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Gevrey-chambertin (AOC)

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Gevrey-chambertin
Image illustrative de l’article Gevrey-chambertin (AOC)
Le vignoble de Gevrey-Chambertin.

Désignation(s) Gevrey-chambertin
Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1929 (comme AO)
1936 (comme AOC)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de Bourgogne
Sous-région(s) vignoble de la côte de Nuits
Localisation Côte-d'Or
Climat tempéré océanique à tendance continentale
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 890 hDijon-Longvic)[1]
Sol argilo-calcaire
Superficie totale 445 hectares, dont 85 ha en premier cru[2]
Superficie plantée 411 ha, dont 80 ha en 1er cru (en 2023)[3]
Cépages dominants pinot noir N[n 1]
Vins produits 100 % rouges
Production 21 754 hl, dont 4 024 hl en 1er cru (en 2023)[3]
Pieds à l'hectare minimum 9 000 pieds/ha[4]
Rendement moyen à l'hectare 54 hl/ha, 50 hl/ha pour les 1ers crus (en 2023)[3]

Un gevrey-chambertin[n 2] est un vin rouge français d'appellation d'origine contrôlée produit sur une partie de la commune de Gevrey-Chambertin et de celle de Brochon, en Côte-d'Or. Il s'agit d'une des appellations communales du vignoble de la côte de Nuits, bordée au nord par l'aire de production de l'AOC fixin et au sud par celle du morey-saint-denis.

Le gevrey-chambertin comprend 26 climats classés en premier cru, qui produisent 18 % du volume de la production de l'appellation (en 2023)[3]. Son aire d'appellation comprend par ailleurs les climats de neuf appellations grand cru, dont le chambertin.

Traces antiques

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La vigne est réputée avoir été cultivée très tôt en Bourgogne ; c'est à Gevrey-Chambertin que les recherches archéologiques ont permis de découvrir les traces des plus anciennes vignes gallo-romaines de la région, qui remontent au Ier siècle av. J.-C.

En 2008, lors de l'agrandissement d'une zone pavillonnaire, 316 fosses ont été mises au jour, alignées en rang sur 6 000 mètres carrés, dans lesquelles on a repéré la trace de 120 ceps et où l'on peut voir en coupe le vide laissé par le tronc et les racines du pied de vigne. Cette découverte accrédite les préconisations de Pline l'Ancien et de Columelle. Comme aujourd'hui, les vignes étaient plantées en rang, mais le choix et l'exposition des terrains étaient différents, puisque les vignes gallo-romaines étaient situées dans les plaines, au lieu des coteaux de la majorité des Côtes de Nuits actuelles. De plus, les goûts devaient être différents, puisque les gallo-romains ajoutaient au vin des épices, notamment pour assurer leur conservation[5],[6].

En 92, l’édit de l'empereur romain Domitien interdit la plantation de nouvelles vignes hors d’Italie. Il fit arracher partiellement les vignes en Gaule afin d’éviter la concurrence. Le vignoble résultant suffisait aux besoins locaux[7]. Mais Probus annula cet édit en 280[8]. En 312, un disciple d'Eumène[9] rédigea la première description du vignoble de la côte d'Or[10].

Développement médiéval

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Le village est mentionné sous le nom de Gibriacus en 630 dans la chronique de l'abbaye de Bèze, à l'occasion de la donation par le duc Amalgaire de ce qui devenu le clos de Bèze[11]. Les moines de Bèze laissèrent une autre trace, avec le climat nommé la « Chapelle », où ils construisirent en 1155 une chapelle[12]. Le Chambertin doit son nom à un paysan nommé Bertin, propriétaire d'un terrain voisin du clos de Bèze, cultivées par les convers de l'abbaye du même nom[13]. Bertin pensa que ce terrain devait, lui aussi, produire un bon vin ; peu après, le vin du « champ de Bertin » fut bientôt aussi célèbre que celui du clos[13]. À la mort de Bertin, les moines achetèrent ses vignes et la réputation de ce vin grimpa.

Philippe II le Hardi.

La construction du château de Gevrey actuel commence en 1257 sur ordre d'Yves de Vergy abbé de Cluny, se terminant sous son neveu et successeur Yves de Chassant, mort en 1289[14]. En l'an 1395, Philippe le Hardi décida d’améliorer la qualité des vins et interdit la culture du gamay au profit du pinot noir sur ses terres[15]. Enfin en 1416, Charles VI fixa par un édit les limites de production du vin de Bourgogne[16]. En 1422, d'après les archives, les vendanges eurent lieu en côte de Nuits au mois d'août[17]. À la mort de Charles le Téméraire, le vignoble de Bourgogne fut rattaché à la France, sous le règne de Louis XI.

Dans l'ombre du Chambertin

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À la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle, la façon de faire le vin rouge évolue vers des cuvaisons plus longues, des vins plus colorés et corpulents, les élevages s'allongent, d'où des mises en vente qui se décalent de novembre jusqu'à février. En 1700, l'intendant Ferrand[n 3] rédigea un Mémoire de la Bourgogne pour l'instruction du dauphin Louis (qui avait le titre de duc de Bourgogne ; c'est le petit-fils de Louis XIV et le père de Louis XV), indiquant que dans le duché les vins les meilleurs provenaient des « vignobles [qui] approchent de Nuits et de Beaune »[18]. Claude Arnoux mentionne le chambertin dans son ouvrage de 1728, mais pas les autres vins de Gevrey[19].

Dans leur ouvrage de 1777, Claude Courtépée et Edme Beguillet mentionnent, en plus de la propriété du chapitre de Langres sur le clos de Bèze, celle de bénédictins installés à « l'Aumonerie » au sud-ouest du village de Gevrey. Les deux auteurs fournissent aussi un classement des meilleurs climats de la paroisse : « On distingue les climats de Chambertin & de Beze, tête des vins de Bourgogne. Les autres cantons renommés sont le St. Jacques, les Mazy, les Tamisot, la Chapelle »[20].

Napoléon Bonaparte fit du chambertin son vin préféré[21]. La prédilection de Napoléon pour le vin de Bourgogne date probablement de l'époque où, jeune officier d'artillerie, il était caserné de 1788 à 1789 à Auxonne en Côte-d'Or[21]. Bourienne raconte qu'avant son départ pour l'Égypte, il avait fait une bonne provision de vins de Bourgogne ; et plusieurs de ses caisses ont traversé deux fois le désert (des auteurs relate qu'une partie ramenée à Fréjus avaient le même goût qu'au départ[21] ; d'autres qu'une grande partie s'était gâtée[22]). Sous l'Empire, Napoléon se faisait servir habituellement un chambertin de cinq à six ans d'âge et en buvait une demi-bouteille à chaque repas[21]. Il coupait systématiquement son vin d'eau, un fait confirmé par son valet de chambre[23], par la femme de chambre de Joséphine[24] et par l'historien Frédéric Masson[25].

En 1816, André Jullien classe les meilleurs vignobles, en mettant en tête de ceux de la Côte-d'Or la Romanée-Conti, avec en deuxième le Chambertin : « situé sur le territoire de Gevrey, à deux lieues et demie de Dijon, occupe 25 hectares de terrain, et produit tous les ans 130 à 150 pièces d'excellent vin, qui joint à une belle couleur beaucoup de sève et de moelleux, de la finesse, un goût parfait, et le bouquet le plus suave »[26]. Les autres vins de la commune ne sont présentés qu'en troisième classe (derrières ceux de Corton, Vosne, Nuits, Prémeaux, Volnay, Pomard, Beaune, Chambolle, Morey, Savigny et Meursault, classés eux en 2e classe) : « Gevrey, à deux lieues de Dijon. Ce vignoble est situé sur la côte de Nuits : ses crus les plus estimés, après le Chambertin, sont ceux de Saint-Jacques, de la Chapelle, des Véroilles et des Mazy. Tous les vins qu'ils produisent ont du corps, une belle couleur, du bouquet, et se conservent long-temps : ils sont de l'espèce de ceux de Nuits, et en approchent par la qualité »[27].

Classements plus précis

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Les climats classés de Gevrey et de Brochon en 1861 : la 1re classe en rose (Chambertin et clos de Bèze), la 2e classe en jaune et la 3e classe en vert[28].

En 1831, la commune de Gevrey comprenait 352 hectares de gamays pour seulement 24 de noiriens, l'ensemble produisant en moyenne 7 371 hectolitres de vin chaque année, majoritairement du vin ordinaire[29]. En 1847, la commune de Gevrey est autorisée à rajouter à son nom celui de son meilleur cru (c'est la première à le faire, imitée ensuite par d'autres), devenant Gevrey-Chambertin[30]. En 1855, l'ouvrage de Jules Lavalle mentionne que le cadastre napoléonien indiquait 387 hectares de vigne : « la moitié à peu près, située au bas de la côte et dans la plaine, est exclusivement plantée de gamet, et le vin qui en provient ne se distinguant d'aucun de ceux de même plant produit par les autres vignobles, nous n'en dirons rien de spécial ; la production est d'environ 45 à 50 hectolitres par hectare. L'autre moitié, située en coteau et dans la meilleure exposition, est plantée en pinot noir mêlé en quelques endroits d'un peu de pinot blanc, sans autre cépage »[31]. L'ouvrage propose un classement détaillé :

  • en « tête de cuvée » : le Chambertin (27 ha, clos de Bèze compris) ;
  • en « première cuvée de finage » : Saint-Jacques, le clos Saint-Jacques (6,52 ha), Fouchère (un ha), Chapelle haute (3,89 ha), Mazy haut (4,21 ha), Ruchotte du dessus (2 ha), Charmes hauts (3 ha), Grillotte haute (2,9 ha) Véroilles vieille (4 ha), Etournelles (1,96 ha) et haut Castiers (7,98 ha) ;
  • en « deuxième cuvée de finage » : Mazy bas (4,38 ha), Chapelle petite (4,1 ha), Ruchotte basse (1,4 ha), Gemeaux (2 ha), Charmes bas (9 ha), Mazoyères (18,36 ha), Latricières (6,93 ha), Echézeaux (3,31 ha) et Lavaux haut (9,53 ha) ;
  • en « troisième cuvée de finage » : Meixvelle (1,87 ha), Meix-des-Ouches (1,09 ha), Craipillot (2,86 ha), Champonet (3,16 ha), Fonteny (3,05 ha), Corbeaux (3,6 ha), Clos-Prieur haut (2,27 ha), Cherbaude (2,2 ha), Pallut (3,37 ha), Carrougeot (5,43 ha), Combe-du-Dessus (6,43 ha), Combe-au-Moine (2,2 ha), Ensonge (3,6 ha), Vellées (1,16 ha), Motrot (3,5 ha), Marchais (5,56 ha), Champs (9,67 ha), Champerrier haut (2,36 ha), Champeaux (6,48 ha), Charreux (5,79 ha) et Crais-du-Dessus (5 ha)[32].

En 1861, le Comité d'agriculture de l'arrondissement de Beaune, préparant l'Exposition universelle de 1862, classe les 99,9 hectares de « vignes en vins fins » de la communes de Gevrey, dont 28,2 en 1re classe (15,2 ha du clos de Bèze et 12,99 du Chambertin), 52,3 en 2e classe (Cazetiers Hauts, Saint-Jacques haut, Ruchottes-du-Dessus, Mazis-Hauts, Ruchottes-du-Bas, Charmes hauts, Chapelle, ½ Griottes, Mazoyères, Combottes et Latricières) et 19,39 en 3e classe (Cazetiers Bas, Lavaut, Charmes-Bas, ½ Griottes, Champs Chenys hauts et Aux Echesseaux)[33].

Phylloxéra : le puceron tueur de vigne.

Dans les décennies 1830-1840, la pyrale survint et attaqua les feuilles de la vigne. Elle fut suivie d'une maladie cryptogamique, l'oïdium[34]. Le millésime 1865 a donné des vins aux teneurs naturelles en sucres très élevées et des vendanges assez précoces[17]. À la fin du XIXe siècle arrivèrent deux nouveaux fléaux de la vigne. Le premier fut le mildiou, autre maladie cryptogamique, le second le phylloxéra. Cet insecte térébrant venu d'Amérique mit très fortement à mal le vignoble[34]. Après de longues recherches, on finit par découvrir que seul le greffage permettrait à la vigne de pousser en présence du phylloxéra. Le mildiou provoque un désastre considérable en 1910. La cave coopérative de Gevrey-Chambertin est fondée en 1912[35] (regroupée avec d'autres en 1989 pour former Nuiton-Beaunois).

Création de l'appellation

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Les noms de chambertin et de gevrey-chambertin étant vendeurs, ils étaient revendiqués pour des vins produits avec des raisins ayant poussé ailleurs que sur le coteau de cette commune. En application de la loi du , la délimitation des aires de production est confiée à la justice[36] : après la création du syndicat de défense de Gevrey-Chambertin en septembre 1928, le tribunal civil de Dijon fixe l'aire de l'appellation d'origine (AO) gevrey-chambertin le , comprenant 50 hectares situés à Brochon (plusieurs vignerons de Gevrey étant propriétaires de parcelles sur cette commune voisine) ; l'arrêt est confirmé par la Cour d'appel le [37].

Henri Gouges avait rejoint au niveau national le combat mené par le sénateur Joseph Capus et le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié qui allait aboutir à la création des appellations d'origine contrôlée (AOC). Il devint le bras droit du baron à l'INAO[38]. Ainsi c'est le que l'appellation décrocha son AOC[39], et 1937 pour ses grands crus[40]. La mention « premier cru » est autorisée provisoirement à partir de 1943[41]. Les techniques en viticulture et œnologie ont continué à évoluer par la suite, avec l'apparition de l'enjambeur dans les années 1960-1970 qui remplace le cheval, la vendange en vert, la table de triage, la cuve en inox, le pressoir électrique puis pneumatique... En 1963, un vote local réduit l'aire d'appellation, retirant neuf climats situés au-delà de la route nationale, les faisant passer en AOC bourgogne[2] ; le même année, la mention « premier cru » est intégrée par décret à la définition de l'appellation[42].

En 2003, du fait d'une canicule particulièrement intense, les vendanges débutèrent pour certains domaines à la mi-août, soit un mois d'avance sur les dates habituelles. Une telle précocité pour les vendanges ne s'était pas vue depuis 1422 et 1865, d'après les archives[17]. Les 25 et , la ville de Gevrey-Chambertin accueillait la fête de la Saint-Vincent tournante pour la cinquième fois, à raison d'une fête tous les vingt ans (1940 reportée à 1947, 1960, 1980, 2000 et 2020). Le cahier des charges est modifié en octobre 2009[43], puis en octobre 2011[4].

Étymologie

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Le nom de l'appellation est celui du village éponyme. Il a évolué durant le Moyen Âge : d'abord Gibriacus en 630 (dans la chronique de Bèze)[44], puis villa Givriaco en 834 (comme possession des chanoines de Langres)[45], Givré en 1100 (cartulaire de Saint-Étienne)[46], Geveré en 1164 (cartulaire de Clairvaux)[47], Givreium en 1169 (chapitre de Langres), Gevriacum en 1219 (chapitre de Langres)[48], Gevreium en 1280 (charte de donation à Cluny)[49], pour se fixer sous la forme Gevreium in Monte, « Gevrey-en-Montagne », à partir du XIIIe siècle[50]. Le toponyme Gibriacus est présenté comme formé du nom d'un Gabrius ou Gabritius, complété du suffixe -iacus signifiant « domaine »[51].

C'est l'ordonnance du signée Louis-Philippe qui autorise la commune à rajouter le nom de son principal cru pour devenir Gevrey-Chambertin[30].

Aire d'appellation

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Images externes
Carte de l'aire de production en AOC de Gevrey-Chambertin, indiquant les différents climats classés en grands crus, premiers crus et simple appellation communale
Aire parcellaire de l'appellation
Aire parcellaire des premiers crus

Le vignoble s'étend sur les communes de Gevrey-Chambertin et de Brochon (les climats du nord de la commune de Brochon appartiennent à l'aire d'appellation du fixin, et ceux de sud de la commune à celle du gevrey-chambertin). Il se situe entre Morey-Saint-Denis et Fixin sur la route des Grands Crus sur la côte de Nuits, à 15 km au sud de Dijon et 15 km au nord de Nuits-Saint-Georges. Le vignoble de Gevrey-Chambertin est un des plus prestigieux du vignoble de Bourgogne et même du vignoble français.

La surface totale classée dans l'aire d'appellation est de 445 hectares et 41,36 ares (y compris 50 ha & 59,20 ares sur Brochon, sans compter les surfaces classées comme grand cru), dont 85 ha et 52,55 ares en premier cru[2]. Par ailleurs, l'aire d'appellation du gevrey-chambertin inclut à elle seule neuf des 32 grands crus AOC du vignoble de Bourgogne, pour un total de 80 ha et 6,28 ares pour les appellations suivantes (du nord au sud du vignoble)[2] :

Parmi les climats de l'appellation, 26 ont le droit à la mention « premier cru » (en plus des grands crus en cas de déclassement), tous sur la commune de Gevrey-Chambertin :

  • « Au Closeau » ;
  • « Aux Combottes » ;
  • « Bel Air » ;
  • « Champeaux » ;
  • « Champonnet » ;
  • « Cherbaudes » ;
  • « Clos des Varoilles » (comprenant « Les Verroilles » et une partie des « Etournelles ») ;
  • « Clos du Chapitre » ;
  • « Clos Prieur » (lieu-dit « Clos Prieur-Haut ») ;
  • « Clos Saint-Jacques » ;
  • « Combe au Moine » ;
  • « Craipillot » ;
  • « En Ergot » ;
  • « Estournelles-Saint-Jacques » (lieu-dit « Etournelles ») ;
  • « Fonteny » ;
  • « Issarts » (lieu-dit « Plantigone ou Issart ») ;
  • « La Bossière » ;
  • « La Perrière » ;
  • « La Romanée » ;
  • « Lavaut Saint-Jacques » (lieu-dit « Lavaut ») ;
  • « Les Cazetiers » ;
  • « Les Corbeaux » ;
  • « Les Goulots » ;
  • « Petite Chapelle » (lieu-dit « Champitenois ou Petite Chapelle ») ;
  • « Petits Cazetiers » ;
  • « Poissenot »[4].

Le nom d'un des autres lieux-dits cadastrés de l'appellation peut être indiqué sur l'étiquette, comme dénomination géographique complémentaire, après le nom de l'appellation, en caractères au moins deux fois plus petits[4]. Il s'agit :
sur la commune de Gevrey-Chambertin :

  • Au Prunier ;
  • Au Vellé ;
  • Aux Corvées ;
  • Aux Echezeaux ;
  • Aux Etelois ;
  • Baraques ;
  • Carougeot ;
  • Champ Franc ;
  • Champerrier du Bas ;
  • Champerrier du Dessus ;
  • Champs-Chenys ;
  • Chazière ;
  • Chéseaux ;
  • Clos Prieur-Bas ;
  • Combe de Lavaux ;
  • Combes du Bas ;
  • Combes du Dessus ;
  • Craite-Paille ;
  • Creux Brouillard ;
  • Croix des Champs ;
  • En Champs ;
  • En Dérée ;
  • En Pallud ;
  • En Songe ;
  • En Vosne ;
  • Es Murots ;
  • Grandes Rayes ;
  • Grands Champs ;
  • Jouise ;
  • La Bossière ;
  • La Brunelle ;
  • La Burie ;
  • La Justice ;
  • La Marie ;
  • La Nouroy ;
  • La Platière ;
  • Le Fourneau ;
  • Les Cercueils ;
  • Les Crais ;
  • Les Epointures ;
  • Les Marchais ;
  • Les Seuvrées ;
  • Meix des Ouches ;
  • Mévelle ;
  • Pressonnier ;
  • Pince-Vin[n 4] ;
  • Puits de la Baraque ;
  • Reniard ;
  • Roncevie ;
  • Sylvie ;
  • Tamisot ;
  • Vignes Belles et Village ;

sur la commune de Brochon :

  • Billard ;
  • Champ ;
  • Charreux ;
  • Le Carré Rougeaud ;
  • Les Champs Perriers ;
  • Le Créot ;
  • Les Croisettes ;
  • Les Evocelles ;
  • Les Jeunes Rois ;
  • Les Journaux ;
  • Les Gueulepines ;
  • Meix-Bas[52].

Géologie et orographie

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Image externe
Carte géologique de l'aire de production du gevrey-chambertin, par Françoise Vannier-Petit

À Gevrey-Chambertin, débute un affleurement de « calcaire de Prémeaux ». Cette couche géologique se poursuit sur un plan synclinal jusqu'à Premeaux-Prissey. C'est sur cette unité géologique que l'on trouve les deux grands crus historiques de Gevrey : chambertin et chambertin-clos-de-bèze (les deux seuls grands crus à avoir eu droit de placer le nom de « Chambertin » en premier).

Le reste du vignoble de Gevrey entoure ces deux crus, c'est-à-dire les autres grands crus (chapelle-chambertin, charmes-chambertin, mazis-chambertin, griotte-chambertin, latricières-chambertin, ruchottes-chambertin, mazoyères-chambertin), puis au-delà les premiers crus (gevrey-chambertin premier cru) et l'appellation-village (gevrey-chambertin) :

  • pour les grands crus, sont sur un long coteau posé sur de la roche dure ; terre brune avec limons et éboulis graveleux sur le haut, calcaire à teneur argileuse sur le versant ;
  • les premiers crus occupent la partie haute de la côte avec des sols bruns calcaires peu épais, ainsi que le coteau bien exposé de la combe de Lavaux ;
  • l'appellation village s'étend sur des sols bruns calciques et bruns calcaires, situés à l'ouest en contrebas des crus.

Climatologie

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C'est un climat tempéré à légère tendance continentale ; l'ensoleillement annuel a été de 1 890 heures (moyenne 1991-2020 à Dijon-Longvic)[1]. La station météorologique de Marsannay-la-Côte (à 280 mètres d'altitude, à la sortie sud de la commune : 47° 16′ 00″ N, 4° 59′ 12″ E)[53], quelques kilomètres plus au nord, est représentative du climat au bas du coteau viticole.

Relevés à Marsannay-la-Côte de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,1 0,2 3,1 5,9 9,9 13,5 15,5 15 11,2 7,6 3,4 0,6 7,1
Température moyenne (°C) 2,8 4 7,8 11,1 15,2 19,1 21,3 20,8 16,6 11,8 6,6 3,5 11,7
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,7 12,6 16,4 20,6 24,7 27,1 26,7 22 16,1 9,8 6,3 16,3
Nombre de jours avec gel 16,7 14,4 6,5 1,3 0 0 0 0 0 1 6,3 14,2 60,4
Précipitations (mm) 66,8 53,8 55,9 60,4 75,3 70,5 65 61 60,9 75 84,1 74,3 803
Source : Météo-France[54]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
5,7
−0,1
66,8
 
 
 
7,7
0,2
53,8
 
 
 
12,6
3,1
55,9
 
 
 
16,4
5,9
60,4
 
 
 
20,6
9,9
75,3
 
 
 
24,7
13,5
70,5
 
 
 
27,1
15,5
65
 
 
 
26,7
15
61
 
 
 
22
11,2
60,9
 
 
 
16,1
7,6
75
 
 
 
9,8
3,4
84,1
 
 
 
6,3
0,6
74,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Encépagement

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Selon le cahier des charges de l'appellation, le gevrey-chambertin doit être produit avec le pinot noir N[n 1] comme cépage principal, avec comme cépages accessoires (limités à un maximum de 15 % de l'encépagement de chaque parcelle) le chardonnay B, le pinot blanc B et le pinot gris G[4].

Dans la pratique, le pinot noir N compose exclusivement les vins rouges de l'AOC. Il est constitué de petites grappes denses, en forme de cône de pin[55] composées de grains ovoïdes, de couleur bleu sombre[55]. C'est un cépage délicat, qui est sensible aux principales maladies et en particulier au mildiou, au rougeot parasitaire, à la pourriture grise (sur grappes et sur feuilles), et au cicadelles[56]. Ce cépage, qui nécessite des ébourgeonnages soignés, a tendance à produire un nombre important de grapillons[56]. Il profite pleinement du cycle végétatif pour mûrir en première époque. Le potentiel d'accumulation des sucres est élevé pour une acidité juste moyenne et parfois insuffisante à maturité. Les vins sont assez puissants, riches, colorés, de garde[57]. Ils sont moyennement tanniques en général.

Méthodes culturales

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Pied de vigne taillé en Guyot simple.

Travail manuel

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Ce travail commence par la taille, en « Guyot simple », avec une baguette de cinq à huit yeux et un courson de un à trois yeux[58]. Le tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. On passe ensuite aux réparations. Puis vient le pliage des baguettes. Éventuellement, après le pliage des baguettes, une plantation de nouvelles greffes est réalisée. L'ébourgeonnage peut débuter dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet, en partie, de réguler les rendements[58]. Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. La vendange en vert est pratiquée de plus en plus dans cette appellation. Cette opération est faite dans le but de réguler les rendements et surtout d'augmenter la qualité des raisins restants[58]. Pour finir avec le travail manuel à la vigne, se réalise l'étape importante des vendanges.

Travail mécanique

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L'enjambeur est d'une aide précieuse. Les différents travaux se composent du broyage des sarments, réalisé lorsque les sarments sont tirés et mis au milieu du rang. De trou fait à la tarière, là où les pieds de vignes sont manquants, en vue de planter des greffes au printemps. De labourage ou griffage, réalisé dans le but d'aérer les sols et de supprimer des mauvaises herbes. De désherbage fait chimiquement pour tuer les mauvaises herbes. De plusieurs traitements des vignes, réalisés dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.) et certains insectes (eudémis et cochylis)[58]. De plusieurs rognages consistant à reciper ou couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage. Des vendanges mécaniques se réalisant avec une machine à vendanger ou une tête de récolte montée sur un enjambeur.

Le rendement maximum indiqué par le cahier des charges est de 50 hectolitres par hectare et le rendement butoir est de 58 hl/ha. Pour les premiers crus, ces valeurs sont de 48 hl/ha et 56 hl/ha[4].

Bouteille de gevrey-chambertin

Les vins produits sur l'aire d'appellation du gevrey-chambertin peuvent être repliés[n 5] en appellations bourgogne côte-d'or, bourgogne ou coteaux-bourguignons.

Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes, sont[3] :

Année gevrey-chambertin (village) gevrey-chambertin 1er cru
superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha) superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha)
2022 330 14 607 44 69 2 610 38
2023 331 17 729 54 80 4 024 50
2024 330 6 620 20 79 1 469 19

Jusqu'en 2022, le service des Douanes publiait les données pour chaque 1er cru séparément, ce qui entraînait la nécessité d'en masquer les valeurs pour des questions de confidentialité. Les données de 2022 sont dès lors probablement sous-estimées.

Le millésime 2024 a des rendements faibles à cause des aléas climatiques[59].

Titre alcoométrique volumique

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AOC Rouge Rouge
Titre alcoométrique volumique minimal maximal
Village[4] 10,5 % vol 13,5 % vol
Premier cru[4] 11 % vol 14 % vol

Vinification et élevage

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Voici les méthodes générales de vinification de cette appellation. Il existe cependant des petites différences de méthode entre les différents viticulteurs et négociants.

La récolte des raisins se fait à maturité et de façon manuelle ou mécanique. La vendange manuelle est le plus souvent triée, soit à la vigne soit à la cave avec une table de tri, ce qui permet d'enlever les grappes pourries ou insuffisamment mûres[58]. La vendange manuelle est généralement éraflée puis mise en cuve. Une macération pré-fermentaire à froid est quelquefois pratiquée. La fermentation alcoolique peut démarrer, le plus souvent après un levurage. Commence alors le travail d'extraction des polyphénols (tanins, anthocyanes) et autres éléments qualitatifs du raisin (polysaccharides etc.)[58]. L'extraction se faisait par pigeage, opération qui consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le jus en fermentation à l'aide d'un outil en bois ou aujourd'hui d'un robot pigeur hydraulique. Plus couramment, l'extraction est conduite par des remontages, opération qui consiste à pomper le jus depuis le bas de la cuve pour arroser le chapeau de marc et ainsi lessiver les composants qualitatifs du raisin. Les températures de fermentation alcoolique peuvent être plus ou moins élevées suivant les pratiques de chaque vinificateur avec une moyenne générale de 28 à 35 degrés au maximum de la fermentation[58]. La chaptalisation est réalisée si le degré naturel est insuffisant : cette pratique est réglementée[58]. À l'issue de la fermentation alcoolique suit l'opération de décuvage qui donne le vin de goutte et le vin de presse. La fermentation malolactique se déroule après mais est dépendante de la température. Le vin est soutiré et mis en fût ou cuve pour son élevage. L'élevage se poursuit pendant plusieurs mois (12 à 24 mois)[58] puis le vin est collé, filtré et mis en bouteilles.

Gastronomie

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Les vins rouges de Gevrey-Chambertin sont des vins très colorés, puissants, aux arômes et saveurs intenses évoquant entre autres le cassis, cerise, musc, réglisse

La puissance des vins rouges de Gevrey-Chambertin s'associe avec une cuisine corsée et élaborée (cuisine bourguignonne) : Viande rouge grillée, gigot de mouton, bœuf bourguignon, civet de lapin, coq au vin, fromages puissants, époisses, etc.

Les vins de Gevrey-Chambertin sont des vins de longue garde surtout pour les premiers et grands crus (10 à 20 ans et plus pour les exceptions et selon le millésime). Un gevrey-chambertin jeune est à servir entre 12 et 14 °C ; un plus âgé entre 15 et 16 °C.

Structure des exploitations

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Cave de viticulteur de Gevrey-Chambertin.

Il existe des domaines de tailles différentes. Ces domaines mettent tout ou une partie de leurs propres vins en bouteilles et s'occupent aussi de le vendre. Les autres, ainsi que ceux qui ne vendent pas tous leurs vins en bouteilles, les vendent aux maisons de négoce.

Les maisons de négoce achètent leurs vins, en général, en vin fait (vin fini) mais parfois en raisin ou en moût[60]. Elles achètent aux domaines et passent par un courtier en vin qui sert d'intermédiaire moyennant une commission de l'ordre de 2 % à la charge de l'acheteur.

Commercialisation

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La commercialisation de cette appellation se fait par divers canaux de vente : dans les caveaux des viticulteurs, dans les boutiques des négociants, dans les salons des vins (vignerons indépendants, etc.), dans les foires gastronomiques, chez un exportateur, dans les cafés, hôtels et restaurants (CHR), ainsi que dans les grandes et moyennes surfaces (GMS).

Producteurs de l'appellation

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Selon la liste publiée sur le site du BIVB, il y a un total de 149 producteurs de l'appellation, dont 24 domiciliés à Gevrey-Chambertin et cinq à Brochon[61] : le domaine Trapet Père et fils (membre de l'association des Domaines Familiaux de Tradition), le domaine Philippe Leclerc, le domaine Armand Rousseau, le domaine Charlopin, la maison Faiveley, le domaine Isabelle Lippe, le domaine Henri Rebourseau...

Notes et références

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  1. a et b Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  3. François-Antoine Ferrand (1657-1731), fut l'intendant de la généralité de Bourgogne de janvier 1694 à juin 1705.
  4. Pour le lieu-dit « Pince-Vin », essentiellement sur Brochon (en AOC bourgogne), une petite partie se trouve sur la commune de Gevrey-Chambertin.
  5. Repli : commercialisation d'un vin bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée sous une appellation plus générale à laquelle il peut prétendre ; cf. « directive INAO-DIR-2019-02 » [PDF], sur inao.gouv.fr, .

Références

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  1. a et b « Normales et records 1991-2020 de la station de Dijon-Longvic », sur infoclimat.fr.
  2. a b c et d Jean-François Bazin, Le vin de Bourgogne, Paris, Dunod, , 263 p. (ISBN 978-2-10-058518-2), p. 76.
  3. a b c d et e « Open Data | Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects », sur www.douane.gouv.fr (consulté le )
  4. a b c d e f g et h « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « GEVREY-CHAMBERTIN » » [PDF] p. 83-96, homologué par le décret no 2011-1381 du publié au JORF no 251 du .
  5. Michel Bouvier, Le vin, c'est toute une histoire, Jean-Paul Rocher Éditeur, Paris, 2009, p. 31 (ISBN 978-2-917411-23-0) (BNF 42049612).
  6. Savatier F, « La plus ancienne vigne de... Bourgogne », Pour la Science, mai 2009, p. 13.
  7. Marcel Lachiver, Vins, vignes et vignerons : Histoire du vignoble français, Paris, Éd. Fayard, (ISBN 2-213-02202-X), p.37-38.
  8. Henri Cannard : AOC Mercurey, Le vignoble d'hier, p. 27.
  9. Lachiver 1988, p. 39.
  10. Les plaintes des vignerons du Pagus Arebrignus dans docteur Morelot, Statistique de la vigne dans le département de la Côte-d'Or, Dijon-Paris, 1831., consulté le 25 novembre 2008.
  11. Hubert Duyker, Grands vins de Bourgogne : Chablis, Côte d'Or, Chalonnais, Mâconnais, Beaujolais, Paris, Fernand Nathan, , 199 p. (ISBN 2-09-284-562-4), p. 55.
  12. Duyker 1980, p. 57.
  13. a et b Duyker 1980, p. 52.
  14. Courtépée et Beguillet 1777, p. 402.
  15. Le Figaro et La Revue du vin de France (2008) : Vins de France et du monde (Bourgogne : Chablis), L'histoire, p. 26.
  16. Site du BIVB : Historique, consulté le 24 novembre 2008.
  17. a b et c La Revue du vin de France no 482S : Le Millésime 2003 en Bourgogne, p. 109.
  18. François-Antoine Ferrand, Mémoire sur le duché de Bourgogne, 1697 et 1700, 633 et 573 p., vol. I sur Gallica et vol. II sur Gallica. Six exemplaires sont conservés à la bibliothèque municipale de Dijon, sous les cotes ms 724, 725, 726, 792, 1051 et 1064 ; il a été réédité et analysé : Antoine François Ferrand et Daniel Ligou, L'Intendance de Bourgogne à la fin du XVIIe siècle : mémoire pour l'instruction du duc de Bourgogne, Paris, CTHS, , 646 p. (ISBN 2-7355-0127-2).
  19. Claude Arnoux, Dissertation sur la situation de Bourgogne et sur les vins quelle produit, Londres, P. du Noyer, , 64 p. (BNF 30031234), p. 43, lire en ligne sur Gallica.
  20. Claude Courtépée et Edme Beguillet, Description historique et topographique du duché de Bourgogne : précédée de l'abrégé historique de cette province, t. II, Dijon, chez Causse, , p. 402-404, lire en ligne sur Gallica.
  21. a b c et d Duyker 1980, p. 53.
  22. Pierre Branda, dans Isabelle Spaak, « Le chambertin de l’empereur Napoléon », sur avis-vin.lefigaro.fr, .
  23. Constant Wairy, Mémoires de Constant, premier valet de l'empereur, sur la vie privée de Napoléon, sa famille et sa cour, Paris, Garnier frères, .
  24. Marie-Jeanne-Pierrette Avrillion et Maxime de Villemarest, Mémoires de Mademoiselle Avrillion, première femme de chambre de l'Impératrice, sur la vie privée de Joséphine, sa famille et sa cour, Paris, Ladvocat, .
  25. Frédéric Masson, Napoléon chez lui : La journée de l'Empereur aux Tuileries, Paris, librairie Ollendorff, (réimpr. 2021 chez Grasset) (lire en ligne), p. 133-134.
  26. André Jullien, Topographie de tous les vignobles connus, suivie d'une classification générale des vins, Paris, Mme Huzard : L. Colas, , 566 p. (BNF 30667644), p. 108, lire en ligne sur Gallica
  27. Jullien 1816, p. 113-114.
  28. Casper, Marc et Bonnamas 1861, p. 57. Carte au 1/20 000 (réimpression de 1927), lire en ligne sur Gallica.
  29. Denis Morelot, Statistique de la vigne dans le département de la Côte-d'Or, Dijon, Victor Lagier, , 286 p. (BNF 30979367), p. 58, lire en ligne sur Gallica.
  30. a et b Ordonnance royale de Saint-Cloud du , publiée au Bulletin des lois du royaume de France du p. 999, lire en ligne sur Gallica.
  31. Jules Lavalle, Émile Delarue et Joseph Garnier, Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte-d'Or, Paris, Dusacq, , 244 p. (BNF 30753866, lire en ligne), p. 92.
  32. Lavalle 1855, p. 93-94.
  33. A. Casper et E. Marc (ill. Lucien Bonnamas), Plan statistique des vignobles produisant les grands vins de Bourgogne : classés séparément pour chaque commune de l'arrondissement de Beaune suivant le mérite des produits par les soins du comité d'agriculture de cet arrondissement, Beaune, Ed. Batault-Morot, , 50 p. (BNF 33540009), p. 47-48, lire en ligne sur Gallica (carte au 1/20 000 de 26 × 278 cm : lire en ligne sur Gallica).
  34. a et b Les vins de France et du monde, Paris, Le Figaro et La Revue du vin de France, no 11, (20 volumes) « Côtes de Beaune », 2008, 96 pages, (ISBN 978-2-8105-0065-9), p. 26.
  35. « Dates de création des caves coopératives », sur cavescooperatives.fr (consulté le ).
  36. « Loi du 6 mai 1919 relative à la protection des appellations d'origine », publiée au JORF du .
  37. « Gevrey-Chambertin: breffage », sur monocepage.com (consulté le ).
  38. Constant Bourquin, Connaissance du vin, Verviers, Gérard et Cie, coll. « Marabout service », , 256 p. (BNF 35150032), p. 94.
  39. « Décret du 11 septembre 1936 relatif à la délimitation de l'appellation d'origine contrôlée « Gevrey-Chambertin » », publié au JORF du p. 10238.
  40. Site du BIVB : Page sur Gevrey-Chambertin
  41. « décret n° 2639 du 14 octobre 1943 concernant les vins à appellations contrôlées de la Bourgogne », article 9, p. 101 et 104, publié au JO de l'État français (le nom du JORF sous le régime de Vichy) du p. 2818-2820.
  42. Décret du  ; décret du  ; « décret du 6 février 1964 concernant l'appellation d'origine contrôlée « Gevrey-Chambertin » », publié au JORF du , p. 1500.
  43. « Décret n° 2009-1270 du 20 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Gevrey-Chambertin », « Irancy », « Ladoix », « Maranges », « Marsannay », « Meursault », « Monthélie », « Pernand-Vergelesses » et « Pommard » », publié au JORF no 245 du .
  44. Antiquum Besuensis Abbatiae chronicon authore Joanne monacho, folio 15 verso [lire en ligne].
  45. Alphonse Roserot, Diplomes carolingiens originaux des archives de la Haute-Marne, Auxerre, impr. de la Constitution, , 38 p. (BNF 34018883, lire en ligne), p. 8.
  46. Premier cartulaire de Saint-Étienne de Dijon, Archives départementales de la Côte-d'Or, Cart. 21 (G 125), 71 fol, folio 31 recto, [lire en ligne].
  47. Grand cartulaire de l'abbaye, tome II, 541, [lire en ligne].
  48. Cartulaire du chapitre de Langres, folio 81 recto.
  49. Charta qua Stephanus Boujons, miles, vendit Yvoni II, abbati Cluniacensi, peciam vineæ dictam Clausum, apud Gevreium sitam, II, 184, [lire en ligne].
  50. Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France, t. 8 : Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, , 516 p. (BNF 37326793), p. 183, lire en ligne sur Gallica.
  51. Marie-Hélène Landrieu-Lussigny et Sylvain Pitiot, Climats et lieux-dits des grands vignobles de Bourgogne - Atlas et histoire des noms de lieux, Paris, Éditions de Monza & éditions de Meurger, , 418 p. (ISBN 978-291-623120-4), p. 371.
  52. « La Bourgogne et ses Appellations : Gevrey-Chambertin », sur vins-bourgogne.fr.
  53. « 21390001 – MARSANNAY LA COTE – LES CRAIS » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  54. « Fiche 21390001 Marsannay-la-Côte » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr/
  55. a et b Christian Pessey : Vins de Bourgogne (Histoire et dégustations), édition : Flammarion, Paris, 2002, Histoire (91 pages) et Dégustations (93 pages) (ISBN 2080110179), p. 12.
  56. a et b Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France ENTAV, Éditeur
  57. Pessey 2002, p. 13.
  58. a b c d e f g h et i Conduite et gestion de l'exploitation agricole, cours de viticulture du lycée viticole de Beaune (1999-2001). Baccalauréat professionnel option viticulture-œnologie.
  59. « Vins de Bourgogne – Une récolte 2024 plus modeste avec des volumes en baisse mais une qualité exceptionnelle », sur Info-Beaune.com (consulté le ).
  60. Vins de France et du monde, Le Figaro et La Revue du Vin de France, 2008, « Côte de Beaune », Le négoce, p. 24.
  61. « Gevrey-Chambertin – Vignerons produisant cette appellation », sur vins-bourgogne.fr.

Bibliographie

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  • Jacky Rigaux (photogr. Christian Bon), Gevrey-Chambertin : joyau des climats de Bourgogne, Clemencey, Terres en vues, , 116 p. (ISBN 978-2-916935-35-5).
  • Christine Magnien, Vignerons à Gevrey-Chambertin, 1847-1952, Dijon, Éd. Cléa, , 340 p. (ISBN 2-913835-36-8).
  • Henri Cannard, Gevrey Chambertin et ses vignobles, Dijon-Lac, H. Cannard, coll. « Collection de la vinothèque », , 103 p. (ISBN 2-9514792-0-4).
  • Jean-François Bazin, Les Grands vins de Gevrey-Chambertin, Saint-Seine-l'Abbaye, Éd. de Saint-Seine-l'Abbaye, coll. « La Petite bibliothèque des grands vins », , 21 p. (ISBN 2-86701-043-8).

Liens externes

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Articles connexes

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