Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne

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Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne
Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne lineart.png
Fonctions
Préfet de police de Paris (d)
14 -
Ministre d'État
Député à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
Biographie
Naissance
Décès
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CaenVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Activités
Enfant
Émilie Louise Fauvelet de Bourrienne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Distinctions

Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne (Sens, - Caen, ), est un diplomate et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille appartient au patriciat de la ville de Sens (Yonne) depuis le XVe siècle. Elle entre notamment en possession du petit fief de Bourienne, situé à Marsangy, village en amont de la cité. Ce fief sera attribué à une branche du lignage.

Il est admis à l'École militaire de Brienne en Champagne avec Napoléon Bonaparte et s'y lie avec lui d'une étroite amitié (1785). Lorsque celui-ci est nommé général en chef de l'Armée d'Italie, Bourrienne est appelé près de lui et devient son secrétaire intime et conseiller d’État (1801). Il perd sa place en 1801 pour s'être intéressé à une affaire commerciale frauduleuse. Cependant en 1802, Napoléon l'envoie comme chargé d'affaires à Hambourg. Il le rappelle en 1813 après une affaire où Bourrienne avait spéculé très fructueusement sur l'introduction de marchandises anglaises interdites[1].

En 1814, il se rallie aux Bourbons, devient directeur des postes et est nommé le 12 mars 1815 préfet de police. Il suit ensuite Louis XVIII à Gand, et, à la Seconde Restauration, devient député de l'Yonne.

La révolution de juillet 1830 et la perte de sa fortune, qui en fut la suite, égarèrent sa raison.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les Mémoires de Bourrienne (Mémoires de M. de Bourrienne sur Napoléon, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Restauration) (10 volumes in-8, 1829-1831) sont signalés par le Dictionnaire Bouillet comme intéressants, mais ne sont pas exempts pour lui de partialité. L'ouvrage n'a pas été écrit par lui[2]. Les Mémoires de Bourrienne ont été écrits par lui-même et rédigés par M. de Villemarest[3].

On a publié en 1830, Bourrienne et ses erreurs volontaires ou involontaires (2 volumes, in-12, par Antoine-Henri-Philippe-Léon d'Aure).

Hommage[modifier | modifier le code]

La ville de Sens lui doit pour une large part, le rétablissement d'un établissement d'enseignement secondaire : le lycée de Sens. Il succède au collège fondé au début du XVIe siècle. Sa gratitude s'exprime par l'apposition d'une plaque sur l'hôtel familial en centre ville.

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'azur à trois levrettes d'argent[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p.357
  2. Ibid, p.357
  3. Encyclopédie des Gens du monde, cité par http://www.1789-1815.com/bourrienne.htm
  4. a et b Lorange 2010.
  5. « Notice no LH/334/37 », base Léonore, ministère français de la Culture.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]