Syndrome d'aliénation parentale

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Ne doit pas être confondu avec Aliénation parentale.

Le syndrome d’aliénation parentale (abrégé en SAP) est une notion introduite par Richard A. Gardner au début des années 1980, faisant référence à ce qu’il décrit comme un trouble dans lequel un enfant, de manière continue, rabaisse et insulte un parent sans justification. Selon Gardner, ce syndrome apparaîtrait en raison d’une combinaison de facteurs, comprenant l’endoctrinement par l’autre parent (presque exclusivement dans le cadre d’un conflit sur la garde de l’enfant) et les propres tentatives de l’enfant de dénigrer le parent ciblé[1]. Gardner a introduit ce terme dans un article publié en 1985, décrivant un ensemble de symptômes qu’il dit avoir observé dans sa propre pratique en tant que thérapeute[1].

Le syndrome d'aliénation parentale n’est pas listé dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) de la Association américaine de psychiatrie ni dans la Classification internationale des maladies de l'Organisation mondiale de la santé. Cependant, des psychologues et des juristes l'utilisent et défendent sa reconnaissance.

Gardner a dépeint le SAP comme étant reconnu par le système judiciaire et comme ayant établi une variété de jurisprudences, mais l’analyse juridique des affaires actuelles indique que cette déclaration est incorrecte[2] : la recevabilité du SAP a été rejetée par une expertise et par la Cour d'appel d'Angleterre et du pays de Galles au Royaume-Uni, et le Ministère de la Justice du Canada a avancé des recommandations contre son usage. Le terme SAP a néanmoins été mentionné dans certains conflits devant les tribunaux de la famille aux États-Unis[3],[4].

La théorie initiale de Gardner et les recherches qui y sont liées ont été critiquées par des juristes et des spécialistes de la santé mentale pour leur manque de fiabilité et de validité scientifique[5],[6],[7],[8],[2]. Cependant, un concept apparenté d’aliénation parentale, à savoir l’éloignement d’un enfant d’un de ses parents, est reconnu comme une dynamique dans certaines familles en situation de divorce[5],[9],[10]. Cependant, de nombreux psychologues décrivent des cas de syndrome d'aliénation parentale comme Jacques Biolley[11], qui préfère employer le terme de "syndrome d'éviction parentale" ou "syndrome d'exclusion parentale", ou encore Marie-France Hirigoyen qui aborde rapidement le sujet dans ses deux livres "Le harcèlement Moral"[12] et "Abus de faiblesse et autres manipulations"[13].

En France, l'ACALPA, association réunissant de nombreux psychologues et juristes, lutte pour sa reconnaissance officielle et la défense des enfants concernés[14].

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Définition du syndrome[modifier | modifier le code]

1ère définition du syndrome d'aliénation parentale (Gardner, 1985)[modifier | modifier le code]

Le syndrome d’aliénation parentale est une notion initialement introduite par le pédopsychiatre Richard A. Gardner s’appuyant sur ses expériences cliniques datant du début des années 1980[1]. Dans un article publié en 1985, Gardner décrit ce qu'il nomme le syndrome d'aliénation parentale (SAP), à savoir, un ensemble de troubles psychologiques qui seraient la conséquence chez l'enfant et l'adolescent d'une situation où un parent qualifié d'«aliénant» s'efforce par tous les moyens de l'éloigner de son autre parent (qualifié de « parent aliéné »). Selon Gardner, ce trouble naîtrait principalement dans le contexte d'un conflit sur la garde de l'enfant et résulterait d'une combinaison d'endoctrinements par le parent aliénant et des propres contributions de l'enfant à la diffamation du parent aliéné[1]. L'enfant, préoccupé par l’un de ses parents, le critique, le déprécie et le dénigre d’une manière excessive et sans motifs valables[15]. Selon Gardner, l'endoctrinement du parent aliénant serait soit délibéré et volontaire, soit inconscient et, dans ce cas, involontaire[16]. Cependant, le parent qui exerce un contrôle sur l'enfant saurait que la situation se fait au détriment de celui ci mais accepterait une situation qui lui est avantageuse. L'aspect "involontaire" posant donc question.

Dans cette première définition, Gardner identifie huit symptômes qui caractérisent le syndrome d'aliénation parentale, à savoir :

  1. une campagne de dénigrement à l'encontre du parent ciblé ;
  2. des rationalisations/argumentations souvent faibles, absurdes, frivoles, changeantes, venant à justifier de ce dénigrement et de cette haine ;
  3. l’absence d’ambivalence (du moins affichée) vis-à-vis du parent ciblé ;
  4. des affirmations fortes que cette décision de rejeter le parent appartient à lui (l'enfant) seul (le « phénomène du penseur indépendant ») ;
  5. un soutien intentionnel, indéfectible et absolu au parent "favori" dans le conflit ;
  6. l’absence de culpabilité (du moins affichée) vis-à-vis de la façon de traiter le parent aliéné ;
  7. l’usage de scénarios et de phrases empruntés au parent aliénant ;
  8. un dénigrement (et une rupture des liens) concernant non seulement le parent ciblé mais aussi l'ensemble de cette branche parentale / familiale[17],[18],[19].

Le SAP a été à l’origine développé pour justifier la croissance de signalements de maltraitance d’enfant dans les années 1980[20],[21]. Gardner croyait à l’origine que les parents (habituellement les mères) lançaient de fausses accusations de maltraitance sur mineur et d’abus sexuel sur mineur contre l’autre parent (habituellement les pères) dans le but d’empêcher le développement de contacts entre eux[22],[23]. Alors que Gardner a initialement décrit la mère comme étant la personne aliénante dans 90 % des cas de SAP, il a déclaré plus tard que les deux parents étaient aussi enclins à aliéner[20],[18],[24]. Il a également déclaré par la suite que les accusations d’abus sexuels n’étaient pas présentes dans la grande majorité des cas de SAP qu’il avait rencontrés[21]. La surreprésentation des mères, au moment des observations faites par Gardner, ayant ensuite été critiquée comme constitutif d'un biais statistique lié au fait que les juges donnaient très majoritairement la garde aux mères. Le parent le plus en capacité de mettre en place un SAP, ou SEP, étant le parent qui s'est vu accordé la "garde principale" de l'enfant.

2ème définition du syndrome d'aliénation parentale (Gardner, 1998)[modifier | modifier le code]

3ème définition du syndrome d'aliénation parentale (Cavedon et Magro, 2010)[modifier | modifier le code]

SAP et droit de garde[modifier | modifier le code]

Les propositions de Gardner[modifier | modifier le code]

Gardner, et d’autres à sa suite, ont divisé le syndrome d'aliénation parentale en trois niveaux : léger, modéré et sévère. Le nombre et la sévérité des huit symptômes affichés croit en fonction de ces différents niveaux. Les recommandations pour la prise en charge diffèrent selon le niveau de sévérité des symptômes de l’enfant. Bien que le diagnostic de SAP soit établi sur la base des symptômes de l’enfant, Gardner a déclaré que tout changement dans la garde de l’enfant devrait être basé principalement sur la sévérité des symptômes du parent aliénant[Lesquels ?][25]. Selon Gardner, les décisions judiciaires relatives au droit de garde et aux conditions d'exercice du droit de visite devraient découler de l'appréciation de la sévérité du syndrome d'aliénation parentale afin de préserver les droits du parent non-gardien (le plus souvent le père) et garantir un développement psychologique harmonieux des enfants.

Cas légers[modifier | modifier le code]

Dans les cas légers, où les programmations du parent gardien (décrit comme parent aliénant par Gardner) contre l'autre parent n’entraînent pas de perturbation du droit de visites, Gardner recommande de ne pas recourir au tribunal concernant le droit de visite[19],[25]. Selon Gardner, il serait dommageable pour l'enfant qu'un parent s'exprime de manière neutre à propos de son ex-conjoint, au lieu d'adopter un ton affectueux[2]. Cependant, les parents divorcés ont le droit à la libre expression de leurs opinions - y compris défavorables - de leurs ex-conjoints[2].

Cas modérés[modifier | modifier le code]

Dans les cas modérés, où la programmation parentale est plus poussée et où l'enfant refuse les visites de l'autre parent, Gardner recommande que la garde principale demeure avec le parent aliénant si l’on peut s’attendre à ce que le lavage de cerveau cesse ; si ce n’est pas le cas, la garde devrait être transférée au parent ciblé. En outre, il recommande une thérapie avec l’enfant pour faire cesser l’aliénation et assainir la relation endommagée avec le parent ciblé[19],[25]. Pour Gardner, seuls des thérapeutes spécialisés dans le traitement du syndrome d'aliénation parentale sont à même d'intervenir[2]. Ces spécialistes ne doivent pas hésiter à menacer le parent non gardien de la perte du droit de garde ni s'abstenir d'exercer des pressions envers lui/elle afin qu'il adopte un comportement adéquat[2]. Le parent aliénant et l'enfant voient le même thérapeute et ce dernier ne doit pas dénoncer d'éventuelles violences qui apparaitraient dans ce cadre[2]. Contrairement aux pratiques usuelles en matière de thérapie familiale, le thérapeute ne voit pas toute la famille mais uniquement le parent aliénant et le ou les enfants diagnostiqués comme souffrant du syndrome d'aliénation parentale[2]. Enfin, Gardner recommande que les parents aliénants et leur enfant soient forcés de suivre un tel traitement thérapeutique, même s'ils n'en ressentent pas le besoin de ce traitement ou s'y refusent[2].

Cas sévères[modifier | modifier le code]

Dans les cas sévères, où les les enfants présentent la plupart ou l’ensemble des huit symptômes, et refusent obstinément la visite chez le parent ciblé - y compris avec des menaces de fugue ou de suicide si la visite est forcée - Gardner recommande que l’enfant soit retiré de la maison du parent aliénant puis placé dans une maison de transition avant d’aller dans la maison du parent ciblé. Une thérapie pour l’enfant est également recommandée[19],[25]. En cas de syndrome d'aliénation parentale modérée à sévère, Gardner incite le parent non gardien à saisir les tribunaux afin que le transfert de l'enfant chez lui soit ordonné par le tribunal, qu'il soit défendu au parent aliénant de prendre contact avec l'enfant pendant plusieurs semaines et que des amendes soit infligées au parent aliénant[2],[26]. Dans les cas jugés sévères de syndrome d'aliénation parentale, Gardner recommande également aux juges de ne pas prendre au sérieux les allégations d'abus sexuels qui surviendraient dans le cadre d'une procédure de divorce[7].

Avec le temps, Gardner a reconsidéré son point de vue et a exprimé moins de soutien pour les stratégies de prise en charge les plus agressives[Lesquelles ?][27].

Selon Gardner, il faut agir rapidement en cas de syndrome sévère d'aliénation parentale car sinon le lien avec l'autre parent - le parent aliéné - serait endommagé de manière irrémédiable, voire même à vie[7]. Cette affirmation n'est pas corroborées par les études à ce sujet qui montrent au contraire que l'enfant se rapproche du parent aliéné lorsqu'il grandit et devient plus mature psychologiquement, exception faite des cas de maltraitance[7].

Intérêt supérieur de l'enfant[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des procédures de divorce ou de séparation, les juges sont fréquemment amenés à prendre des décisions relatives à l'autorité parentale et au lieu de résidence des enfants. Les législations occidentales et européennes prévoient généralement que ces décisions soient prises en fonction de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les juges sont ainsi censés évaluer les situations au cas par cas et non suivre des principes généraux tels que ceux proposés par Gardner. De ce fait, tant les professionnels de la santé, du droit des enfants et de la protection contre la maltraitance infantile se sont à maintes reprises alarmés des conséquences problématiques des prises de position de Gardner en matière de droit de garde[21],[28],[2].

Le cas des maltraitances envers l'enfant et l'adolescent[modifier | modifier le code]

Apologie de la pédophilie[modifier | modifier le code]

Dans ses écrits, Gardner a fait l'apologie de la pédophilie. On peut ainsi lire dans True and false accusations of child sex que « la pédophilie a été considérée comme étant la norme par la vaste majorité des individus dans l'histoire du monde[29]» et qu'il s'agit là «d'une pratique largement répandue et acceptée parmi littéralement des milliards de personne[29] Selon lui - et contrairement à toute la littérature scientifique disponible à ce sujet - les abus sexuels n'auraient pas forcément des conséquences traumatisantes pour les enfants concernés, les effets dépendraient des attitudes sociales vis-à-vis de la pédophilie[21]. Il s'est déclaré favorable à ce que la mise à jour d'un abus sexuel ne soit pas automatiquement dénoncée aux autorités et a milité pour que des fonds fédéraux soient attribués pour assister ceux qui sont accusés à tort d'abus sexuel[21]. La position de Gardner relative à la pédophilie s'inscrit dans sa théorie personnelle sur la sexualité, d'après laquelle la violence sexuelle masculine dans son ensemble serait " bénéfique du point de vue reproductif" pour l'humanité dans une perspective de l'évolution[2].

En ce qui concerne la définition du syndrome d'aliénation parentale et les abus sexuels, la position de Gardner a changé au cours du temps. Dans les années 80, Gardner proclame que lorsqu'un syndrome d'aliénation parentale est diagnostiqué chez l'enfant, alors l'on peut être certain que l'enfant n'a pas subi d'abus sexuel[30]. A la fin des années 90 en revanche, il considère qu'il ne faut pas diagnostiquer de syndrome d'aliénation parentale en cas d'abus sexuel avéré[31].

Abus sexuel ou affabulations ?[modifier | modifier le code]

Lorsque Richard Gardner conceptualise le SAP, il est convaincu que les mères ont de plus en plus recours à des fausses accusations d'abus sexuel afin de s'octroyer la garde exclusive de leur(s) enfant(s)[21],[30]. En particulier, il est persuadé que :

  • il y a une épidémie d'accusations d'abus sexuels faites par les mères séparées dans le cadre de conflits autour de la garde de l'enfant ;
  • la majorité des accusations d'abus sexuels émergeant dans le cadre de conflit sur la garde de l'enfant sont infondées ;
  • la majorité des fausses accusations sont le fait de d'épouses vengeresses qui cherchent à refuser un droit de garde à leur ex-conjoint ;
  • les parents maltraitants ou négligeant en matière d'éducation se comportent d'une manière stéréotypée et sont faciles à repérer[21].

Richard Gardner est en effet d'avis que les mères éprouvent davantage que les pères le besoin de se venger de leur ex-conjoint car les hommes «[auraient] davantage d'opportunités de trouver une nouvelle partenaire[32] ». Pour Gardner, les mères transmettent leur colère de manière consciente ou inconsciente à leur enfant, et c'est ce processus qui est à la source des accusations d'abus sexuels.[30] Le but de ces mères est plus la vengeance qu'un souci authentique de protéger leur enfant[30]. Gardner veut en voir la preuve dans le fait qu'elles sont prêtes à dénoncer pénalement des abus sexuels, une attitude qui d'après lui découle du fait «[qu'elles] ne comprennent généralement pas le traumatisme psychologique subi par l'enfant à la suite des interrogatoires répétés par des professionnels de la santé mentale et du droit. (...) Elles en veulent tellement à leur mari et sont si déterminées à se venger de lui qu'elles font l'impasse sur les effets préjudiciables des interrogatoires sur leur enfants[33] ».

C'est dans cette perspective qu'il développe en 1987un outil de mesure censé discriminer entre les fausses accusations d'abus sexuels et les situations d'abus sexuels avérés[2]. Il intitule cette échelle Sexual Abuse Legitimacy Scale (SALS)[34],ce qu'on peut traduire en français par «Échelle de légitimité des abus sexuels».

Mesures d'éloignement (protection de l'enfance)[modifier | modifier le code]

Réception par la communauté scientifique[modifier | modifier le code]

La formulation originale de Gardner qualifie presque exclusivement les mères comme étant le parent aliénant. Elle a été approuvée par les groupes de défense des droits des pères, car elle leur a permis d’expliquer la réticence des enfants à rendre visite à leurs pères et de jeter le blâme sur leurs ex-épouses[27],[35]. En revanche, les groupes de femmes ont critiqué le SAP car il permettait aux agresseurs de prétendre que les allégations de traitement abusif par la mère ou par l'enfant n’étaient qu’un reflet d’un lavage de cerveau[27]. La surreprésentation des mères, au moment des observations faites par Gardner, ayant ensuite été critiquée comme constitutif d'un biais statistique lié au fait que les juges donnaient très majoritairement la garde aux mères. Le parent le plus en capacité de mettre en place un SAP, ou SEP, étant le parent qui s'est vu accordé la "garde principale" de l'enfant. L'utilisation d'accusation de traitement abusif est assez classique des séparations conflictuelles. Gardner a cependant souligné que le SAP pouvait s’appliquer seulement dans des situations où un abus ou une négligence réelle n’avait pas eu lieu[2],[36]. Il a noté en 1998 qu’une augmentation de la prise de conscience des SAP a entraîné une augmentation de sa mauvaise utilisation comme une manœuvre juridique[16]. L'utilisation d'accusation de traitement abusif comme de SAP participant, l'une comme l'autre, à de longues batailles judiciaires.

Le SAP a été cité dans des cas de divorces très conflictuels, et des cas de garde d'enfants, en particulier comme un moyen de défense contre les accusations de violence conjugale ou d'agression sexuelle[7],[19]. Cependant, cette utilisation comme moyen de défense a été également relativisée face à des accusations de violence conjugale ou d'agression sexuelle non avérées et utilisée comme moyen facile de discréditer le parent exclu par certains parents. La validité scientifique du SAP, et donc sa recevabilité dans le témoignage d'experts, fait l'objet d'un débat constant. Il concernait l’ampleur avec laquelle le SAP était accepté par les professionnels sur le terrain et dans quelle mesure la méthodologie scientifique était vérifiable, vérifiée, et possédait un taux d'erreur connu et évaluée par les pairs[19].

Pseudo-science et irréfutabilité[modifier | modifier le code]

Mêmes symptômes, autres causes[modifier | modifier le code]

Absence du DSM[modifier | modifier le code]

Le SAP n'est pas inclus dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV)[2],[21],[22],[37]. Gardner et d'autres personnes ont milité pour son inclusion dans la révision du DSM-V[18],[38]. En 2001, Gardner a soulevé le fait que lorsque le DSM-IV a été publié il n'y avait pas suffisamment de recherches pour y inclure le SAP, mais depuis, il y a eu des articles suffisamment rigoureux pour pouvoir être pris en compte[39]. Dans une enquête des évaluateurs de garde publiée en 2007 aux États-Unis la moitié des réponses étaient défavorables à son inclusion, tandis qu'un tiers y étaient favorables[17]. Une formulation connexe, nommée trouble d'aliénation parentale, a été proposée, suggérant que l'intégration du SAP dans le DSM-V promouverait la recherche sur le sujet et le traitement approprié, ainsi que réduirait le mauvais usage de ce concept valide et fiable[5]. En décembre 2012, la Société américaine de psychiatrie a annoncé que le SAP n'était pas inclus dans la révision du DSM-V[40] faite cette année là.

Statut scientifique[modifier | modifier le code]

Le SAP tel que formulé par Gardner a été critiqué pour son manque de fondement scientifique[41],[42],[43], et en tant qu’hypothèse dont les adeptes n'auraient pas réussi à s'acquitter de la charge de la preuve pour justifier son acceptation[2],[41],[43]. Les premières publications sur le SAP ont été auto-publiées et n’ont pas été révisées par des pairs[10]. Bien que les articles suivants aient été publiés dans des revues évaluées par les pairs, la plupart étaient constitués de preuves anecdotiques sous forme d'études de cas[44],[45]. En outre, dans le peu de recherches effectuées sur le SAP, sa validité et sa réfutabilité n’ont pas été suffisamment prouvées[7],[8]. Le manque de recherches objectives, ainsi que de réplication, de falsifiabilité et de publication indépendante ont conduit à des critiques, qualifiant le SAP de pseudo-science ou de junk science (« science poubelle »)[6],[41],[42] par ses détracteurs. Les défenseurs du SAP admettent que la validité et la fiabilité du SAP doivent être confirmées par des études contrôlées et systématiques à une plus grande échelle[10],[17],[46], et que l’unique étude publiée en 2004 doit être complétée, ce qui suggère que les praticiens pourraient arriver à un consensus basé sur des rapports écrits[47].

Le fondement de la théorie du SAP a été décrit comme incomplet, simpliste et erroné du fait qu’il ignore de multiples facteurs (y compris les comportements de l'enfant, des parents et des autres membres de la famille) qui peuvent contribuer à l'aliénation parentale, au dysfonctionnement de la famille et à la rupture de l'attachement entre un parent et un enfant[10],[20],[48],[44],[49]. Selon ses détracteurs le SAP exagèrerait les effets néfastes de l'aliénation parentale sur les enfants[7],[47]. Cepedant, selon ses défenseurs, il est très difficile de déterminer le nombre de fausses allégations d'abus sexuels sur enfant. Des inquiétudes ont été exprimées sur le fait que le SAP n'ait pas le soutien scientifique suffisant pour être qualifié de syndrome et que Gardner ait popularisé le SAP comme un syndrome en se basant sur une classification de comportements assez vague[10],[22]. Dans le cadre des controverses relatives au SAP, il a été perçu comme fiable par certains juges des tribunaux de la famille[2]. Les partisans du SAP et d’autres sont d'accord sur le fait que l'utilisation du terme “syndrome” peut être inappropriée car elle suppose une légitimité scientifique plus grande qu'il n'a pas été établie[15],[27],[46].

Bien que le SAP ne soit pas accepté comme syndrome, l'aliénation parentale est une dynamique moins controversée présente dans la littérature juridique et de la santé mentale[50],[27]. Depuis que Gardner a proposé le SAP, d'autres chercheurs dans le domaine ont suggéré de se concentrer moins sur le diagnostic du syndrome et plus sur la définition de ‘’l’enfant aliéné’’ ainsi que sur la dynamique des situations qui ont contribué à l’aliénation[20],[27].

Ainsi, parlant de l'aliénation parentale, jacques Biolley écrit : « Afin de perdurer, un tel régime s'appuie sur une mise en scène d'envergure. Au cœur de ce dispositif, une imposture est absolument centrale : elle consiste à affirmer que l'enfant demeure libre de ses pensées. En effet, il est capital que toute idée de conditionnement soit abolie et que l'enfant ait la conviction que les opinions qu'il capte relèvent d'une simple transmission de ce qu'est la vérité. Un endoctrinement réussi implique que l'enfant évolue avec la certitude qu'il n'est ni influencé, ni conditionné. Et encore moins manipulé. Au contraire, il s'estime auteur de ses jugements et certain de détenir une vérité forgée en toute indépendance »[11].

Statut clinique[modifier | modifier le code]

Le SAP a été critiqué pour rendre le travail clinique avec les enfants aliénés confus[10]. L'analyse de Gardner a été critiquée pour l'attribution inappropriée de toute responsabilité du comportement de l'enfant à un seul parent, alors que le comportement de l'enfant est souvent le résultat d'une dynamique plus complexe, dans laquelle les deux parents et l'enfant jouent un rôle[26],[49]. D'autres psychologues ont depuis centré leurs analyse sur le couple enfant-"parent aliénant" et la relation fusionnelle qui entrave l'espace de construction de l'enfant.

Gardner a désapprouvé la critique du SAP en la qualifiant de simpliste et affirmant que, bien qu'il existait une grande variété de causes pour lesquelles un enfant peut devenir aliéné d'un parent, dans le cas du SAP le facteur étiologique primaire était le parent effectuant le lavage de cerveau et que dans le cas contraire le SAP n’avait pas lieu[16]. Gardner a également soulevé que les personnes qui ont initialement critiqué le SAP comme étant caricatural n’étaient pas directement impliquées dans les litiges de garde avec les familles et que les critiques de cette nature se sont éteintes à la fin des années 1980, du fait que le SAP se soit répandu[1].

Lutte pour la reconnaissance du SAP[modifier | modifier le code]

Hubert Van Gijseghem[modifier | modifier le code]

Sexisme et SAP[modifier | modifier le code]

Le SAP a été critiqué pour son sexisme et utilisé par des groupes de pères pour marginaliser les craintes et les préoccupations légitimes concernant des abus. Des groupes de femmes se sont donc opposés à la légitimité du SAP et le considèrent comme un danger pour les enfants[48]. Après ses premières publications, Gardner a révisé sa théorie pour rendre les pères et les mères tout aussi susceptibles d'aliéner ou être manipulateurs et niait le caractère sexiste du SAP. Gardner a indiqué plus tard qu'il croyait que les hommes étaient tout aussi susceptibles d'être aliénants[16]. Des études sur les enfants et les adultes étiquetés comme souffrant du SAP ont suggéré que les mères étaient plus susceptibles que les pères d'être le parent aliénant[17]. Cependant, la surreprésentation des mères, au moment des observations faites par Gardner, a ensuite été critiquée comme constitutive d'un biais statistique lié au fait que les juges donnaient très majoritairement la garde aux mères. Le parent le plus en capacité de mettre en place un SAP, ou SEP, étant le parent qui s'est vu accordé la "garde principale" de l'enfant. L'aspect "sexiste" a dès lors perdu de sa substance.

Recours au diagnostic de syndrome d'aliénation parentale dans les tribunaux[modifier | modifier le code]

Amérique[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

À l’origine, les Affaires judiciaires canadiennes ont accepté des avis d'experts sur le SAP. Elles ont utilisé le terme «syndrome» et étaient d’accord avec la théorie de Gardner selon laquelle un seul des parents était entièrement responsable de l’apparition du SAP. Gardner a témoigné dans un cas (Fortin c Major, 1996), mais le tribunal n'a pas accepté son avis, concluant que l'enfant en question n'avait pas été aliéné. Une conclusion basée sur l'évaluation d'un expert désigné par le tribunal qui, contrairement à Gardner, avait rencontré les membres de la famille[27]. Des affaires plus récentes, bien qu’acceptant le concept d'aliénation, ont mentionné l’absence du SAP dans le DSM-IV, et ont généralement évité la terminologie « syndrome », soulignant que les changements de garde sont stressants pour l'enfant et ne devraient se produire que dans les cas les plus sévères[27]. En 2006 un rapport de recherche du Ministère de la Justice (Canada) décrit le SAP comme « empiriquement non vérifié » et a favorisé un cadre différent pour traiter des questions d'aliénation, bénéficiant de plus de soutien pour la recherche[51]. Les décisions quant à une éventuelle aliénation parentale sont considérées comme appartenant à la justice et déterminées par celle-ci sur la base des faits de l’affaire, plutôt que sur un diagnostic fait par un professionnel de la santé mentale.Il est reconnu que le rejet d'un parent est une question complexe, et qu'une distinction doit être faite entre l'aliénation pathologique et l'éloignement raisonnable[27].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le SAP a été cité dans le cadre du processus de détermination de la garde des enfants aux États-Unis[3]. Sur la base de l'évaluation du SAP, les tribunaux des États-Unis ont accordé la garde exclusive à certains pères[2]. Le SAP a été contesté en vertu du critère Frye qui a évalué sa reconnaissance par la communauté scientifique[2],[52]. Gardner prétendait que le SAP était généralement admis par la communauté scientifique et a passé le test Frye dans deux états[16]. Or, une analyse des affaires judiciaires (2006) impliquant des cas de SAP cités par Gardner a conclu que ces décisions n'ont pas fait jurisprudence, que le SAP est perçu négativement dans la plupart des études juridiques et que les écrits de Gardner ne fondent pas l'existence du SAP. Des soixante-quatre cas précédents, seules deux décisions prises dans l'État de New York par deux tribunaux de juridiction criminelle ont effectivement créé des précédents. Les deux soutenaient que le SAP était irrecevable l’une d’entre elles a révélé que le SAP a échoué au test Frye. Étant donné que la communauté professionnelle n’avait pas fait consensus sur la question, cette décision a été confirmée dans une Cour d'appel. Gardner a listé cinquante affaires sur son site internet, où il déclarait qu’elles avaient mis en place des jurisprudences qui rendaient le SAP recevable. Ceci dit, en réalité aucune ne l’a fait : quarante six n’ont pas discuté sa recevabilité et les quatre restant étaient problématiques :

- Une affaire a établi que le SAP a passé le test Frye, mais l'appel n'a pas discuté le test et a rejeté l’appellation « Syndrome d’Aliénation Parentale ». Le verdict s’est concentré sur la « volonté et la capacité de chaque parent de faciliter et d'encourager une relation proche et continue entre les parents et l'enfant ».

- Dans la seconde affaire, la cour d'appel n'a pas examiné le SAP.

- La troisième affaire a spécifiquement choisi de ne pas discuter la recevabilité du SAP.

- La quatrième affaire n'a pris aucune décision sur le SAP[2].

Europe[modifier | modifier le code]

Des exemples de décisions[53] s'appuyant sur la reconnaissance du SAP apparaissent en France, Roumanie, Finlande, Espagne, Hongrie, Suisse, République tchèque, Bulgarie.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, concernant l'évaluation du SAP, sa recevabilité a été rejetée à la fois dans une étude d'experts[54] et par la Cour d'appel d'Angleterre et du pays de Galles[3],[4]

Aliénation parentale[modifier | modifier le code]

L'aliénation parentale est le fait qu'un parent manipule son enfant de manière à ce que l'enfant développe une vision négative de l'autre parent, voire que l'enfant se mette à refuser de voir l'autre parent. Bien que souvent confondue dans la presse avec le syndrome d'aliénation parentale(SAP), l'aliénation parentale s'en distingue car il s'agit d'actes et de paroles observables, contrairement au syndrome d'aliénation parentale qui résulterait également d'une manipulation inconsciente[55], par nature irréfutable et non observable. Le dénigrement systématique de l'autre parent résultant de la seule animosité à son égard est source de souffrance psychique chez l'enfant et l'adolescent[56]. L'aliénation parentale est une forme de maltraitance psychologique[55].

Lors de séparations et de divorces, les enfants sont parfois victimes de véritables campagnes de manipulations visant à aliéner un enfant à son autre parent dans le but d'obtenir une autorité parentale exclusive et/ou de restreindre fortement l'exercice du droit de visite.

Article détaillé : aliénation parentale.

Évolution du concept de syndrome d'aliénation parentale[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) RA Gardner, « Parental Alienation Syndrome (PAS): Sixteen Years Later », Academy Forum, vol. 45, no 1,‎ , p. 10–12 (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t (en) JA Hoult, « The Evidentiary Admissibility of Parental Alienation Syndrome: Science, Law, and Policy », Children's Legal Rights Journal, vol. 26, no 1,‎ (lire en ligne)
  3. a, b et c (en) Jane Fortin, Children's Rights and the Developing Law, Cambridge University Press, (ISBN 9780521606486), 263
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]