Édit de Thessalonique

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L'édit de Thessalonique fut décrété par l'empereur romain Théodose Ier en 380. Il officialise le culte catholique orthodoxe et en fait l'unique religion licite de l'empire romain.

Constantin et la fin de la persécution[modifier | modifier le code]

Au début du IVe siècle, l'empereur romain Constantin Ier avait mis fin à la clandestinité de certains cultes, accordant certains privilèges et permettant la construction de temples et basiliques. En 313, par le biais de l'édit de Milan, l'empereur avait décrété la liberté de culte pour tous y compris les chrétiens, et remplace la religion officielle de l'empire, (le culte Monothéiste de Sol Invictus, pourtant très en vogue, puisqu'officiel), par le culte Chrétien.

À la suite de cet édit, Constantin prit parti dans les disputes qui existaient au sein de l'Église, convoquant en 325 le concile de Nicée. Dans ce concile, les thèses ariennes qui niaient le caractère divin de Jésus en tant que partie consubstantielle de Dieu furent anathemisée et conspué, le concile se transformant en tribunal contre les évêques Ariens. Malgré cela, le dogme arien s'est prolongé au delà du VIe siècle, même après le roi Wisigoth Récarède est abjuré la foi Arienne en 589, dogme préféré des peuples barbare ayant envahi l'Empire depuis le IVème siècle et forme majoritaire du christianisme en Europe même après que Théodose Ier ne fasse du christianisme trinitaire la religion unique de l'Empire. Le Symbole de Nicée est issu de ce concile, premier des sept conciles œcuméniques réunissant les églises d'orient et d'occident.

Et bien que l'Empereur Constantin n'ait été baptisé que peu de temps avant de mourir et en choisissant le culte Arien plutôt que le symbole Nicéen qu'il avait pourtant défendu, avec lui s'initie une nouvelle époque pour l'église. Au cours du IVe siècle l'influence du christianisme dans l'Empire augmenta, mais sous toutes ses formes. Seul l'édit de Thessalonique, donnera en 380 un avantage à la foi Nicéenne sur les autres doxa où opinions(ortho-doxie:droite-opinion) en devenant la foi religion officielle tant en orient qu'en occident.

L'empire d'Occident à la fin du IVe siècle[modifier | modifier le code]

Depuis Nicée, et malgré les fortes disputes qui ne s'étaient pas apaisées avec ce concile et qui faisait s'affronter l'église d'orient et celle d'occident pour la suprématie hiérarchique, le culte chrétien avait obtenu la possibilité de croître sur tout le territoire de l'empire. Bien que son taux d'implantation fût élevé dans les classes dominantes barbare d'Europe foncièrement Arienne pour la plupard, comme les Wisigoth chrétiens arien en 341. il n'y avait encore que peu de pénétration dans les classes populaires et chez les militaires encore très voué au culte de sol invictus. avec l'empereur Constance II dernier fils de Constantin Ier le symbole de d'Arius réussi presque à remplacer en 357 lors du concile de Sirmium, la foi de Nicée (Jésus n'est pas qu'un simple homme, un prophète, c'est Dieu lui-même)

L'Empereur [[Théodose Ier]] hérite d'un Empire divisé et soumis à une profonde crise religieuse entre dogme Arien et Nicéen. Theodose divisera politiquement l'Empire entre ses deux fils. À Honorius, l'Occident plus riche, et l'Orient à Arcadius, à l'économie moins florissante, tous deux unis dans le symbole de Nicée religion unique de l'Empire et tous deux harcelés par des peuples barbares originaires de Germanie acceptant rapidement la foi chrétienne, mais Arienne, soit d'Asie centrale en 374 comme les Huns associé aux Scyres, Alain, et nombreux autres. Ainsi et Malgré la tolérance de Constantin; l'unification Nicéenne (trinitaire) de la religion d'Empire; jamais l'Empire Romain n'à été plus faible de ses incertitudes quand à sa propre puissance. Ses Légions force première de l'Empire à force d'enrôler en son ceint des myriades de mercenaire barbare; de donner des postes de haut commandement à des roi barbares désirant naturellement toujours plus de pouvoir (comme le Patrice Ricimer(wisigoth), ou le Patrice Gondebaud(ostrogoth) et surtout le Patrice Odoacre(roi Scyre allié des Huns). La chute de la moitié occidentale et la perte en cela de l'autorité impériale étaient à présent imminentes.

L'édit de Thessalonique[modifier | modifier le code]

Le 24 novembre 380, on rendait public l'édit dans les termes suivants :

« IMPPP. GR(ATI)IANUS, VAL(ENTINI)ANUS ET THE(O)D(OSIUS) AAA. EDICTUM AD POPULUM VRB(IS) CONSTANTINOP(OLITANAE). Cunctos populos, quos clementiae nostrae regit temperamentum, in tali volumus religione versari, quam divinum Petrum apostolum tradidisse Romanis religio usque ad nunc ab ipso insinuata declarat quamque pontificem Damasum sequi claret et Petrum Aleksandriae episcopum virum apostolicae sanctitatis, hoc est, ut secundum apostolicam disciplinam evangelicamque doctrinam patris et filii et spiritus sancti unam deitatem sub pari maiestate et sub pia trinitate credamus. Hanc legem sequentes Christianorum catholicorum nomen iubemus amplecti, reliquos vero dementes vesanosque iudicantes haeretici dogmatis infamiam sustinere ‘nec conciliabula eorum ecclesiarum nomen accipere’, divina primum vindicta, post etiam motus nostri, quem ex caelesti arbitro sumpserimus, ultione plectendos. DAT. III Kal. Mar. THESSAL(ONICAE) GR(ATI)ANO A. V ET THEOD(OSIO) A. I CONSS. »

— Code théodosien 16.1.2

Soit en langue française :

« Édit des empereurs Gratien, Valentinien II et Théodose Auguste, au peuple de la ville de Constantinople. Nous voulons que tous les peuples que régit la modération de Notre Clémence s'engagent dans cette religion que le divin Pierre Apôtre a donné aux Romains - ainsi que l'affirme une tradition qui depuis lui est parvenue jusqu'à maintenant - et qu'il est clair que suivent le pontife Damase Ier et l'évêque d'Alexandrie, Pierre, homme d'une sainteté apostolique : c'est-à-dire que, en accord avec la discipline apostolique et la doctrine évangélique, nous croyons en l'unique Divinité du Père et du Fils et du Saint-Esprit, dans une égale Majesté et une pieuse Trinité.

Nous ordonnons que ceux qui suivent cette loi prennent le nom de Chrétiens Catholiques et que les autres, que nous jugeons déments et insensés, assument l'infamie de l'hérésie. Leurs assemblées ne pourront pas recevoir le nom d'églises et ils seront l'objet, d'abord de la vengeance divine, ensuite seront châtiés à notre propre initiative que nous avons adopté suivant la volonté céleste.

Donné le troisième jour des calendes de mars à Thessalonique, Gratien Auguste étant consul pour la cinquième fois et Théodose Auguste pour la première fois. »

Avec cet édit, l'Empire romain se dotait d'une nouvelle religion Impériale, en lieu du culte Monothéiste de Sol Invictus promu par l'Empereur Aurélien en 270. Au cours des siècles, la Panthéon romain s'était complété de dieux, de divinités et de dieux lares, sans compter que nombre de divinités pré-romaines avaient été assimilées, incluant par là-même des cultes propres aux coutumes locales, assimilés dans le processus de romanisation. Tout cela devait maintenant être abandonné pour embrasser le culte unique d'une religion monothéiste de Sol Invictus au IIIème siècle et ou l'Empereur était lui-même Divinisé et auquel tous dans l'Empire pouvaient/devaient rendre culte - (voir problème sous Tibère au 1er siècle avec les communauté israélite de Judée du a la conquête de celle-ci en 6. Malgré cela, Théodose en bon-Empereur protégea dans la mesure de ses possibilités les non-chrétiens semi-clandestins des persécutions que sa politique "très orthodoxe" allait produire tout autours de la Mare-Nostrum.

La problématique du césaropapisme[modifier | modifier le code]

Ambroise de Milan refusait l'entrée dans l'église à l'empereur Théodose Ier, œuvre de Antoine Van Dyck.

Toutefois, cette officialisation du culte catholique n'a pas totalement profité à l'Église. En tant qu'autorité supérieure de l'Empire, Théodose se place également en tant qu'autorité religieuse. Ainsi va commencer un conflit qui survivra durant encore seize siècles. La problématique du "césaro-papisme" (c'est-à-dire l'ingérence de César sur la souveraineté de l'Église), entamée avec Constantin, commence à prendre un aspect réellement inquiétant pour les évêques. Toutefois ce césaro-papisme est inhérent à l'Empire Romain, lorsque l'on sait que César lui-même fut élu Pape(pontifex maximus) à 21 ans, et que c'est en chef de la religion de l'empire qu'il conquiert la gaule en -52. La problématique césaro-papiste n'existe que pour la religion chrétienne, qui estime qu'un Empereur ne soit plus comme dans de très nombreuse tradition aussi le chef du culte officiel. Les couronnes impériales où royales sont généralement la matérialisation de cette puissance religieuse, l'épée et le bouclier, le sceptre celui de la puissance terrestre. Par là, la foi chrétienne, en se devenant impériale perd son indépendance en face du pouvoir temporel; sa faculté de s'autodéterminer. Delà, la problématique du césaro-papisme, car la foi chrétienne ayant acquis la couronne du pontifex maximus,(642 le pape romain Théodore Ier ) ne veux tolérer l'ingérence pourtant "naturelle" et "traditionnelle" de l'épée et du sceptre dans ses corpus de foi.

L'année suivant la promulgation de l'édit de Thessalonique, le même empereur Théodose convoquait le premier concile de Constantinople. Son objectif était de concilier l'orthodoxie chrétienne avec les sympathisants de l'Arianisme et de traiter le problème de la foi macédonienne. Il fut également question de confirmer le Symbole de Nicée comme doctrine officielle de l'Église. Les thèses ariennes furent de nouveau condamnées, et un nouvel édit impérial fut promulgué, donnant un caractère légal aux conclusions du conseil.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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