Le Schmilblic

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Schmilblick (homonymie).

Le Schmilblic
Genre Jeu télévisé
Présentation Guy Lux
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Production
Durée 30 minutes
Format d’image 4/3 noir et blanc
Format audio Mono
Production Jacques Antoine et Jacques Solness
Société de production ORTF
Diffusion
Diffusion Première chaîne de l'ORTF
Date de première diffusion
Date de dernière diffusion Juillet 1970
Statut Arrêtée
Public conseillé Tout public

Le Schmilblic est un jeu télévisé quotidien en direct, produit par Jacques Antoine et Jacques Solness et diffusé sur la première chaîne de l'ORTF de 18 h 30 à 19 h 0 du à juillet 1970.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Schmilblic, souvent improprement orthographié avec un k à la fin, est une adaptation du jeu radiophonique Le Tirlipot de Jacques Antoine et Jacques Solness sur RTL, présenté par Évelyne Pagès et datant de 1969, lui-même inspiré par le jeu La Chose proposé et présenté par Pierre Bellemare sur la même antenne. Le nom de l'émission provient d'un objet humoristique imaginé dans les années 1950 par Pierre Dac, le Schmilblick, un nom devenu tellement populaire qu'il était passé dans le langage courant comme synonyme de « machin ».

Lancé le 29 septembre 1969 sur la première chaîne de l'ORTF, Le Schmilblic était animé par Guy Lux, et parfois en intérim par Solness lui-même. Il se déroulait en duplex d'une ville différente chaque jour, de 18 h 30 à 19 h 0, avec la collaboration des stations locales de l'ORTF et de leurs animateurs et « téléspeakerines ».

Guy Lux, dans son studio parisien, secondé par Jean-Marc Épinoux, le juge-arbitre (équipé de quelques gros livres sur le coin du bureau), présentait une photo en très gros plan d'un objet. Les candidats lui posaient des questions auxquelles il pouvait répondre par oui ou non. Si la réponse était positive, les candidats pouvaient formuler une proposition et 100 « nouveaux francs » étaient ajoutés dans la cagnotte.

On se souvient des multiples problèmes techniques dus aux duplex, des images floues, du verbiage, du défilé fastidieux des candidats posant des questions répétitives, de leur anxiété à découvrir le dernier mot qui permettait de gagner le gros lot, l'attitude parfois agacée de l'animateur Guy Lux des difficultés de certains candidats à prononcer le mot « Schmilblic » ou à poser des questions opportunes, autant de défauts repris d'abord dans « Le Schluimbuc », parodie télévisée en 1970[1], puis par Coluche dans son sketch « Le Schmilblick », une parodie qui a grandement participé à la mémoire posthume de ce jeu. Ce sketch fut lancé en 1975, près de cinq ans après la fin du jeu télévisé et n'était pourtant plus une parodie sur l'actualité.

Ce jeu est l'un des ancêtres des Jeux de 20 heures, également créé par Jacques Solness.

Quant au principe même du jeu — un objet à deviner — il a donné lieu à de multiples déclinaisons à la télévision et à la radio jusqu’à aujourd’hui.

Principe de l'émission[modifier | modifier le code]

Le principe consiste à partir de réponses à des questions affirmatives simples fournies par le présentateur, de deviner le nom d'un objet, à partir de quelques-unes de ses caractéristiques déjà rendues publiques.

Origine du mot Schmilblic[modifier | modifier le code]

Dans un numéro de Télé 7 jours de 1970, un lecteur propose cette origine du mot Schmilblic inventé par Pierre Dac (André Isaac) : « À mon avis, Schmilblic appartient à une sorte de dialecte germanique, sinon à du yiddish par sa forme. Ainsi « Schmil » signifierait petit, étroit, bref et « blic » (en allemand Blick) : regard, coup d'œil. Il faudrait donc traduire Schmilblic par « petit coup d'œil »[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vidéo INA/YouTube de l'émission « Le Schluimbuc » du 4 mai 1970, avec Jean Valton dans le rôle de Guy Lux, et plusieurs personnalités de la télévision dans le rôle des candidats.
  2. Lettre de Daniel Caron, demeurant à La Courneuve, publiée dans Télé 7 Jours, no 516, semaine du 14 au 20 mars 1970.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]