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Gorsedd de Bretagne

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Gorsedd de Bretagne
Le Gorsedd des Bardes de 1907 : le collège bardique chante le Bro gozh ma zadoù de Taldir sur le dolmen de Canac'h-Laëron entre Laniscat et Saint-Nicolas-du-Pélem.
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Association déclaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine d'activité
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Fondateur
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La Gorsedd de Bretagne, Goursez Vreizh en breton, de son nom complet Breudeuriezh Drouized, Barzhed hag Ovizion Breizh (en français : Fraternité des druides, bardes et ovates de Bretagne) est une association loi de 1901 créée en 1899 et constituée en1900[1] sur le modèle de la Gorsedd des bardes de l'île de Bretagne (Gorsedd Beirdd Ynys Prydain, en gallois).

Nomination d'un nouveau barde lors du Gorsedd Digor de 1906 à Saint-Brieuc.

Étymologie

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Gorsedd (au pluriel, gorseddau) signifie en gallois « trône » puis par extension « assemblée ». Le correspondant breton, Goursez, est féminin comme en gallois, il est donc d'usage d'écrire la Gorsedd[1].

Avec un G majuscule, la Gorsedd désigne la Fraternité des druides, bardes, et ovates[2].

La Gorsedd est fondée en 1899[3],[4]. Parmi les fondateurs, il y a François Jaffrennou[5].

Selon Gwenc'hlan Le Scouëzec, sur les 14 personnes présentes, 3 reçurent des « nominations » de druides, les autres étant des bardes (les écrivains) et les ovates (autres)[6].

La « Gorsedd des bardes de l'Île de Petite Bretagne » n'a été déclarée en préfecture qu'en 1908, la parution au Journal officiel intervenant le (source : règlement intérieur de 1926). Jean Le Fustec, ayant reçu son titre de barde au pays de Galles, devint le premier Grand Druide de Bretagne[7].

Chronologie

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  • En 1928, dans une lettre polémique répondant à Joseph Loth, le « Collège des bardes » revendique 65 membres actifs et 32 membres d'honneur. Les « désopilants druides » estiment que, si leurs costumes pourraient être qualifiés de carnaval, ce n'est pas moins vrai des costumes des académiciens ou des professeurs de faculté. Pris à partie à propos du procès des autonomistes alsaciens à Colmar, ils répondent que cela concerne l'avenir de la Bretagne, car il signifie « la résurrection du délit d'opinion » et « la mise à disposition de l'État de l'Appareil judiciaire, comme sous Napoléon III »[12].
  • 2008 : Per Vari Kerloc'h, chanteur brittophone et syndicaliste, jusque-là adjoint de Gwenc'hlan Le Scouëzec, est élu sixième Grand Druide par le Poellgor (Comité Directeur)[13].

Il faut distinguer le druidisme des Celtes de la protohistoire et le néodruidisme ou druidisme contemporain, créé au XVIIIe siècle. Selon Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, il n'y a pas de « filiation traditionnelle remontant aux druides de l'Antiquité[14] ».

Certains bardes ont estimé le contraire, notamment le cinquième grand druide de la Gorsedd, Gwenc'hlan Le Scouëzec, décédé en 2008[15].

Il réfute la recherche d'une transmission de fonctions et de rites, car, écrit-il, « le druidisme ne disparaît pas au Ve siècle… Mais dire qu'il a disparu, parce que les druides ne sont plus, depuis le 1er siècles, les conseillers des rois, c'est prendre l'effet pour la cause… Ce qui est éternel, c'est le fondement même de la croyance… l'arbre, la pierre et la fontaine. Le cycle de l'année, et les valeurs qu'il porte en lui et qu'on ne peut lui ôter ». Le même Le Scouëzec, qui a laïcisé les pratiques de la Gorsedd a développé l'idée que la « philosophie naturelle », professée en creux par des nombreux penseurs de toutes époques et illustrée par des contes populaires bretons, a été continument présente sous le vernis chrétien obligatoire[16].

Positionnement philosophique

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Après avoir longtemps gardé des relations publiques avec la religion catholique, la Gorsedd de Bretagne se définit depuis les années cinquante comme une société de pensée humaniste non dogmatique. À la demande du Grand Druide Morgan, elle énonce maintenant que la croyance ou non en un ou plusieurs dieux ou déesses, est laissée à l'appréciation individuelle de chaque membre, la Gorsedd ne professant aucune vérité sur ce point. La Gorsedd réunit des hommes et des femmes aux parcours différents. Elle compte ainsi des membres d'origine ou de culture athée, agnostique, chrétienne, musulmane, juive, ou néo-païenne. La Gorsedd de Bretagne a condamné l'utilisation des symboles celtiques par l'extrême droite (Déclaration d'Imbolc, 1988), condamnant du même coup le racisme et l'antisémitisme. À cette occasion, elle a proclamé sa pleine et entière adhésion à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Per Vari Kerloc'h, successeur de Gwenc'hlan Le Scouëzec, a confirmé ces évolutions[17].

Il déclare que des militants d'extrême-droite avaient voulu infiltrer la Gorsedd dans les années 1980 mais « Nous avons exclu ces membres et rejeté dans une déclaration toute forme de racisme ». Il a par ailleurs protesté contre l'expulsion des Roms de France en 2010[18].

Les Grands Druides de Bretagne

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Les membres de la Gorsedd de Bretagne les plus célèbres

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Membres actifs

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Bardes d'honneur

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Notes et références

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  1. a et b voir, le site officiel de la Gorsedd de Bretagne
  2. Ces titres sont empruntés à l'Antiquité celtique où ils désignaient des spécialisations de la classe sacerdotale. Cette classe sacerdotale a disparu avec la romanisation des Celtes continentaux et insulaires, exception faite de l'Irlande où la civilisation celtique a perduré jusqu'à l'évangélisation de l'île.
  3. « La Gorsedd des druides, pour la première fois à Plouhinec, dans le cap Sizun », sur France 3 Bretagne, (consulté le )
  4. Erwan Chartier-Le Floch, « Bientôt une charte officielle ? Ça barde chez les druides ! - », (consulté le )
  5. Marie-Alice Le Corvec, « Les “Lettres de Grande-Bretagne” de François Jaffrennou », sur DreAM-CollEx, (consulté le )
  6. Druides : Jean Le Fustec (Grand Druide), François Vallée et Erwan Berthou. Autres fonctions : François Jaffrennou, Alfred Lajat, Léon Le Berre, Francis Éven.
  7. Le titre de « Grand druide » est une invention galloise contemporaine de la création de la Gorsedd britannique en 1792.
  8. Joseph Rio, Auguste Brizeux…: l'inventeur de la Bretagne ?,PUR, 2021, p. 54, note 28.
  9. Brizeux et Le Gonidec n'avaient pu faire le voyage, car le second était mourant et son jeune ami s'occupait de lui (Joseph Rio, op. cit.)
  10. Le Stum, Le néo-druidisme en Bretagne, Ouest-France, coll. « De mémoire d'homme : l'histoire », , 31 p. (ISBN 2-7373-2281-2), chap. 3
  11. Philippe Le Stum, Le néo-druidisme en Bretagne…, p. 151.
  12. Echos du procès de Colmar. In : An Oaled : Le Foyer breton, T. 4, n° 19-21, 3e trimestre 1928
  13. « Le grand druide de Bretagne : « La Gorsedd, une société de pensée » », sur Le Télégramme, (consulté le )
  14. La Civilisation celtique, page 184, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990, (ISBN 2-7373-0297-8). Christian-J. Guyonvarc'h est philologue, spécialiste des langues celtiques et Françoise Le Roux était historienne des religions.
  15. Médecin de formation, Gwenc'hlan Le Scouëzec est cofondateur du mouvement maçonnique « Les Forestiers d'Avallon » (voir Rite forestier). Il estimait que la Grande-Bretagne ayant été évangélisée par le Patriarcat d'Antioche, celui-ci avait incorporé la tradition druidique "par osmose" et que lui-même, ayant été investi par un mystérieux initiateur relié à Antioche, était une sorte d'évêque druide sans obligation d'agir comme un clerc chrétien.
  16. Développé particulièrement dans le chapitre XXXIX de son livre, La Tradition des druides, 2002.
  17. « Etre druide au temps du coronavirus », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. "Mais qui sont ces nouveaux druides bretons ?", Le Vif, 13 juillet 2012.
  19. https://francearchives.gouv.fr/findingaid/1935f2e95d9017b982114be999aef00664c9783e
  20. https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/recit-chasse-dieu-et-bretagne-les-trois-combats-de-vefa-de-saint-pierre-comtesse-rebelle-906c15f0-db74-11ec-84fd-0d1f31a3fa84
  21. Voir, An Oaled-Le Foyer breton, n°30, 1929, p. 969.

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Joseph Rio, Auguste Brizeux, 1803-1858: inventeur de la Bretagne ?, Presses universitaires de Rennes, coll. « Bretagne références », (ISBN 978-2-7535-8186-9)
  • Joseph Rio, « Brizeux, inventeur de la Bretagne ? », La Bretagne Linguistique, no 22,‎ , p. 115–137 (ISSN 1270-2412, DOI 10.4000/lbl.348, lire en ligne, consulté le )
  • Thierry Jigourel, Les druides: modernité d'une tradition millénaire, Coop Breizh, coll. « Les indispensables », (ISBN 978-2-84346-172-9)
  • Gwenc'hlan Le Scouëzec, La tradition des druides : 1493-2001 histoire des druides armoricains et de quelques autres , Les druides à l'époque moderne, Beltan, coll. « La tradition des druides », (ISBN 978-2-9516454-3-1, lire en ligne)
  • Philippe Le Stum, Le néo-druidisme en Bretagne: origine, naissance et développement, 1890-1914, Éd. "Ouest-France", coll. « De mémoire d'homme », (ISBN 978-2-7373-2281-5)
  • Michel Raoult, « Les druides: les sociétés initiatiques celtiques contemporaines », BnF ISBN, Éd. du Rocher,‎ (ISBN 2268023362)
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les druides, Ouest-France, coll. « De mémoire d'homme: l'histoire », (ISBN 978-2-85882-920-0)
  • (br) Yves Berthou Kaledvoulc'h (trad. Philéas Lebesgue, préf. Philéas Lebesgue), Sous le chêne des druides. : Les Triades bardiques avec le texte original gallois. Le mystère de la vie et du monde d'après le Barddas. Le Druidisme et la Destinée de l'homme. [« Dindan Derw an drouzed »] [« Sous le chêne des druides. »], (lire en ligne)
  • « Détails à propos de : Le néodruidisme. › Bibliothèque Yves Le Gallo catalogue », sur portailcrbc.univ-brest.fr (consulté le )

Liens externes

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