Saint-Pabu

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Saint-Pabu
La rive gauche de l'aber Benoît.
La rive gauche de l'aber Benoît.
Blason de Saint-Pabu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Plabennec
Intercommunalité Plabennec et des Abers
Maire
Mandat
Loïc Guéganton
2014-2020
Code postal 29830
Code commune 29257
Démographie
Gentilé Saint-Pabusiens
Population
municipale
2 068 hab. (2014 en augmentation de 7,48 % par rapport à 2009)
Densité 208 hab./km2
Population
aire urbaine
37 226 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 52″ nord, 4° 35′ 47″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 56 m
Superficie 9,94 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-pabu.bzh

Saint-Pabu [sɛ̃paby] est une commune du nord du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Ses habitants sont appelés les Saint-Pabusiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Pabu est située à 27 km au nord-ouest de Brest et à 6 km au nord-est de Ploudalmézeau.

Communes limitrophes de Saint-Pabu
Landéda
Lampaul-Ploudalmézeau Saint-Pabu
Plouguin Tréglonou

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Relief de Saint-Pabu

La commune, en bordure de la mer Celtique est située sur la rive gauche de l'aber dénommé Aber-Benoît.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se répartit sur trois zones :

  • un espace dunaire en bordure de la côte de la Manche. Cet espace se poursuit sur les communes voisines de Lampaul-Ploudalmezeau et Ploudalmezeau (massif dunaire de Tréompan) et constitue l'un des plus importants massifs dunaires du Léon ;
  • une zone agricole sur la bordure nord du plateau du Léon ;
  • une frange côtière étroite le long de l'aber Benoît où se succèdent prairies et versants boisés.

L'urbanisation s'est développée en rive gauche de l'aber Benoît, du Porz ar Vilin à l'embouchure, et s'est étendue sur une partie du plateau.

Les îlots de Trévors (ou Trevorc'h), au nord de la commune, furent habités jusqu'au XIXe siècle et restent accessibles à basse mer par très grandes marées.

L’île Garo dépend de Landéda, située face à l'Aber Benoit. Elle est accessible à basse mer lors des grandes marées. Son nom proviendrait de gawr (« cerf » en breton) et s'expliquerait par la présence avant la conversion au christianisme sur cette île ou à proximité d'un lieu de culte consacré à la divinité celte Cernunnos[1] ; l'île fut habitée jusqu'à la fin du XIXe siècle et par intermittence jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. On y cultiva des champs et on y éleva des chevaux jusqu'au milieu du XXe siècle. On y trouvé des sépultures très anciennes, datant d'environ 2000 ans.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Attesté sous la forme Sainct Pabu en 1544[2].
  • De saint Tugdual, Papu Tutwal en ancien breton, papu signifiant « père » ou « évêque »[3].
Pabu, venant de papu variante du vieux breton papa ou « père », est le titre ancien de supérieur monastique. Pabu est le génitif de Papa, d'où vient la confusion avec le mot « pape » que la légende attribua faussement à Tugdual de Treguier.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Fondateur de l'ancien évêché de Tréguier, saint Tuwal (ou Tugdual, Tudal, Tual) est né au IVe siècle dans l'actuel Devon (anciennement Devonshire) comté du sud-ouest de l'Angleterre en Cornouailles. De sang royal, il se consacra très jeune à Dieu. Sa vie exemplaire et sainte l'avait désigné à ses frères qui l'élurent leur abbé.
Selon la légende, sur les injonctions d'un ange vu en songe, il émigra en petite Bretagne avec 72 de ses plus fervents disciples. Parmi eux, il y avait sainte Pompeia, sa mère, sainte Sena (ou Sève) sa sœur et Maelhen, une pieuse veuve. La petite compagnie arriva sur la cote du Léon en la baie des Blancs Sablons. Saint Tugdual établit son premier ermitage à une demi-heure de la baie au lieu-dit Lann Pabu aujourd'hui Trebabu. Toujours selon la légende, saint Maudez qui avait eu Tugdual comme disciple construisit un sanctuaire et lui donna le nom populaire du saint fondateur : Pabu.
  • L'évêque du Léon l'édifie en trève de Ploudalmézeau par ordonnance le 29 juillet 1624[5].
  • Saint-Pabu devient commune et paroisse en 1790[5].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1815 François Jean Mazé    
1815 1833 Julien François Moyot    
1833 1834 Julien François Moyot    
1834 1836 René Calvarin    
1844 1851 Gourvennec    
1853 1857 Demenitroux    
1859 1863 Jaouen    
1864 1904 Gabriel Gourvénec    
1904 1909 Sylvère Le Roux    
1909 1912 Guillaume Jaouen    
1912 1935 Jean François Pellen    
1935 1944 Joseph Bégoc    
1945 1945 François Jaouen    
1945 1945 J. L'Hostis    
1947 1959 Jean-Marie Bégoc    
1959 1969 Etienne Riou    
1969 1969 Albert Croguennec    
1969 1983 Joseph Pallier    
1983 1995 Georges Morvan    
1995 2008 Joseph Le Gléau    
2001 2008 Anne-Marie Laot    
2008 en cours Loïc Guéganton DVG Professeur

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

En 2002, Saint-Pabu place Jacques Chirac en tête au premier tour avec 28,9 % des voix exprimées, soit près de 14 points d'écart avec le deuxième, Lionel Jospin. Le second voyant s'affronter Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen, y montre un très fort rejet du Front national. Le score du candidat du RPR est de 90,2 %, huit points de plus qu'au niveau national.

En 2007, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 31,8 % des voix exprimées, Ségolène Royal est deuxième. Cela se confirme au second tour où le candidat UMP fait 51,4 %.

En 2012, François Hollande devance Nicolas Sarkozy au premier tour avec 31,6 % des voix exprimées ainsi qu'au second tour avec 51,3 %.

En 2017, Emmanuel Macron arrive premier avec 28,4 % des voix exprimées devant François Fillon. Au second tour, le candidat En Marche ! y bat largement Marine Le Pen par 75,9 % - dix points de plus qu'au niveau national - malgré une forte abstention (17,8 %) et un fort taux de votes blancs ou nuls (11,8 % des voix). Au premier tour, la candidate du Front national avait fini quatrième, derrière Jean-Luc Mélenchon.

Abstention[modifier | modifier le code]

L'abstention au premier tour de l'élection présidentielle est particulièrement marquée en 2002, tout comme dans le reste de la France, avec un taux de 23,5 % (France : 28,4 %). Au second tour de 2017, elle est de 17,8 % des inscrits contre 25,44 % dans toute la France.

Vote blanc ou nul[modifier | modifier le code]

L'élection présidentielle de 2017, voit un record de votes blancs (9,0 %) et nuls (2,8 %) proche de la moyenne nationale (8,5 % et 3,0 %).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2014, la commune comptait 2 068 habitants[Note 1], en augmentation de 7,48 % par rapport à 2009 (Finistère : +1,34 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 140 1 064 1 421 1 185 1 238 1 296 1 284 1 290 1 320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 253 1 219 1 256 1 204 1 265 1 198 1 209 1 204 1 226
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 270 1 362 1 375 1 316 1 309 1 377 1 165 1 259 1 280
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 341 1 283 1 278 1 380 1 392 1 479 1 686 1 999 2 068
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 14 janvier 2006.

Événements[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La récolte du goémon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Goémonier.

Le , l’Yvonne, un bateau goémonier parti de Porz ar Vilin en Saint-Pabu, chavira en chargeant du goémon d’épave dans une crique près de Trémazan, ce qui provoqua la noyade du patron du bateau, Yves Pailler. Le , le caseyeur Marie-Yvonne, de Saint-Pabu, fit naufrage dans les parages de l’île Guenioc (3 noyés)[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Maison ancienne à Porz ar Vilin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Tugdual.
  • Plages, dunes et bord de mer.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Dunes de Corn-Ar-Gazel. Près de Saint-Pabu et de Brest, ce massif sauvage a été rudement frappé par la tempête de mars 2008. Le paysage est estampillé Natura 2000, une disposition européenne qui vise à préserver les sites naturels.
  • Les îlots de Trévors sont classés en ZPS (Zone de Protection Spéciale) « îlot du Trévors »[12].
  • L'essentiel des zones naturelles dunaires et riveraines de l'aber sont classées en site Natura 2000 « abers - côtes des légendes »[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Éliès [14] (1910-1978), né à Portsall, prêtre, prisonnier de guerre de 1940 à 1945, curé de la paroisse de Saint-Pabu, directeur de l'école privée catholique Saint-Martin[15], fondateur du club sportif "Avel Vor"[14] , écrivain en breton sous le nom de Mab an Dig[16], membre de la Gorsedd de Bretagne.
  • Tanguy Jacob, né à Saint-Pabu en 1751, ordonné prêtre le 17 mars 1779 à Quimper. réfractaire au serment à la république en avril 1794, refuse de quitter son poste à Saint Pabu et se réfugie à Plouguin chez la sœur de son ami prêtre Claude Chapalain également réfractaire. Dénoncés par un dénommé Talhouarn et arrêtés par la prévôté, déférés au tribunal révolutionnaire de Brest, ils seront emprisonnés au château. La sentence du tribunal révolutionnaire les fera décapiter à Brest le 15 octobre 1794. Le tribunal cessa toute activité quelques jours plus tard[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yohann Sparfel et Yvan Pailler, Les mégalithes de l'arrondissement de Brest, coll. « Patrimoine archéologique de Bretagne », , 290 p. (ISBN 978-2-86822-111-7, notice BnF no FRBNF42125551), p. 274-276

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ippa29.fr/Agrandissements/PageIleWrach3%20(8)/Toponymie-et-symbolisme-celtique.pdf
  2. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. infobretagne.com, http://www.infobretagne.com/saint-pabu.htm
  3. « Histoire de la commune de Saint-Pabu », sur http://fr.topic-topos.com (consulté en juillet 2016)
  4. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  5. a et b « L'église | Saint-Pabu (29 finistère) - Site officiel de la commune », sur www.saint-pabu.bzh (consulté le 19 mai 2017)
  6. « Liste des maires de Saint-Pabu », sur Archives du Finistère,
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  11. Yves Bramoullé, Goémoniers des îles. Histoires et naufrages, éditions Le Télégramme, 2000, [ (ISBN 2-909292-68-1)]
  12. Site Natura 2000 : Îlot du Trévors
  13. Site Natura 2000 : Côte des Légendes
  14. a et b http://www.france-stades.com/SITE/DISTRICTS/FINISTERE_NORD/St_PABU/stpabu.htm
  15. http://www.geneanet.org/archives/ouvrages/index.php?action=detail&livre_id=18986&page=318&book_type=livre&search_type=livre&name=elies&country=FRA&region=BRE&subregion=F29&tk=938206d160baac3e
  16. Il a aussi écrit en français, par exemple, le recueil de poésie, Ma Bretagne (1954)
  17. Louis Ségalen. Tanguy Jacob curé de Saint Pabu, Claude Chapalain, Marie Chapalain "Martyrs de la Révolution" 1994