Islamic Human Rights Commission

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Islamic Human Rights Commission
Commission islamique des droits de l'homme
Région Royaume-Uni, Monde
Création 1997
Type Organisation non gouvernementale
Siège Londres, Royaume-Uni
Langue Anglais
Site web Ihrc.org

Islamic Human Rights Commission (IHRC) est une organisation à but non lucratif qui milite contre les violations des droits de l'homme envers les musulmans. Elle est basée à Londres et a été créée en 1997. Elle est sujette à controverse en raison de ses liens supposés avec l'islam radical.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le IHRC affirme tenir sa philosophie "des injonctions coraniques qui commandent aux croyants de se révolter pour la défense des opprimés".

Cependant l'organisation Awaaz décrit le IHRC comme "une organisation islamiste radicale qui utilise le langage des droits de l'hommes pour promouvoir un agenda extrémiste et l'adoption de la Sharia".[1] Dans un rapport intitulé "The Islamic Right - key tendencies", Awaaz indique que le IHRC fait partie d'une nébuleuse d'organisations islamistes et néo-khomeynistes[2]. Cette classification est appuyée par la journaliste Marie Philipps, qui dit dans un article paru dans The Spectator que l'organisation est "le plus évident promoteur du jihadisme khomeyniste au Royaume-Uni" et qu'on la dit proche de l'Iran.[3]

Activités et controverses[modifier | modifier le code]

L'organisation pointe chaque année ce qui constitue pour elle des dérives islamophobes, à travers les Annual Islamophobia Awards.

Depuis qu'un documentaire diffusé sur la BBC, le 15 juillet 2004, a mis à jour les très fortes opinions anti-islamiques au sein du parti d'extrême-droite British National Party, la IHRC a fait campagne pour l'interdiction de ce parti IHRC - Press Release: BNP Fascists Must be Banned.

En 2004, l'organisation milite au nom de la lutte contre l'islamophobie contre le projet de loi française sur la laïcité interdisant le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements scolaires publics. Dans un communiqué de presse titré "La France, un nouveau pays taliban laïc en Europe", elle déclare : Cette interdiction donne une excuse à tous les islamophobes dans le monde pour sortir du bois et légitimise les attaques contre les musulmans au nom de la liberté. Le gouvernement français constitue incontestablement un État taliban laïc en Europe, déniant aux filles musulmanes leur droit à l'éducation, au travail, et maintenant au mariage.[4]

Soutien apporté à des terroristes islamistes[modifier | modifier le code]

L'IHRC critique le jugement et demande la libération de plusieurs terroristes islamistes. Il compare le terroriste Abu Hamza au chef du BNP Nick Griffin, accuse la justice de deux-poids deux-mesures parce que ce dernier n'a pas été condamné, et affirme que la condamnation d'Abu Hamza envoie le signal que "les Musulmans ne sont pas égaux aux yeux de la loi de ce pays"[5]. Il s'oppose ensuite à son extradition aux États-Unis. L'organisation fait aussi campagne pour la libération d'Omar Abdel Rahman condamné pour l'attentat de 1993 contre le World Trade Center[6], puis attribue en 2014 un prix à son avocate pour son "combat contre l'islamophobie"[7], peu après sa mise en liberté pour raisons médicales, alors qu'elle avait été condamnée à dix ans de prison pour parjure et pour avoir servi d'intermédiaire entre Abdel Rahman et ses partisans du mouvement terroriste égyptien Gamaa al-Islamiya.

Prix de "l'islamophobe de l'année" attribué à Charlie Hebdo (2015)[modifier | modifier le code]

Charb, directeur de la publication à Charlie Hebdo et victime de l'attentat

En 2015, l'IHRC a attribué son prix de "l'islamophobe de l'année" au magazine satirique Charlie Hebdo moins de deux mois après que douze personnes aient été tuées dans les locaux de l'hebdomadaire par des extrémistes islamistes[8].

Lors de la même cérémonie, l'organisation attribue le prix de "l'islamophobe britannique de l'année" à Maajid Nawaz, qui est pourtant lui-même musulman, parce qu'il milite contre l'extrêmisme islamiste, pour le libéralisme et la tolérance, et soutient la liberté de caricaturer Mahomet.[9]

Notes et référence[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]