Harold Wilson

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Harold Wilson
Illustration.
Harold Wilson en 1986.
Fonctions
Premier ministre du Royaume-Uni

(2 ans, 1 mois et 1 jour)
Monarque Élisabeth II
Gouvernement Wilson III et IV
Prédécesseur Edward Heath
Successeur James Callaghan

(5 ans, 8 mois et 3 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouvernement Wilson I et II
Prédécesseur Sir Alec Douglas-Home
Successeur Edward Heath
Chef de l'opposition officielle

(3 ans, 8 mois et 13 jours)
Premier ministre Edward Heath
Prédécesseur Edward Heath
Successeur Edward Heath

(1 an, 8 mois et 2 jours)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Harold Macmillan
Sir Alec Douglas-Home
Prédécesseur George Brown (intérim)
Hugh Gaitskell
Successeur Sir Alec Douglas-Home
Chef du Parti travailliste

(13 ans, 1 mois et 22 jours)
Monarque Élisabeth II
Prédécesseur Hugh Gaitskell
Successeur James Callaghan
Secrétaire d'État des Affaires étrangères du cabinet fantôme

(1 an, 3 mois et 12 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouvernement Cabinet George Brown
Cabinet Hugh Gaitskell
Prédécesseur Denis Healey
Successeur Patrick Gordon Walker
Chancelier de l'Échiquier du cabinet fantôme

(5 ans, 10 mois et 19 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouvernement Cabinet Hugh Gaitskell
Prédécesseur Hugh Gaitskell
Successeur James Callaghan
Président de la Commission du Commerce

(3 ans, 6 mois et 26 jours)
Monarque George VI
Premier ministre Clement Attlee
Gouvernement Attlee
Prédécesseur Stafford Cripps
Successeur Hartley Shawcross
Secrétaire au Commerce extérieur

(2 mois et 19 jours)
Monarque George VI
Premier ministre Clement Attlee
Prédécesseur Hilary Marquand
Successeur Arthur Bottomley
Secrétaire parlementaire du ministère des Travaux publics

(2 ans et 5 jours)
Monarque George VI
Premier ministre Clement Attlee
Prédécesseur Reginald Manningdam-Buller
Successeur Evan Durbin
Membre de la Chambre des lords
Lord Temporal

(11 ans, 8 mois et 8 jours)
Pairie à vie
Député britannique

(33 ans, 2 mois et 20 jours)
Circonscription Huyton
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Circonscription abolie

(4 ans, 7 mois et 18 jours)
Circonscription Ormskirk
Prédécesseur Lord Stephen King-Hall
Successeur Sir Ronald Cross
Biographie
Titre complet Baron Wilson de Rievaulx
Nom de naissance James Harold Wilson
Date de naissance
Lieu de naissance Huddersfield (Royaume-Uni)
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Londres (Royaume-Uni)
Nature du décès Cancer du côlon
Nationalité Flag of the United Kingdom.svg Britannique
Parti politique Parti travailliste
Conjoint Mary Baldwin
Diplômé de Jesus College
Profession homme politique

Signature de Harold Wilson

Harold Wilson
Premiers ministres du Royaume-Uni
Chefs de l'opposition officielle

James Harold Wilson, né le 11 mars 1916 à Huddersfield et mort le 24 mai 1995 à Londres est un homme politique britannique travailliste, Premier ministre du Royaume-Uni de 1964 à 1970 et de 1974 à 1976.

Issu d'une famille politiquement active de la classe ouvrière, Harold Wilson poursuit des études d'histoire moderne au Jesus College d'Oxford, puis devient professeur d'histoire économique au New College et chercheur au University College d'Oxford, où il participe à des travaux sur la sécurité sociale avec William Beveridge, auteur en 1942 du rapport Beveridge qui eut une influence déterminante sur la mise en place de l'État-Providence au Royaume-Uni après la Seconde Guerre mondiale.[1]

Entré au Parlement en 1945, Harold Wilson est nommé secrétaire parlementaire dans le gouvernement Attlee et gravit rapidement les échelons ministériels. Il devient secrétaire au commerce extérieur en 1947 et intègre le cabinet peu de temps après en tant que président de la chambre de commerce, devenant ainsi à 31 ans le plus jeune membre du cabinet depuis William Pitt le Jeune. Dans l'opposition face aux gouvernements conservateurs suivant, il est chancelier de l’échiquier de 1955 à 1961 et secrétaire d’État des Affaires étrangères de 1961 à 1963 dans le cabinet fantôme de Hugh Gaitskell. Ce dernier, chef du parti travailliste, meurt soudainement en 1963 et Wilson le remplace après avoir gagné l'élection pour la tête du parti. Il remporte de peu les élections générales de 1964, mais le parti travailliste accroit sa majorité lors des élections anticipées de 1966.

L'arrivée d'Harold Wilson à Downing Street coïncide avec une période de faible chômage et de prospérité économique relative, bien qu'entravée par un important déficit de la balance des paiements du pays. Ce déficit aboutit à une dévaluation de 15 % de la livre sterling en 1967. Sous son gouvernement, la peine de mort est abolie, l'université ouverte à la formation continue et il soutient l'adhésion du pays à la Communauté économique européenne. D'inspiration socialiste, il mène une politique social-démocrate modérée. En 1969, le gouvernement envoie des troupes en Ulster, où de violentes émeutes ont éclaté entre catholiques et protestants. Wilson soutient Lyndon Johnson dans sa politique vietnamienne mais n'envoie pas de troupes se battre.

Il perd les élections de 1970 face à Edward Heath et passe quatre ans dans l'opposition comme chef du parti travailliste. Les élections de février 1974 aboutissent à un parlement minoritaire. Après l'échec des pourparlers de Heath avec les libéraux, Wilson revient au pouvoir à la tête d'un gouvernement minoritaire jusqu'aux élections générales d'octobre 1974, que les travaillistes gagnent de peu. Le pays traverse une crise économique consécutive entre autres à la longue grève des mineurs pendant le gouvernement d'Edward Heath et au premier choc pétrolier de 1973. Harold Wilson démissionne en 1976 pour raison de santé.

Après avoir quitté la Chambre des communes en 1983, il est fait Baron Wilson de Rievaulx et siège à la Chambre des lords jusqu'à sa mort en 1995.[2]

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Harold Wilson nait à Huddersfield dans le Yorkshire en Angleterre le 11 mars 1916 dans une famille politiquement active. Son père, James Herbert Wilson (1882-1971) est un ouvrier de l'industrie chimique, actif au Parti libéral, allant jusqu'à être l'agent électoral adjoint de Winston Churchill lors de son élection partielle de 1908 avant de rejoindre le Parti travailliste. Sa mère, Ethel Wilson, née Seddon (1882–1957), est institutrice. Le frère de cette dernière, Harold Seddon s'installe en Australie occidentale en 1901 et devient un chef politique local. À huit ans, Harold Wilson se rend à Londres et est photographié devant la porte du 10 Downing Street, photographie très reproduite par la suite. À dix ans, il va avec sa famille en Australie, où il est fasciné par le faste et le glamour de la politique. Sur le chemin du retour, il dit à sa mère: «Je vais être Premier ministre».[3]

Wilson remporte une bourse pour fréquenter la Royds Hall Grammar School, à Huddersfield dans le Yorkshire. Son père est licencié en décembre 1930 et cherche du travail pendant deux ans. Ils déménagent à Spital dans le Cheshire. Wilson continue ses études à la Wirral Grammar School, où il devient préfet en chef.

Wilson réussit bien à l'école, il obtient une bourse et une subvention du comté pour étudier l'histoire moderne au Jesus College d'Oxford à partir de 1934. À Oxford, Wilson est modérément actif en politique en tant que membre du Parti libéral. Il est fortement influencé par G. D. H. Cole. Son professeur de politique, R. B. McCallum, considére Wilson comme étant le meilleur étudiant qu'il ait jamais eu. Il est diplômé en philosophie, politique et économie avec mention et reçoit plusieurs récompenses académiques majeures. Wilson fait preuve de très bonnes capacités d'assimilation rapide des connaissances, combinée à une aptitude à les garder ordonnées dans son esprit et à les présenter lucidement sous une forme adaptée à ses examinateurs. Il continue ses études universitaires et devient l'un des plus jeunes professeurs d'Oxford du XXe siècle à l'âge de 21 ans. Il fut chargé de cours en histoire économique au New College à partir de 1937 et chercheur à l'University College.[4],[5]

Harold Wilson à 8 ans devant le 10 Downing Street en 1924 et 52 ans plus tard après sa démission du poste de premier ministre.

Mariage[modifier | modifier le code]

Harold Wilson épouse Mary Baldwin à la chapelle du Mansfield College d'Oxford le jour de l'an 1940. Cette dernière resta sa femme jusqu'à sa mort. Mary Wilson devient une poète publiée. Ils ont deux fils, Robin et Giles Wilson (du nom de Giles Alington). Robin devient professeur de mathématiques et Giles enseignant puis conducteur de train[6]. Dans leur vingtaine, ses fils sont menacés d'enlèvement par l'IRA[7].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Harold Wilson se porte volontaire pour le service militaire mais entre finalement dans la fonction publique. Pendant une grande partie de ce temps, il est assistant de recherche de William Beveridge, travaillant sur les questions du chômage et du cycle économique. Wilson devient plus tard statisticien et économiste pour l'industrie du charbon. Il est directeur de l'analyse économique et des statistiques au ministère de l'énergie 1943 à 1944 et est fait officier de l'Empire Britannique (OBE) pour ses services.[8]

Il devient membre de la Royal Statistical Society en 1943. En tant que président de la Commission du Commerce, il est à l'origine de la loi de 1947 sur les statistiques du commerce qui est toujours l'autorité régissant la plupart des statistiques économiques au Royaume-Uni. Il est président de la Royal Statistical Society de 1972 à 1973[9].

Député (1945-1964)[modifier | modifier le code]

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, Harold Wilson écrit un rapport, un New Deal pour le charbon, dans lequel il plaide pour une nationalisation des mines de charbon. Il se présente aux élections générales de 1945 dans la circonscription d'Ormskirk, alors tenue par Stephen King-Hall. Wilson est élu député à la Chambre des communes le 5 juillet 1945 et est nommé secrétaire parlementaire du ministère des travaux publics dans le gouvernement du premier ministre Clement Attlee. En 1947 il devient secrétaire au commerce extérieur et effectue plusieurs voyages officiels en Union soviétique pour négocier des contrats d'approvisionnement. Il est le plus jeune membre de ce gouvernement[10].

Les limites de sa circonscription d'Ormskirk sont modifiées avant les élections générales de 1950. Il se présente alors à Huyton près de Liverpool où il est élu de justesse. Il y est réélu pendant 33 ans jusqu'en 1983[11].

Membre du cabinet (1947-1951)[modifier | modifier le code]

Harold Wilson est nommé président de la Commission du Commerce le 29 septembre 1947, devenant à 31 ans le plus jeune membre du cabinet depuis William Pitt le jeune. Il abolit certains rationnements en place depuis la guerre[12]. En 1949, alors que le Chancelier de l'Échiquier Stafford Crips est en convalescence en Suisse, Wilson fait partie d'un groupe de trois jeunes ministre (avec Douglas Jay, secrétaire économique au Trésor, et Hugh Gaitskell, ministre des carburants et de électricité), anciens professeurs d'économie et fonctionnaires pendant la guerre, chargé de conseiller le Premier ministre Clement Attlee sur les questions financières. Wilson s'attire rapidement la méfiance des deux autres[13]. Quant au débat sur la dévaluation de la livre sterling, Jay écrit de Wilson que celui-ci a « changé de camp trois fois en huit jours et qu'il a fini opposé aux deux ». Il se voit confié la tache d'informer Stafford Crips, alors en Suisse, de la décision de dévaluer la livre, alors que ce dernier y est opposé. La réputation de Wilson dans les milieux politiques et officiels se ternit. Bien qu'étant vu comme un ministre compétent, il est considéré comme suffisant et vaniteux. Quand Stafford Crips démissionne en 1950, Wilson n'est pas retenu pour prendre la place de Chancelier de l'Échiquier qui est donnée à Hugh Gaitskell, peut-être en partie à cause de son rôle douteux lors de la dévaluation[14].

Harold Wilson fait partie de l'aile gauche du Parti Travailliste. En 1951, il démissionne du gouvernement avec Aneurin Bevan et John Freeman pour protester contre l'introduction de frais médicaux au sein du National Health Service afin de répondre aux exigences financières imposées par la guerre de Corée. À cette époque, Wilson n'est pas encore considéré comme un homme politique de premier plan[15].

Après la défaite du parti travailliste aux élections générales de 1951, il devient président de keep left, le groupe politique d'Aneurin Bevan. En 1952, il est élu au comité exécutif national du Labour[16].

Dans l'opposition (1954-1963)[modifier | modifier le code]

Harold Wilson n'a jamais caché que son soutien à Aneurin Bevan était avant tout opportuniste. Quand ce dernier démissionne du cabinet fantôme en 1954 pour protester contre l'adhésion du Royaume-Uni à l'organisation du traité de l'Asie du Sud-Est (OTASE), Wilson se propose pour prendre sa place, ce qui irrite les bevanistes[17]. À la fin des années 1950 ni la droite ni la gauche du Labour ne lui font pleinement confiance. Malgré ses associations précédentes avec Bevan, il soutient le candidat de la droite du parti Hugh Gaitskell aux élections pour la tête du parti de 1955[18]. La même année ce dernier le nomme chancelier fantôme de l'échiquier, poste auquel il s'avère efficace[19]. Il parvient à retarder considérablement l'avancement du projet de loi de finances du gouvernement en 1955, et ses discours en tant que chancelier fantôme ont été largement salués pour leur clarté et leur esprit. Il invente le terme «Gnomes de Zurich» pour ridiculiser les banquiers suisses qui ont poussé le Royaume-Uni à découvert et spéculé à la baisse sur le cours de la livre sterling[20]. Il mène une enquête sur l'organisation du parti travailliste à la suite de la défaite aux élections générales de 1955. Celle-ci compare l'organisation du parti à un vieux grand-bi et formule diverses propositions pour l'améliorer[21]. De façon inhabituelle, Wilson combine le poste de président du Comité des comptes publics de la Chambre des communes avec celui de chancelier fantôme de 1959 à 1963. Le leadership de Gaitskell sur le parti s'affaiblit après la défaite aux élections générales de 1959. Ce dernier tente de manière controversée de modifier la clause IV des statuts du parti qui engage celui-ci à soutenir la nationalisation de l'économie. Aneurin Bevan décède en juillet 1960 et Wilson s'impose comme un des des chefs file de la gauche du parti travailliste. Il échoue à prendre la tête du parti face à Gaitskell aux élections internes de novembre 1960. En 1961, il devient secrétaire des affaires étrangères du cabinet fantôme. En 1962, il échoue à prendre le poste de leader adjoint du parti face à George Brown.

Chef de l'opposition (1963-1964)[modifier | modifier le code]

Hugh Gaitskell meurt en janvier 1963 alors que le parti travailliste commence à s'unir et semble en bonne voie pour remporter les élections générales de 1964, le gouvernement Macmillan étant en difficulté. Harold Wilson devient le candidat de l'aile gauche du parti pour remplacer Gaitskell à la tête du parti et il s'impose face à George Brown et James Callaghan comme nouveau chef de l'opposition. À la conférence annuel du parti travailliste de 1963 il prononce un discours sur les implications du changement scientifique et technologique dans lequel il apparait comme un technocrate voulant dépasser la lutte des classes. L'affaire Profumo pousse le premier ministre Harold Macmillan à démissionner en octobre 1963. Il est remplacé par Alec Douglas-Home mais le parti conservateur est fragilisé pour les élections générales de 1964. Pendant la campagne, Wilson accuse Douglas-Home d'être un aristocrate déconnecté des réalités et des citoyens ordinaires[22],[23],[24].

Premier gouvernement (1964-1970)[modifier | modifier le code]

Le , Harold Wilson et les travaillistes remportent les élections générales contre les conservateurs, dirigés par le Premier ministre sortant Alec Douglas-Home, grâce en partie à l'affaire Profumo. Il devient alors Premier ministre. Sous son gouvernement, la peine de mort est abolie. La France refuse de négocier une adhésion britannique à la Communauté économique européenne. La livre sterling est dévaluée de 15 %. À la suite des élections de 1966, Wilson reste Premier ministre, avec une majorité de 111 sièges à la Chambre des communes. En 1969, le gouvernement est forcé d'envoyer des troupes en Ulster, où de violentes émeutes ont éclaté entre catholiques et protestants. Durant son mandat, il est l'allié principal du président américain Lyndon Johnson dans sa politique vietnamienne et sur la scène mondiale, il se montre favorable à l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE et soutient le gouvernement du général Yakubu Gowon lors de la guerre civile nigériane (1967-1970).

Le ministère des Affaires étrangères consacre une partie de son activité à lutter contre le socialisme en Amérique latine, n'hésitant pas à interférer dans les processus électoraux de certains pays. Dans le cas du Chili, les services diplomatiques britanniques collaborent avec la CIA et participent à des campagnes de propagande visant à discréditer Salvador Allende lors des élections présidentielles chiliennes de 1964 et 1970[25].

Ses rapports sont tendus avec l'aile gauche du Labour[26].

Le , à la surprise générale, les conservateurs dirigés par Edward Heath remportent les élections générales alors que les sondages annonçaient une victoire des travaillistes. Wilson devient alors chef de l'opposition.

Second gouvernement (1974-1976)[modifier | modifier le code]

À la suite d'une série d'échecs (dont la grève des mineurs), Heath dissout le Parlement en . Harold Wilson fait son retour au 10 Downing Street le mais a du mal à gouverner, faute d'avoir obtenu une majorité lors des élections de février 1974. Il décide de dissoudre la Chambre des communes, et obtient la majorité absolue lors des élections du 10 octobre 1974. Ayant annoncé à son retour au pouvoir qu'il quitterait ses fonctions de Premier ministre et de chef du Parti travailliste en mars ou , Harold Wilson annonce le sa démission[27], laquelle prend effet le suivant. Il est remplacé comme Premier ministre et chef du Parti travailliste par son ministre des Affaires étrangères James Callaghan.

Fin de vie et mort[modifier | modifier le code]

Il siège à la Chambre des communes jusqu'en 1983 puis devient membre de la Chambre des lords sous le nom de Lord Wilson de Rievaulx. Il cherche à résoudre le conflit rhodésien.

Il meurt le d'un cancer intestinal, et est enterré sur St Mary's, une des îles Sorlingues.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est fait membre de l'ordre de la Jarretière, de l'ordre de l'Empire britannique, de la Royal Society, de la Royal Statistical Society et du conseil privé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Beveridge, William Henry, (1879-1963),, Hollande, François, (1954- ...)., et Bessières, Michel,, Le rapport Beveridge, Perrin, impr. 2012 (ISBN 978-2-262-03518-1 et 2-262-03518-0, OCLC 800653366, lire en ligne)
  2. (en) « Harold Wilson | Biography, Achievements, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 16 décembre 2020)
  3. Pimlott, Ben, 1945-, Harold Wilson (ISBN 978-0-00-818262-5 et 0-00-818262-0, OCLC 953862539, lire en ligne)
  4. Morgan, Kenneth O., Labour people : leaders and lieutenants, Hardie to Kinnock, Oxford University Press, (ISBN 0-19-822929-1, 978-0-19-822929-2 et 0-19-820185-0, OCLC 14413322, lire en ligne), p. 247
  5. Pimlott, Ben, 1945-, Harold Wilson (ISBN 978-0-00-818262-5 et 0-00-818262-0, OCLC 953862539, lire en ligne), p. 3-20
  6. (en) « Son of former PM Harold Wilson swaps teaching for a career as train », sur Evening Standard, (consulté le 19 décembre 2020)
  7. (en) « And you thought your family politics were bad... what’s it like to », sur The Independent, (consulté le 19 décembre 2020)
  8. Kynaston, David., Austerity Britain, 1945-51, Bloomsbury, 2008, ©2007 (ISBN 978-0-7475-9923-4 et 0-7475-9923-8, OCLC 236120053, lire en ligne)
  9. (en) Peter G. Moore, « Obituary: James Harold Wilson 1916–95 », Journal of the Royal Statistical Society Series A, vol. 159, no 1,‎ , p. 165–173 (lire en ligne, consulté le 21 décembre 2020)
  10. « Harold Wilson, emblème du travaillisme britannique. L'ancien Premier ministre est mort hier à Londres », sur Libération, (consulté le 30 août 2019).
  11. Clapson, Mark., The Routledge companion to Britain in the twentieth century (ISBN 978-0-415-27535-4, 0-415-27535-0 et 978-0-415-27536-1, OCLC 291194028, lire en ligne)
  12. (en) « Wilson, (James) Harold, Baron Wilson of Rievaulx (1916–1995), prime minister », sur Oxford Dictionary of National Biography (DOI 10.1093/ref:odnb/9780198614128.001.0001/odnb-9780198614128-e-58000, consulté le 22 décembre 2020)
  13. Dell, Edmund., The Chancellors : a history of the Chancellors of the Exchequer, 1945-90, HarperCollins, 1997, ©1996 (ISBN 0-00-255558-1, 978-0-00-255558-6 et 0-00-638418-8, OCLC 223263508, lire en ligne), p. 120-122
  14. Dell, Edmund., The Chancellors : a history of the Chancellors of the Exchequer, 1945-90, HarperCollins, 1997, ©1996 (ISBN 0-00-255558-1, 978-0-00-255558-6 et 0-00-638418-8, OCLC 223263508, lire en ligne), p. 137
  15. Campbell, John, 1947-, Nye Bevan and the mirage of British socialism, Weidenfeld and Nicolson, (ISBN 0-297-78998-8 et 978-0-297-78998-7, OCLC 18836524, lire en ligne), p. 233
  16. Campbell, John, 1947-, Nye Bevan and the mirage of British socialism, Weidenfeld and Nicolson, (ISBN 0-297-78998-8 et 978-0-297-78998-7, OCLC 18836524, lire en ligne), p. 275
  17. Campbell, John, 1947-, Nye Bevan and the mirage of British socialism, Weidenfeld and Nicolson, (ISBN 0-297-78998-8 et 978-0-297-78998-7, OCLC 18836524, lire en ligne), p. 289
  18. (en) « Harold Wilson obituary », sur the Guardian, (consulté le 26 décembre 2020)
  19. Pimlott, Ben, 1945-, Harold Wilson (ISBN 978-0-00-818262-5 et 0-00-818262-0, OCLC 953862539, lire en ligne), p. 211-212
  20. Crines, Andrew S., Harold Wilson : the Unprincipled Prime Minister?: A Reappraisal of Harold Wilson., Biteback Publishing, (ISBN 978-1-78590-058-7 et 1-78590-058-7, OCLC 968736414, lire en ligne), p. 62
  21. Pimlott, Ben, 1945-, Harold Wilson (ISBN 978-0-00-818262-5 et 0-00-818262-0, OCLC 953862539, lire en ligne), p. 194-196
  22. Frum, David, 1960-, How we got here : the 70's, the decade that brought you modern life (for better or worse), Basic Books, (ISBN 0-465-04195-7, 978-0-465-04195-4 et 0-465-04196-5, OCLC 42792139, lire en ligne), p. 9
  23. Pimlott, Ben, 1945-, Harold Wilson (ISBN 978-0-00-818262-5 et 0-00-818262-0, OCLC 953862539, lire en ligne), p. 285-299
  24. Crines, Andrew S., Harold Wilson : the Unprincipled Prime Minister?: A Reappraisal of Harold Wilson., Biteback Publishing, (ISBN 978-1-78590-058-7 et 1-78590-058-7, OCLC 968736414, lire en ligne), p. 258
  25. (en) John McEvoy, « Declassified UK: Exclusive: Secret cables reveal Britain interfered with elections in Chile », sur Daily Maverick,
  26. Marc Roche, « Cette historienne australienne qui ébranle la monarchie britannique », sur Le Point,
  27. (en) Geoffrey Goodman, « Harold Wilson obituary », sur The Guardian, (consulté le 30 août 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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