Gwen Jorgensen

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Gwen Jorgensen
Gwen Jorgensen winner in Stockholm 2013 -4.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (33 ans)
WaukeshaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activité
Autres informations
Taille
1,78 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Masse
57 kgVoir et modifier les données sur Wikidata
Entraîneur
Jamie Turner
Sponsor
Site web

Gwen Rosemary Jorgensen (née le à Waukesha) est une triathlète professionnelle américaine, triple championne des États-Unis (de 2013 à 2015), double championne du monde (2014 et 2015) et médaillée d'or aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Après cette victoire olympique, elle met un terme à sa carrière de triathlète et pratique la course de fond.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Ses parents sont Nancy et Joel Jorgensen, une sœur ainée, Gwen acquiert un master en comptabilité à l'Université de Madison dans le Wisconsin, elle est employée comme comptable chez Ernst & Young à Milwaukee, où elle vit toujours[1].

Gwen Jorgensen monte pour la première fois sur un podium au championnat du monde universitaire à l'âge de 24 ans en 2010, elle prend la deuxième place dans un temps de h 55 min 26 s[2]. Elle est distinguée quelques mois après, malgré son jeune âge, duathlète et triathlète américaine de l'année 2010[1].

Carrière en triathon[modifier | modifier le code]

Gwen Jorgensen confirme son potentiel l'année suivante en août à Londres, où elle se retrouve sur le podium d'une épreuve de championnat du monde (WTS) entre la Britannique Helen Jenkins et l'Allemande Anja Dittmer[3]. Elle gagne ensuite trois épreuves WTS en 2013, avant d'en remporter cinq l'année suivante et de devenir championne du monde 2014[4],[5].

Depuis 2013, elle est licenciée dans des clubs français, après deux années au Tri Val de Gray en Haute-Saône[6],[7], elle rejoint en 2015 l'E.C. Sartrouville Triathlon dans les Yvelines[7], et l’équipe de première division appelée la « Green Team » au regard des maillots verts du club[8].

Gwen Jorgensen remporte les sept étapes des championnats du monde sur lesquelles elle s'engage en 2015, elle est la première triathlète à être invaincue sur le circuit WTS au cours d'une même année, depuis sa création en 2009[9]. Le , lors de l'épreuve d'Auckland en Nouvelle-Zélande, elle devient la première femme à atteindre le nombre de dix victoires en WTS[9].

Elle est sacrée championne olympique en 2016 à Rio de Janeiro[10].

Elle remporte ce titre olympique après un duel au plus haut niveau avec Nicola Spirig tenante du titre. Dès le départ, la partie natation est emmenée par l'Espagnole Caroline Routier, triathlète parmi les meilleures nageuses du circuit, avec dans son sillage un groupe comprenant la plupart des compétitrices pouvant prétendre au titre. La sortie d'eau et la première transition créent une scission sans grand écart dans le groupe et c'est sur la première boucle du parcours vélo, dès la première difficulté, que les premières attaques provoquent une échappée de seize triathlètes dont Gwen Jorgensen et la Suissesse championne en titre Nicola Spirig. L'échappée collabore suffisamment pour creuser un écart de trois minutes avec le groupe de chasse à l'arrivée de la seconde transition.

Si la première à sortir du parc pour entamer la course à pied est la Sud-Africaine Mari Rabie, cette dernière est rapidement reprise par Gwen Jorgensen et Nicola Spirig qui sur un tempo de course très élevé, lâchent rapidement les autres femmes du groupe et établissent un écart de plus de trente secondes avec les premières poursuivantes. Les premiers tours de la course à pied se résument en un duel tendu entre les deux championnes qui évitent soigneusement de collaborer malgré les demandes répétées de la tenante du titre afin que l'Américaine prenne la course à son compte. Au milieu du dernier tour, Nicola Spirig fait mine de ralentir pour obliger Gwen Jorgensen à repasser devant, celle-ci en profite pour placer une fulgurante accélération et distance de 40 secondes la championne olympique pour franchir la ligne d'arrivée en vainqueur dans une grande émotion. Nicola Spirig absente du circuit courte distance depuis quelque temps a malgré tout chèrement défendu son titre et remporte la seconde médaille olympique de sa carrière[11],[12].

Course de fond[modifier | modifier le code]

A l'issue de sa victoire olympique en triathlon, elle se lance dans la course de fond. Elle participe en 2016 au marathon de New York qu'elle clôture en h 41 min 1 s. Cette expérience positive l'incite à poursuivre dans cette pratique sportive. Elle confirme son engagement en mettant un terme à sa carrière dans le triathlon. Elle se fixe pour objectif de participer au marathon des Jeux olympiques de Tokyo en 2020[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2011, elle rencontre Patrick Lemieux né en 1987, ancien cycliste professionnel[14], qui abandonne sa carrière pour entraîner celle[15] qui devient son épouse en [16]. Ensemble, ils ont un petit garçon, Stanley né en [17].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Gwen Jorgensen – Victorieuse au Triathlon de Tiszaújváros en 2011

Les tableaux présentent les résultats les plus significatifs (podium) obtenus sur le circuit international de triathlon depuis 2011[18],[4].

Année Compétition Pays Position Temps
2016 Jeux olympiques d'été Drapeau du Brésil Brésil Médaille d'or h 56 min 16 s
Championnat du monde en relais mixte Drapeau de l'Allemagne Allemagne Médaille d'or h 20 min 29 s
Championnat du monde - Classement Général Médaille d'argent 4435 points
WTS Leeds Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Médaille d'or h 0 min 33 s
WTS Yokohama Drapeau du Japon Japon Médaille d'or h 56 min 2 s
2015 Championnat du monde - Classement Général Médaille d'or 5200 points
WTS Hambourg Drapeau de l'Allemagne Allemagne Médaille d'or h 57 min 8 s
WTS Londres Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Médaille d'or h 55 min 56 s
WTS Yokohama Drapeau du Japon Japon Médaille d'or h 57 min 20 s
WTS Gold Coast Drapeau de l'Australie Australie Médaille d'or h 56 min 59 s
WTS Auckland Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Médaille d'or h 9 min 4 s
WTS Abou Dabi Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis Médaille d'or h 58 min 59 s
2014 Championnat du monde - Classement Général Médaille d'or 5085 points
WTS Hambourg Drapeau de l'Allemagne Allemagne Médaille d'or h 56 min 54 s
WTS Edmonton Drapeau du Canada Canada Médaille d'or h 0 min 5 s
WTS Chicago Drapeau des États-Unis États-Unis Médaille d'or h 55 min 33 s
WTS Londres Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Médaille d'or h 54 min 44 s
WTS Yokohama Drapeau du Japon Japon Médaille d'or h 58 min 38 s
Championnat des États-Unis Drapeau des États-Unis États-Unis Médaille d'or h 55 min 33 s
2013 WTS Stockholm Drapeau de la Suède Suède Médaille d'or h 55 min 31 s
WTS Yokohama Drapeau du Japon Japon Médaille d'or h 57 min 5 s
WTS San Diego Drapeau des États-Unis États-Unis Médaille d'or h 59 min 59 s
Championnat du monde en relais mixte Drapeau de l'Allemagne Allemagne Médaille de bronze h 18 min 19 s
Championnat des États-Unis Drapeau des États-Unis États-Unis Médaille d'or h 59 min 59 s
2012 Coupe du monde - l'étape de Banyoles Drapeau de l'Espagne Espagne Médaille d'or h 59 min 39 s
2011 Coupe du monde - l'étape de Tiszaújváros Drapeau de la Hongrie Hongrie Médaille d'or h 59 min 54 s
Victoires en séries mondiales de triathlon
Année Nombres Étapes
2016 2 Yokohama, Leeds
2015 7 Chicago (Finale), Hambourg, Londres, Yokohama, Gold Coast, Auckland, Abou Dabi
2014 5 Edmonton (Finale), Hambourg, Chicago, Londres, Yokohama
2013 3 Stockholm, San Diego, Yokohama
Total 17

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Gwen Jorgensen: From Accountant to No. 1 Triathlete », sur https://www.wsj.com (consulté le 25 janvier 2015).
  2. « Valence Championnat du monde universitaire 2010 », sur www.triathlon.org (consulté le 17 janvier 2015).
  3. « Results WTS Londres 2011 », sur www.triathlon.org (consulté le 17 janvier 2015).
  4. a et b « Palmarès ITU : Gwen Jorgensen », sur www.triathlon.org (consulté le 17 janvier 2015).
  5. « WTS Results 2014 », sur www.triathlon.org (consulté le 17 janvier 2015).
  6. « Une premiere pour le Tri Val de Gray », sur www.trivaldegray.com (consulté le 28 janvier 2015).
  7. a et b « Grand Prix Triathlon Mutations 2015 », sur www.trimag.fr (consulté le 28 janvier 2015).
  8. « Gwen Jorgensen rejoint la Green Team ! », sur www.sartrouville-triathlon.com (consulté le 28 janvier 2015).
  9. a et b « ITU Profil : Gwen Jorgensen », sur www.triathlon.org (consulté le 6 novembre 2015).
  10. « Jeux Olympiques : l'Américaine Jorgensen en or », sur www.lequipe.fr, (consulté le 20 août 2016)
  11. Thierry Deketelaere et Olivier Berraud, « JO Rio femmes : Jorgensen prive Spirig de doublé », .
  12. (en) Merryn Sherwood, « Gwen Jorgensen (USA) claims Olympic Gold in dominant Rio perfomance », .
  13. Alexandre Saint-Jalm, « Gwen Jorgensen quitte le triathlon pour le marathon, tout cela est logique? », sur trimes.org, (consulté le 29 août 2018).
  14. « Fiche cyclisme : Patrick Lemieux », sur www.siteducyclisme.net (consulté le 12 juillet 2018)
  15. « Gwen Jorgensen triathlon husband Patrick », sur www.sportsworld.nbcsports.com (consulté le 12 juillet 2018)
  16. « Gwen Jorgensen olympics triathlon », sur www.eu.usatoday.com (consulté le 12 juillet 2018)
  17. « Gwen Jorgensen audacious new goal », sur www.jsonline.com (consulté le 12 juillet 2018)
  18. « Gwen Jorgensen Triathlon », sur www.les-sports.info (consulté le 17 janvier 2015).

Voir Aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]