Herbert Rosenfeld

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Herbert Rosenfeld
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à NurembergVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) Allemagne
Royaume-UniVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession(s) Psychanalyste et psychiatreVoir et modifier les données sur Wikidata

Herbert Alexander Rosenfeld, né à Nuremberg le et mort à Londres le (à 76 ans), est un psychiatre et psychanalyste britannique.

Parcours de formation et professionnel[modifier | modifier le code]

Herbert Rosenfeld étudie la médecine dans plusieurs universités allemandes, et obtient son diplôme de médecine à Munich en 1934. Il émigre en 1935, du fait des lois raciales anti-juives, et s'installe au Royaume-Uni, repassant ses examens à l'université de Glasgow, pour pouvoir exercer la médecine. Alors qu'il devient psychiatre, il s'intéresse au traitement psychothérapique de la psychose. Il entreprend une analyse didactique avec Melanie Klein en 1942, à la Société britannique de psychanalyse, dont il devient membre associé en 1945, membre adhérent en 1948 puis didacticien en 1949. Herbert Rosenfeld appartient, au sein de la Société de psychanalyse, au groupe kleinien. Il est également Fellow du Royal College of Psychology (1972).

Marion Milner Sylvia Payne Eric Klein Roger Money-Kyrle Clifford Scott Melanie Klein Ernest Jones Herbert Rosenfeld Paula Heimann Joan Riviere James Strachey Donald Winnicott Gwen Evans Personne 14 Michael Balint Judy Klein
70e anniversaire de Melanie Klein, H. Rosenfeld est en arrière-planvdm

Théories[modifier | modifier le code]

Il fournit notamment un complément de théorie au concept d'identification projective, élabore le concept de « confusion » et pose les bases d'une théorie d'un narcissisme destructeur qui a été reprise et développée par André Green[1]. Son dernier ouvrage, Impasses et interprétation, envisage la façon de prendre en compte les moments critiques de patients dits difficiles. Alors que pour certains analystes, la réaction thérapeutique négative est un échec rédhibitoire, Rosenfeld tente de démontrer que ces impasses sont des moments qui devraient être dépassés. Selon lui, ces impasses correspondent au besoin qu'éprouvent des patients de revivre et faire vivre à leur analyste les impasses qu'ils ont eux-mêmes rencontrées à des moments clés de leur développement psychique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Riccardo Steiner, « Rosenfeld, Herbert Alexander », p. 1505-1506, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 2. M/Z. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • États psychotiques. Essais psychanalytiques, Paris, Puf, 1976, coll Le Fil rouge (OCLC 301408157) (avec notamment des textes sur la schizophrénie, la toxicomanie et le narcissisme).
  • Impasse et interprétation. Facteurs thérapeutiques et anti-thérapeutiques dans le traitement psychanalytique des patients psychotiques, borderline et névrosés, Paris, Puf, 1990, coll. Le Fil rouge, (ISBN 2130425615).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franco di Masi (éd.), Herbert Rosenfeld at work. The Italian seminars, London, Karnak, 2001 (ASIN B005WH0SVM).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. « Narcisse », Nouvelle revue de psychanalyse, no 13, 1976.

Liens externes[modifier | modifier le code]