Eymouthiers

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Eymouthiers
Eymouthiers
Zone de loisirs du Chambon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Tardoire
Intercommunalité Communauté de communes Seuil Charente-Périgord
Maire
Mandat
Jean-Pierre Chamoulaud
2014-2020
Code postal 16220
Code commune 16135
Démographie
Gentilé Moustériens
Population
municipale
292 hab. (2015 en diminution de 4,58 % par rapport à 2010)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 38″ nord, 0° 32′ 37″ est
Altitude Min. 118 m
Max. 254 m
Superficie 8,68 km2
Localisation

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Eymouthiers (Aimostier en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants s'appellent les Moustériens et les Moustériennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Eymouthiers est à la bordure orientale du département de la Charente et jouxte le Périgord vert, partie granitique du département de la Dordogne.

La principale voie de communication de la commune est la RD 6, qui va de la limite du département de la Dordogne à Mansle en passant par Montbron et La Rochefoucauld.

Le village d'Eymouthiers, qui a donné son nom à la commune, est un petit hameau situé au pied d'une haute colline, et ne possède ni église, ni mairie.

Le village de la Tricherie, situé sur la route de Montbron à Piégut-Pluviers (RD 6), à 5 km à l'est de Montbron et 35 km d'Angoulême, est le véritable cœur de la commune, possédant la mairie et l'église.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le hameau du Chambon s'élève également dans un beau site, dans une boucle de la Tardoire, et près du confluent de cette rivière et de la fontaine d'Eymoutiers.

Les autres hameaux de la commune sont :

  • Chez Manot
  • Puyservaud, dans l'est de la commune, sur la limite du Périgord
  • Marsac
  • Maudeuil, etc[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Eymouthiers
Écuras
Montbron Eymouthiers Bussière-Badil
(Dordogne)
Varaignes
(Dordogne)
Soudat
(Dordogne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue de la route d'Écuras.

La commune d'Eymouthiers appartient dans sa partie nord à la zone granitique du département, la Charente limousine, dont c'est la commune la plus au sud. Elle est limitée au nord par la Tardoire, qui la sépare de la commune d'Écuras, et dont la vallée est très belle. En venant de l'ouest, en limite du Bassin aquitain, ce sont les premières terres du Massif central, et le territoire communal est très accidenté.

La partie nord, le long de la vallée de la Tardoire, est composée de granite et gneiss. Plus au sud vers Marsac, on trouve sur une petite zone les premiers calcaires du Jurassique inférieur (Hettangien à Sinémurien). Mais la plus grande partie de la commune au sud de la vallée de la Tardoire est composée de colluvions, avec localement sur la hauteur (route de Piégut) des dépôts de l'Éocène au Pliocène composés d'argiles, sable et gravier[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune occupe le versant méridional de la vallée de la Tardoire qui coule au fond d'une gorge assez marquée. De hautes collines occupent le sud et l'est de la commune. Le point culminant du territoire communal est à une altitude de 254 m, situé sur la limite orientale. Le point le plus bas est à 118 m, situé au bord de la Tardoire en limite nord. La Tricherie, le bourg où est situé la mairie, est à 245 m d'altitude. De sa position élevée, on peut voir les campagnes périgourdine et angoumoisine[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Tardoire, sous-affluent de la Charente, borde le nord de la commune.

Les fontaines Saint-Pierre à Eymouthiers, et de Marsac, fournissent de petits affluents. Ces cours d'eau arrosent de belles prairies naturelles, favorisant l'élevage.

Le Chambon situé au bord de la Tardoire possède deux étangs aménagés pour le tourisme et la pêche[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département dû au relief, quoique ayant les nuances méridionales du Périgord tout proche.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Monasteriis, Mostiers au XIIIe siècle[6],[Note 1], Monasterio Ferrario, Antimonasterio (non datés)[7].

Ante monasterium signifie devant le monastère[Note 2]. Le nom d'Eymoutier-Ferrier viendrait aussi des mines et d'une forge qui existaient autrefois[8]. D'après Dauzat, il n'est pas sûr que le nom d'Eymouthiers ait la même origine gauloise que celui d'Eymoutiers en Haute-Vienne[9].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[10]. Elle se nomme Aimostier en occitan[11].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des débris gallo-romains appelés localement ville de Conan auraient été trouvés au XIXe siècle[12]. Toutefois, Christian Vernou ne fait mention dans son ouvrage que de sarcophages monolithes[13].

Au Moyen Âge, la paroisse était unie au chapitre Saint-Martial de Limoges.

En 1689, Armand du Lau, écuyer, sieur de Saint-Julien, détenait le fief noble du Chambon, et figurait sur les bans de la noblesse du Périgord[14].

Au village de chez Manot, on pouvait apercevoir autrefois une chapelle, destinée aux lépreux et dédiée à Saint Roch. Cette chapelle avait été en partie rebâtie au XVIe siècle, puis refaite en 1862, aux frais et en la mémoire de Nicolas Guimbelot, ancien maire de la commune et chevalier de la Légion d'honneur, dont le tombeau se trouvait au cœur de l'édifice[15].

Une frairie importante de la région se tenait à Eymouthiers tous les ans, le 16 août, jour de Saint Roch. Un musicien local, Léonard Voisin, composa au début du XXe siècle une ballade en son honneur, intitulée Notro Balêdo[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Eymouthiers
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 2001 en cours Jean-Pierre Chamoulaud SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2015, la commune comptait 292 habitants[Note 3], en diminution de 4,58 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
606658676647648663631639612
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
593590546530573531509504464
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
488452405393342344304271298
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
237242235279296312302292292
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Eymouthiers en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
1,4 
10,8 
75 à 89 ans
11,0 
17,2 
60 à 74 ans
17,2 
24,2 
45 à 59 ans
26,9 
24,2 
30 à 44 ans
20,7 
8,3 
15 à 29 ans
10,3 
15,3 
0 à 14 ans
12,4 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Bovins, ovins, porcins.
  • Un peu de vigne.
  • Distillerie.
  • Tourisme.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes
  • Fête communale le 15 août.
  • Pêche.
  • Camping.
  • Gîtes ruraux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et la place de la mairie
  • L'église et la mairie de la commune, situées à la Tricherie, sont de la fin du XIXe siècle. La cloche de l'église, datant de 1541, est gravée en lettres gothiques « Ihs ma petre ora pro nobis 1581 Te deum landamus. Te Deum Landamus ». Elle est inscrite monument historique au titre objet depuis 2004[23].
  • Le site du Chambon, situé sur la route d'Écuras sur la Tardoire, est une zone de loisirs connue au niveau départemental. On y pratique en particulier l'escalade, le canoé-kayak, et héberge des colonies de vacances de l'agglomération d'Angoulême en particulier.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La forme ancienne Monasteriis est la même que celle de Mouthiers-sur-Boëme, au sud d'Angoulême.
  2. Saint Pierre, qui est le saint de la commune, est aussi le premier des apôtres; voir aussi Édon.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 29 novembre 2014)
  2. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montbron », sur Infoterre, (consulté le 12 novembre 2011)
  6. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 142,166,186
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 70
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 279.
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  11. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 29 novembre 2014)
  12. Adolphe Laurent Joanne, Géographie de la Charente, Hachette, , 68 p. (lire en ligne), p. 55
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 209
  14. Aymard de Saint-Saud, Rôle des bans et arrière-bans de la noblesse du Périgord de 1689 à 1692, Féret et Fils, 1930, p. 100
  15. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 177
  16. [PDF] Études Locales, 20e année, n. 194, octobre 1939, pp. 188-192
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. « Evolution et structure de la population à Eymouthiers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  23. « Cloche de l'église », notice no PM16000555, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. Stéphane Calvet, Dictionnaire biographique des officiers charentais de la Grande Armée, Les Indes savantes, 2010, p. 147-148

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]