Ken Livingstone

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Ken Livingstone
Ken Livingstone au Forum économique mondial de Davos le 26 janvier 2008.
Ken Livingstone au Forum économique mondial de Davos le .
Fonctions
Maire de Londres
Prédécesseur Poste crée
Successeur Boris Johnson
Chef du Greater London Council
Prédécesseur Horace Cutler
Successeur Poste supprimé
Membre du Parlement pour Brent Est
Prédécesseur Reg Freeson
Successeur Paul Daisley
Biographie
Nom de naissance Kenneth Robert Livingstone
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Lambeth, Londres (Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Parti politique Parti travailliste
Profession Homme politique

Ken Livingstone
Maire de Londres

Kenneth Robert Livingstone, né le 17 juin 1945 à Lambeth, est un homme politique britannique membre du Parti travailliste.

Il fut maire de Londres de 2000 à 2008. Candidat indépendant dissident du Parti travailliste en 2000, il fut ensuite réélu avec le soutien officiel du parti en 2004 avant d'être battu en mai 2008 par le conservateur Boris Johnson. Auparavant, il avait été le leader du Greater London Council de 1981 à 1986 jusqu'à sa suppression. Ken Livingstone est parfois surnommé Ken le rouge (Red Ken) à cause de son passé trotskiste. Il est controversé en raison de plusieurs prises de position polémiques.

Études[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié à la Tulse Hill Comprehensive School, il travailla pendant 8 années comme technicien de recherche sur le cancer et devint professeur qualifié par la suite en 1973.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Ken Livingstone a travaillé comme critique de gastronomie. Il est aussi connu pour être amateur de tritons, dont il fait l'élevage. En 1973 il s'est marié avec Christine Pamela Chapman, de laquelle il divorce en 1982. Il a eu avec sa partenaire actuelle Emma Beal, qui est d'ailleurs sa directrice de cabinet, un fils, Thomas, né le 14 décembre 2002 à l'University College Hospital de Londres ainsi qu'une fille, Mia, née le 20 mars 2004 au Royal Free Hospital de Hampstead.

Vie politique[modifier | modifier le code]

En 1971, Ken Livingstone est élu dans le borough londonien de Lambeth. Deux ans plus tard, il devient membre du Parti travailliste au Greater London Council, puis devient le chef de cet organe en mai 1981, jusqu'à la suppression de celui-ci en 1986.

De 1987 à 2001, il représente le borough londonien de Brent à la Chambre des communes. En 2000, il devient le premier maire de Londres en tant que candidat indépendant. Il garde cette fonction huit ans et en mai 2008, il perd l'élection au poste de maire de Londres face à Boris Johnson. Il échoue à le reconquérir, en mai 2012.

Mesures en tant que chef du Great London Council[modifier | modifier le code]

Il encourage fortement, par des incitations diverses, les habitants à voyager en bus et en métro.

Mesures et faits en tant que maire de Londres[modifier | modifier le code]

Péage urbain[modifier | modifier le code]

Livingstone est l'initiateur du péage urbain de Londres.

Minorités[modifier | modifier le code]

Il axe également sa politique en faveur des minorités. Une statue de Nelson Mandela fut ainsi inaugurée sur Parliament Square, à ce sujet Livingstone s'exprima : « Quel meilleur emplacement que notre place la plus connue pour poser une statue de Nelson Mandela afin que toutes les générations se rappellent le combat contre le racisme ? »[1].

En décembre 2005, Livingstone organisa Hannukah (fête juive des lumières) dans la mairie de Londres en faisant savoir que cet évènement sera désormais annuel.

Affiche mettant en valeur les origines multiples des londoniens, installée à la suite des attentats en 2005.

Attentats du 7 juillet 2005[modifier | modifier le code]

Quelques heures après les attentats du 7 juillet 2005 à Londres, Livingstone s'exprima depuis Singapour, où il représentait Londres pour sa candidature au Jeux olympiques d'été de 2012. Il était visiblement sous le choc et sa voix laissait paraître une colère contre les atrocités perpétrées dans sa ville[2].

Le 20 juillet 2005, Livingstone s'exprima à nouveau sur la BBC mais cette fois ci sur le rôle de la politique étrangère britannique dans ces attentats[3].

Menace de suspension[modifier | modifier le code]

En février 2005, le journaliste juif Oliver Finegold tenta d'inteviewer Ken Levingstone dans la rue alors qu'il sortait d'une réception privée au City Hall. Livingstone lui répondit alors que c'était « affreux de sa part », et le compara à un « garde de camps de concentration », entre autres[4]. À la suite de la violence des propos, l'association des représentants juifs britanniques porta plainte à l'organisme indépendant Standards for England, qui saisit l'Adjudication panel for England. L'affaire souleva une importante indignation médiatique et politique parmi la diaspora juive[5], ou des personnalités comme Tony Blair, et Ken Livingstone fut finalement suspendu de ses fonctions le 24 février 2006 par une décision controversée de l'Adjucation panel[6].

Au terme de plusieurs procédures, il fut estimé en appel que l'Adjudication Panel s'était fourvoyé. Par ailleurs, lors de l'inauguration du London Jewish Forum, le 7 décembre 2006, Ken Livingstone s'est excusé auprès des membres de la communauté juive qui se seraient sentis offensés par ses propos.

Polémique[modifier | modifier le code]

Livingstone en 2012.

Il fut critiqué pour avoir soutenu Hugo Chavez[7] et pour avoir séjourné à Cuba[8].

En 2011, il critique l'exécution d'Oussama ben Laden par les États-Unis[9].

En 2011, lors de la campagne électorale, il compare Boris Johnson à Adolf Hitler et dit que l'élection était « un simple choix entre le bien et le mal »[10]. Il a été accusé d'antisémitisme par des membres juifs du Parti travailliste pour avoir déclaré que la communauté juive ne votait pas pour lui parce que celle-ci était très riche[11],[12] . Il a nié avoir fait de tels commentaires, mais s'est néanmoins excusé[13].

En 2016, il est suspendu du Parti travailliste pour avoir affirmé, faisant allusion à l'accord Haavara, que Hitler avait encouragé le sionisme avant de devenir fou et de tuer six millions de Juifs[14]. Ce commentaire suscita une vive indignation y compris dans son propre parti[15]. Les propos de Livingstone furent critiqué par la plupart des historiens[16],[17],[18],[19]. Par exemple, pour l'historien Roger Moorhouse, dire que Hitler a soutenu le sionisme « est non seulement historiquement inexact, mais c’est également historiquement inculte »[20].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "There can be no better place than our greatest square to place a statue of Nelson Mandela so that every generation can remind the next of the fight against racism."
  2. Le maire de Londres condamne cette attaque lâche, article de la BBC
  3. Le maire de Londres dénonce la politique britannique au Moyen-Orient, BBC
  4. transcript de la conversation entre K. Livingstone et O. Finegold, The Guardian
  5. http://www.standard.co.uk/news/israel-calls-for-mayor-to-apologise-7267334.html
  6. http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/london/4746016.stm
  7. (en) « Former London mayor Ken Livingstone pays tribute to 'friend' Hugo », sur Evening Standard,‎ (consulté le 1er mai 2016)
  8. « BBC Learning English | London Mayor's unexpected visit to Cuba », sur www.bbc.co.uk (consulté le 1er mai 2016)
  9. « Ken Livingstone: Bin Laden should not have been shot », sur Telegraph.co.uk (consulté le 1er mai 2016)
  10. (en) « Ken Livingstone 'compares Boris Johnson to Hitler' - BBC News », sur BBC News (consulté le 1er mai 2016)
  11. « Ken Livingstone: Jews won't vote Labour because they are rich », sur www.thejc.com (consulté le 1er mai 2016)
  12. (en) « Livingstone 'says Jews are too rich to vote for him' », sur The Independent,‎ (consulté le 1er mai 2016)
  13. (en) Anshel Pfeffer, « Former London Mayor Forced to Apologize Over Controversial Remarks to Jewish Activists », Haaretz,‎ (lire en ligne)
  14. Rainer Schulze, « Hitler and Zionism: Why the Haavara Agreement does not mean the Nazis were Zionists », Independent, 3 mai 2016, en ligne.
  15. « Livingstone dit qu’Hitler a été sioniste ; son collègue le traite d’ « apologiste nazi » », sur The Times of Israël (consulté le 29 avril 2016)
  16. « BobFromBrockley: Lenni Brenner says Ken's wrong », sur brockley.blogspot.be (consulté le 1er mai 2016)
  17. Rainer Schulze, « Labour antisemitism row: there was nothing Zionist about Hitler’s plans for the Jews », sur The Conversation (consulté le 1er mai 2016)
  18. (en) « Livingstone Hitler comments 'inaccurate' - BBC News », sur BBC News (consulté le 1er mai 2016)
  19. http://hurryupharry.org/2016/04/30/ken-livingstone-lenni-brenner-and-historical-distortions-a-case-study/
  20. « Livingstone récidive sur le soutien d’Hitler au sionisme : « Ils ne l’enseignent pas en Israël » », sur The Times of Israël (consulté le 1er mai 2016)