Loudenvielle

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Loudenvielle
Vue aérienne de Loudenvielle
Vue aérienne de Loudenvielle
Blason de Loudenvielle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
Canton Neste, Aure et Louron
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Louron
Maire
Mandat
Noël Lacaze
2016-2020
Code postal 65510
Code commune 65282
Démographie
Gentilé Loudenviellois
Population
municipale
284 hab. (2013)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 47′ 50″ N 0° 24′ 43″ E / 42.7972, 0.411942° 47′ 50″ Nord 0° 24′ 43″ Est / 42.7972, 0.4119
Altitude Min. 942 m – Max. 3 130 m
Superficie 42,65 km2
Localisation

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Loudenvielle

Loudenvielle est une commune française des Hautes-Pyrénées dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Le , à la suite de sa fusion avec le commune d'Armenteule, elle est devenue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Loudenvielle[1].

Ses habitants sont appelés « Loudenviellois ».

C'est une des communes du Pays d'art et d'histoire des vallées d'Aure et du Louron[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

C'est une commune pyrénéenne, située à 36 kilomètres au sud de Lannemezan et à 15 kilomètres à l'ouest de Bagnères-de-Luchon. Elle se trouve dans le Pays d'Aure, dans la vallée du Louron.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Loudenvielle et des proches communes.
Communes limitrophes de Loudenvielle
Armenteule Loudervielle
Génos Loudenvielle Germ
Gistaín (Aragon / Drapeau de l'Espagne Espagne) Benasque (Aragon / Drapeau de l'Espagne Espagne) (31)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Neste du Louron, formée par la réunion (au lieudit Pont du Prat, 1230 m d'altitude) de la Pez et de la Neste de Clarabide. Celle-ci a pour principal affluent (au lieudit la Soula, 1630 m) le ruisseau de Caillauas. La Clarabide traverse des gorges notables (accessibles seulement à pied) sur environ deux kilomètres en aval de la Soula et en amont de Pont du Prat.

On trouve un certain nombre de lacs : notamment ceux des Isclots (2330 m) et de Caillauas (lac de retenue, 2150 m) sur le Caillauas et de Pouchergues (lac de retenue, 2100 m) sur la Clarabide. Le lac de Génos-Loudenvielle (lac de retenue) est partagé entre les deux communes, Loudenvielle détenant 1/5 de sa superficie sur la rive droite.

En amont du lac de Génos-Loudenvielle, la Neste du Louron ((7 km du Pont du Prat au lac) sert de limite entre les deux communes, sauf dans un secteur au niveau du bourg de Loudenvielle où la commune déborde sur la rive gauche. En amont du Pont du Prat, la limite suit la Neste de Clarabide sur un kilomètre, puis s'en écarte pour rejoindre le Pic du Midi de Génos.

L'hydrographie du secteur a permis un équipement hydroélectrique conséquent : la SHEM (Société hydroélectrique du Midi, groupe GDF Suez) contrôle les retenues de Caillauas et Pouchergues et les usines de la Soula, Tramezaygues (Pont de Prat, commune de Génos) et Pont de Prat ; l'ensemble, créé en 1929-1932, est particulièrement connu à cause du téléphérique qui relie le site de Tramezaygues à celui de la Soula (téléphérique Bleichert). EDF détient l'usine de Loudenvielle, située à 1 km en amont du bourg.

Relief[modifier | modifier le code]

L'altitude minimale de la commune est d'environ 950 m (lac de Génos-Loudenvielle). Vers le sud elle s'étend jusqu'à la ligne des crêtes qui forme la frontière franco-espagnole et inclut nombre de sommets élevés :

  • à l'intérieur de la commune : pic de Hourgade (2954 m), pic de Belle Sayette, pic des Pichardières (2550 m), pic des Estiouères (2600 m), etc.
  • à la limite de la commune à l'ouest : pic du Midi de Génos (2445 m), pic des Bacherets (2880 m), etc.
  • à la limite de la commune à l'est : pic des Gourdons, des Spijeoles, des Isclots, des Hermitans, etc.
  • à la frontière, d'ouest en est : pic de l'Abeillé, Petit Batchimale, Grand Batchimale (ou pic Schrader ou pic Pétard, 3174 m), pic d'Aigues Tortes (2800 m), Pic de Clarabide (ou de Pouchergues, 3000 m), pic des Gourgs Blancs, etc.

Cette ligne de crêtes comporte quelques passages (« ports ») permettant de se rendre en Espagne (sentiers muletiers), utilisés autrefois pour le commerce avec ce pays (laine) et pendant la Seconde Guerre mondiale par des résistants ou réfugiés (monument au Pont du Prat).

La vallée de la Neste du Louron est encadrée par des sommets moins élevés, atteignant tout de même 1700 m à l'est comme à l'ouest.

Communications[modifier | modifier le code]

Le réseau routier est limité à trois axes :

  • une route part vers Génos et Arreau par la rive gauche de la Neste ; à Génos, une route monte vers le col d'Azet et la vallée d'Aure ;
  • une route part sur la rive droite vers Aranvielle, Armenteule, Estarvielle, rejoignant la précédente à Avajan ; d'Estarvielle, part la route vers le col de Peyresourde et la vallée de Luchon ;
  • une route remonte la vallée sur la rive droite jusqu'au Pont de Prat.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées[3] qui indique notamment les dénominations successives du village :

Son nom en occitan est Lodenvièla.

Le suffixe « -vielle », très fréquent dans la vallée, est un dérivé du latin villa (exploitation agricole).

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques dates :

  • 15 novembre 1540 : le seigneur de Montespan confirme leurs droits aux communautés de Loudenvielle et d'Armenteule[4].
  • 1806 : réunion des communes de Loudenvielle et d'Aranvielle[5].
  • 1975 : mise en service du lac de barrage de Génos-Loudenvielle.

Cadastre de Loudenvielle[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Loudenvielle est consultable sur le site des Archives départementales des Hautes-Pyrénées [6]

Administration[modifier | modifier le code]

Loudenvielle fait partie de l'arrondissement de Bagnères-de-Bigorre et du canton de Neste, Aure et Louron.

Les maires de Loudenvielle[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 2011 Michel Pélieu PRG Président du conseil général des Hautes-Pyrénées depuis 2011
2011 en cours Noël Lacaze    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Loudenvielle appartient à la communauté de communes de la Vallée du Louron, créée en décembre 2009 et qui comprend 15 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune de Loudenvielle dispose d'une agence postale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 229 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337 335 347 355 376 401 397 401 391
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
372 352 347 341 349 403 407 414 385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
404 419 417 332 290 485 283 261 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
181 182 142 189 219 261 282 308 237
2013 - - - - - - - -
229 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune abrite de nombreuses résidences de villégiature (résidences secondaires, gîtes), un office du tourisme.

Elle est proche des stations de sports d'hiver de Val Louron (à l'ouest) et de Peyragudes (à l'est). Mais le tourisme d'été est aussi important avec des sentiers de randonnée et une école de parapente.

A l'entrée du village se situe Balnéa, un complexe thermoludique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mairie
  • Église Saint-Just et Saint-Pasteur (église paroissiale).
  • Église Saint-Martin d'Aranvielle.
  • Le lac de Génos-Loudenvielle.
  • Les Granges d'Ourcibats : une suite d'une dizaine d'anciennes granges (devenues résidences secondaires) le long de la route du Pont du Prat.
  • Le site religieux d'Artiguelongue (un peu plus loin sur la même route) comprend une chapelle basse (ancienne), un chemin de croix, une chapelle haute (construite en 1936) et une statue de Notre-Dame sur un replat entre les deux chapelles.
  • A l'extrémité aval des gorges de la Clarabide, le long du chemin en corniche, se trouve la petite chapelle de la Santeté (« la petite sainte »).
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au loup de sable sur un mont de sinople, surmonté d’une étoile de six rais d’or accostée de deux croissants d’azur.
Commentaires : Ce blason est officiel (vérifié auprès de la mairie)[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « recueil des actes administratifs des Hautes-Pyrénées » [PDF] (consulté le 3 janvier 2016), p. 12-16
  2. Cf Site officiel
  3. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes Pyrénées, 2000.
  4. Monographie de Loudenvielle par Bazerque, p.16 (Archives départementales)
  5. Notice sur Loudenvielle. Archives départementales des Hautes-Pyrénées.
  6. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral de Loudenvielle en 1832
  7. « Liste des juridictions compétentes pour Loudenvielle », sur le site du ministère de la Justice
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  10. Passion Bigorre