Le cave se rebiffe

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Le cave se rebiffe
Réalisation Gilles Grangier
Scénario Albert Simonin
Gilles Grangier
Michel Audiard
Acteurs principaux
Sociétés de production Cité Films
Compagnia Cinematografica Mondiale
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie policière
Durée 98 minutes
Sortie 1961

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le cave se rebiffe est un film français réalisé par Gilles Grangier et dialogué par Michel Audiard, sorti en 1961.

Tiré du roman homonyme d'Albert Simonin, ce film est l'adaptation du 2e volet de la trilogie de Max le Menteur entre Touchez pas au grisbi et Grisbi or not grisbi adapté à l'écran sous le nom Les Tontons flingueurs.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le personnage de Max le Menteur disparaît dans l'adaptation cinématographique de l'œuvre de Simonin, mais la trame de cette histoire de faux-monnayeurs, et les personnages centraux du « dabe » et du « cave » restent identiques. Dans le film de Gilles Grangier, Charles Lepicard (Bernard Blier), Maître Lucas Malvoisin (Antoine Balpêtré) et Éric Masson (Franck Villard) veulent monter une affaire de « fausse mornifle ». Éric pense avoir « à sa pogne » un graveur hors pair, un certain Robert Mideau (Maurice Biraud), le « cave », c'est-à-dire dans le langage des truands, un être ordinaire, crédule et ignorant des pratiques et des codes du Milieu.

Mais l'affaire ne devient possible qu'avec le concours de Ferdinand Maréchal (Jean Gabin), alias « le dabe », ancien faux-monnayeur de haute volée. Retiré sous les tropiques après une dernière affaire ratée, il reçoit la visite de Charles Lepicard qui lui propose un dernier coup d'anthologie sur le florin. Le dabe accepte de s'occuper de l'affaire et revient à Paris. La fine équipe se met au travail. Sous la houlette du dabe, Robert Mideau ne se montrera pas aussi « cave » que prévu.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Pré-production[modifier | modifier le code]

  • Deuxième collaboration entre Martine Carol et Gilles Grangier.
  • Nouvelle collaboration entre Jean Gabin et Gilles Grangier, un an après Les Vieux de la vieille.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Le trompettiste Marcel Lagorce interprète un des titres de la bande originale du film. Cette séquence instrumentale aux airs aériens, composée par Francis Lemarque et Michel Legrand (éditions Mondialmusic), est intitulée Cavatine[8] et dure un peu moins de deux minutes, quand Jean Gabin se rend sur l'hippodrome de Vincennes pour faire un tour de piste en sulky[8].

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

  • Val-de-Marne :
  • En régions :
    • La scène de la rencontre entre Jean Gabin et Bernard Blier, censée se dérouler en Amérique du Sud[11], fut en réalité tournée à l'hippodrome d'Hyères (Var) et sur la route désertique de l'Ayguade-Ceinturon vers le port de Hyères, Gabin n'ayant aucune envie de se déplacer à l'étranger.
    • Les autres scènes hippiques furent tournées à Vincennes et en Normandie. Habitant à Deauville, il fut plus que ravi de cette décision[12].

Références dans le film[modifier | modifier le code]

Billet de 100 florins
  • « Ça, c'est du BSA Extra piste[13] » dit Jean Gabin, dans le dialogue écrit par Michel Audiard. Gabin et Audiard étaient des habitués du Vélodrome d'Hiver, avant 1939, et avaient connu cette grande publicité qui ornait la piste, vantant les mérites de roulements britanniques. Pour eux, c'était le summum dans l'excellence d'un produit.
  • À la fin du générique, apparaît la citation de Jean de La Fontaine « Bien mal acquit (sic) ne profite jamais », ainsi qu'un très court texte qui tient à nous expliquer que tout ce beau monde a été bien sûr arrêté par la police[14].
Boeing 707 Air France
  • L'affiche du film montre le dabe sortant de sa poche de poitrine des billets de 100 francs Bonaparte, alors que le billet contrefait[15], dans ce film, est celui de 100 florins néerlandais avec un portrait d’Érasme.
  • Le cave est invité chez Lepicard où le dabe, pour tester ce graveur, a une discussion avec lui sur quelques-uns de ses prédécesseurs du XVIIIe siècle. Sont cités alors : l'un des membres de la dynastie Nicolas de Larmessin ; Moreau le Jeune ; et un certain Binet[16].
  • À la fin du film, Maurice Biraud et Jean Gabin s'envolent à bord du 1er Boeing 707 Château de Versailles d'Air France[17]. Le , deux mois avant la sortie du film, lors d'un autre vol, l'avion se disloque en sortie de piste à Hambourg faisant dix blessés graves[18].

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film fut un succès public lors de sa sortie en salles (plus de 2,8 millions d'entrées[5] en France), même s'il n'a pas remporté l'adhésion de certains critiques[19].

Postérité[modifier | modifier le code]

Pour le magazine Télé Loisirs, Le cave se rebiffe est « l'un des meilleurs dialogues signés par Michel Audiard, au service de comédiens qui étaient de vieux complices. La bonne humeur qui a régné lors du tournage de ce film est très rapidement partagée par les spectateurs »[20].

Colorisé en 1995[21], le film est diffusé sur Canal+ en 1996 et figure sur l'édition DVD d'EuropaCorp en 2009, qui permet de visionner le film en noir et blanc ou en colorisé[22].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Simonin 1954.
  2. « Cité Films [fr] », sur IMDb (consulté le 3 mars 2017)
  3. « UFA-Cormacico [fr] », sur IMDb (consulté le 3 mars 2017)
  4. « Compagnie Française de Distribution Cinématographique (CFDC) [fr] », sur IMDb (consulté le 3 mars 2017)
  5. a et b JP, « Le Cave se rebiffe (1961)- JPBox-Office », sur JPBox-office (consulté le 3 mars 2017)
  6. « Le cave se rebiffe », sur Télérama, (consulté le 19 octobre 2017)
  7. Thomas Morales, « Le cave se rebiffe à Pantruche » [« à Paris »], sur Causeur. Surtout si vous n'êtes pas d'accord, (consulté le 19 octobre 2017) : « dans le livre, Simonin donne de très nombreuses indications sur les caractères mais aussi sur ce fameux claque tenu par le couple Bernard Blier et Ginette Leclerc »
  8. a et b Francis Lemarque et Michel Legrand, « Cavatine du film Le cave se rebiffe interprétée par Maurice André », sur Maurice André (consulté le 19 octobre 2017)
  9. Fabrice Levasseur, « Le cave se rebiffe », sur L2tc (consulté le 19 octobre 2017).
  10. a et b Isabelle Blondel, Olivier Delacroix, Alice Develex, Nicolas d'Estienne d'Orves, Bertrand Guyard, Colette Monsat, Marie-Noëlle Tranchant et Florence Virerron, « Si le Paname d'Audiard m'était conté », Le Figaroscope, semaine du 10 au 16 mai 2017, pages 8-10.
  11. « Le Cave se rebiffe : Modification de tournage », sur Allociné, (consulté le 19 octobre 2017)
  12. Collection Audiard no 1, Le Cave se rebiffe, TF1 Vidéo, 2006
  13. « Le Tour de Rance Vintage de Gilles Degaraby », sur Ouest-France, (consulté le 19 octobre 2017) : « « Ça, c'est du BSA extra-piste. Ca hérisse le poil, tellement c'est beau ! » Le dialogue dit par Jean Gabin dans « Le Cave se rebiffe », dialogué par Michel Audiard, donne le ton pour cette première édition du Tour de Rance Vintage. »
  14. « Le cave se rebiffe : Un bijou ! », sur Le cinéma d'Impétueux, (consulté le 20 octobre 2017) : « Le scénario est certes habile, ingénieux, drôle, délicieusement immoral, malgré le vertueux carton final qui précise que naturellement, les protagonistes du mauvais coup ont été rapidement arrêtés et condamnés, clin d’œil majuscule qui n’abuse personne. »
  15. Jean Cohadon, « Les faux « biftons » ne font pas rire les magistrats », sur La Dépêche du Midi, (consulté le 20 octobre 2017)
  16. Claude Jaëcklé Plunian, « Binet sur écran », sur Société Rétif de la Bretonne, (consulté le 20 octobre 2017) : « Binet, l'illustrateur favori de Rétif de la Bretonne, fait l'objet d'une petite séquence culturelle qui se détache avec bonheur dans le film de Gilles Grangier, Le Cave se rebiffe (1961). »
  17. Christian Santoir, « Le cave se rebiffe », sur aeromovies, (consulté le 19 octobre 2017)
  18. (en) Harro Ranter, « Crash du Boeing 707-328 F-BHSA - Hamburg-Fuhlsbüttel Airport », sur aviation-safety.net, (consulté le 19 octobre 2017)
  19. « Le Cave se rebiffe : Critiques spectateurs », sur Allociné (consulté le 19 octobre 2017)
  20. Télé Loisirs no 81, du 19 au 25 septembre 1987, p. 49
  21. « Le cave se rebiffe », sur filmscolorises.online (consulté le 19 octobre 2017)
  22. « Le Cave se rebiffe (1961) - DVD », sur dvdfr, (consulté le 19 octobre 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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