Fouquebrune

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Fouquebrune
Le village vu du sud.
Le village vu du sud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes d'Horte et Lavalette
Maire
Mandat
Chantal Goreau
2016-2020
Code postal 16410
Code commune 16143
Démographie
Gentilé Fouquebrunois
Population
municipale
659 hab. (2014 en diminution de 0,6 % par rapport à 2009)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 44″ nord, 0° 12′ 42″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 207 m
Superficie 28,85 km2
Localisation

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Fouquebrune

Fouquebrune est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Fouquebrunois et les Fouquebrunoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama de Fouquebrune

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Fouquebrune est situé à 14 km au sud d'Angoulême, et 7 km au nord de Villebois-Lavalette, le chef-lieu de son canton.

Fouquebrune est aussi à 6 km de Dignac, 8 km de Mouthiers et 16 km de Montmoreau[2].

Situé à 3 km à l'est de la route d'Angoulême à Libourne (D 674), le bourg est desservi par la D 43 d'Angoulême à Villebois-Lavalette par Vœuil-et-Giget et la D 122 de Dignac à la D 674[3].

Les routes départementales 5, 19, 42, 81, 101 passent aussi dans cette commune au grand territoire.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend quelques hameaux importants comme Chassagne, l'Houme qui était une ancienne paroisse, et Marsac au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fouquebrune
Mouthiers-sur-Boëme Torsac
Voulgézac Fouquebrune Magnac-Lavalette-Villars
Chadurie Boisné-La Tude
(Charmant)
Boisné-La Tude
(Juillaguet)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est occupée par des plateaux calcaires du Crétacé. Le Santonien occupe la plus grande partie de la surface communale. On trouve aussi le Coniacien dans les parties plus basses, au sud et à l'ouest de la commune, en dessous d'une altitude d'environ 120 m. Le Campanien occupe une petite zone au sud de la commune, à Marsac[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le bourg est adossé à la butte de la Motte qui est le point culminant de la commune (207 m). Le point le plus bas, 87 m, est à la Fontaine Robert, dans le vallon de Nanteuillet.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune occupe une plaine qui est un bassin assez aride, mais de petits affluents de la Boëme, dont les sources sont à Chadurie et qui se jette dans la Charente à Nersac, arrosent la limite occidentale de la commune. On trouve la Fontaine Robert et le ruisseau du Pont des Temples[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Située au bord d'une plaine céréalière, la commune est l'une des moins boisées des environs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Fescobronna en 956 ou Foscobrona en 1110[7], Fuscobruna en 1202 ou Fulcobruna en 1298[8].

L'origine du nom de Fouquebrune remonterait à un nom de personne germanique Fosco auquel est apposé le nom germanique brunn signifiant source[9].

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est dans la langue d'oïl (domaine du saintongeais), et marque la limite avec le domaine occitan (dialecte limousin) à l'est[10].

Article détaillé : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

À Chassagne : ancien prieuré bénédictin des Chasseignes, ou les Alleux. Uni à la mense abbatiale de Saint-Cybard en 1337[11]. Cette obédiencerie était une des plus anciennes fondations de cette abbaye, et elle n'existait plus à la fin du XVe siècle[12].

En 1597, lors de son mariage avec Pierre Dussault (écuyer, seigneur de la Baurie à Birac et de Villars-Marange), Christine de Chambes est dite dame de Fougères et de Fouquebrune.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant de Blanzac à Villebois-Lavalette; sa station était située à deux kilomètres au sud du bourg[12].

La bataille du lieu-dit l'Étang de Genevreau lors de la Seconde Guerre mondiale tua quatre habitants de Fouquebrune et un de Torsac, dont trois civils et deux FFI ; une ferme a également été brûlée. Une stèle a été posée à l'Étang de Genevreau, sur laquelle les noms des cinq habitants sont gravés. Tous les ans, au mois d'août, se tient une cérémonie du souvenir de ce .

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Fouquebrune
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2016 Jean-Michel Tamagna[13] PS Ingénieur d'affaires GDF
Ancien Président de la CDC d'Horte et Lavalette (jusqu'en 2014)
2016 en cours Chantal Goreau[13] PS Retraitée de l'éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2014, la commune comptait 659 habitants[Note 1], en diminution de 0,6 % par rapport à 2009 (Charente : +0,65 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
856 754 696 910 1 024 978 969 944 976
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
944 916 806 795 754 693 650 627 641
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
607 607 609 638 610 531 559 506 458
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
450 457 573 670 634 650 652 654 663
2014 - - - - - - - -
659 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Fouquebrune en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
0,6 
4,7 
75 à 89 ans
6,6 
14,5 
60 à 74 ans
13,0 
27,5 
45 à 59 ans
28,8 
18,6 
30 à 44 ans
22,8 
13,6 
15 à 29 ans
12,3 
20,4 
0 à 14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est principalement céréalière.

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[20].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école communale

L'école est un RPI entre Fouquebrune et Torsac. Torsac accueille l'école élémentaire et Fouquebrune l'école primaire, qui comprend deux classes de maternelle et une classe d'élémentaire. Le secteur du collège est Villebois-Lavalette[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Fouquebrune
  • église paroissiale Saint-Maurice
  • chapelle ancienne église Notre-Dame de l'Houme, de la fin du XIIe siècle. Inscrite monument historique en 1926[22].

Sentier de randonnée[modifier | modifier le code]

Le GR 36, sentier de la Manche aux Pyrénées (tronçon d'Angoulême à Périgueux), passe dans la commune (la Côte, chez Jamet, le bourg, la Goulée).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 6 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a et b Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le 2 décembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 34,35,125,253
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 26,58
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 299.
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  11. Abbayes, Prieurés et Commanderies de l’Ancienne France (vers IVe siècle - vers XVIIIe siècle), Poitou - Charentes - Vendée », François Sémur, 1984, p.158
  12. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 182
  13. a et b « Le maire de Fouquebrune, Jean-Michel Tamagna, a démissionné », sur http://www.charentelibre.fr/, (consulté le 17 avril 2016).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  18. « Evolution et structure de la population à Fouquebrune en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes », (consulté le 6 décembre 2015)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 24 juin 2012)
  22. « Chapelle de l'Houme », notice no PA00104372, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]