Kersaint-Plabennec

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Kersaint-Plabennec
L'église Saint-Étienne de Kersaint-Plabennec.
L'église Saint-Étienne de Kersaint-Plabennec.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Plabennec
Intercommunalité Plabennec et des Abers
Maire
Mandat
Jean-Yves Roquinarc'h
2014-2020
Code postal 29860
Code commune 29095
Démographie
Gentilé Kersaintais
Population
municipale
1 374 hab. (2014)
Densité 115 hab./km2
Population
aire urbaine
37 226 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 24″ nord, 4° 22′ 23″ ouest
Altitude 90 m (min. : 48 m) (max. : 121 m)
Superficie 11,95 km2
Localisation

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Kersaint-Plabennec [kɛʁsɛ̃ plabɛnɛk] (en breton : Kersent-Plabenneg) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Kersaint-Plabennec : le carrefour principal du bourg.

Kersaint-Plabennec est une commune du plateau du Léon située à une quinzaine de kilomètres au nord-est de l'agglomération brestoise. La commune est désormais traversée par la RN 12, voie express allant de Brest à Rennes et au-delà se dirigeant vers Paris. Elle se trouve juste au nord-est de l'aéroport de Brest Bretagne.

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Kersaint-Plabennec
Plabennec Plabennec Le Drennec
Gouesnou Kersaint-Plabennec Saint-Thonan
Guipavas, Brest Métropole Océane Guipavas, Brest Métropole Océane Saint-Divy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune s'est écrit « Kersain Plabennec » en l'an II (1793) et « Kersain-Plabennec » en 1801 avant d'adopter l'orthographe actuelle « Kersaint-Plabennec ».

Le nom de Kersaint (en breton : village des saints) reste toujours une énigme. S'agit-il du nombre important de prêtres nés à Kersaint avant la Révolution ou de nombreux émigrés de la Bretagne insulaire qui devinrent moines dès le IVe siècle en Armorique ? Les registres de l'état-civil de la paroisse ne remontent pas au-delà de 1680.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs tumuli de l'âge du bronze s'élevaient sur le territoire de Kersaint, dont un de 50 mètres sur 2, au bourg, qui abritait la tombe d'un enfant. Un trésor de monnaies gauloises osismes découvert au Quinquis et la présence de fragments de tuiles à Saint-Elven témoignent de la continuité du peuplement[2].

origines[modifier | modifier le code]

Le centre paroissial a été déplacé de Kersaint-Goz ("vieux Kersaint"), où se trouve l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Lanvélar, vers le lieu où se trouvait la chapelle Saint-Michel.

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Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Quersaint-Ploabennec [Kersaint-Plabennec] de fournir 9 hommes et de payer 59 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[3].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Malgré la proximité de Brest, la Révolution ne bouleverse pas beaucoup la vie de la paroisse. Le recteur, M. Le Goff, et son vicaire, M. Keruzoré, refusent de prêter serment, et l'église reste constamment ouverte. Le , Guillaume Kerouanton est élu maire, Jean Kerboul procureur, et Kersaint devient commune du canton de Guipavas et du district de Brest. Le village compte alors huit cents habitants.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1840, une partie de l'économie dépend des quatre moulins à eau qui bordent l'Aber-Benoît. Mais ils ferment peu à peu, et l'agriculture devient la principale source de revenus de la commune.

En 1896, un document indique que les Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Kersaint-Plabennec à domicile[4].

L'église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Dédiée à saint Étienne l'église paroissiale, par sa forme et ce qui reste de sa construction primitive, place son établissement au XVIIe siècle. Les murs sont refaits en grande partie en 1751 comme en témoigne l'inscription au-dessus de la porte latérale nord. Les travaux durent une année et l'on ne retouche pas à la façade ni à une partie du mur nord, où l'on trouve au-dessus la date de 1660. La tour a des problèmes de maçonnerie à tel point qu'il devient périlleux de mettre les deux cloches en branle en même temps. En 1781, on décide de la reconstruction de la tour et le travail ne se termine qu'en 1783, date que l'on retrouve au-dessus de la porte ouest. Le 17 décembre 1809, la foudre tombe sur le clocher et la flèche est détruite. La boule de feu descend l'escalier et fait de nombreux dégâts dans l'église ; la flèche actuelle est plus courte.

Dans l'église, nous trouvons quelques statues « rescapées du Concile Vatican II ». À gauche du chœur, près du vitrail relatant son martyre, figure saint Étienne et à l'opposé saint Jean l’Évangéliste avec son aigle. Ces statues, ainsi que celle de Notre-Dame-de-Lesquelen, datent du début du XVIIIe siècle. Celles des douze apôtres ornent le petit porche, lui-même surmonté d'une niche extérieure abritant une statue de Kersanton représentant saint Étienne.

Les fonts baptismaux avec cuve octogonale, portent l'inscription : « V.ETD.MISSIRE.IAN.PRIGENT.R.1701 ». L'aspect extérieur de l'église a été mise en valeur récemment notamment par l'aménagement du bourg, l'abaissement des murs qui l'entourent et le déplacement du cimetière.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 374 habitants, en augmentation de 6,43 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
672 768 736 739 653 808 796 781 818
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818 815 777 776 792 788 844 829 777
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
770 774 778 822 828 736 716 749 715
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
664 593 550 831 1 001 1 106 1 270 1 357 1 374
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La population de Kersaint-Plabennec est restée remarquablement stable dans le temps pendant près de deux siècles, sa population de 1962 étant quasi-identique à celle de 1793 et, dans l'intervalle, les variations en dents de scie ont été très faibles, le minimum démographique de cette période étant atteint en 1831 avec 653 habitants et le maximum en 1886 avec 844 habitants. Une telle stabilité est très rare. Par contre, l'évolution démographique est plus contrastée depuis un demi-siècle, la commune perdant 114 habitants en 13 ans entre 1962 et 1975, pour atteindre son minimum démographique absolu depuis que les recensements existent avec 550 habitants en 1975, Kersaint-Plabennec étant frappée par l'exode rural. Par contre, depuis 1975, la commune connaît une rapide croissance démographique, gagnant 720 habitants entre 1975 et 2008 ( + 131 % en 33 ans) pour atteindre son maximum démographique absolu lors du dernier recensement. Proche de la voie expresse RN 12, au cœur du triangle formé par les agglomérations de Brest, Landerneau et Plabennec, la commune est touchée par la périurbanisation, avec la création de plusieurs lotissements ces dernières décennies.

La croissance démographique est due à la fois à un accroissement naturel positif constamment depuis 1968 et allant croissant ( + 0,4 % l'an entre 1968 et 1975, + 1,5 % l'an entre 1999 et 2008), mais aussi à un solde migratoire désormais largement positif (il était encore négatif, - 0,8 % l'an entre 1968 et 1975, mais est depuis constamment positif, le record étant détenu par la période intercensitaire 1975-1982 avec + 5,0 % l'an, même si les chiffres sont beaucoup plus faibles désormais ( + 0,1 % l'an seulement entre 1999 et 2008). Les naissances l'emportent largement sur les décès : entre 1999 et 2008 inclus, la commune a enregistré 223 naissances pour seulement 45 décès. La population est jeune (26,6 de 0 à 14 ans pour seulement 8,3 % de 65 ans et plus en 2008[9].

Le nombre des logements, presque uniquement des maisons individuelles, a été multiplié par trois en 40 ans, les résidences principales passant de 133 en 1968 à 452 en 2008, les résidences secondaires restant peu nombreuses (6 en 2008)[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Kersaint-Plabennec : la mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Yves Roquinarc'h DVD Retraité
mars 1977 février 1995 Félix Gueguen    
Les données manquantes sont à compléter.

Monuments[modifier | modifier le code]

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  • La chapelle de Lanvelar dite de Kerzent Coz ou de Notre-Dame-de-Grâce.

Dédiée à Notre Dame de Grâces, la chapelle de Lanvélar est édifiée en 1837. L'emplacement serait celui du vieux bourg de Kersent-Coz, dont il ne reste aucune trace. En creusant les fondations de cette chapelle on découvre des monnaies datant de Louis VI Le gros, 1108 -1137. La chapelle primitive daterait donc, vraisemblablement du XIIe siècle.

C'est le 11 mars 1837 que monseigneur De Poulpiquet donne l'autorisation pour cette reconstruction. Pour bâtir l'édifice on utilise des matériaux de l'église Saint-Michel, tombée en ruines. Jusqu'à la fin des années 60, on y a célébré le culte régulièrement, ainsi que le pardon qui donne lieu à une procession partant du bourg de Kersaint.

  • Nombreuses croix et calvaires : Dirou, Odebleis, Laven etc. voir ouvrage Y-P. Castel.
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  • Le monument aux morts de 1914-1918
Monument aux morts de 1914-1918.


Espace naturel valorisé[modifier | modifier le code]

Au nord de la commune, la zone humide de Kerivin se situe à proximité de sentiers de randonnée et du bois de Keralias. Depuis 2009, un chemin traverse désormais ce site qui a fait l'objet d'aménagements spécifiques pour devenir ainsi un lieu de balade pour les familles. Plusieurs bornes et postes d'observation permettent d'en savoir plus sur la grande variété d'espèces végétales et animales qui peuplent ce milieu et son rôle de régulation de l'eau. On y trouve une aire de jeux, une aire de pique-nique, ainsi qu'une passerelle dominant une partie de la zone humide, accessible aux personnes à mobilité réduite.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Kersaint-Plabennec dispose d'une école, l'école privée Sainte-Thérèse.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kersaint-Plabennec sur le site de l'Institut géographique national
  2. P.-R. Giot, J. Cogné, « Fouille d’un tumulus de l’âge de bronze au bourg de Kersaint-Plabennec », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome LXXIV, 1947
  3. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  4. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802221d/f627.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29095-COM&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  10. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29095-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]