TechnicAtome

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TechnicAtome
logo de TechnicAtome
Logo TA

Création 1972, actionnariat initial : 90 % CEA ; 10 % EDF
Dates clés 1972, le Département de Construction des Piles du CEA devient technicatome
1975, le Département de la Propulsion Nucléaire du CEA est rattaché à technicatome
1993, Framatome devient actionnaire de technicatome à hauteur de 25 %
2001, technicatome rejoint le groupe Areva
2006, technicatome devient Areva TA, en 2017 la société retrouve le nom commercial TechnicAtome
2018 le 10/10/2018 1ère divergence du réacteur RES.
Fondateurs CEA, EDF
Personnages clés Rémy Carle, Jacques Chevallier, Jean-Louis Andrieu, Yves Bonnet, Maurice Fajeau, André Mocquard, Roger Delayre, Jean Havard, Nicolas Gaouditz, Maurice Grimal, Roland Le Heiget, Roger Ferry, Charles Fribourg, Alain Tournyol du Clos
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Siège social Villiers-le-Bâcle
Drapeau de France France
Direction Loïc Rocard, président-directeur général
Actionnaires Agence des participations de l'État, Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives, Naval Group et Électricité de FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Réacteurs nucléaires de petite et moyenne puissance dont notamment destinés à la propulsion navale (K15, K48etc.), réacteurs expérimentaux et de production de radioélément.
Filiales ARCYS
Effectif 1 522 (décembre 2014)[1]
SIREN 722045879Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web technicatome.com

Chiffre d'affaires 308 884 000 € (2015)[1]
Résultat net 76 910 000 € (2015)[1]

La société TechnicAtome, anciennement technicatome, puis Areva TA, est l'ancien département de construction des piles du CEA, célèbre pour la conception, la construction et l'exploitation du premier réacteur à eau pressurisée français (le prototype à terre : PAT à Cadarache). Son siège social se trouve à Villiers-le-Bâcle, au cœur du cluster technologique Paris-Saclay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce département a été externalisé en 1972 pour concevoir, fabriquer, et maintenir les réacteurs nucléaires de propulsion navale des bâtiments français, devenant ainsi une société anonyme nommée Société technique pour l'énergie atomique et prenant le nom commercial de technicatome jusqu'en 2006 où, TechnicAtome rejoint le groupe Areva, son nom commercial devient alors « Areva TA ».

En mars 2017, le groupe Areva cède ses parts, le nom commercial devient « TechnicAtome ».

Le 16 décembre 2015, le journal Le Monde affirme qu'Areva TA va sortir du groupe Areva pour être détenue directement par l'APE, DCNS et le CEA[2]. Le 30 mars 2017, Areva annonce la cession de sa participation majoritaire dans sa filiale Areva TA, qui appartient désormais à 50,3 % à l'Agence des participations de l'État[3]. Pour sa part, Naval Group (ex-DCNS) monte dans le capital de TechnicAtome, passant de 6,5 % à 20,3 % tandis que le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) prend une participation de 20,3 %. Enfin, EDF détient 9 % de TechnicAtome.

Activités[modifier | modifier le code]

Les principales activités sont les suivantes :

  • la propulsion nucléaire navale ; la société produit et assure la maintenance des réacteurs nucléaires de propulsion navale des sous-marins et des porte-avions de la flotte militaire. Ceci concerne :
  • le nucléaire civil — ingénierie des installations, conception, etc. :
    • réacteurs de recherche et de production de radioéléments comme actuellement la conception du réacteur Jules-Horowitz (RJH) en construction au centre d'études de Cadarache ;
    • conception et réalisation de Centre de recherche nucléaires comme celui de la Mamoora au Maroc ou celui, interrompu, de Téhéran[4] ;
    • conception de réacteur électrogènes de petite et moyenne puissance ;
    • conception de réacteurs calogènes (projet Thermos) ;
    • conception et réalisation de centre de traitement et stockage de déchets comme les centres de l'Aube et d'El Cabril en Espagne ;
    • construction du réacteur d'essais à terre (RES) à Cadarache.

Elle a participé également à la réalisation d’équipements et de systèmes électroniques pour les transports, comme l'équipement de certains métros ; le système de pilotage automatique des lignes A et B du métro de Lyon en test depuis janvier 2010 est le fruit d'Areva TA[5].L'entreprise équipa également les métros MF01 de la ligne 2 du métro de Paris.

Capital[modifier | modifier le code]

1972-1993[modifier | modifier le code]

1993-2001[modifier | modifier le code]

2001-2017[modifier | modifier le code]

2017-Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Groupe et filiales[modifier | modifier le code]

Elle compte comme filiale la société suivante[6] :

  • ARCYS, entreprise spécialisée dans l'électronique de pointe dont le siège social est basé à Blagnac (Toulouse, France) depuis 1975.
  • Dans le cadre de son recentrage stratégique, Areva TA décida de céder :
    • sa filiale 01dB-Metravib. La cession a été effectuée le 27 décembre 2011[7] ;
    • ses filiales Areva Risk Management Consulting SAS et Areva Risk Management Consulting Ltd à AREVA NP le 31 décembre 2013 ;
    • sa filiale Technoplus Industries à Impala SAS le 1er août 2013[8] ;
    • sa filiale Corys TESS à Areva NP le 31 décembre 2013[9] ;
    • son activité contrôle commande transport à Alstom Transport le 31 octobre 2014[10] ;
    • son activité de réalisation et de mise en œuvre de lignes d'assemblage d'équipements de taille importante pour l'aéronautique à AIP Aerospace le 30 novembre 2014[11].

Sites[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Bilan SOCIETE TECHNIQUE POUR L'ENERGIE ATOMIQUE (TECHNICATOME), sur societe.com, 2014
  2. Denis Cosnard, « L’État nationalise une partie d’Areva », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 16 décembre 2015)
  3. lire en ligne, sur fusacq.com
  4. « À la suite de l'accord passé en juin 1974 entre les gouvernements français et iranien, TechnicAtome s'était vu confier la construction, près de Téhéran, d'un centre de recherches nucléaires pour laquelle elle avait engagé d'importantes sommes d'argent. Cette dette n'ayant pas été réglée après plusieurs années, la filiale du C.E.A. a donc choisi de régler ce contentieux par voie juridique. »

    Elle a, dès lors, saisi en avril 1981 en France 80 tonnes d'uranium iranien (in « La société TechnicAtome retient en France 80 tonnes d'uranium iranien », Le Monde, 23 avril 1981).
  5. lire en ligne, sur leprogres.fr
  6. lire en ligne, sur verif.com
  7. Communiqué 01dB-Metravib
  8. lire en ligne, sur capital.fr
  9. lire en ligne, sur corys.fr
  10. Contrôle commande transport, sur areva.com
  11. Cession activité aéronautique, sur lesechos.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]