Wabi-sabi

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Maison de thé japonaise, reflétant l'esthétique wabi-sabi. Jardin Kenroku-en.
Bol de thé wabi-sabi, époque Azuchi Momoyama (XVIe siècle)

Le wabi-sabi (侘寂?) est une expression japonaise désignant un concept esthétique, ou une disposition spirituelle, dérivé de principes bouddhistes zen, ainsi que du taoïsme. Le wabi-sabi relie deux principes :

  • Wabi : solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, dissymétrie...
  • Sabi : l'altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes, la patine des objets. Le goût pour les choses vieillies, pour la salissure, etc.

Le Wabi fait référence à la plénitude et la modestie que l'on peut éprouver face aux phénomènes naturels, et le Sabi la sensation face aux choses dans lesquelles on peut déceler le travail du temps ou des hommes[1].

Une illustration du wabi-sabi : le culte esthétique pour les pierres, ou le travail des bonsaï.

Cette éthique apparaît au XIIe siècle ; elle prône le retour à une simplicité, une sobriété paisible pouvant influencer positivement l'existence, où l'on peut reconnaître et ressentir la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes.

Le principe du wabi-sabi peut aussi être appliqué en dehors de la culture japonaise, par exemple à la culture européenne[2] :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gianfranco Giorgi, Les bonsaï, Solar, page 14
  2. (ja) 森神逍遥 (Morigami Shouyo), 侘び然び幽玄のこころ (Wabi sabi yugen no kokoro) : 西洋哲学を超える上位意識 (seiyo tetsugaku o koeru joi ishiki) [« Au cœur du mystère Wabi-Sabi »], éditions Sakuranohanashuppan(桜の花出版),‎ (ISBN 978-4434201424).

Voir aussi[modifier | modifier le code]