Le drapeau noir flotte sur la marmite

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Le drapeau noir flotte sur la marmite
Description de cette image, également commentée ci-après
La véritable casquette d'officier marinier de Jean Gabin, qu'il porte dans le film. Exposée au musée Jean-Gabin à Mériel.

Réalisation Michel Audiard
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Durée 78 min
Sortie 1971

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le drapeau noir flotte sur la marmite est un film français réalisé par Michel Audiard en 1971.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Alexandre Volabruque, le chef d'Antoine Simonet à la SNCF, à Villeneuve-Saint-Georges, félicite chaleureusement son employé pour la construction d'une maquette en allumettes d'une frégate avec laquelle il vient de remporter un prix à l'exposition des artistes cheminots. Mais Volabruque, qui a de la suite dans les idées, tient à présent à ce que Simonet lui construise un véritable bateau pour pêcher la daurade. Il a en effet l'idée fixe d'aller passer sa retraite à Dieppe, à bord d'un Grondin, qui lui permettrait de vivre du produit de sa pêche. Simonet, songeant à son avancement, n'ose pas refuser, d'autant plus que Volabruque a encore deux ans à faire avant de prendre sa retraite… et n'est pas réputé pour être tendre.

Il ne lui reste plus qu'à faire appel à l'oncle Victor Ploubaz, un vieux loup de mer ayant sillonné tous les océans. Ploubaz s'installe chez Simonet après avoir imposé à Volabruque de renoncer à construire son Grondin, au profit d'un sloop à gréement Marconi. On en comprendra plus tard la raison. Le voilier est construit dans le jardin familial avec l'aide de collègues de Simonet qui se prennent tous au jeu et ne jurent bientôt plus que par la mer et les bateaux. Balloche, en particulier, renonce à sa passion exclusive pour le vélo, pour ne plus rêver que vagues et gréements. Après quelques semaines, et plusieurs incidents , le voilier est enfin prêt. Mais le fameux loup de mer n'est pas celui que l'on croit, et le sort du bateau et des parties de pêche de Volabruque est bientôt remis en question...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Quelques répliques[modifier | modifier le code]

Les dialogues ne contiennent pas de perles aussi mémorables que d'autres travaux d'Audiard. On en retiendra cependant quelques extraits :

  • « Monsieur Coulibeux ! Je ne sais pas comment ça se passe chez les Coulibeux, mais, chez les Volabruque, les hommes commandent et les femmes servent la soupe ! » (Ce que les faits démentiront, d'ailleurs.)
  • « On va vous regretter, M. Volabruque ! » / « ’Y a des qualités qu'on retrouvera plus. » / « Le fascisme, l'arbitraire… » / « Merci mes amis. » / « La mauvaise foi. » / « Tiens, le picolage… »
  • « Ben dis donc… on le prenait pour un con ton chef, mais on avait tort… » (En effet, c'est pire…)
  • « Et puis 7 mètres 50 c'est pas rien hein… » / « Ça fait 2 voitures l'une au bout de l'autre. » / « 2 voitures ou 6 vélos… » / « 6 vélos… ça veut rien dire… c'est con. » / « C'est pas plus con que tes deux autos. »
  • « Vous croyez vraiment que pour pêcher le maquereau à Dieppe… » ; « Cher Monsieur, que vous pêchiez l'ablette ou l’espadon ou que vous trempiez vos lignes dans le clapotis dieppois ou dans le Gulf Stream, c'est votre affaire… La mienne, c'est de construire un bateau. »
  • « Ça change tout un mât, j'aurais jamais pensé… »
  • « Quand j'pense… quand j'pense que j'ai quitté un hidalgo. » / « Vous appelez ça un hidalgo, moi j'appelle ça un métèque. » / « Un métèque ? Un métèque qui possédait une hacienda ... en plein cœur du Brésil, ah ah. » / « Ma chère, étant donné votre degré d'instruction, que vous preniez Caracas pour la capitale du Brésil, passe encore ... mais il est alarmant qu'à votre âge, vous confondiez une hacienda avec un claque. »
  • « Elles sont très importantes ces voiles ? » / « Ah, sur un voilier, elles sont même indispensables ... »
  • « Tu sais pourquoi il s'est fait virer ? Il dessinait en classe le drapeau noir de l'anarchie. » / « L'anarchie, l'anarchie… Jolly Roger, tête de mort avec deux tibias sur fond noir, c'est pas le drapeau des claques-dents, c'est celui d'la flibuste. »
  • « Alors ça, c’est risible… Victor Ploubaz, vainqueur des cinq océans, terrassé à dix minutes de chemin-de-fer de Paris. »

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Il s'agit du seul film réalisé par Michel Audiard dans lequel joue Jean Gabin.
  • Avec 756 439 entrées, Le Drapeau noir flotte sur la marmite est boudé par le public et reste l'un des rares échecs commerciaux dans la carrière de Jean Gabin en France[1].
  • René Fallet, auteur d'Il était un petit navire, le roman qui a servi de base au film, était fils de cheminot et natif de Villeneuve ; il était également un ami intime de Georges Brassens, qui a composé la musique du film.
  • Les ferrovipathes retiendront les scènes ferroviaires du film et notamment celles sur le pont tournant de la rotonde à locomotives.
  • Les spécialistes auront noté que le Grondin n'est pas vraiment un bateau de pêche, mais plutôt un bateau de plaisance. C'est aussi le cas d'ailleurs, pour le sloop conçu par Victor Ploubaz...
  • Jean Gabin a affirmé au cours d'une interview avec Pierre Tchernia, réalisée pour la promotion du film, avoir porté dans le film sa propre casquette de marin.[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]