Diane Abbott
| Diane Abbott | |
Diane Abbott en 2017. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Secrétaire d'État à l'Intérieur du cabinet fantôme | |
| – (3 ans, 5 mois et 30 jours) |
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| Gouvernement | Cabinet Corbyn |
| Prédécesseur | Andy Burnham |
| Successeur | Nick Thomas-Symonds |
| Secrétaire d'État à la Santé du cabinet fantôme | |
| – (3 mois et 9 jours) |
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| Gouvernement | Cabinet Corbyn |
| Prédécesseur | Heidi Alexander |
| Successeur | Jonathan Ashworth |
| Secrétaire d'État au Développement international du cabinet fantôme | |
| – (9 mois et 14 jours) |
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| Gouvernement | Cabinet Corbyn |
| Prédécesseur | Mary Creagh |
| Successeur | Kate Osamor |
| Ministre de la Santé publique du cabinet fantôme | |
| – (2 ans, 11 mois et 29 jours) |
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| Gouvernement | Cabinet Miliband |
| Prédécesseur | Anne Milton |
| Successeur | Luciana Berger |
| Députée britannique | |
| En fonction depuis le (39 ans, 3 mois et 2 jours) |
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| Élection | 11 juin 1987 |
| Réélection | 9 avril 1992 1 mai 1997 7 juin 2001 5 mai 2005 6 mai 2010 7 mai 2015 8 juin 2017 12 décembre 2019 4 juillet 2024 |
| Circonscription | Hackney North and Stoke Newington |
| Législature | 50e, 51e, 52e, 53e, 54e, 55e, 56e, 57e, 58e et 59e |
| Prédécesseur | Ernie Roberts |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Diane Julie Abbott |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paddington (Londres, Royaume-Uni) |
| Nationalité | Britannique |
| Parti politique | Parti travailliste |
| Diplômée de | Newnham College |
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Diane Julie Abbott, née le à Londres, est une femme politique britannique, membre du Parti travailliste. Elle est députée représentant la circonscription de Hackney North and Stoke Newington à la Chambre des communes depuis les élections générales britanniques de 1987, quand elle devient la première femme noire élue à la Chambre des communes du Royaume-Uni.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et formation
[modifier | modifier le code]Fille d'immigrants jamaïcains, un père soudeur et une mère infirmière[1], Diane Abbott naît et grandit à Paddington, à Londres. Elle suit des études d'histoire au Newnham College de l'université de Cambridge[2].
Carrière politique
[modifier | modifier le code]La carrière politique de Diane Abbott a commencé en 1982, date à laquelle elle a été élue au conseil municipal de Westminster jusqu'en 1986. En 1983, elle a été active au sein du mouvement Black Sections, aux côtés de Bernie Grant, Paul Boateng et Keith Vaz, qui militaient pour une plus grande représentation politique des minorités ethniques. En 1985, elle s'est battue sans succès pour être sélectionnée à Brent East, au profit de Ken Livingstone. En 1987, elle est élue à la Chambre des communes, remplaçant le député travailliste désélectionné Ernie Roberts, comme député de Hackney North and Stoke Newington. Diane Abbott fut la première femme noire à devenir députée, élue la même année que Keith Vaz, Bernie Grant et Paul Boateng.
Le discours de Diane Abbott sur les libertés civiles dans le débat sur le projet de loi de 2008 sur la lutte contre le terrorisme a remporté le prix « Discours parlementaire de l'année » du magazine Spectator, ainsi qu'une nouvelle reconnaissance lors des prix des droits de l'homme de 2008.
Diane Abbott a siégé à de nombreux comités parlementaires sur des questions sociales et internationales. Pendant la majeure partie des années 1990, elle a également siégé au comité spécial du Trésor de la Chambre des communes. Elle a ensuite fait partie du comité restreint des affaires étrangères.
Diane Abbott préside le groupe parlementaire britannique et antillais parlementaire et le groupe pluripartite sur la drépanocytose et la thalassémie.
Elle est également fondatrice de l'initiative London Schools and Black Child, qui vise à améliorer les résultats scolaires des enfants noirs.

Elle est réélue dans sa circonscription de Hackney North et Stoke Newington avec 55 % des suffrages lors des élections générales du , marquées par le retour dans l'opposition des travaillistes[3]. Le , elle annonce sa candidature à l'élection interne pour désigner le successeur de Gordon Brown à la tête du Parti travailliste[4]. Seule femme à se présenter, elle parvient à rassembler de justesse les parrainages de députés travaillistes nécessaires pour se qualifier pour le scrutin, grâce notamment au retrait de dernière minute de la candidature de John McDonnell et à l'appui de personnalités comme son adversaire David Miliband, ou la chef intérimaire du parti Harriet Harman[5]. Lors du scrutin du , elle arrive en cinquième et dernière position du premier tour, avec 7,4 % des suffrages[6]. Elle est alors nommée Ministre de la Santé publique du cabinet fantôme par le nouveau chef du Parti travailliste, Ed Miliband.
Le , une cérémonie est organisée à l'université de Londres à Goldsmiths pour rendre hommage aux 25 années de législature de Diane Abbott au Parlement, avec une série de contributions de Linton Kwesi Johnson, de Kadija Sesay, de Tunday Akintan et d'autres[7].
En , elle est renvoyée du gouvernement fantôme par Ed Miliband, qui lui reproche alors un manque de loyauté[8]. En , elle annonce sa candidature au poste de maire de Londres pour les élections municipales de [9]. En , elle termine en troisième position de la primaire travailliste remportée par Sadiq Khan[10].
Elle est de nouveau réélue à la Chambre des communes lors des élections générales de , avec 62,9 % des suffrages[11]. Après le scrutin, elle parraine la candidature de Jeremy Corbyn lors de l'élection interne pour désigner le nouveau chef travailliste[12]. Après la victoire de Corbyn en , elle est nommée secrétaire d'État pour le Développement international du cabinet fantôme[13].
En , elle est promue au rôle de secrétaire d'État à la Santé du cabinet fantôme quand de nombreux membres du cabinet fantôme démissionnent pour réclamer le départ de Corbyn dans les jours suivant le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne[14]. Elle fait alors partie de la minorité de députés travaillistes maintenant leur confiance en Corbyn, et lui apporte son soutien pour l'élection à la direction du parti organisée en , qu'il remporte.
En , elle est promue secrétaire d'État à l'Intérieur du cabinet fantôme à l'occasion d'un remaniement au sein de l'opposition travailliste[15].
En , durant la campagne de l'élection du nouveau chef du Parti travailliste, elle annonce qu'elle quittera le cabinet fantôme après le scrutin, pour permettre au nouveau leader de composer sa propre équipe. Elle déclare alors également soutenir la candidature de Rebecca Long-Bailey, finalement battue par Keir Starmer[16].
En , le Parti travailliste décide de suspendre Diane Abbott en raison d'une lettre publiée par le journal The Observer qu'elle a écrite sur le racisme. Elle y écrivait que les juifs, les Irlandais, les gens du voyage sont « sans aucun doute victimes de préjugés » mais « ne sont pas soumis toute leur vie au racisme », contrairement aux personnes noires. La lettre a suscité de vives réactions, dont celle du Parti travailliste qui « condamne totalement ces commentaires, qui sont profondément offensants et erronés ». Le sujet de l'antisémitisme est notamment extrêmement sensible au sein du parti, qui a été secoué ces dernières années par des incidents à répétition. Face aux réactions, la député présente ses excuses sur Twitter[17].
En , elle est réintégrée au Parti travailliste, mais affirme qu'elle n'obtiendra pas l'investiture du mouvement pour les prochaines élections générales[18]. Après plusieurs jours de spéculation, le chef du Parti, Keir Starmer, annonce qu'elle pourra briguer un nouveau mandat sous l'étiquette travailliste[19]. Elle remporte un dixième mandat de députée lors des élections générales du , avec 59,5 % des suffrages[20].
En , elle est de nouveau suspendue du Parti travailliste, après avoir réitéré ses propos sur le racisme qui lui avaient valu sa première suspension en 2023. Elle affirme alors qu'il est « évident » que la direction du parti cherche à l'écarter[21]. Deux semaines après qu'Andy Burham soit devenu chef du Parti travailliste, Abbott est de nouveau admise au sein du groupe parlementaire[22].
Vie privée
[modifier | modifier le code]Elle a eu une relation avec Jeremy Corbyn à la fin des années 1970[23], avant son mariage avec l'architecte David Percy Ayensu-Thompson en 1991.
Son fils James Abbott-Thompson, issu de ce mariage, a eu affaire à la justice britannique en pour outrage et violence sur agents de police le [7].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Labour Party Conference Speech 2016 », sur Diane Abbott MP, .
- ↑ (en-GB) « Faces of the week », (consulté le ).
- ↑ (en) « Hackney North and Stoke Newington », sur members.parliament.uk (consulté le )
- ↑ (en) « Diane Abbott joins Labour leadership race », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) « David Miliband keeps Diane Abbott in Labour leadership race », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) « Labour leadership results: Round by round », sur BBC News, (consulté le )
- 1 2 Milly Vincent, « Diane Abbott's son, 28, admits spitting at police at Foreign Office », sur Mail Online, (consulté le ).
- ↑ (en) « Diane Abbott sacked by Ed Miliband in Labour reshuffle », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) « Diane Abbott planning to run for Mayor of London », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) « Sadiq Khan wins Labour London mayoral selection », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) « Hackney North and Stoke Newington », sur members.parliament.uk (consulté le )
- ↑ (en) « So, who are the 'moronic MPs' who nominated Jeremy Corbyn for the Labour leadership contest? », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) « Jeremy Corbyn's shadow cabinet in full », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) « Jeremy Corbyn unveils new top team after resignations », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) « Labour reshuffle: Diane Abbott made shadow home secretary », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) « Diane Abbott to stand down from shadow cabinet under new Labour leadership », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ « Royaume-Uni : une députée travailliste suspendue après ses propos sur le racisme », Le Figaro, .
- ↑ (en) « Diane Abbott says she has been blocked from standing as Labour MP at general election », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) « Diane Abbott free to stand for Labour, says Starmer », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) « Hackney North and Stoke Newington », sur members.parliament.uk (consulté le )
- ↑ (en) « Obvious Labour leadership wants me out, Diane Abbott tells BBC », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) Aletha Adu, « Diane Abbott and Joani Reid readmitted as Labour MPs », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) Laura Hughes, « Jeremy Corbyn and Diane Abbott were lovers », telegraph.co.uk, 17 septembre 2015.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Site officiel
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Diane Abbott MP official constituency website
- Portraits of Diane Abbott at the National Portrait Gallery, London
- Diane Abbott: You Ask The Questions The Independent, Feb 2010
- Diane Abbott New Statesman profile
- Interview with The Third Estate
- Naissance en septembre 1953
- Naissance à Paddington
- Étudiante de Newnham College
- Député du Parti travailliste (Royaume-Uni)
- Représentant de l'Angleterre à la Chambre des communes
- Député du 50e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 51e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 52e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 53e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 54e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 55e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 56e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 57e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 58e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 59e Parlement du Royaume-Uni
- Femme politique britannique
