Assouplissement quantitatif

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Le terme assouplissement quantitatif - traduction de l'anglais de Quantitative easing (QE) - désigne un type de politique monétaire dite « non conventionnelle » consistant pour une banque centrale à racheter massivement des titres de dettes aux acteurs financiers, notamment des bons du trésor ou des obligations d'entreprise, et dans certaines circonstances des titres adossés à des actifs comme des titres hypothécaires.

Les banques centrales ont recours à ce genre de pratique dans des circonstances économiques exceptionnelles, telles que des crises économiques et financières de grande ampleur. Plus particulièrement, le QE est utilisé dans une situation de trappe à liquidité, c'est-à-dire lorsque les taux directeurs sont déjà très bas et ne parviennent plus à assurer une hausse des prix suffisante. Le QE vise à inciter les banques à faire plus facilement crédit - la banque centrale assumant parfois les risques en leur rachetant leurs créances - pour relancer ainsi la production et l'emploi. Le QE accroît ainsi la quantité de monnaie en circulation ce qui a pour effet en théorie de relancer l'économie et de maintenir l'inflation à un niveau correct afin d'éviter tout risque de déflation.

Bien que le rachat de titres sur les marchés soit une pratique courante pour les marchés (via les opérations d'open market), le caractère non conventionnel du quantitative easing tient à la taille et la durée du programme. Dans le cadre d'un programme de QE, la banque centrale s'engage à racheter un volume massif d'actifs financiers, et ceci pour une durée de plusieurs années. L'effet d'annonce joue donc également un rôle important dans le fonctionnement de cette politique.

Le quantitative easing se traduit par un gonflement du bilan de la banque centrale - son actif augmentant avec les titres achetés, la monnaie utilisée pour le faire - qu'elle crée ex nihilo - se rajoutant à son passif.

Les mesures non conventionnelles adoptées par la Banque du Japon entre 2001 et 2006 à la suite de la « Décennie perdue » des années 1990, constitue le premier exemple de mise en place d'une politique d'assouplissement quantitatif à grande échelle. La crise financière de 2008 a ensuite marqué l'avènement des politiques non conventionnelles qui ont été mises en place sous différentes formes par la Fed, la BCE, la Banque d'Angleterre et de nouveau la Banque du Japon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que les premières études sur la viabilité des outils de politique monétaire traditionnels dans des contextes particuliers comme les spirales déflationnistes aient été formulées entre autres par John Maynard Keynes dans les années 1930[1], la mise en place des premières politiques d'assouplissement quantitatif et la théorisation des mécanismes de transmission de ces politiques à l'économie ne se sont développées que depuis le début des années 1990.

Origine du terme[modifier | modifier le code]

La première mention écrite du concept d'assouplissement quantitatif et de l'expression « Quantitative Easing » est attribuée à l'économiste allemand Richard Werner (en), professeur d’économie internationale à l'université de Southampton (Royaume-Uni). Travaillant en 1994 à Tokyo, il a inventé l'expression, lors de présentations à des investisseurs nippons. Il l'a également utilisée, dans le titre d'un article publié le 2 septembre 1995, dans le Nihon Keizai Shinbun (Nikkei)[2].

Il a utilisé cette expression afin de décrire une politique monétaire souhaitable pour la banque centrale du Japon : une politique de stimulation par la banque centrale qui ne repose ni sur les réductions de taux, ni sur les politiques monétaristes conventionnelles telles que l'expansion de la masse monétaire (par exemple par la « planche à billets »), l'accroissement des réserves des banques ou la stimulation des agrégats M2-M3.

Werner a expliqué que, pour provoquer une reprise économique, il était nécessaire et suffisant de stimuler « la création de crédit », à travers un certain nombre de mesures telles que l’achat de bons du trésor et des prêts directs aux entreprises et au gouvernement par la banque centrale. Il a également suggéré l’achat direct par la banque centrale d'actifs non performants des banques commerciales et des prêts directs aux entreprises et au gouvernement. Il a, en outre, précisé qu'un certain contrôle de l'utilisation qui était faite de ces crédits était nécessaire pour éviter d'injecter une quantité trop grande d'argent dans des circuits purement spéculatifs[3].

Utilisations du QE dans le monde[modifier | modifier le code]

Le Japon est le premier pays à avoir utilisé le quantitative easing en 2001. Plus tard, durant la crise financière de 2008-2011, des politiques d'assouplissement quantitatif sont mises en œuvre à grande échelle par le Royaume-Uni[4], puis les États-Unis[5], en Suède et la zone Euro.

Japon (2001-2006)[modifier | modifier le code]

Le Japon a connu à partir de 1997 une situation monétaire marquée par une longue période déflationniste ; la Banque du Japon après avoir décidé début 2000 de baisser son taux d'intérêt à 0 %, adopte en mars 2001 une politique d'assouplissement quantitatif pour tenter d'accroître les liquidités afin de sortir de la déflation[6]. Le 9 mars 2006, la Banque du Japon renonce officiellement au principe de l'assouplissement quantitatif, les prix ayant augmenté pendant trois mois d'affilée.

Royaume-Uni (2008)[modifier | modifier le code]

L'assouplissement quantitatif a été utilisé par ces pays alors que leurs taux d'intérêt nominaux à court terme étaient proches de zéro (au Royaume-Uni, le taux officiel de la Banque d’Angleterre était alors de 0,5 %).

Au cours de son programme d'assouplissement quantitatif commencé en mars 2009, la Banque d'Angleterre a acheté jusqu’en septembre 2009, environ 165 milliards de £ d'actifs aux institutions financières et, à un degré moindre, des créances de qualité élevée émises par des entreprises privées[7]; ce montant fut porté à 375 milliards de livres. Même si la Banque d'Angleterre n'augmente plus ses achats, le programme est encore aujourd'hui en cours puisque la banque 'faire rouler' ses actifs : à mesure que les titres arrivent à maturité, elle en rachète de nouveaux.

États-Unis (2008)[modifier | modifier le code]

La Fed utilise l'assouplissement quantitatif à partir de 2008[8].

Début novembre 2010, la Fed décide d'acquérir des titres détenus par des institutions financières américaines à hauteur de 600 milliards USD dans le but de favoriser l'accroissement de l'activité économique américaine[9] et réduire les taux d'intérêt de long terme. La politique d'assouplissement quantitatif de la Fed a apparemment évité à la crise de la dette de provoquer une déflation et plus directement un blocage total du marché interbancaire[10],[11]. En effet, à l'instant critique, le crédit inter-bancaire menaçait d’être gelé : c'est-à-dire que les banques ne se prêtaient plus entre elles. L'afflux brusque de liquidités a été une bouffée d'air pour le système bancaire au bord de la suffocation.

Néanmoins, cette politique d'assouplissement quantitatif fait passer le bilan de la FED de 800 milliards de dollars à plus de 4 000 milliards. Toutefois, à la différence des autres banques, elle ne peut faire défaut (être en banqueroute) puisqu'elle peut émettre toute la monnaie qu'elle veut, les autres agents économiques étant obligés "par la loi" de l'accepter ("monnaie souveraine").

Le programme de QE de la Fed a été renouvelé par deux fois (on parle de QE1, QE2, et QE3) et se termine en octobre 2014. La normalisation du bilan de la Fed a commencé fin 2017.

En zone euro (2015[12])[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la crise de la dette dans la zone euro, de nombreuses voix ont préconisé l'utilisation d'une dose d'assouplissement quantitatif, en particulier pour contrer la spéculation sur les taux des obligations finançant les dettes souveraines.

La BCE annonce le lancement d'un programme de QE le 22 janvier 2015[13], alors que la menace d'une déflation se fait de plus en plus précise. Ce retard est notamment lié au cadre juridique européen qui interdit à la BCE de faire usage du financement monétaire (acheter des dettes publiques). Pour contourner cette interdiction, la BCE ne rachète de la dette publique que sur les marchés secondaires.

Le programme d'acquisition de titre commence le 9 mars 2015[14], pour un montant de 60 milliards d'euros par mois et pour une durée prévue de 18 mois (jusqu'en septembre 2016)[15]. En réalité, ce programme inclut en partie des programmes déjà existants tels que le programme de rachat de "titres adossés à des actifs" (ABSPP) qui était opérationnel depuis 2014 déjà[16].

Les achats doivent être répartis au prorata de la clé de répartition de capital de chaque banque centrale nationale. Depuis, la BCE s'interdit de racheter les dettes publiques dont la notation financière est trop mauvaise, excluant jusqu'ici la Grèce et Chypre[17] du programme. Par ailleurs la BCE ne peut détenir plus d'un tiers de la dette publique d'un État. Enfin, le risque de défaut d'un titre sera supporté à 20 % par la BCE et à 80 % par les banques centrales nationales. En cas de défaut, la BCE sera à égalité avec les créanciers privés[18].

En décembre 2015, la BCE annonce le prolongement du programme de 6 mois supplémentaires[19]. Puis en mars 2016, la BCE annonce un renforcement de son programme de QE[20], augmentant son volume à 80 milliards d'euros par mois, et en élargissant le panier des actifs éligibles pour intégrer notamment des obligations d'entreprises (corporate bonds). De ce fait, le programme bénéficie depuis à des grandes entreprises telles que Total, Danone et Volkswagen[21]. Cependant, il est annoncé en juin 2018 que le programme cessera fin 2018[22].

En novembre 2015, la campagne européenne « Quantitative Easing pour le Peuple » propose, en guise d'alternative au QE de la BCE, d'injecter directement la monnaie dans l'économie sous la forme d'un dividende citoyen (ou Helicopter money) ; ou par le financement d'investissements publics[23]. La campagne est notamment soutenue par une centaine d'économistes dont l'inventeur même du QE, Richard Werner, ainsi que trois députés européens: Molly Scott-Cato, Fabio de Masi et Paul Tang[24].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Fondement théorique[modifier | modifier le code]

Le quantitative easing est utilisé quand les banques centrales font face à une situation exceptionnelle, dans laquelle celles-ci n'arrivent pas à accomplir leur principale mission : le maintien d'un taux d'inflation proche de 2 % (stabilité monétaire). Cette situation reflète les limites des instruments monétaires conventionnels et leur incapacité à relancer la demande de crédits, même avec des taux directeurs proches de 0 %.

Cette situation, parfois appelée trappe à liquidité se caractérise par le fait des taux directeurs au plus bas mais une inflation qui stagne, voire diminue. Dans cette situation, les outils traditionnels se révèlent donc inefficaces : une baisse supplémentaire des taux a peu de chance d'être efficace, car les opportunités d'investissement sont trop peu nombreuses (avec les taux bas, les rendements sont également à la baisse).

Sans hausse du crédit bancaire, l'activité économique stagne, ainsi que l'inflation. Avec le quantitative easing, la banque centrale cherche donc à augmenter la quantité de monnaie en circulation (et par conséquent à diminuer les taux d'intérêt à moyen et long terme) afin d'inciter le secteur bancaire à prêter davantage aux acteurs économiques. Nous allons voir comment ci-dessous.

Mécanisme[modifier | modifier le code]

L'assouplissement quantitatif est une forme de création monétaire, mais ciblée vers les marchés financiers. Dans le cadre du QE, la Banque Centrale se met à acheter des actifs financiers sur les marchés. Ces titres peuvent être notamment des bons du trésor ou des obligations d'entreprise, et dans certaines circonstances des titres adossés à des actifs tels que des titres hypothécaires.

La banque centrale achète ces titres à divers investisseurs, créant un surcroît de demande pour ces titres et entraînant donc leur renchérissement. S'agissant d'obligations, si leur prix monte, leur rendement va baisser ce qui va inciter les investisseurs à rechercher d'autres placements plus rémunérateurs. Une banque commerciale peut ainsi trouver plus avantageux de prêter à des entreprises ou à des particuliers que d'acheter des obligations d'Etat ou des bons du Trésor. Ce faisant, les investisseurs participent à la relance de l'économie, ce qui est le but recherché[25]. C'est comme si la banque centrale cherchait à évincer les autres intervenants du marché obligataire pour les obliger à financer les porteurs de projet. Cependant, rien ne garantit que les investisseurs financent l'économie réelle : ils peuvent aussi décider d'utiliser leurs liquidités pour acheter des produits financiers[26].

Plus largement, la théorie du quantitative easing se fonde sur l'activation de différent leviers ou canaux de transmission[27] :

  • Le crédit bancaire (selon le processus décrit ci-dessus)
  • Le rééquilibrage de portefeuille (l'abondance de liquidités permet de diversifier son portefeuille d'actifs, lesquels voient leurs prix monter, ce qui crée un effet richesse)
  • Le taux de change (dépréciation de la monnaie due à l'expansion monétaire mais aussi aux achats accrus d'actifs étrangers, ce qui facilite les exportations)
  • Effet de signal (la banque centrale envoie aux marchés le signal que sa politique est et restera "accommodante", c'est-à-dire que les taux directeurs resteront bas sur une longue période, ce qui est favorable aux échanges)
  • Effet de richesse (résultant du rééquilibrage de portefeuille)
  • Effet de liquidité (injection rapide de liquidité dans le système financier)
  • Canal du défaut (le QE permet en principe de faire baisser les taux publics ce qui diminue la charge des intérêts à rembourser pour les Etats et leur permet de disposer de plus de ressources fiscales. Le fait aussi que la banque centrale soit prêteur en dernier ressort apporte plus de sérénité sur le marché de la dette et évite des situations d'emballement préjudiciables)

A propos de ce dernier point, l'assouplissement quantitatif permet aussi implicitement de monétiser la dette d'Etats en difficulté, c'est-à-dire d'annuler tout ou partie de la dette (en l'effaçant du bilan de la banque centrale) ou de rendre celle-ci "gratuite" par le reversement des intérêts à l'Etat concerné. Ce mécanisme est officiellement interdit dans la zone Euro car il peut être générateur d'un "aléa moral", mais dans les faits, il existe bel et bien[28].

Controverse[modifier | modifier le code]

Les politiques d'assouplissement quantitatif font l'objet d'un important débat entre les économistes[29].

Risques[modifier | modifier le code]

Hyperinflation[modifier | modifier le code]

Pour certains, le risque est de provoquer de l'inflation (voir théorie quantitative de la monnaie) ou de favoriser les bulles spéculatives[30]. Cette conséquence inflationniste de l'assouplissement quantitatif est parfois remise en cause par les keynésiens[31]. Il y a peu d'augmentation de l'inflation, car la vitesse de circulation de la monnaie n'augmente pas[32], la nouvelle augmentation de la masse monétaire étant dirigée principalement vers les marchés financiers ou augmentant simplement le bilan de la banque centrale.

Cependant, selon d'autres économistes, cette inflation se mesurerait principalement par l'augmentation des prix des matières premières[33] telles que le pétrole[34], l'or[35], ou les produits agricoles[36]. D'autres spécialistes estiment au contraire que l'or, non contrôlé par les institutions, ne serait pas affecté par cette hyperinflation[37].

Augmentation des inégalités[modifier | modifier le code]

En 2012, la Banque d'Angleterre elle-même reconnaissait dans un rapport destiné au parlement que sa politique de rachats d'actifs avait eu pour effet d'augmenter la richesse des 5 % de citoyens les plus riches, par le gonflement du prix de certains actifs financiers détenus par ces derniers[38].

Limites du quantitative easing[modifier | modifier le code]

En 2016, Raghuram Rajan, gouverneur de la banque centrale indienne, publie un avertissement à propos du danger que font courir les banques centrales en ayant recours à des politiques d'assouplissement quantitatif pour promouvoir la croissance économique. Dans une conférence publique à la London School of Economics, Rajan a suggéré que la politique de création monétaire, que la Réserve fédérale américaine, la Banque d'Angleterre et la Banque du Japon avaient adoptée ces dernières années, avait perdu son utilité.

Rajan se pose notamment la question si cette politique monétaire ne fait pas partie de plus en plus du problème plutôt que de sa solution. En dépit de taux d'intérêt faibles à des niveaux records dans de nombreux pays industrialisés, Rajan a souligné que le niveau de la demande d'ensemble reste déprimé, et dans certains endroits les taux d'épargne ont en fait augmenté, ce qui est contraire à la théorie selon laquelle les taux ultra-bas stimulent les dépenses. De plus, certains pays en développement ont subi des conséquences négatives, comme un afflux de capitaux spéculatifs recherchant des rendements plus élevés avec le danger montré par le passé que ces flux s'inversent souvent soudainement, ce qui peut provoquer un crash[39]. De surcroît, ces politiques monétaires non conventionnelles présentent deux autres types de limites, comme le relève Alexandre Reichart[40]. Premièrement, les banques centrales ne peuvent, à elles seules, stimuler la reprise économique, surtout lorsque les politiques budgétaires menées par les États apparaissent restrictives, comme l'avait souligné, en particulier, John Maynard Keynes dans sa Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, publiée en 1936. Deuxièmement, selon les partisans de la théorie de l'offre de monnaie endogène, et notamment les économistes post-keynésiens Nicholas Kaldor et Jacques Le Bourva, l'initiative de la création monétaire revient aux banques commerciales - ou de second rang - qui font face aux demandes de crédits des agents économiques, ménages et entreprises : dans cette optique, les banques centrales ne font que refinancer passivement les banques commerciales qui en font la demande, et les autorités monétaires semblent être des "monarques constitutionnels", sans réelles marges de manœuvre.

Propositions alternatives[modifier | modifier le code]

Le journaliste économique Anatole Kaletsky critique quant à lui le fait que les politiques monétaires d'assouplissement quantitatif n'ont pas d'effet sur l'économie réelle, car les banques ne prêtent pas automatiquement davantage dans l'économie. Il suggère des politiques d'assouplissement quantitatives qui iraient plus directement vers l'économie réelle, par exemple en distribuant directement de l'argent aux citoyens[41]. Cette idée sera reprise en 2015 par 65 économistes dont Jean Gadrey, Stefano Fassina qui signent l'appel européen pour un « Quantitative Easing pour le Peuple »[42]. D'autres proposent de limiter l'action du quantitative easing aux "obligations de dette publique pour les états dont les taux à 10 ans dépassent de plus de 2% ceux des trois états membres présentant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix" (critères de Maastricht) et vérifiant certains critères économiques[43]. Dans ce cas, les statuts de la Bce se rapprocheraient partiellement ceux de la Fed qui est autorisée à acheter des obligations sur les marchés primaire et secondaire[44],[45]. En effet, par exemple, dans le cadre du programme PSPP (assouplissement quantitatif), les volumes obligataires achetés[46] sont proportionnels pour chaque état à sa participation au capital de la BCE[47],[48], sans être lié au niveau des taux, ni à des critères économiques[49].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Exiting from Low Interest Rates to Normality: An Historical Perspective »
  2. (en) « Origine du nom “Quantitative Easing” », CNBC
  3. Boom Bust, « Richard Werner on quantitative easing and central banks », (consulté le 14 juin 2019)
  4. (en) L’assouplissement quantitatif expliqué Banque d’Angleterre, 2 septembre 2009
  5. la Fed a décidé de lancer un rachat de bons du Trésor à long terme pour $600 milliards, Les Échos, novembre 2010
  6. En quoi consiste l'assouplissement quantitatif - Japon Reuters.fr
  7. (en) « QA: Quantitative Easing (l’assouplissement quantitatif ) », BBC, (consulté le 22 septembre 2011)
  8. « Tout savoir (ou presque) sur l'assouplissement quantitatif de la BCE », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2018)
  9. François Desjardins, « La Fed sort la planche à billets », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  10. « Rapport annuel de la BCE de 2009 »
  11. "jusqu'ou peut-on monétiser les dettes publiques?", "Graphique 7b, Natixis, Artus 2009
  12. (en) European Central Bank, « Asset purchase programmes », sur European Central Bank (consulté le 4 juin 2019)
  13. « BCE : un assouplissement quantitatif, faute de mieux » (consulté le 24 juillet 2016)
  14. « La BCE lance officiellement son assouplissement quantitatif » (consulté le 24 juillet 2016)
  15. European Central Bank, « Asset purchase programmes », sur European Central Bank (consulté le 24 juillet 2016)
  16. European Central Bank, « FAQs on the Eurosystem’s asset-backed securities purchase programme (ABSPP) », sur European Central Bank (consulté le 24 juillet 2016)
  17. « Pourquoi la BCE a exclu Chypre du QE » (consulté le 24 juillet 2016)
  18. Isabelle Couet, "l'assouplissement quantitatif, ou QE, mode d'emploi", Les Échos du 24/01/2015
  19. « BCE : ce que Mario Draghi a annoncé et pourquoi il a déçu les marchés » (consulté le 24 juillet 2016)
  20. « La BCE frappe fort » (consulté le 24 juillet 2016)
  21. Marie Charrel, « La BCE rachète les dettes des groupes du CAC 40 », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 24 juillet 2016)
  22. "Latribune, Juin 2018, « QE : la BCE arrêtera ses achats de dettes fin décembre »
  23. « Zone euro : la BCE osera-t-elle monter dans l'hélicoptère ? », sur La Tribune (consulté le 3 avril 2016)
  24. « Highlights: QE for People Conference at the European Parliament », sur Quantitative Easing for People (consulté le 3 avril 2016)
  25. http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20150122.OBS0580/le-quantitative-easing-explique-a-un-enfant-de-5-ans-bon-ok-12-ans.html
  26. « Des injections massives de liquidités pour lutter contre la déflation - La finance pour tous », La finance pour tous,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2018)
  27. http://www.ena.fr/content/download/3641/56568/version/.../TC%202015%20Economie.pdf
  28. http://www.raphael-didier.fr/2017/09/la-monetisation-des-dettes-publiques.html
  29. http://www.tradebourse.fr/quantitative-easing-et-sortie-de-crise-quels-espoirs.html
  30. Alexandrine Bouilhet et Guillaume Errard, « BCE: le rachat de dettes d'État pour les nuls », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  31. Cf. Patrick Artus de Natixis: [PDF] « Monétisation inflationniste et monétisation non-inflationniste, quelles différences ? », Natixis, mars 2009 et [PDF] "Que devient la taxe inflationniste quand la monétisation des dettes ne fait plus monter les prix des biens et services ?", Natixis Mars 2009
  32. "Natixis, Broyer, Décembre 2012: Quelles relations entre monnaie et inflation ? p9/11, graphique 17"
  33. Evariste Lefeuvre, La Renaissance américaine, Editions Léo Scheer, , 170 p. (ISBN 978-2-7561-0972-5, présentation en ligne)
  34. « Quantitative easing has already started », The Christian Science Monitor, 10 octobre 2010
  35. Ludovic Malot, « Comment sortir de la prison monétaire ? », Contrepoints,‎ (lire en ligne)
  36. (en) Phillip Inman, « How the world paid the hidden cost of America's quantitative easing », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  37. Yves Longchamp, CFA, « Comment l’assouplissement quantitatif fausse les prix ? », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  38. Britain's richest 5% gained most from quantitative easing, says the Bank of England, The Guardian, 23 août 2012
  39. (en) RAGHURAM RAJAN AND THE DANGERS OF HELICOPTER MONEY, John Cassidy, newyorker.com, 13 mai 2016
  40. Reichart Alexandre, « "Mario Draghi et Janet Yellen, des monarques aux pouvoirs limités." », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2016)
  41. How about quantitative easing for the people?, Anatole Kaletsky, Reuters, 1er août 2012
  42. Marie Charrel, « Taux & Changes : De la monnaie pour le peuple », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 3 avril 2016)
  43. "LA DETTE PUBLIQUE: ASPECTS ALGORITHMIQUES ET STATISTIQUES,p5/18,p17/18 Bertrand Chatelet
  44. "Minsitère de l'économie:Le rachat de titres de la dette publique par la Banque centrale européenne peut-il être assimilé à de la création monétaire ? "
  45. "Investopedia:The Fed's Tools for Influencing the Economy"
  46. "Banque d'Espagne, decembre 2018, p12,13/13"
  47. "Cour de Justice Européenne:Le programme PSPP de la BCE sur l’acquisition d’obligations souveraines sur les marchés secondaires n’enfreint pas le droit de l’Union"
  48. "Blomberg, Novembre 2018: ECB Risks Italian Friction in QE Review of Euro Economies"
  49. "Variances,L’impact du QE de la BCE sur les taux longs en zone euro, graphique 3"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]