Bourgogne tonnerre
| Bourgogne tonnerre | |
| Appellation(s) principale(s) | bourgogne |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | dénomination au sein d'une AOC / AOP |
| Reconnue depuis | 2006[1] |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de Bourgogne |
| Sous-région(s) | vignoble de la Basse-Bourgogne |
| Localisation | Yonne |
| Climat | océanique dégradé à tendance continentale |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 750 heures (à Auxerre) |
| Sol | argilo-calcaire |
| Superficie plantée | 78 hectares (en 2023)[2] |
| Cépages dominants | chardonnay B[n 1] |
| Vins produits | 100 % blancs |
| Production | 5 716 hectolitres (en 2023)[2] |
| Pieds à l'hectare | minimum 7 000 pieds/ha[3] |
| Rendement moyen à l'hectare | 73 hl/ha (en 2023)[2] |
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Un bourgogne-tonnerre[n 2], ou plus simplement un tonnerre, est un vin blanc de Bourgogne. Il s'agit d'une dénomination géographique au sein de l'appellation d'origine contrôlée bourgogne.
Son aire de production s'étend sur six communes autour de Tonnerre (Dannemoine, Épineuil, Junay, Molosmes, Tonnerre et Vézinnes), dans l'Yonne. Il s'agit d'un des vignobles de la Basse-Bourgogne, (plus récemment appelée Grand Auxerrois[4]). La superficie de production est en 2020-2024 approximativement de 80 hectares[2].
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité
[modifier | modifier le code]L’édit de l'empereur romain Domitien, en 92 interdisait la plantation de nouvelles vignes hors d’Italie ; il fit arracher partiellement les vignes en Bourgogne afin d’éviter la concurrence. Mais Probus annula cet édit en 280[5].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Dès le début du VIe siècle, l’implantation du christianisme avait favorisé l’extension de la vigne par la création d’importants domaines rattachés aux abbayes. Au Xe siècle, les moines des abbayes de Quincy et de Saint-Michel exploitent et développent la culture de la vigne ainsi que la vinification et l'élevage du vin. En 1415, l'ordonnance de Charles VI sur le commerce à Paris fixe au pont de Sens la limite entre les vignobles bourguignon (en amont) et français (en aval)[6]. En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, le vignoble de Bourgogne fut rattaché à la France, sous le règne de Louis XI.
Période moderne
[modifier | modifier le code]XIXe siècle
[modifier | modifier le code]En 1816, André Jullien indique, dans sa classification des vins rouges : « Danemoine, à une lieue de Tonnerre. C'est sur le territoire de cette commune qu'est située la célèbre côte dite des Olivotes, dont les vins, pourvus d'une belle couleur, de beaucoup de corps, et surtout de spiritueux, sont en même temps fins et délicats ; ils ont aussi de la sève et du bouquet, qualités qui sont cependant moins prononcées que dans les vins de la Haute-Bourgogne. Il ne doivent ordinairement être mis en bouteilles qu'après trois ans de garde en tonneau ; ils y acquièrent de la qualité, et se conservent long-temps.
Le territoire de Tonnerre, à sept lieue d'Auxerre, contient plusieurs crus distingués, parmi lesquels on estime particulièrement ceux des côtes de Pitoy, de Perrière et des Préaux. Le vin des deux premières est en tout semblable à celui des Olivotes ; les derniers sont un peu moins fins ; mais ils ont plus de corps et se conservent encore plus long-temps »[7]. Quant aux tonnerres blancs, il les présente comme les meilleurs du département, devançant les chablis :
« Les côtes de Vaumorillon et des Grisées, sur le territoire de cette ville, donnent des vins pleins de corps, de finesse, et sur-tout de spiritueux ; ils approchent de la qualité de ceux des premières cuvées de Meursault, département de la Côte-d'Or.
[…] Tonnerre a encore des crus fort estimés, qui peuvent figurer honorablement ici [en deuxième classe] ; savoir : ceux dits les Charloups, les Bridaines, les Boutoirs, et la Maison-Rouge. Les vins de ces coteaux sont pétillans et d'un goût agréable ; ils conservent long-temps cette douceur qu'on nomme moustille, et qui en fait l'agrément pendant la première année : en vieillissant, ils deviennent très-spiritueux, et finissent toujours bien. »
— Jullien 1816, p. 102-104.
Dans les décennies 1830 et 1840, la pyrale se multiplie et ses chenilles dévorent les feuilles de la vigne. Elle est suivie à partir de 1850 d'une maladie cryptogamique, l'oïdium[8], un champignon qui se développe sur les feuilles : les viticulteurs luttent contre lui depuis 1854 en aspergeant les vignes de soufre utilisé contre fongicide (soufrage). Le millésime 1865 donne des vins aux teneurs naturelles en sucres très élevées et des vendanges assez précoces[9].

Puis arrive le phylloxéra, un puceron venu d'Amérique du Nord, qui toucha l'Yonne tardivement à partir de 1886 (premier cas dans le Gard en 1863, en Saône-et-Loire en 1875 et en Côte-d'Or en 1878), se répandant ensuite, entraînant à terme la mort de la totalité des vignes. La seule parade trouvée fut de replanter avec greffage sur des pieds américains, autorisé en Bourgogne à partir de 1887[10]. En 1878, une nouvelle maladie cryptogamique, le mildiou, est identifiée dans le Bordelais, venant elle-aussi d'Amérique du Nord et contaminant rapidement tous les vignobles européens ; le traitement avec du sulfate de cuivre (la bouillie bordelaise) est proposé en 1885. Enfin, en 1886, c'est au tour du black rot (la pourriture noire) d'arriver[11], traité au fongicide. La crise phylloxérique transforme le vignoble : le provignage est abandonné, les plantations sont faites en rangs avec désormais un palissage sur fils de fer, et non plus en foule sur piquets[12], d'où une densité plus faible, et la possibilité d'y faire passer un cheval (pour traiter et labourer).
XXe et XXIe siècles
[modifier | modifier le code]Le mildiou provoqua un désastre considérable en 1910. Dans les années 1960-70 apparaît l'enjambeur qui remplace le cheval. Les techniques en viticulture et œnologie ont bien évolué depuis 50 ans (vendange en vert, table de triage, cuve en inox, pressoir électrique puis pneumatique...).
Avec la canicule de 2003, les vendanges débutèrent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d'avance, des vendanges très précoces qui ne s'étaient pas vues depuis 1422 et 1865 d'après les archives[9]. Par le décret du , la dénomination géographique « tonnerre » est reconnue au sein de l'appellation bourgogne (on peut la rajouter à la suite, ce qui donne « bourgogne tonnerre »)[13]. Le cahier des charges de la dénomination est celui de l'appellation bourgogne, modifié en [14], puis en [15] et en [3].
Étymologie
[modifier | modifier le code]Le nom antique de la ville de Tonnerre est Turnodurum. Il s'agirait d'une forme reconstruite à partir des anciennes attestations : Ternoderum au IVe siècle, Ternodorensis castri et in Ternoderinsem au VIe siècle, pagus Tornotrincis en 670, Tornotrinse castrum en 814, Tornedurum en 1184. Il s'agit d'un composé celtique en *turno-duron signifiant « le marché de la hauteur »[16].
Vignoble
[modifier | modifier le code]Aire de production
[modifier | modifier le code]| Images externes | |
| Carte de l'aire de production du bourgogne tonnerre, indiquant les différents climats | |
| Cartes cadastrales de la dénomination | |
| Orthophotos du parcellaire du tonnerre | |
L'aire de production correspond au territoire de six communes[3] : Dannemoine, Épineuil, Junay, Molosmes, Tonnerre et Vézinnes, dans l'est de l'Yonne, sur des coteaux de part et d’autre de l'Armançon. Avec le bourgogne-épineuil, il forme le vignoble du Tonnerrois.
Selon le service des Douanes, la superficie revendiquée en 2023 sous l'appellation est de 78 hectares[2], exploités exclusivement en vins blancs. Cette surface était de 103 ha précédemment.
Lieux-dits
[modifier | modifier le code]Les noms de l'appellation et de la dénomination sur les déclarations comme sur l'étiquette peuvent être suivis du nom du climat (lieux-dits)[n 3] sur lequel le vin a été produit. Aucun de ces climats n'étant classé comme premier cru, le nom d'un de ces lieux-dits cadastrés doit être inscrit en caractères de taille moitié moindre que ceux du nom de l'appellation[3].
Géologie et orographie
[modifier | modifier le code]Le vignoble est établi sur les formations marno-calcaires du Kimméridgien et sur les calcaires du Portlandien, (datées de 152 et 142 millions d’années, pendant le Jurassique supérieur) donnant des sols calcaires clairs et caillouteux[17].
Climatologie
[modifier | modifier le code]Le climat tonnerrois est tempéré de type océanique dégradé, avec des tendances continentales (un peu plus sec, avec des hivers un peu plus froids). Il y fait assez chaud pour permettre la culture de la vigne même sur terrain plat, mais des gelées printanières peuvent détruire les bourgeons.
Pour la station météorologique de Tonnerre (aux Joudres, à 200 mètres d'altitude : 47° 52′ 05″ N, 3° 59′ 42″ E)[18], les valeurs climatiques sont :
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 6,5 | 8,1 | 12,3 | 17 | 19,8 | 23,9 | 26,4 | 25,6 | 22 | 17 | 10,9 | 7,2 | 16,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 3,7 | 4,4 | 7,4 | 11,2 | 14,3 | 18,1 | 20,3 | 19,5 | 16,2 | 12,6 | 7,7 | 4,4 | 11,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 1 | 0,8 | 2,5 | 5,4 | 8,8 | 12,2 | 14,1 | 13,4 | 10,4 | 8,1 | 4,4 | 1,6 | 6,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec gel | 13,1 | 12,4 | 9,1 | 2,6 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1,6 | 5 | 11,5 | 55,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 58,8 | 53,5 | 58,5 | 49,8 | 80,6 | 67,6 | 47,1 | 65,1 | 53,1 | 73,7 | 61,7 | 73,4 | 742,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Encépagement
[modifier | modifier le code]Le cahier des charges étant commun à l'AOC bourgogne, le chardonnay B[n 1] et le pinot blanc B sont autorisés comme cépages principaux, et le pinot gris G comme cépage accessoire[3]. Dans la pratique, seul le chardonnay B compose les vins de la dénomination[17].
Ses grappes sont relativement petites, cylindriques, moins denses que celles du pinot noir[20], constituées de grains irréguliers, assez petits, de couleur jaune doré[20]. De maturation de première époque comme le pinot noir, il s'accommode mieux d'une humidité de fin de saison avec une meilleure résistance à la pourriture s'il n'est pas en situation de forte vigueur. Il est sensible à l'oïdium et à la flavescence dorée. Il débourre un peu avant le pinot noir, ce qui le rend également sensible aux gelées printanières. Les teneurs en sucre des baies peuvent atteindre des niveaux élevés tout en conservant une acidité importante, ce qui permet d'obtenir des vins particulièrement bien équilibrés, puissants et amples, avec beaucoup de gras et de volume[21].
Méthodes culturales
[modifier | modifier le code]Travail manuel
[modifier | modifier le code]Ce travail commence par la taille, qui peut être réalisée en Guyot simple, en Guyot double ou en « taille Chablis »[3]. Le tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. On passe ensuite aux réparations. Puis vient le pliage des baguettes. Éventuellement, après le pliage des baguettes, une plantation de nouvelles greffes est réalisée. L'ébourgeonnage peut débuter dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet, en partie, de réguler les rendements[22]. Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. La vendange en vert est pratiquée de plus en plus dans cette appellation. Cette opération est faite dans le but de réguler les rendements et surtout d'augmenter la qualité des raisins restants[22]. Pour finir avec le travail manuel à la vigne, se réalise l'étape importante des vendanges.
Travail mécanique
[modifier | modifier le code]L'enjambeur est d'une aide précieuse. Les différents travaux se composent du broyage des sarments, réalisé lorsque les sarments sont tirés et mis au milieu du rang. De trou fait à la tarière, là où les pieds de vignes sont manquants, en vue de planter des greffes au printemps. De labourage ou griffage, réalisé dans le but d'aérer les sols et de supprimer des mauvaises herbes. De désherbage fait chimiquement pour tuer les mauvaises herbes. De plusieurs traitements des vignes, réalisés dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.) et certains insectes (eudémis et cochylis). De plusieurs rognages consistant à couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage. Des vendanges mécaniques se réalisant avec une machine à vendanger ou une tête de récolte montée sur un enjambeur.
Rendements
[modifier | modifier le code]Selon le cahier des charges[3] de l'appellation, le rendement maximum doit être de 63 hectolitres par hectare, pouvant monter jusqu'au rendement butoir fixé à 77 hl/ha[3].
Vins
[modifier | modifier le code]Volumes
[modifier | modifier le code]Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes, sont[2] :
| Année | Superficie (ha) | Production (hl) | Rendement (hl/ha) |
|---|---|---|---|
| 2020 | 71 | 3 244 | 46 |
| 2021 | 88 | 1 572 | 18 |
| 2022 | 86 | 5 027 | 58 |
| 2023 | 78 | 5 716 | 73 |
| 2024 | 89 | 2 764 | 31 |
Titre alcoométrique volumique
[modifier | modifier le code]Le titre alcoométrique volumique naturel est de 10,5 % vol et le titre alcoométrique volumique total après enrichissement ne peut dépasser 13 % vol[3].
Vinification et élevage
[modifier | modifier le code]Voici les méthodes générales de vinification de cette appellation. Il existe cependant des petites différences de méthode entre les différents viticulteurs et négociants.

Comme pour le rouge, la récolte est manuelle ou mécanique et peut être triée. Les raisins sont ensuite transférés dans un pressoir pour le pressurage. Une fois le moût en cuve, le débourbage est pratiqué généralement après un enzymage. À ce stade, une stabulation préfermentaire à froid (environ 10 à 12 degrés pendant plusieurs jours) peut être recherchée pour favoriser l'extraction des arômes[22]. Mais le plus souvent, après 12 à 48 heures, le jus clair est soutiré et mis à fermenter[22]. La fermentation alcoolique se déroule avec un suivi tout particulier pour les températures qui doivent rester à peu près stables (18 à 24 degrés)[22]. La chaptalisation est aussi pratiquée pour augmenter le titre alcoométrique volumique si nécessaire. La fermentation malolactique est réalisée en Fûts ou en cuves. Les vins sont élevés « sur lies », en fûts, dans lesquels le vinificateur réalise régulièrement un bâtonnage, c'est-à-dire une remise en suspension des lies[22]. Cette opération dure pendant plusieurs mois au cours de l'élevage des blancs. À la fin, la filtration du vin est pratiquée pour rendre les vins plus limpides[22]. La mise en bouteille clôture l'opération.
Gastronomie
[modifier | modifier le code]Les tonnerres présentent une robe jaune-vert pâle, avec des reflets jaune argenté. Le nez rappelle le zeste de citron, la fleur d’acacia, la poire, la pêche, le fenouil, les fruits à coque, l’orgeat, parfois aussi l’ananas et les fruits de la passion. La bouche a une bonne longueur, ponctuée par de la salinité et des arômes citronnés, anisés et de réglisse. Ces vins se montrent équilibrés, ronds et souples, minéraux, avec une sensation veloutée[17].
La note du bourgogne-tonnerre iodée (sa salinité) permet l'accompagnement avec les huîtres, les fruits de mer, les coquillages, les sushis, les tartares de poissons et de crustacés. Les vins plus matures peuvent s'associer aux cuisinés à la vapeur, aux risottos de légumes, aux plats à tonalité terre-mer, aux fromages crémeux, mais aussi aux viandes blanches en sauce ou encore le foie gras[17].
Temps de garde de trois à cinq ans. Température de service : 12 à 14 °C.
Économie
[modifier | modifier le code]Structure des exploitations
[modifier | modifier le code]Il existe des domaines de tailles différentes. Ces domaines mettent tout ou une partie de leurs propres vins en bouteilles et s'occupent aussi de le vendre. Les autres, ainsi que ceux qui ne vendent pas tous leurs vins en bouteilles, les vendent aux maisons de négoce.
Les maisons de négoce achètent leurs vins, en général, en vin fait (vin fini) mais parfois en raisin ou en moût[23]. Elles achètent aux domaines et passent par un courtier en vin qui sert d'intermédiaire moyennant une commission de l'ordre de 2 % à la charge de l'acheteur.
Les caves coopératives et leurs apporteurs sont des vignerons. Ces derniers peuvent leur amener leurs récoltes, ou bien la cave coopérative vendange elle-même (machine à vendanger en général).
Commercialisation
[modifier | modifier le code]La commercialisation de cette appellation se fait par divers canaux de vente : dans les caveaux du viticulteur, dans les salons des vins (vignerons indépendants, etc.), dans les foires gastronomiques, par exportation, dans les Cafés-Hôtels-Restaurants (C.H.R), dans les grandes et moyennes surfaces (G.M.S).
Producteurs de l'appellation
[modifier | modifier le code]Liste des producteurs[24] :
- Domaine Jérémy Arnaud (Viviers) ;
- Domaine Marc Cameron (Augy) ;
- Domaine Carré (Noyers) ;
- Domaine Nicolle Charly (Fleys) ;
- Domaine Hervé Dampt (Collan) ;
- Domaine des Vins Vieux (Lignorelles) ;
- Domaine du Petit Béru (Tonnerre) ;
- Domaine Felix et Fabrice Durand (Molosmes) ;
- Domaine Fournillon (Bernouil) ;
- Domaine Dominique Gruhier (Épineuil) ;
- Domaine Roland Lavantureux (Lignorelles) ;
- Domaine Marsoif (Serrigny) ;
- Domaine Marsoif - Maison Rouge (Tonnerre) ;
- Masson Florent Vigneron - Domaine du Val Grévin (Épineuil) ;
- Domaine Alain Mathias (Épineuil) ;
- Domaine Perrette - chai Montéchérin (Étaule) ;
- Poitout L&C (Chablis) ;
- Domaine Laurent Roze (Molosmes) ;
- Domaine Jeremy Venon (Fleys) ;
- Vignoble Dampt Frères (Collan).
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom d'un vin étant un nom commun (créé par antonomase), il ne porte donc pas systématiquement une majuscule ; cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
- ↑ Une carte détaillée des différents climats du vignoble de Bourgogne est disponible sur le site https://bourgogne-maps.fr/ ; une carte moins complète (sans les climats des appellations régionales) est consultable à l'adresse https://www.climats-bourgogne.com/fr/carte_14.html
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Site du BIVB
- 1 2 3 4 5 6 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Bourgogne » », homologué par l'arrêté du publié au JORF du et au BO Agri du .
- ↑ « Chablis et Grand Auxerrois, une grande variété de vins blancs et rouges - Vins de Bourgogne », sur www.vins-bourgogne.fr (consulté le )
- ↑ Henri Cannard : AOC Mercurey, Le vignoble d'hier, p. 27.
- ↑ Lettres de Charles VI, portant règlement pour la juridiction des prévôt des Marchands & Echevins de la ville de Paris, & établissement de plusieurs Offices pour la police des Ports & Marchés de la même Ville, , #46, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ André Jullien, Topographie de tous les vignobles connus, suivie d'une classification générale des vins, Paris, Mme Huzard : L. Colas, , 566 p. (BNF 30667644), p. 95, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Bourgogne : Côte de Beaune, Paris, La Revue du vin de France et Le Figaro, coll. « vins de France et du monde », , 96 p. (ISBN 978-2-8105-0065-9), « L'histoire », p. 26.
- 1 2 « Le millésime 2003 en Bourgogne », La Revue du vin de France, no 482, , p. 109.
- ↑ Alain Huetz de Lemps, « La vigne américaine au secours de l'Europe », Les Cahiers d'Outre-Mer, nos 179-180, , p. 469 (lire en ligne).
- ↑ François Delmotte et Olivier Jacquet, « Histoire des maladies de la vigne et de leur impact sur la filière viticole, ses normes et ses pratiques : regards croisés d'un biologiste et d'un historien » [PDF] (12e colloque de la Société française de phytopathologie, « Les Vendanges du Savoir » le 20 mai 2025 à Talence).
- ↑ « Culture de la vigne – Frise chronologique », sur archeologie-vin.inrap.fr (consulté le ).
- ↑ « Décret du 17 juillet 2006 modifiant le décret du 31 juillet 1937 relatif à l'appellation « Bourgogne » », publié au JORF no 165 du .
- ↑ « Décret n° 2009-1252 du 16 octobre 2009 » relatif aux appellations d'origine contrôlées « Bourgogne », « Bourgogne grand ordinaire », « Bourgogne ordinaire », « Bourgogne Passe-tout-grains » et « Bourgogne aligoté », publié au JORF no 0242 du .
- ↑ « Décret no 2011-1615 du », publié au JORF no 0272 du .
- ↑ « Turnodurum (Tonnerre) », sur encyclopedie.arbre-celtique.com (consulté le )
- 1 2 3 4 « Bourgogne Tonnerre - Vins de Bourgogne », sur www.vins-bourgogne.fr (consulté le )
- ↑ « 89418007 – TONNERRE JOUDRE – LES JOUDRES » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, .
- ↑ « Station météorologique de TONNERRE JOUDRE », sur infoclimat.fr (consulté le ).
- 1 2 Christian Pessey, Vins de Bourgogne, La vigne et le vin « Chardonnay », p.13
- ↑ Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France ENTAV, Éditeur
- 1 2 3 4 5 6 7 Conduite et gestion de l'exploitation agricole, cours de viticulture du lycée viticole de Beaune (1999-2001). Baccalauréat professionnel option viticulture-œnologie.
- ↑ Le Figaro et La Revue du Vin de France (2008) : Vins de France et du monde, Bourgogne : Côte de Beaune, (Le négoce), p. 24.
- ↑ « Liste des vignerons produisant l'appellation Bourgogne Tonnerre - Vins de Bourgogne », sur www.vins-bourgogne.fr (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Bourgogne Tonnerre », sur vins-bourgogne.fr.
- « Le vignoble du Tonnerrois », sur chablis-tonnerrois.fr, .
- « Les vinées tounnerroises », sur vineestonnerroises.com.
- « BOURGOGNE MAPS – Atlas interactif des vins de Bourgogne », sur bourgogne-maps.fr, .