Laborde (Hautes-Pyrénées)

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Laborde
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Laborde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton Neste, Aure et Louron
Intercommunalité Communauté de communes Neste Baronnies
Maire
Mandat
Hélène Duthu
2014-2020
Code postal 65130
Code commune 65241
Démographie
Gentilé Labordais
Population
municipale
92 hab. (2014)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 03″ nord, 0° 18′ 02″ est
Altitude Min. 416 m – Max. 610 m
Superficie 1,82 km2
Localisation

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Laborde

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Laborde

Laborde est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Labordais.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Laborde dans les Hautes-Pyrénées
Localisation de Laborde dans le département des Hautes-Pyrénées.
65 HP 00 8054.jpg
65 HP 00 8053.jpg

Situation[modifier | modifier le code]

Le village de Laborde se trouve en Bigorre, dans les Baronnies des Pyrénées. Il est bordé au nord par Lomné, à l'est par Esparros, et à l'ouest par Arrodets et Bulan. La commune s'étend sur 181 hectares de calcaires aptiens et de schistes albiens.
Laborde possède plusieurs grottes :
la grotte du Bouchet, ou Cap det Caminaou (où furent découverts les squelettes et poteries du néolithique) ;
la grotte de l'Alabén ;
la Tuta dets Gachassans ;
Houn de Laborde.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Arros, affluent de rive droite de l’Adour, traverse la commune du sud au nord et forme la limite ouest avec la commune de Bulan.
L'Aube, affluent de rive droite de l’Arros, traverse la commune du sud au nord et forme la limite ouest avec la commune d’Arrodets.
Le ruisseau de l'Ayguette ,affluent de rive droite de l’Arros, traverse la commune du sud au nord et forme une partie de la limite est avec la commune d’Esparros.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Laborde et des proches communes.
Communes limitrophes de Laborde
Bulan Lomné
Arrodets Laborde
Esparros

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 116[1].
Parmi ces logements, 41.7  % sont des résidences principales, 56.5  % des résidences secondaires 1.8  % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Laborde

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[2] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Étymologie : occitan bòrda (mot germanique signifiant à l'origine une cabane en planche).
Nom occitan : Era Bòrda.

Histoire[3][modifier | modifier le code]

Étymologiquement, le nom du village vient de borde (grange). Cela semble indiquer que le village se développa autour d'une métairie, propriété du baron. Pour trouver l'origine de la vie dans ce village, il faut remonter dans des temps plus reculés. En effet, dans la grotte du Bouchet furent découverts en 1968 des restes de plusieurs squelettes, et des poteries du néolithique (datant d'environ 3 000 ans avant notre ère).

Dans le village, on est étonné par la grande dispersion des maisons. Une légende affirme que le village, au temps où les maisons étaient couvertes de chaume, fut détruit par un incendie ravageur qui n'épargna que deux maisons. Et c'est depuis cet incident que les maisons furent construites éloignées, afin d'éviter qu'un tel désastre se reproduise.

Cadastre napoléonien de Laborde[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Laborde est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Mandat Nom
Les maires de Laborde de 1908 à 2008.
1995-2014 Hélène Duthu
1971-1995 André Duplan
1965-1971 Pierre Gaidon
1947-1965 Jean Pailhé
1925-1947 Jules Duplan
1919-1925 Jean Claverie
1908-1919 Paul Lafforgue

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Sénéchaussée de Toulouse, élection d'Astarac, baronnie d'Esparros, canton de La Barthe-de-Neste (1790-2014)[5].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Laborde appartient à la communauté de communes Neste Baronnies créée en décembre 1994 et qui réunit 15 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 92 habitants, en diminution de -4,17 % par rapport à 2009 (Hautes-Pyrénées : -0,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
372 438 431 477 579 595 585 574 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
590 578 590 607 530 500 509 506 517
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446 464 402 313 305 309 303 234 192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
177 157 146 138 95 109 100 96 92
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2017[11].

Sports[modifier | modifier le code]

Pratique de la quille de neuf[modifier | modifier le code]

Le village comporte un plantier où l'on joue aux quilles de neuf.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'usine de marbre[modifier | modifier le code]

À Laborde se trouvaient une carrière et une usine de marbre. Cette dernière était située sur les bords de l'Arros mais il n'en reste aujourd'hui que des ruines.
Pour son fonctionnement :.
les blocs étaient acheminés en chars à bœufs, par un sentier aboutissant à une tranchée creusée dans la pierre. Ils étaient ensuite amenés sur le site de l'usine. Après, ces blocs pouvant atteindre 70 cm de largeur étaient découpés par trois scies circulaires en diamant. L'énergie nécessaire au fonctionnement était fournie par l'Arros, et un système de poulies. Une dynamo permettait aux ouvriers de travailler jour et nuit. Une fois le marbre découpé, il était placé sur des wagonnets qui l'acheminaient jusqu'à Batsère où s'effectuaient les finitions, puis repartait en char à bœufs jusqu'à la gare de Tournay.

L'usine de marbre, avant qu'elle ne tombe en ruine.

En utilisant un système innovant pour leur époque, le système de sciage au fil hélicoïdal, les établissements Michaux espéraient dynamiser l'industrie de la pierre des Pyrénées.
Mais l'usine s'arrêta de fonctionner lors de la Première Guerre mondiale, car les ouvriers partirent au combat. Mais à ce moment les affaires ne marchaient plus très bien car le marbre revenait trop cher et se faisait détrôner par celui de Belgique. Le marbre de Laborde servit par exemple à construire : le pont de pierre de Bordeaux, la cathédrale d'Anglet, et de nombreux ponts dans la vallée d'Aure.

Les églises[modifier | modifier le code]

À Laborde, il y a deux églises. L'une très ancienne et l'autre beaucoup plus récente :

La vieille église[modifier | modifier le code]

La vieille église est très ancienne, comme en témoigne l'architecture de la charpente, en vaisseau renversé.
Elle est aujourd'hui désaffectée. On peut encore y trouver le corbillard du village, le bénitier, l'autel, et de nombreuses fresques sur les murs.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'exploitation du buis[12][modifier | modifier le code]

Bien avant le XXe siècle, on exploita le buis des Baronnies pour l'envoyer au Jura. En 1907, un projet de ligne de chemin de fer Tournay-Bulan manqua de peu d'aboutir. Après 1918, les expéditions de buis pour le Jura atteignirent le chiffre de soixante wagons par an. En montagne, des tâcherons abattaient et dégrossissaient le buis, puis le descendaient à Arrodets. Là, il était chargé sur des chars tirés par des boeux, et on l’embarquait à la gare de Tournay, distante de 25 kilomètres.
Pendant ce temps-là, l'industrie locale essayait tant bien que mal de subsister.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

André Claverie[13][modifier | modifier le code]

André Claverie était l'un des tous derniers représentants de ces tourneurs sur bois qui proliféraient aux XVIIIe et XIXe siècles. Il avait une prédilection pour le buis, le bois sacré. Le petit arbre à feuilles vernissées pousse à foison dans la végétation dantesque des Baronnies. Paysan, artisan, André Claverie travaillait le buis depuis l'âge de 12 ans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à une tige arrachée de chardon au naturel, fleurie de 3 pièces et feuillée de 2 ; au chef d'azur chargé d'un roc d'échiquier accosté de 2 bêches, celle de dextre en bande et celle de senestre en barre, le tout d'or.
Commentaires : Blason officiel vérifié auprès de la mairie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Insee : Rapport statistique communal pour la commune de Laborde
  2. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes Pyrénées, 2000.
  3. d'après la monographie de Cazenave, instituteur, 1887
  4. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral de Laborde en 1825
  5. Archives départementales des Hautes-Pyrénées
  6. « Liste des juridictions compétentes pour Laborde (Hautes-Pyrénées) », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Annuaire : Résultats de recherche », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 28 juin 2017).
  12. Régionale Une, 8 décembre 1958
  13. La nouvelle République des Pyrénées, 7 aout 2001