Le cave se rebiffe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le cave se rebiffe est un film français réalisé par Gilles Grangier et dialogué par Michel Audiard, sorti en 1961.

Tiré du roman homonyme d'Albert Simonin, ce film est l'adaptation du 2e volet de la trilogie consacrée au truand vieillissant Max le Menteur, qui comprend aussi Touchez pas au grisbi et Grisbi or not grisbi également adaptés à l'écran, le dernier volet l'ayant été sous le nom de Les Tontons flingueurs.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le personnage de Max le Menteur disparaît dans l'adaptation cinématographique de l'œuvre de Simonin, mais la trame de cette histoire de faux-monnayeurs, et les personnages centraux du « Dabe » et du « Cave » restent identiques. Dans le film de Gilles Grangier, Charles Lepicard, Maître Lucas Malvoisin et Éric Masson veulent monter une affaire de « fausse mornifle ». Éric pense avoir « à sa pogne » un graveur hors pair, celui d'un certain Mandarès, Robert Mideau, le « Cave », c'est-à-dire dans le langage des truands, un être ordinaire, crédule et ignorant des pratiques et des codes du milieu.

Mais l'affaire ne devient possible qu'avec le concours de Ferdinand Maréchal alias « Le Dabe », ancien faux-monnayeur de haute volée. Retiré sous les tropiques après une dernière affaire ratée, il reçoit la visite de Charles qui lui propose un dernier coup d'anthologie sur le Florin. Le Dabe accepte de s'occuper de l'affaire et revient à Paris. La fine équipe se met au travail. Sous la houlette du Dabe, Robert Mideau ne se montrera pas aussi « cave » que prévu…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

  • Le film a été tourné[1] :
    • À Paris
      • 7e arrondissement : Place Vauban sur la terrasse de l'actuel restaurant "Le Vauban".
      • 8e arrondissement : À noter que Jean Gabin en arrivant à Paris descend à l'Hôtel Napoléon, comme il le faisait 6 ans auparavant dans le film de Henri Decoin, Razzia sur la chnouf.
      • 16e arrondissement
      • 20e arrondissement : L'imprimerie des faux-monnayeurs est au numéro 57 de la rue du Volga ; c'est aujourd'hui un salon de thé. L'appartement du graveur est au premier étage du numéro 83, rue des Grands-Champs. La boutique de Mme Pauline (le personnage joué par Françoise Rosay) est à l'angle de la rue Saint Blaise et de la rue Galleron, on aperçoit l'église de Saint Germain de Charonne au fond de la rue lorsque la vendeuse sort de la boutique (c'est dans cette même église que se termineront Les Tontons flingueurs).

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film fut colorisé[2] en 1995[3]. Cette version fut diffusée à la télévision sur Canal + en 1996 et figurera sur l'édition DVD d'EuropaCorp en 2009, qui permet de visionner le film en noir et blanc ou en colorisé[4].
  • Le film fut un succès public lors de sa sortie en salles, même s'il n'a pas remporté l'adhésion de certains critiques[5].
  • Deuxième collaboration entre Martine Carol et Gilles Grangier.
  • Nouvelle collaboration entre Jean Gabin et Gilles Grangier, un an après Les Vieux de la vieille.
  • L'adresse, 14 rue Verdoux, censée être celle de l'ancien bobinard occupé par Charles Lepicard (Bernard Blier), est purement imaginaire, cette voie n'existant pas à Paris. Lorsque Bernard Blier fait visiter ses "17 chambres d'amis", celles-ci font par leur extravagances directement référence à celles du Chabannais : La chambre des glaces, le palais oriental, la baignoire à champagne en cuivre rouge...
  • La scène de la rencontre entre Jean Gabin et Bernard Blier censée se dérouler en Amérique du sud fut en réalité tournée en Normandie, Gabin n'ayant aucune envie de se déplacer à l'étranger. Habitant à Deauville, il fut plus que ravi de cette décision[6].
  • «Ça, c'est du BSA Extra piste » dit Gabin, dans un dialogue écrit par Michel Audiard. Gabin et Audiard étaient des habitués du Vélodrome d'Hiver, avant 1939, et avaient connu cette grande publicité[7] qui ornait la piste, vantant les mérites de roulements britanniques. Pour eux, c'était le summum dans l'excellence d'un produit.
  • À la fin du générique, apparaît la citation de La Fontaine « Bien mal acquit (sic) ne profite jamais », ainsi qu'un très court texte qui tient à nous expliquer que tout ce beau monde a été bien sûr arrêté par la police...

Critiques[modifier | modifier le code]

Pour le magazine Télé Loisirs, Le Cave se rebiffe est « l'un des meilleurs dialogues signés par Michel Audiard, au service de comédiens qui étaient de vieux complices. La bonne humeur qui a régné lors du tournage de ce film est très rapidement partagée par les spectateurs »[8].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le cave se rebiffe » (consulté le 28 juillet 2011).
  2. « Le cave se rebiffe, Un « Audiard » face aux politiques » (consulté le 16 février 2012)}
  3. « Le cave se rebiffe » (consulté le 16 février 2012)
  4. http://www.dvdfr.com/dvd/f42043-cave-se-rebiffe.html
  5. http://www.allocine.fr/film/fichefilm-4326/secrets-tournage/
  6. Collection Audiard no 1, Le Cave se rebiffe, TF1 Video, 2006
  7. Logo BSA.
  8. Télé Loisirs n° 81, du 19 au 25 septembre 1987, p. 49

Lien externe[modifier | modifier le code]