Un singe en hiver (film)

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Un singe en hiver
Réalisation Henri Verneuil
Scénario François Boyer
Henri Verneuil
Michel Audiard
Acteurs principaux
Sociétés de production Cipra Films
Cité Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 99 minutes
Sortie 1962

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Un singe en hiver est un film français, une comédie dramatique, réalisé par Henri Verneuil, adapté du roman éponyme d'Antoine Blondin, interprété notamment par Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo, sorti en 1962.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En , Albert Quentin, ancien fusilier-marin en Chine, tient, avec sa femme Suzanne rencontrée à La Bourboule, l'hôtel Stella dans le village de Tigreville, sur la côte normande aux environs de Deauville.

Il se laisse souvent aller à trop boire, ce qui le porte à la nostalgie de sa jeunesse militaire vécue sur le Yang-Tsé-Kiang. Lors d'un bombardement en juin 1944, il promet à Suzanne de ne plus boire si l'hôtel échappe à la destruction ; promesse tenue.

Un soir, quinze ans plus tard, débarque Gabriel Fouquet, homme jeune et remuant, publicitaire de son état. Fouquet boit pour effacer l'échec de sa vie sentimentale avec Claire qui vit à Madrid, « voyager » en Espagne grâce à l'alcool, et rêver de tauromachie. Il vient voir sa fille Marie pensionnaire à Tigreville, dans une pension dont Mme Victoria, la directrice pourtant française, ne parle qu'anglais. Les deux hommes, qui n'ont pas « le vin petit ni la cuite mesquine », vont connaître deux jours d'évasion grâce à l'ivresse, l'un en Espagne et l'autre en Chine. Ce sera l'occasion d'un duo a cappella sur la fameuse chanson Nuits de Chine. L'apothéose de cette soûlographie est atteinte avec un feu d'artifice « dantesque » sur la plage. Le lendemain, la vie sépare les deux amis en gare de Lisieux : Gabriel part avec sa fille, qu'il a sortie de sa pension, alors qu'Albert se dirige vers l'hiver de sa vie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le restaurant Le Cabaret Normand à Villerville, où le film a été en partie tourné.

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

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  • Le roman d'Antoine Blondin Un singe en hiver avait reçu le prix Interallié en 1959.
  • C’est la seule fois où Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo se rencontrèrent à l’écran, la star du cinéma français et l'acteur vedette de la Nouvelle Vague.
  • Le film a été tourné durant l'hiver 1961-1962, sur la côte normande, notamment à Villerville, qui y apparaît sous le nom de Tigreville, à Trouville-sur-mer, à Deauville et à Houlgate.
  • Originellement, le producteur souhaitait tourner un film tiré du roman de Roger Vercel, Au large de l'Eden, histoire d'une mutinerie menée par un capitaine de terre-neuvas. Le producteur Jacques Bar avait donc réservé un bateau chez un armateur de Saint-Malo. Gabin en montant sur le bateau trouve que « ça sent la morue », que ça lui donne mal au cœur, il ne veut pas faire le film. Michel Audiard propose alors d'adapter un livre de Blondin, Un singe en hiver.
  • Dans la scène du flamenco chez Esnault, Belmondo ne danse pas, il est doublé pour les gros plans par un danseur espagnol. Le montage soigné permet difficilement de s'en rendre compte.
  • La scène de la corrida avec les voitures est exécutée par Belmondo.
  • Henri Verneuil est présent dans le film au moment où son nom apparait à l'écran au générique : il est l'officier allemand qui monte l'escalier. Il est également et comme souvent la « voix » du haut-parleur de la gare.
  • Dans la scène du début du film, pendant laquelle Jean Gabin et Paul Frankeur assistent aux combats aériens, on voit en action des Katioucha appelées aussi "orgues de Staline" (rampes de fusées multiples). Or, cet armement soviétique était en service dans l'Armée Rouge sur le front russe et ne pouvait donc se trouver sur le littoral normand.
  • Le 22 septembre 2014, Jean-Paul Belmondo revient sur les lieux du tournage à Villerville à l'occasion d'un documentaire tourné pour TF1[3].

50e anniversaire du tournage à Villerville[modifier | modifier le code]

En 2012, Villerville célèbre le 50e anniversaire du tournage par diverses manifestations (projections, expositions, conférences...). Le village est décoré avec les portraits des deux principaux acteurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Gitton sur data.bnf.fr
  2. CNC.fr
  3. Romain Pichon, « À Villerville, tout le monde se souvient de Bébel », Ouest-France, 23 septembre 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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