Aïn Bessem

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aïn Bessem
Aïn Bessem
Aïn Bessem
Noms
Nom algérien عين بسام
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Bouira
Daïra Aïn Bessem
Code postal 10005
Code ONS 1035
Démographie
Population 42 635 hab. (2008[1])
Densité 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 17′ 48″ N 3° 40′ 12″ E / 36.296553, 3.6700736° 17′ 48″ Nord 3° 40′ 12″ Est / 36.296553, 3.67007  
Altitude 675 m
Superficie 126 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.
Localisation de la commune dans la wilaya de Bouira.

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Aïn Bessem

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Aïn Bessem

Aïn Bessem est une commune de la wilaya de Bouira en Algérie. Ses habitants s’appellent les Ain-Bessemois.

Statut[modifier | modifier le code]

Le statut territorial de la ville  d’Ain-Bessem changea plusieurs fois dont le dernier est opéré en 1974. En réalité, le statut territorial d’Ain-Bessem n’a pas été fixé n'est pas été fixé définitivement avant 1932 où la ville recevait un statut spécial de «  Délégation   » sous contrôle de la Commune d’Aumale ( Actuel  Sour-El-Ghozlane  » . À partir de 1962, date de l’indépendance de la République Algérienne Démocratique et Populaire. En effet, un nouveau statut lui a été accordé officiellement au titre de Commune relevant de la Wilaya de Titteri et rattachée territorialement à la sous-préfecture de Sour-Ghozlane. À l’ère colonialiste, elle faisait partie des territoires du département d’Alger, rattachée administrativement à la Commune d’Aumale en qualité de délégation communale de 1906 à 1932 – Cependant, le statut  territorial reste administrativement officieux en raison de la centralisation des pouvoirs administratifs Français au niveau d’Alger, généralement sous contrôle militaire. En 1932, date à laquelle le siège de la Mairie est construit c'est alors qu'un décret  provisoire est promulgué relativement à la formation d'un  conseil communale  de régence transitoire, présidé par un notable , issu des colons et composé de plusieurs personnes de confession chrétienne et influentes au niveau de la circonscription territoriale , à la tête duquel était placé un officier militaire Français. A la promulgation de la loi Blum-Violette en 1936, proposée à accorder la pleine citoyenneté française et le droit de vote afférent, à une élite indigène, contesté par  la Fédération des Maires d’Algérie, de peur des suites électorales en la présence d’indigènes. Plusieurs délégations Communales ont bénéficié du statut de Commune dont la Ville d’Ain-Bessem  a été reconnue officiellement avec un statut au titre de Commune, relevant du Département d’Alger. Elle maintient ce statut  de Commune jusqu’à l’indépendance de la République Algérienne Démocratique et Populaire. En 1963, la Commune d’Ain-Bessem, nationalisée officiellement «  Algérienne » et faisant partie intégrante des territoires de la République Algérienne Démocratique et Populaire, est née  pour être officiellement, selon le découpage opéré par les Autorités Algériennes en 1963 , affecté aux territoires de la Nouvelle Wilaya de Médéa et rattachée à la Sous-préfecture d’Aumale , celle-ci promue du titre Communal au titre de sous-préfecture . À partir de 1973 , le décret présidentiel rendu exécutoire et relatif au nouveau découpage administratif dans la République Algérienne Démocratique et Populaire , Ain-Bessem  fut reconnue au statut de sous-préfecture , relevant de la nouvelle Wilaya de Bouira , celle-ci promue du titre sous-départementale à celui de département . À ce titre , elle regroupait dans sa circonscription territoriale régionale  six  (06) communes et 03 délégations communales : Ain-Bessem, Ain-laloui , Souk-El-Khemiss

( Délégation communale ) , Bir-Ghbalou , Raouraoua et Khabouzia , El-Hachimia , Oued Berdi ( Délégation communale ), Ain-Hadjar ( Délégation communale )  . Ensuite à la conséquence du nouveau découpage de 1991 , sa circonscription  sous-départementale a été réduite du nombre de communes et géographiquement , elle perd plusieurs territoires communales à la suite de l'affectation avec statuts de Daïras de trois  (03) de ses Communes :  Bir-Ghbalou , El-Hachimia et une délégation communale : Souk-El-Khmiss , ce qui lui fait perdre O4 communes et 03 délégations communales , reste regrouper à sa circonscription  territoriale actuelle que deux (02) communes qui y dépendent :  Ain-Laloui et Ain-Hadjar . Actuellement , Ain-Bessem est dirigée par une assemblée démocratiquement élue et présidée par le Parti du P.R.A (Parti du Renouveau Algérien ) majoritaire et comptant 11 sièges sur 19 prévus , le FLN compte 5/19 et le RND 3/19.  Le conseil communal de l'APC est préside par le Maire Omari Ahmed, ingénieur d'État Agronome. Du fait de plusieurs lois, issues exclusivement du cadre sécuritaire, dans  l'organisation des A.P.C (Assemblées populaires Communales) le rôle du Président de l'APC se limitent à un rôle uniquement consultatif et d'animation. Le pouvoir exécutif est confié au chef de la Daira ( Sous-préfet ) dont la fonction est principalement représentative de l'État. Par contre, les pouvoirs de police administrative sont partagés entre le chef de la Daira et le Commissaire de police qui se prêtent réciproquement leurs moyens d'action à cet effet. En conclusion au vu des nouvelles lois, relatives à la restriction des pouvoirs du Maire, ce dernier n’est désormais pas du tout impliqué dans la politique de sécurité même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains de la préfecture de police et la Daïra.

Géographie[modifier | modifier le code]

la plaine des Arribs est d'une forme particulièrement ovoïde. Un espace agricole estimé à plus de  76 500 ha, caractérisée  par une surface topographique plane, avec des pentes relativement faibles. Elle se trouve à moyenne altitude de moins 525 m du côté de la Commune d'Ain- Bessem  et à moins de 415 m en basse altitude dans la commune de Bir-Ghbalou. Cette grande surface à sols fertiles de types bruns-méditerranéens, des vertisols et  des terrains sablo-limoneux (aux temps du colonialisme utilisées aux vignobles et font dériver le meilleur vin de France en 1956 - Médaille d'or  et 1957 médaillé d’argent) s’étendent des territoires de la Daira d’Ain-Bessem ( Ain-Bessem , Ain-Hadjar et  Ain-Laloui ) ,  traversant la Daira de Bir-Ghbalou ( Bir-Ghbalou , Khabouzia et Raouraoua ) jusqu’à la Daira de Bezni Slimane ( Guelb –El-Kebir , Beni Slimane et Sidi Naâmane ) . En somme, de la superficie totale de la plaine des Arribs , la Daira d’Ain-Bessem compte plus 27 000 Ha ( Ain-Laloui et Ain-Hadjar inclus ) . Par contre , la commune d’Ain-Besse à elle seule , compte plus de 12 000 Hectares  dont  2 200  hectares ont été affectés en 1988 à la réalisation d'un grand périmètre irrigué , spécialisée dans la culture maraichère où la pomme de terre domine toutes les cultures .(Maraîchage)  - Un espace aménagé et doté d'un réseau hydraulique ramifié à mode aspersion , desservi par une station de pompage située en aval du barrage Lakehel . Le périmètre irrigué est presque dépourvue d'habitations si ce n'est la présence de petits bourgs qui s'éparpillent çà et là à travers sa grande superficie, à l'image du bourg d'Ouled Zidane, de Tararfa, d'ouled Amar, la Ferme des Arribs et  la ferme Hamza . Tout le foncier appartiennent  à l'état mais distribué en 1989 sous forme d'exploitation collective ( E.A.C ) . Bien que l'exploitation maraîchage soit si importante du point de vue rentier, plus de  7 300 ha sont réservés exclusivement aux céréales. Les privés ne comptent que 11% des terres sur les 12 900 Ha où on compte aussi la présence de quelques vergers , dominés par les oliveries , estimés à moins de 720 Ha . Dans la partie de la Commune, se trouvent les monts d'Ouled Brahim, appelés ''massif de Mettenane '', font partie des chaines de montagnes de Z’barbar, à la frontière de la Wilaya de Boumerdes par KADDARA, et les montagnes de Tablat par les monts de MAALA. Le point culminant du massif (930 m) est à SIDI ATTAF. Le caractère des montagnes est constitué de  versants raides. Les populations y pratiquent  l’apiculture, l’aviculture, l'arboriculture (Oliveraie) , l’élevage bovin et ovin et les quelques surfaces agricoles sont utilisés en jardins potagers ou à la culture d'orge et avoine .  A l’Ouest, le plateau est de forme tabulaire allant de Ouled M'hia jusqu’à  El-Aouakla , se caractérise par une formation de talus d'altitude peu élevée  , où les cours d'eau ( Oued lakehel , oued Khmiss et Oued Khebathna ) sont encaissés . Comme le plateau est d'une grande surface agricole estimée à plus de 15 000 ha , les territoires des communes ( Ain-Laloui et Ain-Hadjar ) , on y pratique les cultures céréalières  , maraîchères à moins de 600 Ha  souvent en rapport au taux de pluviométrie que cela offre une abondance des eaux , garantissant l’exploitation durant la Saison ( Mars-Juin ) par la voie de fosses de récupération d’eau, creusées sur les lits des Oueds  . Au mois d’Aout, ces Oueds sont asséchés. Dans cette région, on y pratique aussi à grand échelle l’élevage bovin et ovin ( Goura , Ouled M’hia , Rouiba , Sidi Khaled et Sidi Zouikia ) où on trouve en abondance le lait caillé distribué gratuitement . Par contre , la région des Arribs du côté de Bir  Ghbalou et Beni Slimane , les terres sont très fertiles mais réservées exclusivement aux céréales .

Situation[modifier | modifier le code]

Ain-Bessem est une Commune Algérienne , disposant depuis 1974 du statut de Daira . Elle est située à l'ouest du Chef-lieu de Wilaya Bouira, exactement à 17 km. Une zone agricole partagée géographiquement en deux (02) régions distinctes, l'une à l'Ouest, relevant de la Kabylie, s'étend de Ain-Hadjar jusqu'à Sidi Khélifa, l'autre à l'Est, rattachée à la plaine des Arribs et relevant initialement avant le découpage régionale de 1973 de la région du Titteri ( Médéa ) , englobant les villes de Bir-Ghbalou, Raouraoua, Beni Slimane et El-Azizia . La commune d'Aïn Bessem se trouve au centre des Communes intérieures de la Wilaya de Bouira, limitée dans ses frontières par les Communes de : Djebahia au Nord, Aïn El Hadjar au Nord-Est, Aïn Laloui à l'Est, El Hachimia au Sud-Est, , Sour El Ghozlane au Sud, Raouraoua au Sud-Ouest, Bir Ghbalou à l'Ouest et Souk El Khemis au Nord-Est.

Communes limitrophes d’Aïn Bessem
Souk El Khemis Djebahia Aïn El Hadjar
Bir Ghbalou Aïn Bessem Aïn Laloui
Raouraoua Sour El Ghozlane El Hachimia

Elle couvre une superficie totale de 12 600 hectares dont 5 200 hectares sont urbanisés et localisent la Ville d'Ain-Bessem . Du point de vue superficie régionale , elle serait la plus grande Daira de la Wilaya de Bouira , la quatrième Daira la plus peuplée après , celle de Bouira, Lakhdaria et Sour-El-Ghozlane ) . Du point de vue économique en raison de sa vocation agricole ( maraichages, céréales et arbres fruitiers ) elle serait , la plus riche commune de la Wilaya de Bouira .

Aïn Bessem est située à moins de 85 km au Sud-Est de la capitale Alger[2]. Située à proximité de la Commune de Bir-Ghblaou ( 7 km ) , elle est supposé être le 1° carrefour routier de la région . Par sa situation géographique, le transit vers le Sud à partir d'Alger et de Kabylie, se fait par la RN 08 vers Sour-Ghozlane . Alger peut être rallier par deux routes, l'une est départementale passant par Sidi Yahia et donnant directement vers Djebahia pour aller vers Alger, l'autre est une route Nationale, passant par Bir-Ghbalou via Tablat pour aller droit sur Alger . Une troisième route est possible à regagner Alger , via Bouira . Les voyageurs venant de l'Est et de la Kabylie empruntent la RN 08, passant par Bir-Ghbalou pour aller vers la Wilaya de Médéa ou vers l'Ouest Algérien .et vice versa que les voyageurs de l'Ouest Algérien, transitent par la même route pour aller vers l'Est ou vers la Kabylie .

Les coordonnées géographiques de la commune au point central de son chef-lieu valent respectivement 36° 17′ 48″ Nord et 3° 40′ 12″ Est.

Topographie[modifier | modifier le code]

Située au milieu de la plaine des Arribs qui s’étend de Beni Slimane jusqu'à Bouira sur une superficie totale de 825 km2, comprise entre la Wilaya de Médéa ( 2/3) et celle de Bouira (1/3) . La ville proprement dit Urbanisée s’étend sur une superficie de 4,8 km2. La Daira compte une superficie totale de 580 km2 . Sa géographie se caractérise par son étendue plate , composée de milliers d'hectares de terres agricoles et le reste des terrains accidentés dont les reliefs forment de petites collines au Sud et à l’Est de la ville. Le mont de Nouadhir (656 m) et le mont de Manaâ (735 m). Au nord, se trouvent les monts d’El-Khmiss et de Sidi Attaf (935 m).

Ain-Bessem intra-muros, est délimitée par les fractions d’Ouled Zidane et Ouled Amar au Sud. Les fractions d’Ouled Alliane, et El-Maâchia se trouvent au Nord . Elle fut reconnue avec un statut de Commune à partir de 1932 et relevant de la sous-préfecture de Sour-El-Ghozlane (Aumale) , département d’Alger . À l’indépendance de l'Algérie, elle fut affectée administrativement à la Wilaya de Titteri ( Médéa ) à la suite du découpage départemental de 1963 , elle fut rattachée administrativement à la circonscription régionale de Sour-Ghozlane . Ensuite , elle fut officiellement reconnue Daira (Sous-préfecture) suivant le découpage administratif de 1974 et affectée à composer les nouvelles Dairas de la nouvelle Wilaya de Bouira ..

La ville compte plusieurs accès dont la principale était initialement et avant 1983, reliée à la RN 08 qui traversait la Ville en plein centre . En 1984, les autorités régionales, pour éviter les grands embouteillages dans la route ordinairement empruntée. , ont décidé d’aménager une nouvelle voie hors de la Ville, un tronçon expresse de 4 km de long, large, rapide et réservé aux véhicules de transit . Du point de vue transport routier, le secteur de couverture est largement suffisant, ce qui permet de mieux ouvrir Ain-Bessem aux communes limitrophes : El-Hachimia, Raouraoua, Sour-El-Ghozlane, Khabouzia, Bir-Ghbalou, Ain- Laloui et El-Khmiss, reliée à chacune d'elle par une route individuelle. Toutes les routes sont goudronnées ( Nationales, départementales et communales ) .Au-delà de l'enceinte de la ville à l’ouest et au sud, la Commune compte deux (02) grands espaces agricoles situés à la limite des frontières de la ZHUN ( Zone urbaine ) , aménagés en 1987 pour composer les périmètres irrigués des Arribs sur une superficie totale de 2 200 ha partagés en commun par les communes voisines Bir-Ghbalou et Raouraoua . A l’Est, on trouve aussi les terres fertiles à vocation céréalière qui s’étendent d'Ain-Bessem à Ain-Laloui (846 hectares) et au Nord, les terres supposées être, les plus fertiles (890 hectares) au vu du rendement conséquent des céréales, et qui s’étendent de la fraction d’El-Maâchia jusqu’à Ain-Chellala . La commune est couverte à 32 % de montagnes boisées naturellement ( Pin, sapin, eucalyptus, chêne vert, frêne, houx, hêtre, orme, tremble et châtaigne )


Relief, géologie, hydrographie[modifier | modifier le code]

La plaine des Arribs est une étendue de terres arables, en majorité de type de sols «  brun-méditerranéens ». Chaque région des Arribs , possède un relief plus ou moins marqué, des collines ( 850 - 1000 m )aux sommets de Sidi Attaf ( Sidi Yahia ) (747 - 810 ) monts d'El-Khmiss .

Bien que d'importance capitale du point de vue économique, la région d'Ain-Bessem comporte les paysages les plus variés et les plus marquants au Nord dans la zone située de Souk-El-Khemiss ( frontières ) jusqu'à la commune d'Ain-Hadjar . La topographie, notamment, la barrière que forment les monts de Dirah à l'Est , les monts de la Djurdjura à l'Ouest et les monts de Z'barbar au Nord , font situer la Ville d'Ain-Bessem dans une sorte de cuvette , et y sont aussi à l'origine d'une grande variété de climats. Dans la Daira ,le canton de Sidi Yahia contient la plupart des sommets à forêts denses et impraticables couvrant presque 10% de la superficie de la Daira .

Ain-Bessem est située sur la ligne de partage des eaux du bassin versant des monts de Dirah ( Sour-El-Ghozlane ) déversées dans l'Oued LAKHAL ( long de 165 km de Sour-Ghozlane à Bejaia ) . En 1985 , la construction du barrage lakhel d'une capacité de 30 Hm3 , fit réduire considérablement les conditions diverses du régime de l'Oued Lakhel , la composition de ses eaux et reste l'origine de ses troubles. Au final , la construction d'un autre Barrage à TILSDIT d'une capacité de 165 Hm2 , vient d'effacer presque à jamais l'Oued Lakhel . Autrefois, la ville d'Ain-Bessem recevait un affluent connu sous le nom ''ruisseau de la cave '' qui traversait au Nord de la ville du côté du siège de la Daira d'Ain-Bessem , passait derrière le siège des ponts et chaussées , continuait en traversant l'usine des carreaux -granito ( EMACOB ) , l'abattoir d'Ain-Bessem , et va droit sur les jardins via l'hôpital d'Ain-Bessem et se jette à l'Oued Lakhel par le pont n°3 de la route départementale Ain-Bessem - Bouira .

La ville a été marquée par de nombreuses inondations, dont les plus importantes sont celles de 1934 ; 1951, 1966 , 1983 , 1990 et 2001 . Par contre, les régions de Mettenane et Chalala (Kraimia) appartiennent aux bassins des monts de Z'barbar et drainés par Oued El-Khmiss qui traverse la commune d'Ain-Hadjar et se jette à l'Oued Lakehel. Ainsi les eaux coulant de la Daira d'Ain-Bessem peuvent se diriger vers la mer Méditerranée du côté de Bejaia si ce n'est la construction des deux (02) barrages. Presque chaque région compte un nombre de réserves d’eau, Les plus grandes sont situées dans la région des Arribs , ajouté à sa réserve d'eau du barrage destinée , exclusivement depuis 2013 à l’irrigation à la suite de l’adduction de l’A.E.P des villes ( Ain-Bessem , Ain –Laloui ) au réseau de distribution de l’Algérienne des Eaux , acheminant l’eau potable à partir du Barrage ‘’ Koudiat Asserdoun ‘’ ( Capacité : 658 Hm3). Un projet national destiné à l’alimentation de l’A.E.P des Wilaya ( Tizi Ouzou , Bouira , M’sila et Médéa ) – Un réseau de transport d’eau potable d’une longueur de 565 km , débutant à la station de pompage de Djebahia , en y acheminant l’eau potable via 06 stations de reprises jusqu’à la dernière

Transports[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

La Ville d'Ain-Bessem dispose d'un plan d’urbanisme ayant fait l'objet de jumelage avec la ville Française d’Orange. La construction de la ville avait débuté en 1868  comme  un projet supposé être de l’idée de Prosper de Chasseloup-Laubat, qui en visita l’Algérie en  1859, dans le cadre de l’étude de  la question des ports de refuge à ouvrir sur le littoral Algérien . Il chargea en 1868 , son ministre des travaux des travaux publics , Edmond Valery Gressier à concrétiser ce projet de construction de la Ville d’Ain-Bessem , succédé ensuite par Pierre Dorian  mais la plus importante participation active à la réalisation de ce projet finalisé en 1984 , est l’œuvre de Désiré-Jules Lesguillier , Sous -Secrétaire d'État Travaux publics ( Gouvernement de Léon Gambetta ) qui prélevait d’importantes sommes d’argent de la construction des lignes de chemin de fer en Espagne pour le projet Ain-Bessem  . Plusieurs  édifices ont été bâtis, en priorité l’église ( en bon état ) date 1872, le groupe scolaire fut érigée en 1876, la prison ( actuel siège de l'Hydraulique ) en 1879 , la salle des fêtes en 1895, le palais de Justice en 1903, l’hôpital civil Lawrence en 1916 , le square en 1917, la grande rue, composée du café " le Glacier, l’hôtel, plusieurs bars et restaurants à partir de 1925, la gare ferroviaire ( actuel siège de la sous préfecture ) en 1927, le siège de la Mairie en 1932 ainsi plusieurs édifices publics, poste, banque et contributions diverses en 1936 . Le Cinéma Select en 1932 , la mosquée qui se trouve au milieu du centre ville a été construite en 1934 . Le stade communal, initialement construit en hippodrome en 1936 fut démoli et remplacé par un autre à partir de 1975 . Trois (03) stations de service ( BP , Shell et Total ) qui se trouvaient dans la grande rue ont été fermés et leur emplacement furent affecté à d'autres édifices . Aujourd'hui, la ville compte trois (03) nouvelles stations modernes ( Naftal et une privée ) Les colons de leur côté, ont commencé à ériger leurs maisons ( en bon état ) à partir de 1903 . Donc, la ville dispose d'un plan d'alignement supposé être le plus parfait en Algérie .Elle est divise en 52 ilots uniformes d'un superficie de presque 6000 à 8 000 m2 chacun, soit une superficie totale bâtie de 6 km2, englobant une population totale de 43 000 Habitants ( recensement 2012 ) . Actuellement, elle se divise en plusieurs quartiers, le centre ville, Ain-Bouakkaz, Entrawibo, Ecotec, Zmala, les tours, Bhaîr, Doublay, El-Qaria, Aradh Salah, Social, Souk El -Falah , 410, Commando , le quartier de la Polyclinique .et la cité ( actuel édifice du nouveau palais de Justice ) .

Outre son chef-lieu Aïn Bessem-centre, est composée à sa création des localités suivantes[3] : fractions d'Ouled Zidane et Ouled Ammar (deux portions de commune détachées de Bir Ghbalou), Les Karmia, une partie de la fraction d'Ouled Ammar (dite Houachria et Maïchia), les fractions de Sidi Yahia composées de Ouled Brahim et Ouled Ziane, Cheboubia, Ouled Lamri, Chaabet Laafia, El Djemaa, El Anceur Labiod, Ouled Belkheir, Sidi Yahia, Ouled Youcef, Ouled Sidi Slimane, Louhaidia, El Mizarguia, Beni M'Sil, Ouled Chouachi, Laouissat, Ouled Madani, El Messabihia.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville d’Ain-Bessem  dispose de plusieurs critères d’aménagement de normes urbanisées. En priorité, le centre-ville est conçu par un aménagement parfait où on y trouve deux espaces verts de 24 000 m2 chacun, séparés par une grande rue longue de 2.8 km, plusieurs magasins, des cafés et des restaurants . Chaque ilot des 52 existants, compte plusieurs maisons coloniales, généralement construites en briques rouges et des tuiles rouges (Altérac) dont les façades alignées délimitent les rues et les places de la ville. Plusieurs villas e différentes sont érigées par des colons et portent leurs Noms jusqu'à aujourd'hui et diverses habitations à différents matériaux de construction datant de 70 à 120 ans sont recensées dans la ville . Par contre, plusieurs habitations ont été démolies et reconstruites . Les quartiers sont reliés les uns aux autres par des réseaux routiers (aménagés et praticables) . Tous les trottoirs sont en pierre taillé – de larges rues de 12 à 14 m longés d’arbres (muriers, ormes, eucalyptus,  et platanes) . Les rues sont au nombre de 34 exactement dont chacune est indépendante de l’autre avec une longueur variable à chacune de  700 mètres  à 2 800 mètres, configurées sur une zone de forme rectangulaire. Les édifices publics sont bien placés au centre ville. Malgré qu’elle fût construite à partir de 1872, de son plan d’urbanisme,  elle parait être imaginée auparavant que dans

un cadre moderne et futuriste. Actuellement, plusieurs nouvelles constructions ( palais de justice, salle omnisports, piscine olympique, hôtel de ville, commissariat de police, Subdivision services agricoles et subdivision des services Hydrauliques et plus de 5400 logements sociaux ) se font au niveau des poches vides en raison de l’exigüité de la ZUN.( Zone d’Urbanisme) qui se trouve déjà aux confins des terres agricoles, interdites à la construction par décret présidentiel . En plus de sa vocation en une région Agricole par excellence en rapport à ses superficies réservées à l’agriculture et relevant directement des services des biens de l’état, confiés aux EAC (Exploitants Agricoles Collectifs) . Voir photo sur Google Earth .

Toponymie[modifier | modifier le code]

Première version[modifier | modifier le code]

Il est supposé que le Nom "Ain-Bessem" provient à son origine d'un mot composé Turc "kaynak gülümseme"  en Français " source-sourire " . En vérité ; le mot Turc, n'a pas suffit dans le sens des mots à faire comprendre les habitants de langage Arabe - Des mots pas aussi clairs et que le signe phonétique était lourd et pas du tout euphonique  , c'est-à-dire,   il  n'offrait pas à leur pensée un objet connu dans la langue Arabe , seulement , il s'agissait de termes qui  dénommaient la ville sans être compris . Pourtant , il est supposé que cette appellation n'est que fictive, bien qu'elle fût, en apparence, potentiellement fondée suivant un fait historique en relation avec la loi de circonstances ou  loi dite " d'exception (1625)" , relative au bornage des zones sous autorité Turc et visant l'organisation administrative Ottomane ,  harcelée sans cesse par les interminables querelles autour des frontières historiques du royaume de Koukou . Donc , les Turcs adoptèrent le nom "Ain-Bessem" en se référant normalement à des objets ou à des circonstances dont la représentation figurative était évidente  à travers bien sûr , la géographie de la région qui les a guidée à observer attentivement, ses réalités naturelles pour définir l'appellation de cet endroit broussailleux et marécageux en sources d'eaux potables  .  Il est intéressant de noter aussi que les Turcs avaient , pour désigner la ville , en un terme particulier d'étymologie Turc 

"Kaynak" : Source et "gülümseme": Sourire ,

représentant forcément une dénomination Turc avec de nouveaux mots dans le but d'imposer la  transmission parfaite et forcée de la langue Turc sur ces populations .Donc , le mot   kaynak gülümseme"  était  composé ( entre la source et le sourire )  à la vue de l'abondance des  sources dans les failles profondes du sol ,  leur joie de découvrir ce paysage incomparable et  peut-être sûrement , le désir de remplacer l'appellation initiale en langue Arabe .  Aujourd'hui ,  la véracité de ce fait n'est pas imputée au hasard mais discernée à travers des bribes de nouvelles ancestrales véhiculées par les habitants et aussi tirée de la géographie de la région  qui s'explique en fin de compte sur des références naturelles  , celles appuyées par la présence d'un puits pour puiser l'eau sur place dans chaque habitation de l'ancienne ville , des eaux limpides et fraîches à donner le sourire . En fin de compte , le mot Turc " Kaynak gülümseme"  serait peut-être transcrit que sur papier alors que la population autochtone était resté complètement indifférente à l'utilisation de ces mots Turcs .

Deuxième version[modifier | modifier le code]

La seconde version , explique que l'origine du Nom "Ain-Bessem" , peut-être moins crédible , récitée pendant longtemps par des conteurs de marchés ( Maddah) qui supposent qu'à l'époque Turc , un vieux sage connu sous le nom de "Bessam" passait la majorité de son temps sous un arbre à côté d'une source fraîche . Cependant , les passagers en quête d'eau s'arrêtaient pour s'y approvisionner  . Sa présence continuelle sur ce lieu  était juste ce qu'il fallait après sa mort  que de dénommer cette source par son Nom , ce qui avait donné Ain-Bessem suite à la construction du village aux temps des Turcs . En Arabe  Ayn  veut dire en Français Source de Bassam, était le Nom du vieux sage .

Troisième version[modifier | modifier le code]

La troisième version est peut-être,  la plus crédible , elle suggère que le nom d'Ain-Bessem ,  viendrait des deux mots Turcs  " beş çam " qui veut dire en Français Cinq pin , ce Nom Turc , désignait  "cinq arbres de pins gigantesques " à Feuillage vert clair en un havre de pause pour les soldats Turcs et qui se trouvait à côté d'une source d'eau potable . Dans la langue Turc , le chiffre cinq , c'est beş phonétiquement dit et en Turc Beuch et "çam" dit Jam veut dire "arbre de pin "  formant en Turc Beuchjam en Français cinq pins "" alors que le langage Arabe plus facile fit changer le mot "  beş çam " par une phonétique combinatoire , limitant l'extension dans le langage de ce mot par la suppression du "cheu"  et remplacer par " Esse" très répandu dans le langage Arabe . Le mot Turc " beş çam " avait donné phonétiquement dans le parlé en Arabe "besse -same " combiné avec le mot arabe " Ayn" qui veut dire " source " à la source d'eau qui s'y trouvant pour former "Ayn Besse same " qui veut dire pour les deux mots combiné , l'un Arabe et l'autre composé en Turc "la source des cinq pins  " .Enfin , cette version est peut-être l'explication la plus plausible .

Quatrième version[modifier | modifier le code]

La quatrième  hypothèse , propose que l'appellation était dérivé d'un mot Arabe composé  " Ayyn Tebsamm " qui veut dire en Français  " source du sourire " . C'est une appellation des Arabes Ommeyades qui auraient rapporté du proche orient l'habitude de donner le nom de Ayn "  à  chaque ville où ils constataient l'abondance des eaux  . Ensuite , de désigner le nom de la région avec le mot " Ayn ". La preuve ! On trouve par exemple plus de quatre vingt deux ( 82) villes algériennes portant déjà le Nom Ayn" surtout dans les plaines . Le mot Ayyn correspondent dans la langue Arabe  "œil ou source" ... Et appelant source avec "Ayn' serait en quelque sorte un adjectif formatif donnant une forme propre à l'eau . En tous cas , une dernière version est de mise , celle proposée par les habitants et véhiculés à travers l'histoire de la ville , révélant que le lieu dit  "Ain-Bessem " fut baptisé par un officier de l'armée turque, originaire d’Arménie, en y voyant de grandes Maisons , il avait pensé aux châteaux d'Arménie . Il a dit : on sourit forcément à la vue de ces belles maisons . Et comme le mot "Perd" signifie « château » en arménien, et prononcé par les arabes "Bir" qui veut dire "puits" combiné avec le mot arabe " Tebsam" qui veut dire "sourire" . Par la combinaison des deux mots , ils ont formés le mot Bir-Tebsam" . Le mot en question est trop lourd phonétiquement qu'ils ont remplacé "Bir" par "Ayn"  ce qui avait fait engendré au fur et à mesure du temps le mot "Ayn Tebsam" . Mais certaines informations , révèlent qu'ils avaient utilisé "Basma" qui veut dire risette au lieu de "Tebsame" qui veut dire "sourire" . Donc , l'appellation juste serait "Ayn El basma"  qui s'est transformée en un mot court phonétiquement pour donner "tabassame"  qui veut dire "il a sourit" . Au fur et mesure du temps le mot a été transformé pour désigner que celui qui boit de la source sourit , donnant "Ayn El Bassame" . Ensuite , le mot fut écourté par la suppression de l'article "El" pour ainsi dire "Ayn bessame" aujourd'hui "Ain-Bessem" . Enfin , il est révélé qu'un acte de propriété datant de la période du règne Ottoman , mentionne Ain-Bessem et précise la date de 1630 - Un acte de propriété désignant des parcelles de terre , localisées dans la région , exactement à Ouled Amar . Cette source pourrait servir de repère pour déterminer que l'existence de l'appellation "Ain-Bessem" pourrait se faire valoir avec les indices de la première version , racontant l’hypothèse du bornage des zones Turcs en 1625.

La commune tire son nom de l'arabe Ain (signifiant « source ») et de bessem (adjectif signifiant « souriante ») ; le nom complet de la commune signifie donc « source souriante »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 33. av. J.-C. à la création de la ville d'Auzia en province romaine, la ville de Castellum Auziens, actuelle Ain-Bessem, fut fondée en deuxième forteresse de renfort militaire à la ville d'Auzia et en raison de l'agitation populaire et du surpeuplement de la Cité d'Auzia . Le choix de fonder une nouvelle cité proche d'Auzia, reposait sur un plan stratégique et bien déterminé pour les profits . En priorité d'exploiter les terres agricoles de Castellum Auziens située à moins de 14 km à l’Ouest, à l'orient, au bas de la montagne de Dirah que domine la cité d’Auzia, et entre cette montagne et les  coteaux boisés de Ouled Khalouf de celui d’El Aazaîbia  , on voit se déployer une vallée charmante arrosée par l’Oued Lakhal  qui coule au milieu de  grandes prairies allant de la commune actuelle de Raouraoua  , passant par Ain-Bessem ( construction de barrage ) jusqu’à la commune de Ain- Laloui ( Bertville avant 1962 ) ) transitant par Ain-Hadjar ( Aboutville avant 1962 ) )  où en retrouve des dizaines de milliers d’hectares de terres arables  à sols type bruns méditerranéens)  . C’était la zone vivante où les Romains ont planté leurs vignes, imités par les Français durant la colonisation, ce qui leur valut d’avoir le meilleur vin de France –Vin d’Ain-Bessem – médaillé d’or en 1956 – Médaille d’argent en 1958 .  Les Romains ont profités de cette région pour l'approvisionnement en vins et en céréales (blé, orge, avoine) la ville d'Auzia dans le but de réduire les besoins alimentaires de la population résidente et en même temps la création d'un poste avancé pour contrecarrer les attaques des Bewars de la Djurdjura . À l'époque de la colonisation de l’Algérie par la France, la ville ne fut investie que 17 ans après, soit en 1849. En vérité , la chute d'Ain-Bessem ne fut que de courte durée en raison d'une faible résistance jusqu'aux extrêmes limites du courage des petits groupes d'auto-défense pour une population estimée à moins de 2500 habitants en majorité , enfants , femmes et vieillards . Elle fut investie après un siège de onze (11) jours par le corps d'armée Français, dépêché du poste militaire d'Aumale . En effet, les quelques résistants qualifiés de rebelles , ont fuis pour regagner les montagnes de Z'barbar et de Soufflât (actuelle Commune d'El-Mokrani ) pour échapper aux représailles des soldats Français . Par contre, Il est dit que la ville d'Auzia était colonisée avant en 1845 et choisie pour sa position géographique ( située aux portes du Sahara ) à l'installation du premier poste militaire Français. Ain-Bessem fut rattachée administrativement à la commune d'Aumale en 1851 avec en prime l'affectation d'une cinquantaine de colons espagnols, installés définitivement en propriétaires fonciers. Le nom actuel Ain-Bessem a été maintenu administrativement à l'appellation, en cause, il est dit que phonétiquement le mot composé Ain-Bessem n'était pas difficile à prononcer par les Français.

Démographie[modifier | modifier le code]

Sans mettre en regard les statistiques détaillées de population avec des cartes également détaillées, on comprend bien que la région d'Ain-Bessem fut longtemps peuplée par des tribus, rassemblées depuis plusieurs siècles et ayant connus la succession de toutes les dynasties berbères, byzantines et arabes, sans jamais s'expatrier ailleurs. Leur présence date de plusieurs siècles, les tribus de Mettenane , les Arribs et Beni-Jaâd . On dit régions de « Mettenane  » pour désigner les tribus situées au Nord-Est d'Ain-Bessem : Ouled Brahim, Ouled Aich, Kraimia, El-Gheraba, Ouled Guelmame, El-Mahfadia, El-Massabhia, Ouled Bouchouaoua, Beni M'sile, Beni-Yazid, Oued Chouachi, El-Djeridat et Sidi Yahia en unvillage, assurant délégation cantonale et la représentativité des tribus de Mettenane - Une région à très forte population. La majorités des personnes parlant l'arabe, la langue française se classe à la deuxième place où il y a une forte majorité de personnes de 36 à 70 ans qui utilisent le Français en une sorte de langue véhiculaire, couramment parlée et académique. Les régions des Arribs se trouvent au Sud de la Commune d'Ain-Besem et y sont limitées à : Ouled Zidane, Ouled Amar, Tararfa, El-Haouachria, Ain-Hazem, Dakkafla, Oued Khebathna, Ouled Aliane, ouled M'hia, El-Baâtitt, El-Djakalia, Guelta Ezzergua, Gourraâ, El -Maaîchia et El-Zenaiguia . Malgré le nombre de tribus, il reste qu'ils sont moins nombreux que les tribus du Nord. Ils sont en majorité arabisés mais comptent un grand nombre de francophones et d'anglophones. Les régions situées au Nord Ouest d'Ain-Bessem, sont sous-divisées en trois fratries fondamentales à justifier leur étroite appartenance ethnique à Beni-Jaâd: El-Mokrani, Madjenane et Talahlou. Chaque population - tribu est anciennement distribuée et appelée; par un usage traditionnel, d’après le domicile, c'est-à-dire la dachra dont elle relève ou dénommée généralement suivant le nom d'un saint ou d'un vieux sage, ce qui à donné naissance à huit tribus du nord : Ouled Kaddour, Zaouiet Sidi Salem, Ouled Ben Kharoub El-Haouadchia, Ouled Rabia, El-Chnainia, El-Mouaziz et Medouilia.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Avant 1932, la ville d’Ain-Bessem ne disposait pas de statut de commune. Elle relevait carrément de la Commune d’Aumale – Département d’Alger. Elle jouissait du rôle de circonscription administrative, dirigée par un délégué communal, désigné à partir de la Commune d’Aumale (actuelle Sour-El-Ghozlane), chargé de l’ensemble des services pour assurer le fonctionnement de l’administration de la collectivité territoriale, organisés dans un édifice situé en plein centre de la ville, exactement en face de la petite mosquée – Une organisation administrative financé principalement par des prélèvements fiscaux autorisés par le Vote d'un Budget qui se faisait à la Commune d’Aumale. En général, le délégué communal est désigné chef des agents, chargés des différentes tâches dans le cadre de l’organisation du nettoiement, l’hygiène, l’urbanisme, le service forestier, la voirie et tous les besoins en général des habitants.

Liste des délégués communaux :

  • 1904-1907 Albert Couteron
  • 1908-1910 Gabriel Demol
  • 1910-1915 Hervé Ferrer
  • 1915-1922 Cédric Aubey
  • 1922-1926 Olivier Deuze
  • 1926-1928 Jean-Pierre Douchez
  • 1928-1930 Bruno Clerc
  • 1930-1932 Joseph Cretier

À partir de 1932, la ville connut de grandes extensions urbanisées, ajouté à une croissance démographique accélérée à l’arrivée de centaines de colons Italiens, émigrés et favorisés par la présence d’un Italien en un grand propriétaire terrien et très influente du côté personnalité, un certain Emile Bastianito qui devint ensuite le Maire de la Commune à partir de 1934 . Ain Bessem bénéficia du statut de Commune et son siège fut érigé en 1932 par un entrepreneur désigné du Nom de Marcella. La première élection communale a eu lieu au mois d’avril 1932. Un propriétaire d’une boucherie désigné du Nom de Creuset Alain est élu à l’unanimité par suffrage direct des notables de la ville.

Liste des Maires de la Commune d’Ain-Bessem aux temps de la colonisation :

  • 1932-1936 - CREUSET ALAIN : Etiquette : Parti socialiste communiste
  • 1936-1940 - MARCEL MOURGUE : Etiquette : Parti socialiste ouvrier et paysan
  • 1940-1944 - EMILE BASTIANITO : Etiquette : Alliance démocratique
  • 1944-1948 - EMILE OUSTAINT : Etiquette : RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1948-1952 - BECH BERTI : Etiquette :RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1952-1956 - DOMINIQUE SUART : Etiquette :RPF. Rassemblement du Peuple Français
  • 1956-1961 - MAURICE BERTINI : Etiquette : Parti socialiste autonome

En général, les Maires élus faisaient partie directement du RPF (Rassemblement du Peuple Français) un mouvement politique fondé par le général de Gaulle le 14 avril 1947 en une sorte de barrage à l’avancée du Parti du Peuple Algérien (P.P.A) fondé par Messali El-Hadj – Un mouvement nationaliste qui prévoyait l’union Algérienne (12 novembre 1947). Le leader Nationaliste mal-apprécié par le général de Gaulle a été interdit le 13 octobre 1946 de séjour à Paris, Messali rentre à Alger et effectué une visite à Ain-Bessem où il tenu un meeting au mois de novembre 1948 avant son retour en France au Mois de décembre 1958 et ensuite son Internement à Belle-Île-en-Mer. Le Meeting fut organisé par plusieurs cadres du P.P.A local à l’image de : Mihoubi Brahim (Martyr) Rezig Belgacem (vivant), Kourdali, Saidani Belgacem, BOUZNAD Abdelkader (participants actifs à la manifestation du 1er Mai 1945 à Alger). À priori, la création du RPF visait à mettre en œuvre le programme politique exposé dans le discours de Bayeux – Un programme d’action prévoyant même le cas de figure, l’intégration par la force l’Algérie à la France, de peur de la montée du nationalisme Algérien, enclenché par le Mouvement clandestin du Parti du Peuple Algérien (P.P.A ) malgré son interdiction politique en 1939. Le Président du parti dissout , crée le nouveau Parti du M.T.L.D (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) de Messali El-Hadj dont la fonction fut d’assurer une succession légale au PPA. L’initiative du général De Gaulle dans le sens de contrecarrer la montée des pro-liberté de l’Algérie , visait l’élimination physique de certains actives Algériens et l'intimidation des autres pour leur éviter de force à réfléchir à une quelconque idée d’indépendance en s’appuyant en priorité sur les idées , sensées être logiques par la France , du parti de Ferhat ABBAS , qui voyait la nécessité d’une grande liberté aux Algériens sans rupture avec la France.. Malgré une forte répression , l'idée d'une Algérie libre et indépendante prit de l’ampleur dans les esprits des populations Algériennes et surtout l’adhésion en masse de tous les intellectuels Algériens à ce mouvement pro-liberté de l’Algérie avec rupture pure et simple de la France .

À l’indépendance de l’Algérie , le premier Maire Arabe est nommé à partir du mois de décembre 1962 en la personne de Mr. , Kermia Ahmed, agriculteur :

Liste des Présidents de la Commune d'Ain-Bessem :

- Kermia Ahmed ( 1962-1966 )

- Bouziane Said ( 1966 - 1976 )

- Larbi Abderrahmane ( 1976 - 1979 )

- CHEMLAL Mohamed ( 1979 -1981)

- GRINE Rabah ( 1981- 1983)

- MATARI Said ( 1983-1985 )

- MOULAY Saâd ( 1993-1993 )

- BENAZZOUZ Rabah ( 1993- 1996 )

- KACI Moussa ( 1996 - 1999)

- BENAZZOUZ Rabah ( 1999 - 2002)

- MAOUCHE Boualem ( 2002-2005)

- NOURI Mohamed ( 2005-2012 )

- GUECHOU Boualem ( 2012 -2012 )

- OMARI Ahmed ( 2013 à ce jour )

Économie[modifier | modifier le code]

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Ain-Bessem est une Commune située sur un espace foncier, plat appartenant à plus de 93 % des terres aux services des réserves foncières étatiques. Les privés ne disposent que de moins de 07 % de terres morcelées en raison des actions de partage sur héritage. En somme, la superficie totale des terres est agricole, soit plus 9 000 Hectares sont réservés aux cultures céréalières,  2 350 Hectares aux maraichages et 110 hectares aux arbres fruitiers. Elle dispose d’un patrimoine architectural datant de l’an 1872 , une église et plusieurs édifices publics : Une salle des fêtes ( 1924)  , le groupe scolaire ( 1908) , la Mairie ( 1932)  , le marché public , la mosquée ( 1936) , le square ( 1872) , l’ancienne gare ferroviaire ( 1912) , l’école de garçons ( 1905) , le centre ville érigé avec alignement précis ( 1906) . En vérité, Ain-Bessem plus connue sous le Nom à l’époque Romaine de : Castellum Auziense, supposée être fondé 14 ans après  la Ville de Sour-El-Ghozlane, connue sous le Nom d’Auzia , fondée en l’an 33 Avant J.C par Auguste . Les recherches archéologiques font localiser  Castellum Auziense du côté de Ouled Alliane  , bourgade située à mois de 3 km au Nord Ouest de la Ville actuelle . Avant les années 1990, la ville comptait un patrimoine industriel représenté par plusieurs unités de production : EMACOB (Spécialisé dans le carrelage), l’Entreprise Intercommunale (E.I.T - spécialisée dans la construction du bâtiment et compte à son actif la construction de plus de 2 800  logements et une quinzaine d’édifices publics érigés, ONCV (spécialisée dans la transformation des vignobles) ,  ECOTEC et ses 1100 logements , ONAMA ( Matériel agricole )  , ENACHYD ( Moteur Hydraulique ) , SONIPEC ( Cuir et habillement ) SEMPAC ( semoules ) ONAB ( Aliments de Bétails ), CAPCS ( Céréales ) , l’OFLA ( Fruits et légumes ) , l’ENTRAWIBO (Bâtiments ) , ERTUR ( Bâtiments et travaux Urbains  ) , SONATIT ( Forage et Hydraulique ) , CASSAP ( Céréales ) , A.D.E ( Eau Potable ) . O.P.I.BO ( Irrigation et Drainage )  des  banques  et  assurance  ( CNMA , BADR , , SAA et CAAT ) ,  O3  postes et télécommunications , des Subdivisions techniques :  DIB  ( Ponts et chaussées ) S.U.C.H ( Urbanisme ) et une  Subdivision Hydraulique . À priori, 70 % de ces structures économiques, sont mises en veilleuse durant les années 1990, soit par voie de fermeture ordonnée, soit par faillite, soit décision locale . Pour ce qui est du patrimoine artistique, la Commune dispose de  trois (03) maisons de culture (Bouguermouh, FAJ et la maison de la polyclinique). Malheureusement pour des raisons techniques et le manque d’éducateurs, ces espaces spacieux dans un sens, reste que bâtisses décorant la ville. Enfin, le patrimoine linguistique repose sur plusieurs  langues parlées, l’Arabe (90 %) , le Français ( 75 %) et le Kabyle ( 10 %) , l’Anglais ( 08 %) , l’Espagnole ( 06 %) et l’Allemand ( 02 %) en majorité des étudiants .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Brune (1912-1973) écrivain et journaliste
  • Khalida Toumi ( 1958 ) ministre de la Culture
  • Kourdali Mustapha (1949 ) Colonel D.R.S
  • Kermia Sebti dit Sofiane ( 1950 ) Animateur de Télévision
  • Bensalem Abderrahmane ( 1947) Expert en physique
  • Omari Boudjamaâ ( 1956) Mathématicien
  • Harkat Mustapha ( 1950) Décorateur et Miniaturiste
  • Merabti Mohamed ( 1953 ) Général de corps d'Armée
  • Bouroubi Mustapha ( 1955) Général
  • Djadane Abderrahmane ( 1935) Docteur d'état en mathématiques, ( Université Alger ) premier arabe Bachelier (1955)
  • ZAIR Brahim : Journaliste
  • HAMZA Rachid : Footballeur
  • REZIG Said : Diplomate et chargé des relations Algéro-Africaines
  • Madame BARKI , née BOUGHERBI Aicha : Femme politique et Présidente de l'Association " Iqra "
  • CHERFAOUI Abdelkrim : Éminent architecte ( Université de Saint Louis - USA )
  • MIHOUBI Brahim : Commissaire-politique A.L.N
  • Ahmed MADANI (1952 ) Haut fonctionnaire de l'état..Conseiller du médiateur de la République. Conseiller du ministre de logement et de l'urbanisme.

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Bouira : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Distances orthodromiques, dites aussi à vol d'oiseau
  3. « Décret no 84-365 du 1er novembre 1984 fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67,‎ 19 décembre 1984, p. 1495 (lire en ligne).
  4. Foudil Cheriguen, Toponymie algérienne des lieux habités (les noms composés), Alger, Épigraphe,‎ 1993, p. 72, 79.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]