort réservé par la société aux femmes délaissées et aux enfants illégitimes. C'est pourquoi il fut catalogué comme auteur à scandales. Pour autant, l'écrivain se fera promoteur de la contestable Loterie des lingots d'or organisée par le pouvoir en 1851.

Il écrit en 1872 La Question de la femme pour l'association de L'Émancipation progressive de la femme, créée par Arlès-Dufour et Julie-Victoire Daubié. Ce texte, préfacé par la journaliste Julie-Victoire Daubié, sera interdit au colportage en 1873. Cet engagement n'empêcha pas Dumas fils d'écrire à propos des femmes révolutionnaires de la Commune (les « Pétroleuses »)  : « Nous ne dirons rien de ces femelles, par respect pour les femmes à qui elles ressemblent quand elles sont mortes ».

Distinction[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur le 14/8/1857, officier le 7/8/1867, commandeur le 13/7/1888, grand officier le 29/12/1894

Jugements[modifier | modifier le code]

  • Venu après l’affreux théâtre pharmaceutique et procédurier d’Alexandre Dumas, ce Cyrano fut un rafraîchissement, un délicieux verre de vin parfumé et glacé après une longue course dans la poussière des chemins.
Remy de Gourmont (Le Bonheur littéraire : M. Edmond Rostand, Promenades littéraires, 1re série).
  • Je n'aime guère le talent de M. Alexandre Dumas fils. C'est un écrivain extrêmement surfait, de style médiocre et de conception rapetissée par les plus étranges théories. J'estime que la postérité lui sera dure. 1876
Émile Zola (Œuvres complètes, Vol. X11, p. 627).
  • Il a été un des ouvriers les plus puissants du naturalisme contemporain. Puis, il s'est déclaré en lui une sorte d'accès philosophique, qui a empoisonné et détraqué ses œuvres. 1879
Émile Zola (Œuvres complètes, Vol. X11, p. 668).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Alexandre Dumas se distingue avec l'écriture de La Dame aux camélias, dont le théâtre réaliste, pour ne pas dire vériste, s'empara.

caricature de Gill
Couverture de La Dame aux camélias, illustrée par Albert Lynch
« La Dame aux camélias », gravure d'Adolphe Pierre Riffaut d'après Charles Chaplin
Principaux romans
  • Aventures de quatre femmes et d’un perroquet (1847)
  • Césarine (1848)
  • La Dame aux camélias (1848) (ISBN 2-87714-205-1) (Texte en ligne (Gallica)), dont une version illustrée par Albert Besnard
  • Le Docteur Servan (1849)
  • Antonine (1849)
  • Le Roman d’une femme (1849)
  • Les Quatre Restaurations. Série de romans historiques parue en feuilletons dans La Gazette de France sous les titres Tristan le Roux, Henri de Navarre, Les Deux Frondes (1849-1851)
  • Tristan le Roux (1850)
  • Trois Hommes forts (1850)
  • Histoire de la loterie du lingot d'or (1851)
  • Diane de Lys (1851)
  • Le Régent Mustel (1852)
  • Contes et Nouvelles (1853)
  • La Dame aux perles (1854)
  • L'Affaire Clemenceau, Mémoire de l'accusé (1866), dont une version illustrée par Albert Besnard
  • L'Homme-femme (1872)
Principales pièces et adaptations théâtrales
  • Le Bijou de la reine, comédie en vers en un acte (1845)
  • Le Verrou de la reine, Paris, Théâtre-Historique, 1848, puis théâtre du Gymnase, 1873.
  • Atala, scène lyrique, musique de Varney, Paris, Théâtre-Historique, 1848.
  • La Dame aux camélias, Paris, Le Vaudeville, 2 février 1852.
  • Diane de Lys, Paris, théâtre du Gymnase, 15 novembre 1853.
  • Le Demi-Monde, Paris, théâtre du Gymnase, 20 mars 1855.
  • La Question d’argent, Paris, théâtre du Gymnase, 31 janvier 1857.
  • Le Fils naturel, Paris, théâtre du Gymnase, 16 janvier 1858. Texte en ligne (Gallica) : visualiseur.bnf.fr
  • Un père prodigue, Paris, théâtre du Gymnase, 30 novembre 1859.
  • L’Ami des femmes, Paris, théâtre du Gymnase, 5 mars 1864. Texte en ligne (Gallica) : visualiseur.bnf.fr
  • Les Idées de Mme Aubray, Paris, théâtre du Gymnase, 16 mars 1867.
  • Une visite de noces, Paris, théâtre du Gymnase, 16 octobre 1871.
  • La Princesse Georges, Paris, théâtre du Gymnase, 2 décembre 1871.
  • La Femme de Claude, Paris, théâtre du Gymnase, 16 janvier 1873. Texte en ligne : epelorient.free.fr
  • Monsieur Alphonse, Paris, théâtre du Gymnase, 26 novembre 1873.
  • L’Étrangère, comédie en quatre actes, Paris, Théâtre-Français, 14 février 1876.
  • La Princesse de Bagdad, pièce en trois actes, Paris, Théâtre-Français, février 1881.
  • Denise, pièce en quatre actes, Paris, Théâtre-Français, 19 janvier 1885.
  • Francillon, pièce en trois actes Paris, Théâtre-Français, 17 janvier 1887.
Principales collaborations théâtrales
  • Avec George Sand : Le Marquis de Villemer, Paris, théâtre de l'Odéon, février 1864.
  • Avec Émile de Girardin : Le Supplice d’une femme, Paris, Théâtre-Français, 29 avril 1865.
  • Avec Armand Durantin : Héloïse Paranquet, Paris, théâtre du Gymnase, 20 janvier 1866.
  • Avec H. Lefrançois : Le Filleul de Pompignac, comédie en quatre actes, Paris, théâtre du Gymnase, 1869.
  • Avec Pierre de Corvin : Les Danicheff, drame en cinq actes, Paris, théâtre de l'Odéon, février 1876.
  • Avec Gustave-Eugène Fould: La Comtesse Romani, comédie en trois actes, Paris, théâtre du Gymnase, novembre 1876.
  • Avec Alexandre Dumas : La Jeunesse de Louis XIV, Paris, théâtre de l'Odéon, 1874.
  • Avec Alexandre Dumas : Joseph Balsamo, drame inédit en cinq actes, Paris, théâtre de l'Odéon, mars 1878.
Essais
  • La Question du divorce, éditeur Calmann Lévy, 1880, 417 pages : Réfutation de Famille et Divorce de l'Abbé Vidieu (édit. E. Dentu, 1879)
  • Les femmes qui tuent et les femmes qui votent, éditeur Calmann Lévy, 1880, 216 pages. Texte en ligne (Gallica) : permalien
Œuvres réunies
  • Théâtre complet avec préfaces inédites (1868-1879) (6 vol.). Édition augmentée, dite des Comédiens (1882-1886) (6 vol.).
  • Entr’actes (1878-1879) (3 vol.) Écrits de jeunesse.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Théâtre réaliste, critique de Émile Montégut, Revue des deux mondes, 1858
  2. Revue nationale et étrangère politique, scientifique et littéraire, revue des théâtres critique de Edmond de Villetard, 1864

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Maurois, Les Trois Dumas, Le livre de Poche.

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]