Theresa May

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Theresa May
Portrait officiel de Theresa May.
Portrait officiel de Theresa May.
Fonctions
Première ministre du Royaume-Uni
En fonction depuis le
(9 mois et 13 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouvernement May
Législature 56e
Prédécesseur David Cameron
Chef du Parti conservateur
En fonction depuis le
(9 mois et 15 jours)
Prédécesseur David Cameron
Secrétaire d'État à l'Intérieur

(6 ans 2 mois et 1 jour)
Premier ministre David Cameron
Gouvernement Cameron I et II
Prédécesseur Alan Johnson
Successeur Amber Rudd
Ministre des Femmes et des Égalités

(2 ans 3 mois et 23 jours)
Premier ministre David Cameron
Gouvernement Cameron I
Prédécesseur Harriet Harman
Successeur Maria Miller
Présidente du Parti conservateur

(1 an 3 mois et 14 jours)
Prédécesseur David Davis
Successeur Liam Fox
Maurice Saatchi
Députée de Maidenhead
En fonction depuis le
(19 ans 11 mois et 25 jours)
Élection
Réélection


Législature 52e, 53e, 54e, 55e et 56e
Prédécesseur Circonscription créée
Biographie
Nom de naissance Theresa Mary Brasier
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Eastbourne, Sussex
(Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Parti politique Parti conservateur
Conjoint Philip May
Diplômée de Université d'Oxford
Religion Anglicanisme
Résidence 10 Downing Street
(Londres)

Signature de Theresa May

Theresa May
Premiers ministres du Royaume-Uni

Theresa May, née Brasier le à Eastbourne, est une femme d'État britannique, Première ministre du Royaume-Uni et chef du Parti conservateur depuis juillet 2016.

Elle est députée de la circonscription de Maidenhead depuis 1997. Elle entre au cabinet fantôme en 1999 pour y exercer différentes responsabilités sous les directions successives de William Hague, Iain Duncan Smith, Michael Howard et David Cameron.

Après les élections législatives de 2010, Theresa May est nommée secrétaire d'État à l'Intérieur dans le gouvernement de coalition de David Cameron, fonction qu'elle conserve après les élections de 2015. Elle est la deuxième femme, après la travailliste Jacqui Smith, à occuper cette fonction. Elle mène une réforme de la police et adopte des politiques restrictives sur les drogues et l'immigration. Elle est également ministre des Femmes et des Égalités de 2010 à 2012.

En 2016, à la suite du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, qui conduit le Premier ministre Cameron à annoncer sa démission, elle est choisie par le Parti conservateur pour lui succéder. Elle est nommée à la tête du gouvernement le , devenant la seconde femme à occuper cette fonction, après Margaret Thatcher.

Theresa May se définit comme conservatrice one-nation et est souvent décrite comme libérale-conservatrice.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et éducation[modifier | modifier le code]

Née le 1er octobre 1956 à Eastbourne, Theresa Mary Brasier est la fille unique de Zaidee Mary (née Barnes, 1928-1982) et du révérend Hubert Brasier (1917-1981). Ce dernier, prêtre anglican au sein de l'Église d'Angleterre[1],[2],[3],[4], a également été aumônier à l'All Saints' Hospital d'Eastbourne avant d'officier comme vicaire dans la paroisse d'Enstone-cum-Heythrop, puis à l'église de Sainte-Marie-la-Vierge à Wheatley, dans l'Oxfordshire. Sa mère était une forte sympathisante du Parti conservateur. Alors âgée de 25 ans, elle perd ses deux parents : son père meurt des suites d'un accident de voiture tandis que sa mère est terrassée par une sclérose en plaques[5].

Scolarisée à la Heythrop Primary School, située dans l'Oxfordshire[6], puis à la St. Juliana's Convent School for Girls[7], une école catholique à Begbroke, qui a fermé en 1984[8], Theresa Brasier, à l'âge de 13 ans, est admise au lycée Holton Park Girls' Grammar School de Wheatley[7],[9], puis à l'université d'Oxford, au sein du St. Hugh's College, pour y entamer des études en géographie. Elle obtient finalement un baccalauréat ès arts (B.A.) en 1977, avec l'équivalent britannique à une licence avec mention[10].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Entre 1977 et 1983, Theresa May travaille à la Banque d'Angleterre puis est, de 1985 à 1997, consultante financière et conseillère en affaires internationales pour l’Association for Payment Clearing Services (APACS), une société de services bancaires remplacée, en 2009, par la UK Payments Administration (en)[11].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Députée de Maidenhead[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa carrière professionnelle, elle entame une carrière politique en 1986 après son élection comme conseillère du borough londonien de Merton, dont elle préside la commission de l'éducation entre 1988 et 1990. Elle devient, par la suite, le chef adjoint du groupe conservateur et porte-parole pour le logement entre 1992 et 1994.

Candidate aux élections législatives du , elle est investie dans la circonscription de North West Durham, au nord-est de l'Angleterre, par le Parti conservateur. Dans ce bastion réputé pour être acquis au Parti travailliste, elle remporte 27,6 % des voix et n'améliore pas le score obtenu par le candidat conservateur Derek Iceton cinq ans plus tôt. Un peu plus de deux ans plus tard, elle se présente à l'élection partielle du dans la circonscription de Barking, près de Londres, mais est largement défaite, terminant à la troisième place.

Alors que les conservateurs sont sévèrement battus à l'issue des élections législatives du , Theresa May est élue députée de la nouvellement créée circonscription de Maidenhead[11]. En ayant obtenu 25 000 voix, soit 49,8 % des suffrages, elle entre à la Chambre des communes, alors dominée par les travaillistes dirigés par le nouveau Premier ministre Tony Blair.

Cadre de l'Opposition[modifier | modifier le code]

Theresa May en 2007.

Progressivement, Theresa May devient l'une des cadres de l'Opposition conservatrice à la Chambre des communes. Le nouveau chef du Parti conservateur, William Hague, la désigne porte-parole sur les questions d'Éducation, de Personnes handicapées et des Femmes. Un an plus tard, elle entre dans le cabinet fantôme, c'est-à-dire l'institution chargée de suivre les travaux du gouvernement pour l'Opposition, comme secrétaire d'État fantôme à l'Éducation et à l'Emploi. Après la défaite des conservateurs aux élections législatives du , le nouveau chef du Parti, Iain Duncan Smith, lui confie le portefeuille fantôme des Transports.

La carrière politique de Theresa May prend un tournant le lorsqu'elle devient la première femme élue à la présidence du Parti conservateur[12]. Ce poste lui confère la responsabilité des affaires internes du parti. Son discours d'investiture, qu'elle prononce à l'occasion du congrès du parti, est resté célèbre ; elle y critique le profond conservatisme, expliquant qu'il devait changer : « vous savez comment les gens nous appellent : le parti méchant »[13],[14]. Cette critique explicite de l'appareil du Parti conservateur lui vaut quelques inimitiés de la part d'autres cadres conservateurs.

L'année suivante, en 2003, elle quitte la présidence du parti et devient membre du Conseil privé avant d'être nommée secrétaire d'État fantôme à l'Environnement et aux Transports[15] par Michael Howard, le nouveau chef du Parti conservateur. Au mois de juin 2004, elle devient secrétaire d'État fantôme à la Culture, aux Médias et aux Sports.

Après avoir publiquement soutenu la candidature de David Cameron, arrivé à la tête du Parti conservateur, Theresa May devient chef fantôme des Communes puis, en 2009, secrétaire d'État fantôme au Travail et aux Retraites. Par la suite, elle prend activement part à la campagne du Parti conservateur à l'occasion des élections générales du .

Secrétaire d'État à l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Theresa May en 2010.

Le , après la victoire relative des conservateurs aux élections générales, Theresa May est nommée secrétaire d'État à l'Intérieur et ministre des Femmes et des Égalités dans le gouvernement de coalition dirigé par David Cameron. Alors âgée de 53 ans, elle devient la quatrième femme à occuper l'une des plus hautes fonctions de l'État après Margaret Thatcher (Premier ministre), Margaret Beckett (Affaires étrangères) et Jacqui Smith (Intérieur). Chargée de ce portefeuille régalien de 2010 à 2016, soit durant six ans, elle détient le plus long mandat à ce poste depuis plus de soixante ans, après James Chuter Ede (en). La nomination de May constitue une surprise, le poste de secrétaire d'État à l'Intérieur ayant dû revenir à Chris Grayling, qui détenait cette fonction dans le cabinet fantôme sortant.

Plusieurs fois mis en minorité par son propre parti au cours de son mandat, David Cameron, dont elle est pourtant réputée proche, est menacé par Theresa May si elle devait lui disputer la tête du Parti conservateur. Pour Rodney Barker (en), professeur émérite de sciences politiques à la London School of Economics, « elle joue habilement avec l'image de Thatcher, celle d'une femme ferme ancrée à droite, à l'inverse de celle de l'homme faible lié avec les centristes que représente Cameron »[16].

Sécurité[modifier | modifier le code]

En 2013, Theresa May obtient l'extradition du prédicateur radical Abou Qatada vers la Jordanie, après une bataille juridique longue d'une dizaine d'années et qui a coûté au contribuable britannique 1,7 million de livres[17] et que de nombreux secrétaires d'État à l'Intérieur n'avaient pu résoudre[18]. Elle avait alors négocié directement avec la Jordanie un accord garantissant à l'accusé un jugement équitable[19]. Cet épisode est vu comme un succès par les Britanniques[réf. nécessaire]. Dans un discours au Parlement concernant la situation d'Abou Qatada, elle critique la CEDH, l'accusant de perdre de vue les objectifs premiers (« moving the goalposts ») en ayant une interprétation folle des lois sur les droits de l'Homme (« crazy interpretation of Human Rights Law »)[20].

Malgré les pressions des États-Unis, elle refuse de faire extrader Gary McKinnon, un hacker atteint du syndrome d'Asperger accusé d'avoir piraté les systèmes informatiques du Pentagone[21].

En , à la suite d'une décision de la Cour suprême du Royaume-Uni qui renversait la décision de Jacqui Smith — son prédécesseur au département de l'Intérieur, elle déchoit une nouvelle fois de la nationalité britannique Hilal Al-Jedda, terroriste présumé né en Irak[22]. Elle fait ainsi d'Al-Jedda la première personne à avoir perdu deux fois la nationalité britannique[23].

Immigration[modifier | modifier le code]
Theresa May en 2011.

La politique d'immigration du gouvernement Cameron vise principalement à réduire le nombre d'immigrés au Royaume-Uni. En 2010, Theresa May promet de ramener ce nombre en dessous de 100 000[24]. Ses déclarations et les diverses mesures prises à ce sujet donnent lieu à des polémiques.

Le , May annonce au Parlement la mise en place de nouvelles restrictions sur le regroupement familial pour les migrants hors Espace économique européen[25] : seuls les citoyens britanniques gagnant plus de 18 600 £ par an pourront faire venir leur conjoint au Royaume-Uni, avec un montant plus élevé pour faire une demande concernant les enfants. La nouvelle politique allonge la période probatoire pour les conjoints de deux à cinq ans et empêche l'immigration de personnes adultes dépendantes à moins que le demandeur fasse la démonstration d'une nécessité de soin qui ne puisse être fourni qu'au Royaume-Uni[26]. Cette nouvelle politique est critiquée par le groupe de défense des droits humains Liberty pour qui elle démontre le peu de cas fait des familles par le gouvernement[27] ainsi que par un groupement transpartisan de députés qui concluent après une enquête qu'en raison des nouvelles règles des très jeunes enfants sont séparés de leurs parents que certains citoyens britanniques pourraient être poussés à quitter le pays[28].

Lors du Congrès conservateur d'octobre 2011, elle déclare en argumentant pour une modification du Human Rights Act qu'un étranger a été autorisé à rester au Royaume-Uni parce qu'il avait un chat domestique. La Cour royale de justice contredit cette version de l'affaire en précisant que la personne était en couple avec un Britannique[29]. Pour Amnesty International, les commentaires de May alimentent les « mythes et préjugés » sur le Human Rights Act ; le secrétaire d'État à la Justice Kenneth Clarke qualifie par la suite les déclarations de May de « risibles et enfantines »[30],[31]

Theresa May est accusé par le libéral-démocrate Roger Roberts (en) de laisser quelqu'un mourir « pour marquer des points politiques » au sujet de l'expulsion, en 2013, du demandeur d'asile nigérian Isa Muaza (en), malade mental en grève de la faim[32].

En mai 2015, en pleine crise migratoire en Europe, Theresa May rejette la proposition de quotas obligatoires de réfugiés[33]. Elle déclare qu'il est important d'aider les gens qui vivent dans les zones de guerre et les camps de réfugiés mais « pas ceux qui sont assez forts et riches pour venir en Europe »[34].

Malgré les différentes mesures prises pour réduire l'immigration, l’Office for National Statistics « annonce un flux net de 298 000 migrants vers le Royaume-Uni dans les 12 mois précédant septembre 2014 — une hausse de 210 000 par rapport à l'année précédente.[35] ». Les statistiques montrent des « hausses significatives des migrations à la fois des citoyens non européens — en hausse de 49 000 — et des citoyens européens, en hausse de 43 000[35]. »

Sujets de société[modifier | modifier le code]

Favorable au mariage homosexuel, opposée aux contrôles au faciès, elle a affronté la fédération de Police, à laquelle elle reproche racisme et corruption[réf. souhaitée]. Cela lui vaut une image progressiste sur les sujets de sociétés[21].

Ministre des Femmes et des Égalités[modifier | modifier le code]

Theresa May en 2015.

Parallèlement à sa fonction de secrétaire d'État à l'Intérieur, Theresa May détient le portefeuille de ministre des Femmes et des Égalités dans le premier gouvernement de David Cameron entre 2010 et 2016.

La nomination de May à ce poste est, dans un premier temps, critiquée par plusieurs associations de défense des droits des LGBT qui lui reprochent de ne pas avoir voté en faveur de l'abaissement de l'âge du consentement, en 1998, et de l'introduction du droit à l'adoption pour les couples de même sexe, en 2002, bien qu'elle se soit publiquement exprimé en faveur d'un partenariat civil ouvert aux couples homosexuels. Plus tard, alors qu'elle était interrogée dans le cadre de l'émission Question Time, Theresa May déclare qu'elle avait « changé d'avis » au sujet de l'adoption pour les couples homosexuels.

Au mois de juin 2010, dans les colonnes du PinkNews, elle indique vouloir lutter avec efficacité contre l'homophobie, notamment au sein du milieu sportif, préconisant la nécessité d'un « changement culturel » au sein de la société britannique. Moins d'un mois plus tard, le , elle déclare soutenir l’Equality Act 2010 (en), bien qu'elle y était précédemment opposée.

En mai 2012, Theresa May déclare soutenir l'introduction du mariage homosexuel dans le cadre d'une vidéo publiée sur la plateforme numérique Out4Marriage (en) ; elle devient alors, avec le Premier ministre David Cameron, l'une des dignitaires du Parti conservateur à s'exprimer en faveur du mariage pour les couples de même sexe.

Première ministre du Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Campagne pour la direction du Parti conservateur[modifier | modifier le code]
Theresa May avec Vladimir Poutine au sommet du G20.

Connue pour ses prises de position eurosceptiques, elle se positionne cependant pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne mais participe peu à la campagne pour le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne du [36]. Le référendum ayant été remporté par les partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, David Cameron annonce sa prochaine démission, ouvrant la voie à la désignation de son successeur. Le , Theresa May annonce sa candidature à la direction du Parti conservateur[37]. Elle se présente comme la meilleure pour réunifier le parti face à l'éventuelle candidature de l'ancien maire de Londres Boris Johnson, partisan de la sortie du Royaume-Uni. Elle bénéficie alors du soutien de plusieurs ministres, tels que Chris Grayling, Justine Greening, Amber Rudd, Jeremy Hunt et Michael Fallon.

Après que Boris Johnson annonce qu'il renonce à se présenter, elle arrive nettement en tête des votes des députés conservateurs puis, le , elle bénéficie du retrait d'Andrea Leadsom, sa dernière concurrente encore en lice, et devient ainsi chef du Parti conservateur[38],[39]. David Cameron présente sa démission à la reine le 13 juillet[40], ce qui permet à Theresa May d'être nommée Première ministre dès cette date au lieu de septembre ou octobre 2016, comme initialement prévu[41],[42].

Theresa May avec le Premier ministre de l'Inde, Narendra Modi en septembre 2016.
Gouvernement[modifier | modifier le code]

Son gouvernement comprend notamment Philip Hammond, Michael Fallon, Amber Rudd et Andrea Leadsom, déjà présents dans le gouvernement Cameron, ainsi que Boris Johnson, qui obtient le portefeuille des Affaires étrangères. Theresa May crée le poste de secrétaire d'État à la sortie de l'Union européenne, qu'elle confie à l'eurosceptique David Davis.

Élections générales de 2017[modifier | modifier le code]

Le , elle demande au Parlement de convoquer des élections générales anticipées pour le , ce qui est approuvé par la Chambre des communes le lendemain[43],[44],[45].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Theresa May s'identifie au courant one-nation au sein du Parti conservateur[46].

Le Financial Times la décrit comme libérale-conservatrice et une « femme politique non idéologique avec un côté impitoyable et qui fait son travail » en la comparant avec Angela Merkel[47]. Pour The Independent, elle est « résolument plus conservatrice, plus anti-immigration et plus isolationniste » que Boris Johnson[48].

Theresa May soutient le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne lors du référendum de 2016, mais sans faire campagne et en critiquant certains aspects de l'UE[49],[50]. Des journalistes politiques estiment que cet engagement a minima dans le débat a été choisi afin de renforcer sa position dans une élection future à la direction du Parti conservateur[51].

Lors de son premier grand discours de politique générale, elle s'engage à lutter contre l'évasion fiscale, à s'attaquer à ceux qui préfèrent embaucher à l’étranger plutôt que de former des Britanniques, à protéger les services publics et à intervenir dans l'économie en cas de défaillance du secteur privé[52]. Pour La Croix, « les termes employés semblent sortis d’un discours du Labour. Les rares mesures évoquées sont des propositions émises depuis 2010, par l’ancien leader travailliste Ed Miliband, quasiment qualifiées alors de marxistes par les Tories et la presse de droite. Mais face à un Labour qu’elle estime « divisé, divisant et éloigné » de la population, cette réappropriation ne lui sera pas reprochée. Elle devrait au contraire lui permettre d’attirer nombre d’électeurs centristes »[52]. Pour Torsten Bell, du laboratoire d’idées indépendant Resolution Foundation (en), « sa forte préoccupation à l’égard de la classe ouvrière rompt avec ses prédécesseurs conservateurs. Pour autant, elle reste économiquement libérale : elle ne parle pas de réformer le capitalisme en profondeur, ni d’une intervention massive de l’État en matière d’industrie. La nouveauté, c’est qu’à ses yeux, l’État peut faire partie des solutions, alors qu’il était un problème aux yeux de Margaret Thatcher »[53]. Pour Phillip Blond, « elle n’est pas post- mais pré-Thatcher : elle renvoie au conservatisme de son lointain prédécesseur, Benjamin Disraeli, au XIXe siècle, qui critiquait le capitalisme et prônait une intervention de l’État dans l’économie »[53].

Theresa May en 2015.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mariage[modifier | modifier le code]

Theresa Brasier rencontre Philip May (banquier d'affaires) à l'université d'Oxford, où ils sont tous les deux étudiants[5]. Ils sont présentés l'un à l'autre par Benazir Bhutto[5]. Ils se marient le [5]. Ils n'ont pas d'enfant[54].

État de santé[modifier | modifier le code]

En novembre 2012, des examens médicaux révèlent que Theresa May souffre d'un diabète de type 1. Depuis, elle est traitée avec des injections d'insuline[55].

Croyances religieuses[modifier | modifier le code]

Theresa May est membre de l'Église d'Angleterre et se rend à la messe chaque dimanche[56]. Elle déclare à propos de sa foi : « elle fait partie de qui je suis et donc de la manière dont je vois les choses »[57].

Emblème des conseillers privés.

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The International Who's Who, Europa Publications, , p. 1114.
  2. (en) Ben Davies, « Vote 2001: Key People Theresa May Education and Employment », BBC News,‎ (lire en ligne).
  3. (en) « Index entry », FreeBMD, ONS.
  4. (en) « Famous family trees: Theresa May », Blog.findmypast.co.uk,‎ (consulté le 1er juillet 2016).
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  6. (en) « Screaming arrival », BBC News,‎ (lire en ligne).
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  8. (en) The Little Book of Oxfordshire – Paul Sullivan, New York, History Press, (ISBN 9780752482439, lire en ligne).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]