Pailhac

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Pailhac
L'église Saint-Étienne.
L'église Saint-Étienne.
Blason de Pailhac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton Neste, Aure et Louron
Intercommunalité Communauté de communes d'Aure
Maire
Mandat
Isabelle Robin
2014-2020
Code postal 65240
Code commune 65354
Démographie
Gentilé Pailhacais, Pailhacaises
Population
municipale
64 hab. (2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 32″ Nord 0° 22′ 08″ Est / 42.9089, 0.3689
Altitude Min. 720 m – Max. 977 m
Superficie 0,9 km2
Localisation

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Pailhac
Liens
Site web Site officiel de la commune
65 HP 00 8541.jpg

Pailhac (Palhac [paˈʎak] en occitan) est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Dans les Pyrénées, un peu en amont d'Arreau sur la rive droite de la Neste du Louron, se trouve le modeste village de Pailhac caché dans le creux d’un vallon.
Par sa superficie, Pailhac est la plus petite commune de la vallée d’Aure (99 ha). Le village est situé à 740 m d’altitude et jouit d’un climat tempéré grâce à la protection d’une haute montagne qui l’abrite des rigueurs du vent du nord.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de ruisseau ou cours d'eau qui traverse le village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Pailhac et des proches communes.
Communes limitrophes de Pailhac
Fréchet-Aure
Arreau Pailhac Jézeau

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Hautes-Pyrénées.

La commune jouit d'un climat montagnard caractérisé par des étés doux (température moyenne de 25 °C) et des périodes de beaux temps. Parfois des orages éclatent sous formes de fortes averses, imprévues et violentes. Quant aux hivers, ils sont frais ou froids avec des températures de 3 °C en moyenne, et souvent humides avec de fréquentes dépressions en provenance de l'Atlantique amenant de la pluie.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 45[1].
Parmi ces logements, 59.6  % sont des résidences principales, 38.1  % des résidences secondaires et 2.2  % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Pailhac au nord-est d'Arreau.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[2] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Étymologie : nom de domaine antique, du nom de personnage latin Palius et suffixe -acum (= domaine de Palius).

Nom occitan : Palhac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Pailhac vient peut-être de celui gallo-romain de Pallius qui aurait fondé un domaine rural sur ce replat glaciaire. Pailhac est placée sous le patronage archaïque de saint Étienne et fut le prieural de Jezeau au XIVe siècle, puis une annexe au XVIIIe siècle. Les Abayans, seigneurs les plus puissants du comté d'Aure, sénéchaux d'Aure depuis le XIVe siècle, avaient un château sur Jezeau qui fut détruit par un incendie vers 1530 - 1540. Ils étaient les seigneurs de la seigneurie de Jezeau et donc de Pailhac qui dépendait de Jezeau. Ils avaient comme armoiries un héron de profil, tenant dans une patte une pierre et pour devise Melior vigilantia sommo, « La vigilance est préférable au sommeil ». Au XVIIIe siècle, la seigneurie est achetée par François Dansin, avocat à Vieille Aure, avec les économies paternelles de celui-ci. Pailhac fut entièrement détruit par un incendie en 1867 à l’exception d’une maison et de l’église. L’architecture du village se caractérise par de grosses maisons rurales et des granges implantées le long des voies ; parmi les bâtiments les plus anciens, on remarque la ferme Daniel de 1822 et la ferme Lamane de 1799. Ce sont des logis à un étage et trois travées, couverts en ardoise.

Cadastre de Pailhac[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Pailhac est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé, au premier d'azur à un escargot d'or posé sur la ligne de partition, au second de sinople à la fasce d'argent resarcelée de sable, chargée de l'inscription PAILHAC en lettres capitales aussi de sable.
Commentaires : blason vérifié auprès de la mairie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Joseph Loste    
mars 2008 en cours Isabelle Robin    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Pailhac appartient à la communauté de communes d'Aure créée en décembre 2003 et qui réunit dix communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 64 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
54 63 58 70 63 77 82 84 71
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
66 73 68 69 69 73 63 56 53
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
56 54 53 47 49 45 36 25 24
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
21 18 15 21 28 52 71 76 63
2013 - - - - - - - -
64 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Pailhac a atteint son niveau le plus élevé au milieu du XIXe siècle (84 hab. en 1846) pour tomber à 15 en 1975. Depuis cette date la tendance s’est inversée grâce à la proximité du bourg d’Arreau.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne.
Lavoir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne.

Tout à côté au sommet d’un mamelon se dresse comme une sentinelle à son poste la modeste chapelle du village. Église Saint-Étienne du XIIe siècle d’origine romane comme l’indiquent le tympan-chrisme de la porte et la baie jumelée du clocher mur. La sacristie est datée de 1742 par une inscription encastrée dans le mur Ouest (feuille d’acanthe stylisée en marbre blanc) : « La sacristie a été construite en 1742; Antoine de Lastic étant évêque, Bertrand Corpeyre curé, Exupère Duchan consul et Jean Prugent syndic. »

La cloche unique en bronze à inscription gothique de 1516, mentionne l'inscription suivante :

« PATRINUS.MA. IOHAN †.DE.ABAYAN † ANA.DE.BINOS. TE.DEUM.L'AN.MIL CCCCC XXXXXXXX. »

Les mots sont séparés par des petits caractères gothiques disposés verticalement. Les caractères † sont des médaillons rectangulaires, portant sur le champ une cloche bataillé, marque du fondeur. Le parrain : Noble Jean d'Abayan était seigneur de Jézeau, et la marraine : Anne de Binos fille de noble François de Binos d’Arros avait épousé noble Charles d’Abayan fils du précédent suivant contrat passé à Hèches en Mars 1563 devant maître Dellan, notaire.

Il vaut la peine de visiter cette chapelle, non point si vous voulez au titre de pèlerin mais comme touriste si vous cherchez de beaux points de vue. De là vous admirez un panorama délicieux. On découvre au nord de la gorge de Sarrancolin, le Val d’Aspin, le vallon de Barrancoueu à l’ouest, à l’est celui de Jézeau et au midi les deux ravissantes vallées d’Aure et du Louron et plus loin un immense amphithéâtre de montagnes toutes poudrées de neige au sommet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées - Michel Grosclaude, Jean-François Le Nail intégrant les travaux de Jacques Boisgontier - Conseil Général des Hautes-Pyrénées - Mission culture occitane - 4eme trimestre 2000
  • Les sobriquets des villages aurois - Frantz-E. Petiteau - Editions Lacour - Cercle François Marsan - 3e trimestre 2003
  • Les vieilles inscriptions de la vallée d'Aure - Abbé François Marsan - Editions Lacour

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Insee : Rapport statistique communal pour la commune de Pailhac
  2. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, 2000.
  3. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral de Pailhac en 1831
  4. « Liste des juridictions compétentes pour Pailhac », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.