Henri du Boishamon

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Henri du Boishamon
Image illustrative de l'article Henri du Boishamon

Naissance
Montauban-de-Bretagne
Décès (à 69 ans)
Pluduno
Origine Français, Breton
Allégeance Flag of Royalist France.svg Armée des émigrés
Flag of Royalist France.svg Chouan
Drapeau de la France République française
Flag of Royalist France.svg Chouan
Arme Infanterie
Grade Colonel
Conflits Chouannerie
Commandement Colonne d’Izé
Division de Médréac
Faits d'armes Bataille de Quiberon
Combat de Saint-Jean-sur-Vilaine
Combat de Pocé
Combat de Dourdain
Combat de la lande d'Izé
Combat de Juvigné
Combat de Toucheneau
Campagne d'Italie
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Légion d'honneur

Henri Marie du Boishamon était un chef chouan pendant la Révolution française. Il servait sous les ordres d'Aimé Picquet du Boisguy et de Couësbouc. Il était considéré comme étant le meilleur officier chouan de la colonne de Vitré avec Toussaint du Breil de Pontbriand.

Il était le fils d'Héloïse de la Riollaye et de Geoffroy du Boishamon.

Âgé de 13 ans au début de la Révolution française, il était alors aspirant officier à l'école d'artillerie de Metz.

Il émigra le et servit dans un corps de l'armée des émigrés qui combattait sous commandement autrichien.

Il participa au débarquement des émigrés à Quiberon et parvint à réembarquer lors de la défaite.

En 1795, il accompagna le Comte d'Artois sur l'île d'Yeu, après le refus de ce dernier de gagner la Vendée, Boishamon choisit de se faire débarquer par les Anglais dans le Morbihan et de là gagna le pays de Vitré où il passa sous les ordres de Alexis du Bouays de Couësbouc, commandant la "Légion de Vitré" au sein des Chevaliers catholiques. Pour son premier combat (combat du Pont de Cantache), il battit 300 Républicains avec 150 hommes à la limite de Saint-Jean-sur-Vilaine et Pocé-les-Bois le , ainsi qu'au combat de Pocé et au combat de Toucheneau en [1], il remporta une autre victoire notable à Dourdain. Il avait également un frère, nommé Joseph de Boishamon qui servit dans la division de Vitré sous le grade de lieutenant.

Il déposa les armes en 1796, mais poursuivi en tant qu'émigré il s'enrôla dans l'armée républicaine comme simple soldat sous le nom de Pierre Henry et participa à la Campagne d'Italie (1796-1797).

Démobilisé en 1802, il reprit les armes en 1815 et devint commandant de la division de Médréac. Il fut fait chevalier de Saint-Louis en 1816 en récompense de sa participation à la Chouannerie de 1815.

Il épousa à Dinan, le , Marie Antoinette de Bédée de La Bouëtardaye avec qui il eut deux fils et une fille : Charles Marie Joseph, né en 1813 et Henry Augustin Eloi Edouard né en 1817, et Victorine Pauline Marie née en 1825 à Ploërmel.

Lors de la Restauration française, il devint sous-préfet de Ploërmel, puis de Saint-Malo.

Henri du Boishamon mourut le au château de Monchoix et fut enterré au cimetière de Pluduno.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Henri Du Boishamon,... : sa vie à travers la Révolution et la Terreur, ses services dans l'armée catholique et royale de Bretagne, ce qu'il fut pendant et après la Restauration, notes recueillies sur documents authentiques", 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9600743f/f66.image.r=Ch%C3%A2teaubourg

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissemnet de Fougères,
  • Toussaint Du Breil de Pontbriand, Mémoire du colonel de Pontbriand,

Article connexe[modifier | modifier le code]