Ginette Leclerc

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Ginette Leclerc
Nom de naissance Geneviève Menut
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 79 ans)
Paris, France
Profession Actrice
Films notables Le Corbeau
La Femme du boulanger

Ginette Leclerc, nom de scène de Geneviève Menut, née le dans le 18e arrondissement de Paris et morte le dans le 16e arrondissement de la même ville, est une actrice française.

Elle a joué dans près de cent films. Au théâtre, elle a notamment joué dans des pièces de Marcel Achard et de Jean-Paul Sartre.

Avec ses yeux de braise, son sourire charnel et sa voix canaille, Ginette Leclerc fut, pendant des années, la représentation de la femme fatale et de la vamp des bas-fonds. Elle disait : « Je suis l'actrice qui a fait le plus longtemps le trottoir et qui a été le plus souvent assassinée »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

Ginette Leclerc naît dans le quartier de Montmartre à Paris où ses parents, Louis Menut et Suzanne Fauth, tiennent une joaillerie. Elle se marie à dix-huit ans, le , avec un danseur de seize ans son aîné, Lucien Leclerc, « pour ne pas travailler ». En effet, elle veut être danseuse, mais sa famille s'oppose à ce choix. Toutefois, le ménage ne dure pas et ils divorcent le . Plus tard, Ginette Leclerc partagera pendant une dizaine d'années la vie du comédien Lucien Gallas.

Elle a des débuts assez difficiles, posant pour des cartes postales « coquines », et faisant de la figuration pour le cinéma à partir de 1932, jusqu'au jour où elle est remarquée par Jacques Prévert.

Carrière[modifier | modifier le code]

Claude Autant-Lara confie un petit rôle à Ginette Leclerc dans Ciboulette en 1933, lançant le véritable début de sa carrière, suivi bientôt en 1934 par L'Hôtel du libre échange de Georges Feydeau, transposé au cinéma par Marc Allégret ; elle y donne notamment la réplique à Fernandel. En 1937, suit L'homme de nulle part de Pierre Chenal, ainsi que Prison sans barreaux où elle joue un personnage d'une grande perversité.

En 1938, elle devient célèbre grâce au film La Femme du boulanger de Marcel Pagnol, aux côtés de Raimu et de la chatte Pomponette. Un de ses rôles majeurs est celui de Denise, la femme sensuelle et boiteuse, amoureuse d’un médecin, dans Le Corbeau (1943) de Clouzot, sans oublier sa composition dans Le Val d'enfer de Maurice Tourneur.

Sous l’Occupation, Ginette Leclerc, partenaire de Tino Rossi, Jean Tissier, Georges Marchal et de bien d’autres grands acteurs de l'époque, tient aussi un cabaret avec son compagnon, Lucien Gallas, et accueille le milieu parisien de la collaboration et des occupants.

À la Libération, elle est détenue, sans jugement, pendant presque une année pour avoir travaillé, comme d'ailleurs une partie des comédiens français de l'époque, avec la firme allemande Continental, qui monopolisait les productions françaises. À sa sortie de prison, elle ne retrouvera plus de grands rôles.

Néanmoins, en 1948 elle joue dans La Maudite, coproduction franco-belge réalisée par Norbert Benoit avec un scénario de Benoit et Marcel Roy, en 1949 dans Un homme marche dans la ville de Marcello Pagliero, et dans Les Eaux Troubles de Henri Calef où elle tient le premier rôle (Augusta), en 1951 dans la séquence de « La Maison Tellier » du film le Plaisir de Max Ophüls et, en 1955 dans le film Gas-oil de Gilles Grangier avec Jean Gabin, ou encore dans Le Cave se rebiffe en 1961, avec comme partenaires Gabin et Bernard Blier. Elle interprète son dernier rôle en 1977 dans La Barricade du point du jour de René Richon.

Ginette Leclerc participe aussi à plusieurs séries policières pour la télévision, entre autres Maigret ou Les Cinq Dernières Minutes, où on lui confie des rôles de prostituées, de femmes autoritaires et méchantes, ou de mères maquerelles.

En 1963, elle écrit un livre de souvenirs intitulé Ma vie privée.

Derniers jours[modifier | modifier le code]

En 1984, deux chutes dans son appartement de la rue de Belloy dans le 16e arrondissement de Paris, obligent Ginette Leclerc à une longue rééducation. Elle meurt le , des suites d'un cancer[2]. Elle est inhumée au cimetière parisien de Pantin dans la 14e division.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1930[modifier | modifier le code]

Années 1940[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La mort de Ginette Leclerc », L'Humanité, 3 janvier 1992 (en ligne).
  2. Biographie de Ginette Leclerc, cinetom.fr, 3 juin 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Gilles, Ginette Leclerc : le désir des hommes, L'Harmattan, Paris, 2000, 172 p. (ISBN 9782747505079).
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron, Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]