Sarrancolin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Sarrancolin
Sarrancolin
Le village de Sarrancolin.
Blason de Sarrancolin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
Intercommunalité Communauté de communes Aure Louron
Maire
Mandat
Yann Helary
2020-2026
Code postal 65410
Code commune 65408
Démographie
Gentilé Sarrancolinois
Population
municipale
563 hab. (2017 en diminution de 4,9 % par rapport à 2012)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 03″ nord, 0° 22′ 41″ est
Altitude 630 m
Min. 600 m
Max. 1 890 m
Superficie 32,1 km2
Élections
Départementales Canton de Neste, Aure et Louron
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Sarrancolin
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées
Voir sur la carte topographique des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Sarrancolin
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sarrancolin
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sarrancolin
Liens
Site web Le site de la mairie

Sarrancolin est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont les Sarrancolinois et les Sarrancolinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

65 HP 00 8777.jpg

Localisation[modifier | modifier le code]

Sarrancolin, qui est traversée par le D 929, se situe en vallée d'Aure, au bord de la rivière la Neste au début du canal de la Neste, à 18 km de Lannemezan et à 7 km d'Arreau, son chef-lieu de canton ; à 50 km de l'Espagne, à 136 km de Toulouse, 88 km de Pau et 82 km d'Auch et 50 km de Tarbes. La ville est au pied du col de Beyrède, qui donne accès à la vallée de Campan et du col d'Estivère qui permet, quant à lui, la liaison avec la vallée du Haut Nistos.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Sarrancolin et des proches communes.


Communes limitrophes de Sarrancolin[1]
Hèches Nistos
Beyrède-Jumet-Camous Sarrancolin Ferrère
Ilhet Beyrède-Jumet-Camous Ardengost

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le Canal de la Neste dans Sarrancolin.

Son territoire s'étend de part et d'autre de la vallée, et entoure complètement vers l'est celui d'Ilhet ; il atteint ainsi le pic du mont Aspet (1 849 m) qui domine la Barousse ; une petite station de ski dite de Nistos-Cap Nestès a été aménagée sur cette partie orientale du territoire de Sarrancolin, mais son accès se fait par Nistos. La commune de Beyrède-Jumet, qui a eu 650 hab. en 1831 mais se dépeuple encore (-18 hab. de 1999 à 2004), s'étend vers l'ouest et héberge la troisième route en direction de Bagnères par le col de Beyrède, un peu plus bas que l'Aspin (1 417 m). Au-dessus s'élève le signal de Bassia (1 921 m), d'où l'on a une vue étendue, au nord vers les Baronnies, au sud sur la haute chaîne pyrénéenne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Neste et le Canal de la Neste traversent le village du sud au nord au centre de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L’ancienne gare.

Cette commune est desservie par la route départementale D 929.

Ancienne ligne ferroviaire Lannemezan à Arreau - Cadéac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Sarrancolin.

Le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[2] rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Nom occitan : Sarrancolin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sarrancolin, bourg médiéval et fortifié, a été longtemps réputé pour son marbre. Sarrancolin s'est développée autour d'un prieuré bénédictin, dont l'existence est attestée dès le XIe siècle par un acte de donation d'Arnaud, comte d'Aure. Le prieuré dépendait de l'abbaye de Simorre, et était le siège de lieutenance royale et a longtemps donné à la ville le privilège d'être la capitale des quatre vallées (Aure, Neste, Barousse, Magnoac). L'église paroissiale Saint-Ébons, des XIe et XIIe siècles, est contiguë aux vestiges du prieuré dont il reste quelques éléments à l'extérieur.

Contrairement à ce qui a pu être dit, la vallée d'Aure n'a jamais été une voie empruntée par les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle en suivant cette fameuse mais bien hypothétique Ténarèze dont il est depuis longtemps prouvé qu'elle n'a jamais existé[réf. nécessaire].

La tradition industrielle de la ville remonte à la période d'extraction des marbres, au XVIIe siècle. Sur les gisements Beyrède, Ilhet et Sarrancolin. Ces marbres, déjà exploités par les Romains, furent utilisés par Mansart et le duc d'Antin pour la décoration du Petit Trianon du château de Versailles, des châteaux de la Loire, de l'Opéra Garnier à Paris, des hôtels particuliers, et plus récemment, dans les années trente, de l'entrée de l'Empire State Building de New York.

De cette première période industrielle, a fait suite l'implantation de verreries, de fabriques de chapelets avec le buis des vallées adjacentes, de nombreux métiers liés au fil de l'eau, moulins, scieries, filatures.

La configuration géologique de la vallée d'Aure et son verrou glaciaire ont rendue possible, dans les années 1860, la prise d'eau du canal de la Neste qui permet d'alimenter les rivières de Gascogne qui prennent naissance sur le plateau de Lannemezan. Plus récemment encore, en 1890, la vallée se dote d'un chemin de fer (abandonné depuis les années 1995 au bénéfice du transport par camion), ligne de Lannemezan à Arreau - Cadéac et gare de Sarrancolin, en direction d'Arreau, grâce aux équipements hydroélectriques du fond de vallées, permettant l'installation d'unités industrielles métallurgiques. Ainsi, au début du XXe siècle, apparaissait la fabrication d'abrasifs de corindon, qui se poursuit actuellement à Beyrède, et qui a influencé considérablement le développement de Sarrancolin et des villages environnants.

Cet impact se retrouve encore en observant l'architecture du bâti tout au long de la traversée de la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2014 Robert Marquie PS Médecin, conseiller général du canton d'Arreau (1992-2011)
mars 2014   Francis Bossuat    
2015 2020 Albert Bazerque    
mars 2020 en cours Yann Hélary    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Sénéchaussée d'Auch, pays des Quatre-Vallées, vallée d'Aure, canton de Sarrancolin (1790), d'Arreau (depuis 1801)[3].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sarrancolin appartient à la communauté de communes Aure Louron créée au et qui réunit 47 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6]. En 2017, la commune comptait 563 habitants[Note 1], en diminution de 4,9 % par rapport à 2012 (Hautes-Pyrénées : -0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6648219291 4921 1141 0911 0791 1131 086
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 016968959896884774733733624
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
530576564785751832733836888
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0131 008868772684689660590570
2017 - - - - - - - -
563--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune a eu deux pics de population, l'un vers 1 500 hab. en 1820, l'autre à 1 000 dans les années 1960 ; elle perd quelques habitants depuis (-30 entre 1999 et 2005).

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2019[9].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Groupe médical, pharmacie, infirmières, ambulances.

Sports et Loisirs[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le principal employeur est l'usine Alcan de Beyrède, spécialisée dans les produits abrasifs (corindon) et réfractaires, qui emploie un peu plus de 100 personnes dans une usine créée en 1906.

Artisanat[modifier | modifier le code]

Sarrancolin possède l'une des dernières filatures artisanales du département des Hautes-Pyrénées. On y trouve également deux scieries de type traditionnel fermées depuis 10 ans.

Extraction marbrière[modifier | modifier le code]

Arrêtées au milieu du XXe siècle, les marbrières de Beyrède et d’Ilhet sont en activité[10] en 2017 et se situent de part et d’autre de la Neste.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église de Sarrancolin vers 1900.
L'église de Sarrancolin avant son dégagement, vers 1900.
La chapelle d'Esplantats.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Ébons du plus pur style roman date des XIe et XIIe siècles.
  • La chapelle d'Esplantats, au nord de la ville, fut construite au Xe siècle. Devenue bien national en 1789, l'ouverture de la route impériale nécessita sa démolition. Sa reconstruction date de 1877. Son nom viendrait du fait que lors d'une bataille les morts furent si nombreux que les corps ont été enterrés « debout » (Esplantats = Les Plantés).
  • La porte Sainte-Quitterie, au sud de la ville, est une tour carrée dont une voûte en plein cintre offre le passage. Elle supporte le blason de France et une date : 1530, à peine lisible, martelée à la Révolution.
  • La prise d'eau du canal de la Neste se fait à Sarrancolin. C'est le point de départ de tout le système Neste, qui alimente les 17 rivières des coteaux de Gascogne.
  • Lavoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Autre blason de Sarrancolin.
Blason Blasonnement :
D'or à 3 fleurs de lis d'argent[11].
Commentaires : ce blason est officiel (vérifié auprès de la mairie).

Images[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2, notice BnF no FRBNF37213307).
  3. Archives départementales des Hautes-Pyrénées
  4. « Liste des juridictions compétentes pour Sarrancolin », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. « Annuaire : Résultats de recherche », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 6 janvier 2020).
  10. P. C., « Ces marbres sont le trésor des Pyrénées », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  11. Passion Bigorre