Les Morfalous

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les Morfalous
Réalisation Henri Verneuil
Scénario Michel Audiard
Pierre Siniac
Acteurs principaux
Sociétés de production Carthago Films
Cerito Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Action, comique, guerre
Durée 95 min
Sortie 1984

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Morfalous est un film français réalisé par Henri Verneuil , avec des dialogues de Michel Audiard. Sortie; le 28 mars 1984.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En Tunisie, pendant la Seconde Guerre mondiale, un convoi de la Légion étrangère est chargé de récupérer six milliards en lingots d'or dans la banque d'El Ksour de Mahdia, afin de les amener en lieu sûr, à Sfax.

Les Allemands déjà présents dans la ville tirent à vue sur le convoi. Seuls quatre légionnaires échappent à la fusillade. Borzik se fait tuer en tentant une sortie de nuit avec l'adjudant Mahuzard afin de récupérer armes et munitions.

Les trois légionnaires restants découvrent l'artilleur Béral assis dans les toilettes d'un bâtiment. Grâce à une pièce de 105 (un obusier) encore en état de marche et servie par Béral, les Allemands de la 4e compagnie siégeant dans la ville sont délogés et tués, sauf le capitaine Ulrich Dieterle...

Augagneur et Boissier ont dans l'idée de récupérer l'or alors que Mahuzard tient à continuer la mission initiale. Une bagarre éclate entre Mahuzard et Augagneur. Augagneur triomphe et fait enfermer Mahuzard, mais est distrait par Hélène, la femme du directeur de la banque, qu'il tente de séduire. Après avoir récupéré des provisions chez elle, ils sont surpris par l'arrivée du lieutenant allemand prénommé Karl, qui tire un coup de semonce sur la maison avec son char d’assaut. Mais il est capturé par Augagneur dès qu'il entre pour saluer Hélène.

Pendant ce temps dans la banque, Mahuzard convainc Béral de le libérer et fait prisonnier Boissier. Il capture Augagneur et Karl à leur tour dès leur retour. Il dîne ensuite en compagnie du directeur de la banque et de Bérard avec les victuailles d'Hélène, qui subtilise discrètement la clef de la salle des coffres ou sont enfermés Augagneur, Boissier et Karl. Elle leur achemine la clé avec des victuailles, et ceux-ci s'échappent. Ils reviennent tous trois avec le char d’assaut et surprennent Mahuzard et Béral qui viennent juste de compléter le chargement de l'or dans un fourgon blindé et s'apprêtent à partir. Augagneur envoie alors Boissier s'emparer du fourgon sous la menace du canon de son char, non sans avoir dans l'intervalle fait feu sur les débris du fort où un soldat SS survivait encore. Mais Mahuzard mitraille Boissier et tente de s'échapper; le char fait feu et détruit totalement le fourgon, tuant Mahuzard et Béral sur le coup. Hélène revient et complote alors avec Augagneur pour éliminer Karl, mais celui-ci refuse. Les deux ex-soldats chargent alors l'essentiel des lingots sur le char, n'en laissant que 300 kg à Hélène qui devient folle de rage. Le char fait alors route vers le Sud, pour aller à la rencontre d'un contrebandier américain censé leur échanger l'or contre de l'argent liquide, mais avant fait un arrêt dans un poste de ravitaillement allemand pour refaire le plein. Karl convainc alors Augagneur de débarquer temporairement du char afin de ne pas être repéré. Une fois dans le camp, le commandant allemand veut faire un contrôle sur la présence inopinée de ce char dans cette région, et Augagneur doit intervenir pour sauver la situation. Karl repart ensuite du camp sans s'arrêter pour reprendre Augagneur, qui saute malgré tout sur le char à son insu. Le lendemain, Augagneur force Karl à descendre du char, et lui confisque son uniforme. Il rencontre plus tard au milieu du désert son contact américain, qui lui offre d'échanger sa cargaison d'or contre 56 000 $ le lendemain. Mais c'est cependant toute la 1re Armée Française qui est au rendez-vous, et Augagneur doit renoncer à son or et à ses dollars, contre le statut d'un héros qui a sauvé l'or africain de la France.

Citation de générique fin: J'étais l'homme le plus riche du monde, l'or m'a ruiné. Blaise Cendrars (L'or)

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Avant le générique final, on peut voir la phrase « J'étais l'homme le plus riche du monde, l'or m'a ruiné » en référence au livre de Blaise Cendrars L'Or.
  • Il s'agit du dernier film, sorti en salles de son vivant, écrit par Michel Audiard. Ses deux derniers scénarios, La Cage aux folles 3 et On ne meurt que deux fois, sont sortis quelques mois après sa mort, en juillet 1985.
  • Dans le film, le blindé allemand est en fait un SK-105 Kürassier.
  • La version originale du film est américaine : De l'or pour les braves.
  • Avant de proposer le rôle à Jean-Paul Belmondo, le réalisateur songea à Victor Lanoux et Gérard Lanvin.[réf. nécessaire]
  • Le film a fait 3,6 millions d'entrées en France, et 700 000 en RFA.
  • Le film est censé se passer en Tunisie, mais à aucun moment un Tunisien n’apparaît à l'écran : seuls des Français et des Allemands sont présents dans le film. Ce qui s'explique par le huis-clos provoqué par l'affrontement guerrier. Une histoire de soldats aurait dit Augagneur de par la pensée d'Audiard, le dialoguiste.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :